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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 31 octobre 2017

Mobilisation féministe contre la venue de Roman Polanski à la Cinémathèque

Par Laurent Carpentier - Le Monde

Une centaine de personnes se sont réunies lundi soir pour protester contre la rétrospective que consacre l’institution au réalisateur poursuivi pour viol sur mineures.

Elles sont arrivées calmement à la nuit tombée, ont déballé leurs pancartes – « Si violer est un art : donnez à Polanski tous les Césars. » « Femmes dans la rue, le patriarcat se pisse dessus. » – et sorti le mégaphone. Des trentenaires pour la plupart, représentatives de cette nouvelle génération de militantes féministes qui a émergé ces dernières années et a trouvé dans la récente affaire Harvey Weinstein l’étincelle qui devrait enfin, espèrent-elles, réveiller les consciences.

À l’appel d’Osez le féminisme, du Collectif féministe contre le viol et de La Barbe, elles sont une petite centaine ce lundi 30 octobre devant la Cinémathèque française à Paris à manifester contre la tenue d’une rétrospective consacrée au réalisateur Roman Polanski, aujourd’hui accusé par cinq femmes – aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, et en Suisse –, d’agressions sexuelles lorsqu’elles étaient mineures dans les années 1970 et 1980.

Une centaine, c’est peu ? « Il y a dix ans, on aurait été trois pelées et deux tondues », sourit satisfaite une vieille militante. Ce soir-là, le réalisateur a été invité à présenter en avant-première son nouveau film, D’après une histoire vraie, tiré du roman de Delphine de Vigan. Malaise dans la file qui, pour accéder à la salle, serpente entre les manifestantes. On n’y cache pas sa solidarité avec les revendications féministes et dans le même temps son admiration pour le cinéaste. « Complices ! Complices ! », crie la petite foule.

Refus de dissocier l’homme et l’artiste

« Il ne s’agit pas de réclamer une quelconque immunité de l’artiste. Mais faut-il condamner une œuvre dont on se demande bien en quoi elle fait l’apologie du sexisme, du viol ou de la pédophilie ? Faudra-t-il aussi brûler les œuvres de tous ceux dont la vie n’a pas toujours été un modèle de vertu ? », s’interroge Wassim Béji, le producteur du film de Polanski.

« Nous ne croyons pas à la dissociation de l’homme et de l’artiste que la Cinémathèque revendique », s’agace l’une des porte-parole du groupe Osons le féminisme. « La Cinémathèque n’a pas pris la mesure de la question. Elle vit dans une bulle à part ; 89 % de ses rétrospectives ont été consacrées à des cinéastes hommes », argumente-t-elle.

Un homme taciturne a beau faire remarquer (avec un « on peut le déplorer » pacifique), que ce n’est que la représentation exacte de l’histoire « machiste » du cinéma, pas sûr qu’il soit audible dans ce contexte. « On ne dit pas d’un boulanger violeur, il fait de bonnes baguettes », a écrit une jeune femme sur une affichette.

Un service de sécurité, mais quelques CRS décontractés. Les organisatrices ont promis à la préfecture de ne pas perturber l’événement lui-même… Pas les Femen. Au moment où Roman Polanski, entouré de gros bras traverse le hall, deux de ces militantes surgissent, soudainement, torse nu et bariolé en criant : « Bras d’honneur pour les violeurs ». Dehors l’ambiance est donnée. L’on gueule et l’on discute.

Mathilde a 35 ans, elle enseigne la littérature à l’université. « Je veux bien que l’on sépare l’œuvre de l’artiste. J’étudie Céline dans mes cours. Là, le problème, c’est que c’est un personnage vivant. Je n’ai rien contre le fait que l’on voie ses films, pas qu’on lui rende aujourd’hui hommage. C’est comme pour Bertrand Cantat. Que les gens achètent ses disques, oui ; que les Inrockuptibles le mettent en “une”, je trouve ça symboliquement hyper-violent. Dans le contexte de l’affaire Weinstein, cette rétrospective de la Cinémathèque est un acte politique : une manière de dire que l’insupportable est supportable. »

Un lieu « fidèle à son indépendance »

Le tableau est d’un contraste saisissant à l’intérieur de la Cinémathèque où quelque 600 personnes installées dans les deux salles pleines s’apprêtent à assister à la projection.

« Depuis 1974, Polanski vit et travaille à Paris, sa ville natale, et sa présence est une source de fierté pour le cinéma français tout entier, déclare en introduction son président, Costa-Gavras. Nous sommes persuadés que les films de Polanski sont plus que jamais indispensables à notre compréhension du monde et du cinéma. Il n’a pas été question une seconde de renoncer à cette rétrospective sous la pression de je ne sais quelle circonstance étrangère à la Cinémathèque comme à Polanski, et des amalgames des plus douteux et les plus injurieux. La Cinémathèque est fidèle à son indépendance à l’égard de tous les pouvoirs et de tous les lobbies, fidèle à ses valeurs et à sa tradition qui est d’être la maison commune des cinéastes. »

Car c’est là ce qui soude et effare du côté de la Cinémathèque : que les manifestantes féministes en appellent à la censure, à l’intervention de l’Etat pour un lieu qui se définit comme celui des audaces, de l’auteurisme, de la parole singulière, celle qui se joue des codes, défie la morale et les frontières, et qui, comme chez Polanski, explore les rivages tortueux de la perversion.

Standing ovation quand le petit homme aux cheveux hirsutes apparaît : « Je suis ravi d’être ici, de montrer tous mes films, des films qui vont rester j’espère, annonce le réalisateur. La Cinémathèque sert à [les] conserver, et c’est possible maintenant pour l’éternité. A l’époque on pouvait les brûler, comme Hitler brûlait les livres. Au tout début, les copies de films, c’était sur du nitrate, ça brûlait vachement bien. Je me rappelle quand j’étais jeune, on faisait des bombes avec ça. Aujourd’hui, c’est tout numérique et pour ça que mes films sont perpétués en dépit de certains zinzins. »

Le mot d’ordre : « Résistance »

Devant le bâtiment construit par Frank Gehry dans le parc de Bercy, les militantes féministes continuent de scander : « Ce que nous voulons ? L’extradition ! » « Les hommes de pouvoir se protègent les uns les autres. Ici, c’est franchement un cas de figure », analyse Anne-Laure, du collectif La Barbe.

« J’avais adoré Le Bal des Vampires quand j’étais petite, raconte cette directrice artistique freelance de 41 ans en ajustant sa barbe postiche, signe de reconnaissance de ce groupuscule d’intervention. J’ai montré récemment le film à ma fille de 13 ans, elle a trouvé ça dégoûtant, plein de sous-entendus, les filles n’y sont représentées que comme des amusements et les mecs y sont des gros débiles queutards. Ma fille avait un regard critique que je n’avais pas du tout à son âge. Il y a un truc qui s’est passé. Les générations qui viennent sont moins soumises à la séduction, à la domination. On les a élevées différemment. »

Béatrice, elle est éditrice. Ce qui lui « fait le plus mal », explique-t-elle, c’est « que cela vienne de la gauche, de gens qu’a priori on estime. Lorsque j’ai vu il y a quelques années le nom d’Agnès Varda – que j’admire – au bas d’une pétition de soutien à Polanski, je ne pouvais pas le croire. »

« Résistance ! », martèlent les féministes. « Résistance ! », répondent sur le même ton les programmateurs de la Cinémathèque qui ont prévu de consacrer en janvier une rétrospective à Jean-Claude Brisseau. Le réalisateur controversé de Noce blanche – condamné en 2005 pour harcèlement sexuel sur deux actrices lors d’auditions pour Choses secrètes et l’année suivante, en appel, pour agression sexuelle sur une troisième actrice –, doit en effet sortir à cette date un nouveau film attendu. Son titre : Que le diable nous emporte.

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Extrait d'un shooting - mode

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Ploermel : Les catholiques en croisade contre le Conseil d'Etat

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Vu sur internet

divers

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Stella McCartney : « Le cancer, ce n’est pas joli, mais on peut en extraire de la beauté »

Par Elvire von Bardeleben

La styliste anglaise lance un ensemble de lingerie pour les femmes ayant subi une mastectomie et n’hésite pas à montrer, sur son site, la réalité des corps opérés. Une démarche singulière dans le monde soyeux du luxe. Entretien.

Les photos sont dures à regarder. Un torse sans poitrine, dont on ne sait s’il appartient à un homme ou à une femme, barré par une longue cicatrice. Un autre, asymétrique, un sein généreux à gauche, son fantôme à droite. Il y a aussi cette poitrine presque banale, si ce n’é­tait le téton manquant. Ces images violentes, quoique belles, sont hébergées sur le site de Stella McCartney, sous la bannière « No Less a Woman » (« Pas moins fem­me »), où sont rassemblés des témoignages de patientes ayant subi une ou plusieurs mastectomies.

L’implication de la designer dans la lutte contre le cancer du sein n’est pas nouvelle et elle n’est pas la première à s’engager pour une bonne cause. Mais il est rare de voir la maladie évoquée aussi crûment dans la mode, à plus forte raison dans le luxe. Autre singularité de sa démarche : elle aborde une question sensible, d’ordre politique. L’Anglaise, qui vend aussi un ensemble de lingerie classique dont les profits iront au Centre d’examen du cancer du sein de Harlem ainsi qu’au Centre Linda McCartney de Liverpool, précise que, d’après les statistiques, le risque de mourir d’un cancer du sein pour une Afro-Américaine est supérieur de 42 % à l’ensemble des femmes du pays – un taux de survie plus bas, en partie lié à un diagnostic plus tardif que chez tous les autres groupes ethniques aux Etats-Unis.

Des faits et des images que Stella McCartney ne commente pas sur son site. « J’ai eu la chance de naître sur cette planète, Dieu sait pourquoi, dans un environnement incroyable avec des parents [Paul et Linda McCartney] qui n’ont jamais eu peur d’avoir une opinion ou qu’on les juge. Il n’empêche que je suis plus à l’aise quand il faut parler de musique, d’architecture ou d’art que de politique », admet-elle.

Pourquoi lancer un bel ensemble de lingerie pour femmes ayant subi une mastectomie ?

Les raisons sont multiples et s’entremêlent… Je suis une femme dans l’industrie de la mode, dont le métier consiste à créer des vêtements pour les femmes, qui sont une source d’inspiration totale pour moi. Par ailleurs, je fais de la lingerie depuis des années, avec passion. J’ai aussi été témoin de la maladie de ma mère [Linda McCartney est décédée d’un cancer du sein en 1998], qui a dû subir beaucoup d’opérations et de traitements. J’étais sa fille, maintenant je suis mère… J’ai des amies qui ont subi des doubles mastectomies et qui m’ont montré la lingerie qu’elles devaient porter. J’ai constaté qu’il n’y avait rien pour aider les femmes à se sentir moins vulnérables et plus belles dans ces moments si douloureux. J’ai senti que c’était une petite chose que je pouvais faire et à laquelle je crois profondément : leur redonner une petite part d’elles-mêmes alors qu’elles ont l’impression de tout perdre.

Pourquoi, d’après vous, la mode se désintéresse-t-elle du corps malade ?

La réalité est qu’on vit dans un monde d’offre et de demande, de rentabilité. C’est évidemment important pour moi aussi : je veux gérer une maison de mode de luxe responsable et respectueuse de l’environnement, qui crée de l’emploi, peut se comparer sans rougir aux autres griffes et soit synonyme de longévité [l’entreprise de Stella McCartney fait partie du groupe de luxe Kering]. Mais d’un autre côté, j’ai envie d’utiliser cet outil et la chance incroyable que j’ai pour redonner quelque chose qui ne m’apportera ni célébrité ni argent – parce que ce n’est pas le but. Par ailleurs, les gens n’ont pas envie de parler de maladie. Ce n’est pas joli, c’est douloureux, mais on peut essayer d’en extraire un peu de beauté.

Les photos prises pour la ­campagne « No Less ­a Woman » montrent très crûment le corps opéré. Etait-ce volontaire ?

Quand j’ai travaillé avec mon équipe sur la façon de communiquer sur ce soutien-gorge post-mastectomie, elle m’a proposé des idées qui dégageaient une image douce et chic. Et cela m’a mise mal à l’aise. Ça n’aurait pas été juste de montrer de la jolie lingerie et de cacher son vrai but. Je voulais des photos plus dures, plus honnêtes, qui aient un ­impact, qui montrent la réalité de la mastectomie. C’est-à-dire une opération destinée à guérir et à survivre au cancer du sein.

La mode préfère souvent ­enjoliver les corps plutôt que de montrer les cicatrices…

Oui, mais il y a de la place pour tout le monde. Ce n’est pas mon intention de faire peur ou de choquer les gens. Ça serait contre-productif. J’essaie plutôt de délicatement lancer un sujet important. Cela ne me met pas à l’aise de parler de ça non plus, je ne me dis pas : « Chouette, je vais faire une interview sur le cancer du sein. » Mais c’est le rôle d’une femme dans ma position d’en parler et de dire aux femmes qui ont subi une mastectomie qu’elles ont le droit de se sentir à la mode, féminines et belles malgré les cicatrices.

Ce besoin d’en parler est-il ­nouveau pour vous ?

Cela fait des années que je travaille avec des associations de lutte contre le cancer du sein. La vente d’un ensemble de lingerie, dont l’image est incarnée par des personnes en vue comme Kate Moss ou Cara Delevingne, a commencé en 2014. Pour ne pas représenter un seul type de femmes, on a choisi de travailler cette année avec Alicia Keys, qui est afro-américaine.

Avez-vous l’impression que l’industrie de la mode manque de considération pour le corps des femmes ?

C’est un sujet glissant. J’ai toujours choisi des mannequins en bonne santé pour mes shows, parce que je n’ai pas envie de travailler avec des filles mal dans leur peau. Je les considère un peu comme mes enfants, elles font partie de la famille. On est une entreprise qui emploie beaucoup de femmes, et quand on prépare les défilés, il n’y a que des femmes dans la pièce. On est très protectrices. Mais mon approche n’excuse pas ce qui se passe dans l’industrie.

Faites-vous attention ­à la diversité des mannequins lors des défilés ?

Le critère déterminant pour moi, c’est de sentir une connexion avec la personne, quelle qu’elle soit. Quitte à risquer d’être un peu incohérente, d’ailleurs.

Quelle est votre position ­concernant les retouches des photos ?

Dans la mode, tout le monde retouche, je le fais aussi, mais je n’aime pas ça. Et quand ça devient excessif, je dis stop. Surtout, je ne dirai jamais : « Elle est trop grosse, il faut l’amincir » ni « Sa peau est ridée, il faut la lisser ». Quand on fait une photo, je sais ce que je veux : j’ai envie de travailler avec telle personne parce que j’aime son regard ou ses taches de rousseur et ce n’est pas dans mon intérêt de les gommer. J’ai été influencée par le travail de Cindy Sherman et de ma mère, je suis plus excitée par les imperfections. La mode ne doit pas culpabiliser les femmes, mais les faire se sentir bien.

Comment prenez-vous ­en considération le corps ?

L’intérêt d’être une femme qui conçoit des vêtements pour d’au­tres femmes est de dessiner des choses qui leur facilitent la vie – d’un point de vue psychique et physique.

Quand vous dessinez ­des vêtements, pensez-vous plutôt à l’allure ou au confort ?

Les deux ne sont pas incompatibles. Si tu es bien dans ta peau, même l’inconfort peut te donner de l’allure. Porter des bas ou un porte-jarretelles qui ne se voient pas te fait te sentir sexy. Tout comme des sous-vêtements d’homme, si c’est délibéré et que ça te correspond. Même le corset, si ça t’est agréable et que c’est un choix, pas une obligation. Mon objet d’études, c’est l’effet psychologique des vêtements.

Adaptez-vous beaucoup ­les vêtements entre le défilé, où l’image et le stylisme sont très importants, et ce que vous vendez en boutique ?

Non, pas vraiment. Ce qu’on voit au défilé sera en magasin, mais il y aura un choix plus large, différentes interprétations des vêtements du show.

Vous habillez-vous de la même manière à la maison ­et au travail ?

Je ne porte que mes vêtements, souvent le même pull et le même pantalon, qui me donnent de l’assurance. J’ai deux uniformes, un au travail, où j’ai besoin d’envoyer du bois, où je ne cherche pas à être glamour, mais efficace. Et un autre quand je veux me faire remarquer ou sortir. Dans ces cas-là, j’adore m’amuser et essayer d’être quelqu’un d’autre. Et vous, ça m’intéresse, vous portez quoi ?

Plus d’informations sur la campagne « No Less a Woman » sur Stellamccartney.com

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La lettre politique de Laurent Joffrin - Catalogne : qui veut vraiment l'indépendance ?

Les indépendantistes catalans sont-ils des gens sérieux ou bien la coiffure de Carles Puigdemont, le Ringo Starr de Barcelone, cache-t-elle un esprit encore plus fantasque et primesautier que celui du batteur de Liverpool ? Entre indépendance annoncée puis suspendue, réannoncée et encore remise à plus tard, élections prévues et non proclamées, sinon par le gouvernement de Madrid qui a eu la sagesse de s’en remettre aux urnes, la cause de l’indépendance catalane n’a guère été grandie par la dernière séquence. Il faut dire qu’elle se heurte à de solides réalités. Il apparaît de plus en plus nettement que la moitié au moins des habitants de la région veulent rester d ans le giron espagnol. Le dernier sondage montre même que l’indépendance reste légèrement minoritaire, comme l’ont été les partis indépendantistes dans le dernier scrutin régional. Ils doivent leur succès, non à une victoire numérique mais au jeu des règles de représentation. Victoire légale, bien sûr, mais qui ne traduisait certainement pas une poussée unanime à la séparation. Quant aux promesses indépendantistes – pas de fuite des entreprises, une place naturelle en Europe – elles se sont révélées pour ce qu’elles étaient : du flan. Quelque 1 500 entreprises ont déjà annoncé leur volonté de déplacer leur siège social ; aucun gouvernement européen n’est prêt à reconnaître la Catalogne. Le spectre d’une micronation isolée et appauvrie se profile…

Madrid, quoique très raide dans la crise, cherche à éviter la montée aux extrêmes. Les élections annoncées aident à calmer le jeu. La prudence affichée en matière de répression – Puigdemont pourra se présenter au prochain scrutin malgré la procédure judiciaire contre lui – devrait limiter les risques de violence. Pourtant, l’attitude de certains «unionistes» pose problème. Peut-on vouloir l’unité de l’Espagne et désigner comme des ennemis irréductibles, menteurs, irresponsables et vicieux, des élus qui représentent la moitié de la Catalogne ? Un mari qui refuse le divorce peut-il, dans le même temps, se répandre partout en disant pis que pendre de sa femme ? Pour rester ensemble, il faut sinon s’aimer, du moins se respecter. Certains discours madrilènes, tissés de dénigrement et d’hostilité, obtiennent l’effet inverse de celui qui est recherché. Au moment du référendum sur l’indépendance du Québec en 1995, les partis «unionistes» avaient tenu un grand meeting à Montréal pour proclamer «leur amour du Québec». Ils l’avaient ensuite emporté de justesse. Madrid pourrait s’en inspirer. Si l’on défend l’idée d’une «Espagne pour tous», il faut y inclure les Catalans, seraient-ils indépendantistes… Laurent Joffrin - Libération

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ANNIVERSAIRE : Helmut Newton, né Helmut Neustädter, le 31 octobre 1920, à Berlin

 

ANNIVERSAIRE : Helmut Newton, né Helmut Neustädter, le 31 octobre 1920, à Berlin et mort le 23 janvier 2004, à Los Angeles, est un photographe australien d'origine allemande. Il est connu pour ses photographies de mode et de nus féminins. 

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Naked Magazine

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Petter Hegre (photographe) - backstage

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