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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 24 janvier 2018

Miles Aldridge

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Davos

 

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a mis l'accent sur les droits des femmes et l'égalité des sexes lors de son discours au Forum économique mondial de #Davos , en Suisse, le 23 janvier. @justinpjtrudeaua nommé des femmes à la moitié des postes dans son cabinet en 2015 et son explication succincte pour le faire - «Parce que c'est 2015» - a attiré l'attention internationale et les éloges. Le forum de Davos de cette année compte la plus forte proportion de femmes participant à l'événement, bien qu'elles ne représentent encore qu'un peu plus d'un participant sur cinq. Source vidéo: WEF Pool

 

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mardi 23 janvier 2018

In memorem - Helmut Newton

Helmut Newton a 83 ans et quitte dans sa Cadillac le Château Marmont à Los Angeles à 23 h 40. Il manque de faucher un photographe et va s’écraser contre un mur, en face de l’hôtel. Il aurait été pris d’un malaise.

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Mon studio photo dans sa configuration actuelle

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« La Douleur » : l’insoutenable violence de l’attente

Par Thomas Sotinel - Le Monde

Emmanuel Finkiel restitue avec délicatesse les écrits de Marguerite Duras sur l’Occupation et la Libération.

L’AVIS DU « MONDE » : À NE PAS MANQUER

Quand est paru le livre La Douleur, au printemps 1985, le feuilletoniste littéraire de ce journal, Bertrand Poirot-Delpech, fut frappé par la « violence glaçante » de ces textes, une violence qui tenait essentiellement à l’écriture de Marguerite Duras, mais aussi à l’assurance de véracité dont celle-ci avait accompagné la publication du livre.

Au début du film d’Emmanuel Finkiel, en voix off, l’auteure raconte l’exhumation de récits écrits à la fin et au lendemain de la guerre, retrouvés quarante ans plus tard dans les « armoires bleues de Neauphle-le-Château ». Par cette citation, le cinéaste reprend à son compte l’engagement de vérité de Marguerite Duras. Il dira fidèlement, par le cinéma, ce que l’écrivaine a consigné, sans idée de publication, au fil des événements : l’histoire en marche – les derniers jours de l’Occupation à Paris, la Libération, le retour des prisonniers, la normalisation politique – et le cours de la vie – la peur et l’excitation de la clandestinité, l’ennui entrecoupé d’éclairs de passion qui baigne l’attente de l’être aimé, le soulagement et le dégoût face au retour de la paix.

Deux heures plus tard, la promesse a été tenue. Ce matériau compact, qui semblait impossible à travailler, s’est déployé pour devenir un film d’une beauté un peu sévère, d’une délicatesse qui rend justement accessible la « violence glacée ». Cette voix si reconnaissable qu’on entendait à chaque page du livre est devenue celle d’une autre – la Marguerite qu’incarne, avec une puissance jusqu’ici insoupçonnée, Mélanie Thierry.

Le scénario de Finkiel combine les deux premiers textes du livre de Duras : le premier, intitulé La Douleur, est le récit de l’attente du retour de Robert Antelme, le mari de l’écrivaine, arrêté et déporté juste avant la Libération ; le second, Monsieur X. dit ici Pierre Rabier raconte le commerce forcé qu’entretint Marguerite Duras avec un agent français de la Gestapo, dans l’espoir d’obtenir des informations sur le sort de son mari.

La grande coulée de boue de l’histoire

A l’écran, ces deux éléments ne font plus qu’un. La haine que Marguerite éprouve à l’égard du collaborateur est une autre expression de l’angoisse que provoquent l’absence de son mari et l’incertitude quant à son sort. Jamais on ne s’éloigne beaucoup du sujet. Les mêmes causes telluriques, l’oppression nazie, la collaboration, la guerre, infligent des peines différentes, du martyre enduré par les déportés à l’angoisse quotidienne d’une jeune intellectuelle parisienne, la douleur est omniprésente. Sans jamais sacrifier au rituel de la reconstitution historique, Emmanuel Finkiel immerge personnages et spectateurs dans la grande coulée de boue de l’histoire.

Souvent, il préfère l’ellipse – il suffit d’un visage tuméfié qui traverse le champ pour établir la barbarie nazie – mais quand il le faut (pour filmer un convoi de prisonniers qui arrive en gare par exemple), il sait élargir le champ. Serrant au plus près son interprète principale, souvent filmée avec de longues focales, si bien que le monde qui l’entoure reste comme insaisissable, le réalisateur (et son chef opérateur Alexis Kavyrchine) donne une forme perceptible du « désordre phénoménal de la pensée et du sentiment » que Duras a cru reconnaître quand elle a retrouvé les textes de La Douleur.

Le film ne se limite pas à ce paysage mental. Marguerite Duras appartient à une organisation de résistance dirigée par Morland (pseudonyme de François Mitterrand, incarné par Grégoire Leprince-Ringuet qui donne une version très convaincante de l’opacité séduisante de son modèle), à laquelle appartient aussi Dionys (Mascolo, que joue Benjamin Biolay), l’amant pour qui la jeune femme s’apprêtait à quitter Robert Antelme au moment de son arrestation. C’est l’un des tours de force que réussit Mélanie Thierry que de rendre tout à fait lisible la simultanéité de l’aspiration à la liberté qui éloigne Marguerite Duras d’Antelme et de sa fidélité féroce au déporté.

Raviver l’indispensable souvenir

A cette époque de troubles, il faut ajouter celui qui entoure la relation entre la résistante et le collaborateur. Non qu’il y ait la moindre ambiguïté de la part de Marguerite face aux avances d’un homme dont la médiocrité n’atténue pas l’ignominie (Benoît Magimel manie l’autosatisfaction, l’aveuglement et la cruauté avec une témérité et une maîtrise stupéfiantes), mais la fascination que cette vilenie exerce sur la romancière est perceptible. Tout comme Mélanie Thierry sait suggérer les pulsions violentes qui traversent la résistante lorsqu’il lui faut passer un long moment en compagnie du bourreau (la mise en scène du dernier repas que Marguerite et Rabier prennent ensemble est un modèle de tension et de dilatation du temps).

Au fil des séquences, le flot de La Douleur se fait plus ample. Emmanuel Finkiel met un soin particulier à la mise en scène du terrible apprentissage de la nature de la catastrophe qui s’est abattue sur l’Europe.

Marguerite Duras fait partie de ceux et celles qui ont tout de suite perçu le caractère unique de l’extermination des juifs d’Europe, et Finkiel donne à cette prise de conscience le visage d’une vieille femme, Madame Katz (Shulamit Adar) qui attend le retour impossible de sa fille. Au bout de l’attente, la douleur est devenue si violente, si universelle qu’on ne peut que tenter de l’enfouir, comme ces cahiers oubliés dans une armoire bleue. En 1985, la publication du livre de Duras était un moyen d’en raviver l’indispensable souvenir. Le film d’Emmanuel Finkiel la donne une nouvelle fois à partager.

« La Douleur », film français d’Emmanuel Finkiel, avec Mélanie Thierry, Benoît Magimel, Benjamin Biolay, Grégoire Leprince-Ringuet (2 h 06).

la douleur

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Davos, le forum économique le plus politique de la planète

Par Isabelle Chaperon - Le Monde

Le World Economic Forum se tient du 23 au 26 janvier. Quelque 70 chefs d’Etat et de gouvernement doivent participer à ce rendez-vous prisé des patrons du monde entier.

Passage obligé de la grande caravane internationale, calé entre les réunions des Nations unies (ONU), de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, le Forum économique mondial (World Economic Forum, WEF) de Davos, qui se tient du 23 au 26 janvier dans les Alpes suisses, cristallise autant de fascination que de répulsion. Que s’y passe-t-il ? Ce concentré annuel de dollars et de pouvoir présente une réelle utilité, assurent les habitués. Même les moins suspects de partialité.

« Il y a beaucoup de bling-bling à Davos et nous avons des désaccords avec nombre de participants, mais, pour nous, cela constitue une occasion majeure de marteler auprès de Wall Street le message que l’économie mondiale ne saurait viser uniquement à augmenter les profits des entreprises », plaide le syndicaliste gallois Philip Jennings, secrétaire général d’UNI Global Union, fédération internationale qui représente 20 millions de travailleurs du secteur des services du monde entier. Avec quel succès ? « La lutte continue, mais les choses évoluent, comme le prouvent des discours comme celui de Larry Fink, le patron de BlackRock, le premier gestionnaire mondial d’actifs, sur la nécessaire valeur sociale des entreprises », se réjouit-il.

En fait, après avoir perdu de son lustre au moment de la crise financière de 2007-2008, vue comme la faillite des élites au pouvoir, le barnum des Alpes est revenu encore plus fortement sur le devant d’une scène mondiale de plus en plus éclatée. Preuve en est la venue attendue de la chancelière allemande Angela Merkel ou celle du président américain Donald Trump, rendue toutefois incertaine par la fermeture partielle (« shutdown ») des services de l’Etat fédéral aux Etats-Unis.

« Parce que c’est l’un des rares endroits au monde où se mélangent les continents, les générations, le public, le privé, son rôle est précieux », souligne Bertrand Badré, ancien directeur général de la Banque mondiale, fondateur du fonds Blue like an Orange, qui veut promouvoir le développement durable dans les pays émergents.

Vocation humaniste

En clair, si Davos n’existait pas, il faudrait l’inventer. Et c’est exactement ce qu’a fait un professeur d’université allemand, Klaus Schwab, 79 ans, en fondant le WEF en 1971. La machine derrière Davos s’affirme désormais comme l’équivalent d’une PME de 653 salariés à la croissance exponentielle, installée à Cologny, près de Genève, entre un golf et le lac Léman.

Là, le long des baies vitrées vertigineuses offrant une vue imprenable sur le Jura, des bataillons de jeunes gens (36 ans de moyenne d’âge) œuvrent à « améliorer l’état du monde ». C’est en tout cas la promesse revendiquée par cette fondation privée à but non lucratif, reconnue comme une institution internationale par la Suisse. Un statut à part, comme celui de la Croix-Rouge ou du Comité international olympique.

Au regard des 17 500 candidatures reçues en 2017 pour 120 postes ouverts, la place est prisée. Dans ce Babel sur Léman, 80 nationalités se côtoient. On y parle anglais, espagnol ou chinois, climat, diversité ou nouvelles technologies. « Avec mes trois passeports, je me croyais à part. J’ai vite réalisé que j’étais comme tout le monde ici », avoue Nico Daswani, Franco-Anglo-Indien, chargé du secteur arts et culture.

Comme les autres salariés, cet idéaliste croit dur comme fer à la vocation humaniste du forum, que ce soit en soutenant la formation d’un orchestre de jeunes musiciennes afghanes ou en favorisant un accord mondial contre la déforestation. « Franchement, oui, nous changeons le monde. C’est notre passion », s’enthousiasme le Marocain Wadia Ait Hamza, qui anime le programme des « Global Shapers », lancé en 2011 pour associer la jeunesse aux débats sur l’avenir de la planète.

Avec l’appui du WEF, quelque 7 000 jeunes même pas trentenaires mettent ainsi en œuvre des projets locaux dans 380 villes : à Vienne, une agence de recherche d’emploi pour les réfugiés, à Mogadiscio, une application pour collecter le sang après l’attentat d’octobre 2017… « On commence par faire bouger les villes et, à force, on finit par améliorer le monde », insiste M. Ait Hamza.

Mieux que « vu à la télé », « rencontré à Davos »

On est loin de Davos. Le Forum des neiges n’est en réalité que la figure de proue du navire, mais d’une stature tellement imposante qu’elle masque le reste, à commencer par le « Davos de l’été » en Chine, une demi-douzaine de forums régionaux et autres happenings à Durban ou à New York. Car le WEF, c’est d’abord un gigantesque club de rencontres, Klaus Schwab étant convaincu que plus les gens se connaissent, plus ils collaborent, au bénéfice de tous.

Frédéric Lemoine racontait ainsi lorsqu’il était patron de Wendel comment ses discussions répétées, d’un Davos à l’autre, avec le ministre de l’économie du Rwanda l’avaient conforté dans sa volonté d’investir en Afrique. Typique aussi : deux négociateurs du traité de libre-échange entre le Canada et la Colombie mis en œuvre en 2011 ont révélé que cet accord n’aurait jamais vu le jour s’ils n’avaient pas appris à se faire confiance au sein de la communauté des « Young Global Leaders », ces moins de 40 ans prometteurs sélectionnés chaque année par le WEF.

Mieux que « vu à la TV », il y a « rencontré à Davos ». Faisant partie des 335 entrepreneurs sociaux sélectionnés par la Fondation Schwab, « j’ai été invité trois fois à Davos et, depuis, les entreprises me regardent d’un autre œil », constate Sébastien Marot, qui a créé l’ONG de protection de l’enfance Friends-International rayonnant à partir du Cambodge. « Pour être honnête, je n’ai pas noué de contacts intéressants sur place. En revanche, j’ai participé à des forums régionaux en Asie qui m’ont été très utiles. »

Dès le départ, Klaus Schwab a eu l’idée d’orchestrer une sorte de gouvernance mondiale parallèle en rassemblant autour de la table des personnes qui se méfiaient les unes des autres. Par opposition aux très bureaucratiques réunions de l’ONU ou de la Banque mondiale, dominées par le politique, le WEF est parvenu, aux dires des participants, à créer un cadre d’échanges neutre, moins formel, où gouvernements, multinationales, ONG, Interpol ou l’Organisation mondiale du commerce palabrent sur un pied d’égalité.

« Un effet d’entraînement »

En sachant toutefois que « les entreprises financent la plate-forme pour les autres », explique Julien Gattoni, le directeur financier du forum. Les 1 300 sociétés dans la boucle payent cher, très cher, pour participer. Pour se donner bonne conscience ? « Aller à Davos, c’est comme aller à confesse », ironisait un ancien fidèle de la grand-messe. Certains dirigeants passent leurs journées cloîtrés, à négocier des contrats dans leur hôtel de luxe. Mais ils restent peu nombreux.

« En deux jours et demi, je peux voir une trentaine de patrons, de chefs de gouvernement, de ministres… Cela m’a permis de faire avancer des business concrets pour Total, témoigne Patrick Pouyanné, le PDG du groupe pétrolier. Mais l’intérêt de Davos va beaucoup plus loin. Ces rencontres, ces débats participent de la formation du patron. On réfléchit ensemble sur l’utilité sociale de l’entreprise ou les enjeux de la cybersécurité. Il y a là une intelligence collective très puissante, qui fait bouger les lignes. Je suis convaincu, en particulier, que la cause climatique a beaucoup progressé à Davos – en tout cas, c’est vrai chez les pétroliers qui ont créé leur club commun là-bas. »

La France, la première, s’est d’ailleurs servie du WEF pour rallier le soutien de l’industrie et de la finance à l’accord de Paris sur le climat, conclu en décembre 2015. « Nous nous sommes appuyés sur différents véhicules pour influencer le débat. Ce qui fait la spécificité du WEF, c’est l’accès au plus haut niveau dans les entreprises. L’effet d’entraînement est très impressionnant », relate un ancien de l’équipe COP 21. « En associant le secteur privé en amont, la France a ouvert une nouvelle voie diplomatique dont s’inspirent les initiatives en cours en matière de biodiversité ou de protection des océans », ajoute Dominic Waughray, chargé de la collaboration public-privé au WEF.

Soutenir une multitude de chantiers

Le défi pour Klaus Schwab et ses équipes consiste à entretenir la flamme toute l’année, et pas seulement durant Davos, en incitant les uns et les autres à soutenir une multitude de chantiers, du recyclage des batteries à la lutte contre la corruption.

« De nombreux experts d’Engie participent aux travaux du WEF, sur l’hydrogène ou la mobilité verte. On cherche collectivement des solutions aux problèmes du monde », relate Arnaud Erbin, directeur des relations internationales chez Engie. Mais sans le pouvoir réglementaire des Etats, la légitimité de l’ONU ou la force de frappe financière de la Fondation Bill-&-Melinda-Gates, « tout cela repose uniquement sur la bonne volonté, ce qui est une source d’espoir en soi », poursuit-il.

« On trouve au WEF exactement ce qu’on y apporte, résume Thierry Déau, fondateur du fonds d’infrastructures Meridiam. Il y a là-bas beaucoup d’énergie positive. Nous avons monté un club de PDG pour promouvoir des projets qui ont un impact fort en faveur du développement durable, de la Jordanie à l’Afrique du Sud. » Davos est souvent le point d’orgue pour évaluer toutes ces initiatives. Et en lancer de nouvelles.

Déjà, à Cologny, les plans pour construire un troisième bâtiment sont prêts. En mars 2017, un centre de recherche consacré à la quatrième révolution industrielle a vu le jour à San Francisco en Californie. D’autres annexes sont en projet. Le WEF se diversifie pour prouver qu’il existe en dehors de Davos.

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César

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La une de Libération ce matin

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jaime36

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Serge Gainsbourg

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