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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 12 août 2018

Gaumont

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Erdeven aujourd'hui...

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Photos : J. Snap

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Arvida Byström

Artiste féministe engagée, Arvida Byström suédoise de 26 ans s’est fait connaitre sur Instagram par son esthétique body positive pour que les femmes acceptent leur corps comme il est. Elle continue à faire polémique ces derniers mois en publiant un livre de ses photos censurées et en posant pour Adidas les jambes non épilées. Les poils, la liberté sexuelle, les règles, le sang, les boutons, la sensualité, Arvida casse les codes de la féminité imposés par la société dans une esthétique teintée de rose. Young Photography now revient sur son parcours et publie le Portfolio d’un mix de ses créations désormais incontournables sur la toile!

Arvida Byström Instagram

Le 26 septembre dernier, elle posait ainsi dans une campagne de pub pour Adidas, dans une robe à corset, les chaussures de la marque à ses pieds. Face à la caméra, elle explique: « je pense que n’importe qui peut être féminin, mais que dans la société d’aujourd’hui, on en a peur ».

Publicité Adidas qui a fait scandale sur Internet et lui a valut des réactions de soutiens, très nombreux et aussi de haine très agressifs et vulgaires. Et de nombreux articles dans la presse.

« Ma photo de la campagne Adidas Superstar a reçu beaucoup de commentaires agressifs la semaine dernière. Je suis blanche, sans handicap, cis (non transgenre NDLR), avec comme seul détail non conforme quelques poils sur mes jambes. J’ai littéralement reçu des menaces de mort dans ma boîte de messages personnels.

Je ne peux même pas imaginer ce que c’est de ne pas avoir tous ces privilèges et essayer d’exister dans ce monde. J’envoie de l’amour, essayez de vous rappeler que tout le monde ne vit pas les mêmes expériences personnelles. Merci aussi pour tout l’amour, j’en ai reçu beaucoup aussi »

« Je suis définitivement féministe », revendique la photographe dans une interview donnée à Dazed en 2015. « Alors que j’avais 18 ans, une amie m’a introduit aux idées féministes, puis j’ai découvert des blogs sur le féminisme queer« , troisième vague féministe née aux États-Unis dans les années 1980 et mettant l’accent notamment sur les luttes LGBT.

Elle qui se décrit comme une femme queer est adepte de tout ce qui est habituellement considéré comme féminin, et imprègne la grande majorité de ses photos de teintes rose. Mais elle prend aussi un grand plaisir à subvertir toutes les normes dominantes

Sur son compte instagram, désormais suivi par plus de 250.000 personnes, elle poste des selfies, sur lesquels elle assume tous les petits détails de son corps: grains de beauté, boutons, bleus… Et ses poils, bien évidemment, qu’il s’agisse de poils sur ses jambes, sous ses aisselles, ou de poils pubiens.

Son livre – “Pics or it didn’t happen” est une expression de nerd qui signifie “Envoie-moi une photo de ce dont tu te vantes en ligne ou je considère que cela n’a jamais eu lieu”. C’est aussi le titre du livre d’Arvida Byström a publié cette année, il rassemble toutes ses photos censurées par Instagram, donc des inédits et tout ce qui dérange les réseaux sociaux, l’engagement des artistes pour la liberté d’expression.

Arvida Byström prend la maxime au pied de la lettre et considère qu’un – vrai – corps de femme (avec des poils, des cicatrices, parfois des bleus, des bourrelets, la cellulite, dans des poses lascives ou nonchalantes, avec des règles ou même des tétons) n’existe pas tant qu’on ne le montre pas. Exaspérée – comme sa complice Molly Soda, autre créative de l’ère Internet avec qui elle cosigne l’ouvrage – par la disparition de l’une de ses images sur le réseau social, elle lance il y a quelques mois un appel à témoin. Les photographes Petra Collins et Harley Weir, la poète Rupi Kaur ou encore l’artiste Amalia Ulman et des douzaines d’autres répondent à cette sollicitation et envoient les originaux des images retirées de leurs comptes. Leur point commun ?

“Elles sont souvent en rapport avec le corps de la femme et sa sexualisation, même si c’est parfois ténu et éloigné des choses interdites par le règlement d’Instagram. On ne comprend pas toujours, Instagram n’explique pas pourquoi ta photo disparaît, parfois six mois après, et tu te demandes ce que tu as bien pu faire de mal, comme cette image d’une fille au téléphone en hijab, raconte Molly Soda dans une interview vidéo. Tu penses que tu contrôles ton image, mais ce sont eux qui la possède, un peu comme dans une relation toxique.”

Les réseaux sociaux seraient donc à la fois prescripteurs mais aussi régulateur et censeur qui décident de ce qui est de l’art aujourd’hui ? C’est aussi ce que dénonce Arvida Byström dans ce livre « Pics or it didn’t happen » et sur son compte Instagram qu’elle continue à alimenter de ses créations et de ses actus.

Son parcours

Introvertie, en proie à ses doutes de préadolescente, elle s’adonne aux selfies dès l’âge de 12 ans. « Vous êtes préado, ado, vous voulez savoir comment le monde vous voit vraiment, alors j’ai fait des quantités énormes de selfies », explique-t-elle sur le site Wonderland Magazine. Quatre ans plus tard, ses clichés sont repérés par Vice, qui lui propose une première collaboration.

« Je pense qu’internet est important pour beaucoup de personnes », témoigne-t-elle sur Dazed. « Pour moi, c’était une fenêtre ouverte sur la chambre étroite de la dépression adolescente, parce que je pouvais être en ligne et rencontrer des gens même si je me sentais comme une merde. » Sur tumblr, elle découvre les sous-cultures du web, qui l’aident à se construire son esthétique kitsch et très féminine.

En 2012, elle réalise avec Vice un nouveau projet « There Will Be Blood ». Elle photographie des femmes avec le sang de leurs règles, ce qui lui vaut de nombreux commentaires déjà agressifs. Malgré les contraintes du mannequinat, elle refuse de se raser. Modèle depuis ses 13 ans en Suède, on lui dit que ses hanches sont trop épaisses. Elle continue à Londres, où elle ouvre pendant un temps sa propre galerie. Là-bas, elle rejoint l’anti-agency, une agence de mannequinat pour ceux « trop cool pour être simplement modèles », décidée à rompre avec les codes traditionnels du milieu. Elle s’installe ensuite à Los Angeles.

Elle continue d’interroger la transgression en publiant, au mois de mars 2017, un livre, Pics or it didn’t Happen, avec son amie Molly Soda. Elle y recueille 250 photos censurées par Instagram, parfois parce qu’elle ne respectaient pas les règles sur la nudité, d’autres fois pour des raisons plus obscures. « Le corps des femmes est constamment policé« , accusait ainsi, Molly Soda, « pourquoi Instagram ferait-il exception ? »

En 2015, Facebook avait déjà censuré une photo tirée de sa performance « Selfie Stick Aerobic« : on distinguait la forme de sa vulve à travers son survêtement.

Pour autant, Arvida Byström ne considère pas que ses créations soient féministes. « Le féminisme est davantage un éventail, il change et dépend de son contexte », argumente-t-elle. Mais c’est déjà assez pour choquer les partisans des normes dominantes de féminité.

Portfolio publié dans YPN, à suivre sans modération !

http://ypnmag.com/arvida-bystrom-portfolio-13/

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Drapeau Breton - explications

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Ne pas se parfumer à outrance, ne pas annexer l’accoudoir : petit guide du bon usage des transports collectifs

Par Guillemette Faure - Le Monde

Le monde bouge, la bienséance avec. Tout l’été, « M » dispense ses règles du savoir-vivre au XXIe siècle. Cette semaine, comment préserver la civilité mise à si rude épreuve dans les transports modernes.

En train, en bus, en avion… Les voyages ont toujours été un terrain complexe pour les bonnes manières puisque s’y mêlent les sphères publiques et privées, au grand dam de certains passagers qui préféreraient les voir démêlées : « On ne parle pas de ses affaires intimes aux parents, aux amis qui voyagent avec nous, en présence d’inconnus », prévenait la Baronne Staffe en 1889 dans son livre Usages du monde : règles du savoir-vivre dans la société moderne. Et encore, lorsqu’elle quittait son pavillon de Savigny-sur-Orge, elle n’était pas entourée de smartphones au bout desquels sont désormais attachés certains voyageurs.

C’est l’un des paradoxes de la vie moderne. L’époque qui a vu les open spaces devenir de plus en plus silencieux est aussi celle qui voit de plus en plus d’individus téléphoner, voire tenir des « conference calls » dans les transports en commun. Au point que l’on se demande si certains n’achètent pas de billets de train pour y passer des coups de fil. A ce propos, rappelons que placer sa main courbée devant sa bouche tout en parlant dans son portable ne fait pas baisser le son de la voix et donne au mieux l’impression d’utiliser un cure-dents. Les options mains libres, haut-parleurs, perches à selfie ne doivent en aucun cas être utilisées dans les bus, trains, avions : elles ont été développées dans la Silicon Valley, par des ingénieurs qui ne prennent jamais les transports en commun notoirement déficients de leur région.

On ne garde pas son casque audio

« En wagon ou dans tout autre lieu public, les gens bien élevés n’engagent jamais de conversation avec des inconnus », peut-on lire dans Usages du monde. A sa décharge, la Baronne Staffe ne savait pas que les TGV InOui développaient une appli de chat permettant d’échanger avec d’autres passagers. Elle n’avait jamais pris Blablacar non plus. La plate-forme de covoiturage permet, certes, d’indiquer le niveau de conversation attendu (bla, blabla et blablabla), mais même si l’on s’est présenté sur son profil comme peu bavard (bla), on est tenu de converser un minimum.

On peut toujours demander ou donner un renseignement « mais ensuite on fait bien d’ouvrir un livre, un journal pour ne pas continuer l’entretien », suggérait la Baronne en guise de retraite. Ce qui revient, en covoiturage, à enfoncer ses écouteurs dans ses oreilles. Le geste, nous apprend la communication de Blablacar, fait partie des comportements les plus souvent déplorés dans les commentaires : on ne garde pas davantage son casque audio en Blablacar qu’en cheminant parmi des pèlerins sur la route de Compostelle. Seule solution pour échapper à un conducteur trop bavard : s’endormir. Les chauffeurs préfèrent les passagers qui font la sieste à ceux qui écoutent leur musique, l’indifférence des premiers ne semblant pas intentionnelle.

GUERRE POUR LE TRAÇAGE DE LA LIGNE DE PARTAGE DES ACCOUDOIRS, POUR L’ANGLE D’INCLINAISON DES FAUTEUILS, POUR LA GESTION DU VOLET DU HUBLOT.

« Ne vous parfumez pas à outrance, car cela peut incommoder sérieusement vos voisins », recommandait la Baronne Staffe. A en juger encore par cette synthèse de Blablacar sur les griefs les plus fréquents, il semblerait que certains auraient intérêt à se parfumer un peu plus. Au chapitre « Les riens qui rendent insupportables », elle cite aussi ces gens qui « lèveront leurs mains et en rabattront la paume sur le bras du fauteuil ». Elle était, là, en avance ; les guerres de territoire de faible intensité se sont multipliées dans les transports en commun depuis l’apparition des compagnies low cost. Guerre pour le traçage de la ligne de partage des accoudoirs, pour l’angle d’inclinaison des fauteuils, pour la gestion du volet du hublot. La bonne éducation impose de ne pas s’arroger tous les avantages.

bienseance sncf

S’il n’y a qu’une prise électrique pour deux – l’objectif d’équipement des TGV en seconde classe –, celui qui profite de l’accoudoir renoncera à brancher son chargeur. Et celui qui est côté fenêtre cédera son droit à l’accoudoir pour gagner celui de baisser le pare-soleil à sa guise. Au cas où il y aurait trois sièges côte à côte, le passager du milieu compense le drame de sa situation en profitant des deux accoudoirs.

Celui qui a utilisé la prise le premier aura la délicatesse de la laisser à son voisin une fois sa batterie à 50 %. C’est à lui de le suggérer spontanément. Mais on ne demande pas : « Vous êtes à combien de pourcent ? » Lorgner de trop près le pourcentage de batterie des autres est aussi grossier que de ne pas regarder ses amis dans les yeux dans un camp naturiste.

AUJOURD’HUI, IL VEILLERA EN PLUS À ÉVITER LE « MANSPREADING », CE « SYNDROME DES COUILLES DE CRISTAL » QUI SEMBLE OBLIGER LES HOMMES À S’ASSEOIR JAMBES ÉCARTÉES.

« N’oublions pas non plus de recommander à l’hôte de pourvoir l’invité de quelques provisions au départ, conseillait la Baronne Staffe. Il y a des maîtresses de maison qui se font un plaisir de préparer des paniers de voyage très confortables, très complets. » Plutôt qu’un pique-nique, on pourra fournir un câble avec chargeur de voyage pour que notre visiteur en partance s’évite le ridicule d’être assis par terre, collé à son rectangle électronique, en cas de retard de train ou d’avion, quand chacun se jettera sur les prises disponibles en salle d’embarquement ou d’attente. Répartition de l’espace encore, « un homme demande pardon aux femmes dont il froisse la robe, dont il effleure le pied, en gagnant la place à occuper », écrit la Baronne. Aujourd’hui, il veillera en plus à éviter le « manspreading », ce « syndrome des couilles de cristal » qui semble obliger les hommes à s’asseoir jambes écartées.

Enfin, « l’habitude d’arrêter les gens inconnus, dans la rue, pour leur demander du feu est d’origine américaine ; une mauvaise éducation seule permet d’agir ainsi », s’alarme la Baronne. « Cependant, ce service ne se refuse pas. » Il est impoli – et interdit – aujourd’hui de fumer dans les transports, sur les transports, sous les transports, hors des transports, et si l’on se trouve dans le rayon de 400 kilomètres d’un autre être humain. Seule exception, le wagon de tête de la ligne Paris-Meaux-Château-Thierry que ses passagers maintiennent fumeur au nez et à la barbe de la SNCF. Ils y sont aussi d’une prévenance exquise, s’aidant les uns les autres à porter bagages et poussettes tout en asphyxiant les non-fumeurs au bord du malaise. Preuve que le savoir-vivre reste une notion très personnelle et toujours en mouvement.

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Photo Ria d'Etel - affiche polémique Office du Tourisme d'Etel

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Extrait d'un shooting

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Vu sur internet - bellissima

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samedi 11 août 2018

Miss Tic à Trouville

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Extrait d'un shooting - gifs animés

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