Partager sur Face Book

Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 13 janvier 2018

La publication, le 9 janvier, dans le journal Le Monde, d’une tribune signée par 100 femmes...

La publication, le 9 janvier, dans le journal Le Monde, d’une tribune signée par 100 femmes pour dénoncer un féminisme véhiculant "une haine des hommes" a fait réagir de nombreuses personnalités.

À contre-courant du mouvement #MeToo, né du scandale Weinstein, la tribune parue dans Le Monde mardi 9 janvier et signée par un collectif de 100 femmes, dont l’actrice Catherine Deneuve et l’auteure Catherine Millet, n’est pas passée inaperçue. Cent dix ans jour pour jour après la naissance de Simone de Beauvoir, ce collectif de femmes a défendu, pour les hommes, "une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle" tout en fustigeant un féminisme qui, "au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité". Un texte qui a déclenché une avalanche de commentaires essentiellement critiques ou ironiques, mais non sans récolter quelques soutiens.

"Énormes âneries" pour les unes, "esprit courtois", pour les autres

"Dans cette tribune il y a des choses profondément choquantes", a réagi sur France culture Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes. "Nous avons déjà énormément de mal à faire comprendre aux jeunes filles que frotter un sexe d’homme dans le métro contre elles, c’est une agression. Je pense que c’est dangereux de tenir ce discours", a estimé la femme politique tout en rappelant : "Frotter un sexe d’homme contre une femme dans le métro, sans son opinion, c’est une agression sexuelle. Cela vaut jusqu'à 3 ans de prison et 75 000 euros d’amende."

France Culture

Sa prédécesseure, Laurence Rossignol, désormais sénatrice socialiste de l’Oise, a, elle, déploré, sur Twitter, "cette étrange angoisse de ne plus exister sans le regard et le désir des hommes qui conduit des femmes intelligentes à écrire des énormes âneries".

"La drague c’est sympa. La drague lourde, c’est pénible. Les frotteurs, c’est glauque. Le harcèlement, c’est condamnable. Le viol, c’est un crime. Rétablir quelques vérités simples, ce n’est pas émasculer les hommes !", a commenté, de son côté, Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Île-de-France.

Mais toutes les femmes politiques n’ont pas pris leurs distances avec la tribune des 100 femmes. Au micro des Grandes Gueules, sur RMC, l’eurodéputée LR Nadine Morano a ainsi dit adhérer à leur démarche. "Vous pouvez très bien être importunée par quelqu'un de manière répétitive. Au final, vous pouvez aller prendre un café avec et puis hop, une histoire commence. Donc toutes les situations sont différentes, toutes les personnes sont différentes. À la clé, au final, le maître-mot, c'est le consentement", a fait valoir l'ancienne secrétaire d'État en jugeant "scandaleux" "l'appel à la délation sur les réseaux sociaux".

  Nadine Morano(@nadine__morano) 9 janvier 2018

Autre soutien apporté aux signataires : celui de l'ex-ministre du Logement Christine Boutin au nom d’"un esprit français, qui vient de l'esprit courtois".

"L’expression d’un antiféminisme"

De nombreuses universitaires ont critiqué la tribune en en pointant les contradictions. La philosophe et historienne de la pensée féministe, directrice de recherche émérite au CNRS, Geneviève Fraisse, y voit ainsi "un texte minoritaire". Selon elle, d’ailleurs, si cette tribune entraîne des réactions c’est parce que son propos est dépassé. "Elles parlent de 'haine des hommes et de la sexualité'. Mais quand un homme abuse d’une femme sous une forme ou sous une autre, ce n’est pas de la haine du sexe, cela ?", fait-elle mine d’interroger dans un entretien à 20 minutes.

Michelle Perrot, historienne, professeure émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Diderot, se dit, dans un entretien au Monde, sidérée par "l’absence de solidarité" de ces femmes "et leur inconscience des violences réelles subies". Pour elle, cette tribune traduit "un malentendu total" car "la protestation des femmes ne saurait être assimilée à une plainte qui les enfermerait dans le statut 'd’éternelles victimes'. Au contraire, cette protestation, à la fois individuelle et collective, fait d’elles des actrices qui refusent et résistent à une pression, à une domination dont elles ne veulent plus."

Juliette Rennes, enseignante à l’École des Hautes Études en sciences sociales (EHESS) estime, elle, dans un entretien au Nouveau Magazine littéraire, que les signataires devraient "s'interroger, comme le faisait par exemple Simone de Beauvoir, sur les éléments de leur trajectoire et de leur position qui les a protégées de telle ou telle dimension des relations sexistes". Pour la sociologue, la prise de position "ressemble à une réhabilitation d'un ordre social à l'ancienne où les rencontres amoureuses, érotiques et sexuelles prennent la chasse pour modèle".

Guère surprise par la tribune, Christine Bard, historienne, spécialiste de l’histoire du féminisme et de l’antiféminisme, auteure du Dictionnaire des féministes, France XVIIIe-XXIe siècles, estime qu’elle est "l’expression d’un antiféminisme" dont elle reprend la rhétorique classique : l’accusation de censure, d’atteinte à la liberté sexuelle, de haine des hommes et de la sexualité, de victimisation des femmes, sans oublier l’accusation de totalitarisme. "La logique du propos est en apparence moins réactionnaire que celle des courants antiféministes classiques, car ce qui est mis en avant, c’est la liberté. Mais cette notion est manipulée pour défendre 'la liberté d’importuner'   c’est-à-dire la liberté sexuelle des hommes  , et pour minimiser, voire légitimer, les comportements machistes et violents", analyse l’historienne dans un entretien au Monde.

Rares sont les hommes à s’être risqués à commenter la tribune. Dans l’émission de Laure Adler sur France Inter, le romancier Frédéric Beigbeder s’en est toutefois félicité. "Ce que j’ai aimé, c’est que ce soit des femmes qui prennent la parole pour dire ce que les hommes ne peuvent plus dire depuis quelques mois, à savoir que l’on n’est pas tous des porcs", a-t-il dit. "Il ne faut pas dénoncer de manière numérique, excessivement et rapidement, tout le monde. Ne nous associez pas avec ces gros salauds", a-t-il conclu.

L'essayiste Raphael Glucksmann a, de son côté, présenté comme "une escroquerie fascinante", "l'argument de la galanterie menacée ressassé en réponse aux témoignages et aux cris de révolte des victimes de harcèlement".

"Voici venu le temps des harcelettes !"

Les réactions sont aussi passées par l’humour et le second degré. "On connaissait les suffragettes qui voulaient voter, voici venu le temps des harcelettes qui veulent se faire emmerder par des relous dans les rues. Nouveau siècle, nouveau combat !", a ainsi ironisé Guillaume Meurice sur France Inter Tandis que, sur Europe 1, dans son billet d’humeur, Nadia Daam raillait : "Les Américains ont Oprah Winfrey et des débats sur Woody Allen, nous on a Elisabeth Lévy (signataire de la tribune NDLR), des défenseurs du droit inaliénable à coller des mains au cul, et des débats sur les blagues de Tex (l'animateur de France 2 écarté à la suite d'une "blague" sur les femmes battues NDLR) !"

Posté par jourstranquilles à 11:23 - Société et toute sa complexité - Commentaires [0] - Permalien [#]

Extrait d'un shooting - le bleu de travail

DSC_4214

DSC_4216

DSC_4218

DSC_4219

DSC_4224

DSC_4227

DSC_4229

Photos : Jacques Snap

Posté par jourstranquilles à 11:20 - MES SHOOTINGS - Commentaires [0] - Permalien [#]

Normal Magazine

normal mag

Posté par jourstranquilles à 11:18 - Presse - Commentaires [0] - Permalien [#]

« Catherine Deneuve est une actrice libre et imprévisible qui goûte peu les vagues dominantes »

deneuve358

Signataire de la tribune des « cent femmes » dénonçant le « puritanisme » de #metoo, la star planétaire est une personne qui a toujours choisi ses combats, explique dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».

On l’appelle le « texte des cent femmes » mais son retentissement mondial doit tout à la signature de Catherine Deneuve. Ce n’est pas elle qui en est à l’origine, ni qui l’a écrit. Bien sûr, le contenu, publié dans Le Monde du 10 janvier, vaut bombe. Mais les réactions folles dans les médias étrangers et sur les réseaux sociaux montrent que la star planétaire incarne la polémique.

L’actrice est attendue le 15 janvier au festival Premiers plans d’Angers, et elle sera dans le tourbillon. Disons déjà que son engagement n’est pas une surprise. En octobre 2017, sur le site du Huffington Post, elle émettait de fortes réserves quant au mouvement #metoo aux Etats-Unis et #balancetonporc en France : « Est-ce que c’est intéressant d’en parler comme ça ? Est-ce que ça va régler le problème ? » Sous-entendu, non.

Catherine Deneuve, qui fut l’égérie du couturier Yves Saint Laurent, qui a posé en femme fatale, dominatrice et séductrice devant l’objectif d’Helmut Newton (ses images porno-chic seraient-elles possibles aujourd’hui ?), qui portait de la fourrure à l’époque où c’était jugé choquant, goûtait peu le féminisme post-1968, qui voyait souvent l’homme comme une cible, et qui refusait les attributs du désir véhiculés dans les arts visuels.

Elle l’a dit à notre consœur Annick Cojean (« M Le magazine du Monde » du 1er septembre 2012), qui lui demandait si elle se sentait concernée par les luttes féministes. « Pas spécialement. A cause de certaines positions extrémistes englobées autrefois dans ce mouvement trop vaste pour que j’y sois à l’aise. Des attitudes anti-hommes regrettables alors que le but est d’arriver à plus d’harmonie entre les sexes. Mais je soutiens ardemment la cause des femmes ! Je les aime bien, les femmes. En ce sens, je pourrais me dire féministe. » Elle l’est. Mais elle en choisit les termes et les combats. Elle fut par exemple signataire du « Manifeste des 343 salopes », en 1971, sur le droit à l’avortement.

En fait, Catherine Deneuve est une actrice libre et imprévisible – égoïste, diront certains –, qui goûte peu les vagues dominantes, écoute avec effarement, notamment aux Etats-Unis, les voix qui stigmatisent de la même façon le viol et la drague, une actrice qui pousse loin les rôles qui déjouent la dialectique entre la femme proie et l’homme prédateur. Le texte collectif contient tout cela. Mais il mêle aussi trois éléments qui ne marchent pas toujours ensemble – la liberté sexuelle de chacun, la censure des œuvres d’art, la réalité du sexisme et du harcèlement –, ce qui permet à certains d’assimiler les signataires à des libertines privilégiées et affranchies de la douleur des autres.

« Belle de jour », chef-d’œuvre troublant

Deneuve est souvent lynchée dans cette affaire, mais elle est aussi louée. Au centre, il n’y a pas grand monde. Sans doute la journaliste Rachel Donadio, qui, dans le magazine américain The Atlantic, se demande s’il faut voir dans cet engagement « une forme d’émancipation ou la preuve d’une culture profondément sexiste. En tant qu’Américaine installée en France, c’est une question que je me pose en permanence, écrit-elle. Et à laquelle je n’ai toujours pas de réponse ».

Ajoutons au trouble en évoquant un film central dans la carrière de Catherine Deneuve, et fascinant dans le contexte Weinstein. Il s’agit de Belle de jour, chef-d’œuvre de Luis Buñuel. Le tournage a lieu en 1966. Deneuve a 23 ans. Elle a charmé la France, en 1964, avec Les Parapluies de Cherbourg et sort du tournage des Demoiselles de Rochefort, deux films merveilleux et acidulés de Jacques Demy.

Le saut est d’une brutalité inouïe. Deneuve incarne une grande bourgeoise nommée Séverine, belle et froide, élégante en robe Saint Laurent, mariée à un chirurgien. Par plaisir, elle se prostitue sous le nom de Belle de jour (un flash-back furtif la montre enfant se faire toucher par un ouvrier). Elle se laisse humilier, déshabiller, violer, fouetter. Elle est attachée, bâillonnée, on lui lance de la boue sur le visage. Aime-t-elle cela ? On ne sait.

Le film se développe dans la France gaulliste. Les hommes portent le costume, les dames des robes de marque. Les dialogues sont policés, les gestes forgés par les conventions et par l’hypocrisie de la bourgeoisie (qu’exècre Buñuel), sauf que parfois une fille est embrassée dans le cou sans son consentement, un homme demande à une maman s’il peut déjà « chatouiller » sa fille écolière.

Censure et autocensure

Un client nommé Adolphe (Francis Blanche) met la main aux fesses d’une fille en disant que « tous les morceaux sont bons ». Il aime « le jambon et la saucisse et encore mieux une bonne paire de cuisses », il vante « une négresse » pour ses performances au lit. Deneuve se fait traiter de chienne, de petite salope ou d’ordure, elle est frappée, elle saigne, son mari la livre à ses cochers, et pendant ce temps elle lui dit pardon et lui demande « s’il te plaît, ne lâche pas les chiens ».

Le génial et pervers Buñuel, dans une mise en scène onirique, surréaliste même, sème le trouble : on ne sait si c’est la réalité qui est montrée ou les fantasmes de l’héroïne, on ne sait qui domine et qui est dominé. Car à la fin, Séverine triomphe – son mari est un légume, son amant préféré se fait tuer. Belle de jour a obtenu le Lion d’or à Venise, et fut un immense succès. Mais ce film, on doute qu’il puisse se faire aujourd’hui. Il est probable que Deneuve en doute aussi. Et peut-être est-ce pour cela aussi qu’elle a signé ce texte.

Tant d’exemples, dans les arts en général, avant et après Weinstein, montrent que la censure, un peu, et l’autocensure, surtout, gagnent du terrain. De leur côté, des groupes féministes, surtout aux Etats-Unis, passent au crible le passé d’un créateur et ses œuvres pour en cerner les moments sexistes. Belle de jour en est rempli. Ou pas. En cela, c’est un monument.

Posté par jourstranquilles à 11:14 - Société et toute sa complexité - Commentaires [0] - Permalien [#]

Sexy girl...

26067550_1990440727844046_2798064519241269248_n

Posté par jourstranquilles à 11:07 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Beau comme Bowie...

bowie

Posté par jourstranquilles à 11:06 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Mort de France Gall : L’émo­tion de Jane Birkin aux obsèques de la chan­teuse

birkin deces france gall

C’est à 16 heures cet après midi que France Gall a été inhu­mée au cime­tière de Mont­martre à Paris. Une céré­mo­nie en toute inti­mité à laquelle ont assisté Matthieu Chedid, Pierre Lescure et une Jane Birkin très émue.

10 heures du matin, les premières chaînes d’info se mettent en place. Dans le cime­tière, dont l’ac­cès à la tombe est inter­dit aux badauds, un employé gravillonne. Ses coups de pelle résonnent sous ce ciel gris et froid. «  On nous a dit que le cime­tière sera tota­le­ment vidé pour la céré­mo­nie  », s’in­surge une fan, rose blanche à la main. À l’en­trée, les fleurs commencent à être livrées. « À notre chère amie », peut-on lire. À quelques mètres de là, le brou­haha du quar­tier Pigalle gronde et tranche face au calme olym­pien du cime­tière où reposent égale­ment Dalida et Jeanne Moreau. Dans un pub le long de l’unique entrée du cime­tière : quelques fans de très longue date. «  Il n’y a pas grand monde en fait », souligne l’un d’entre eux qui avait veillé sa « France » au Mont-Valé­rien ces deux derniers jours. « C’est bien, ajoute-t-il les yeux embués. Il faut respec­ter l’in­ti­mité voulue par France. »

15h30. Le cordon de sécu­rité s’ac­tive et les premiers invi­tés lancent le triste défilé. Pierre Lescure, suivi de Matthieu Chedid, Yann Arthus-Bertrand… Main dans la main, Jean-Louis Borloo et sa compagne Béatrice Schön­berg ont du mal à cacher leur tris­tesse. C’est alors qu’au milieu du ballet des voitures qui s’en­gouffrent direc­te­ment dans le cime­tière désert appa­raît Jane Birkin. La démarche légère, les yeux rivés vers le ciel, la maman de Char­lotte Gains­bourg semble très émue de devoir dire si vite adieu à France Gall. Quelques minutes plus tard, c’est sous les applau­dis­se­ments de ses fans que l’in­ter­prète d’Evidem­ment est arri­vée dans son corbillard. Le reste, nous le lais­sons à Raphaël Hambur­ger et les siens.

Posté par jourstranquilles à 10:56 - In memorem - Commentaires [0] - Permalien [#]

Extrait d'un shooting - gif animé

DSC_4462-ANIMATIONPhotos : Jacques Snap

 

Posté par jourstranquilles à 08:30 - MES SHOOTINGS - Commentaires [0] - Permalien [#]

A partir d'aujourd'hui exposition Pierre et Gilles à la Galerie Templon

pierre et gilles55

Posté par jourstranquilles à 07:11 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 12 janvier 2018

La grippe est là....

grippe

L’épidémie de grippe touche cet hiver des patients plus jeunes que d’habitude, selon des données publiées mercredi par Santé publique France. Alors que les quelque 14.000 morts «attribuables à la grippe» de 2016-2017 étaient, pour la quasi-totalité, âgés de 75 ans et plus, la répartition des décès parmi les «cas graves» observés depuis le 1er novembre est différente. En effet, dans la semaine du 11 au 17 décembre, l’Agence sanitaire a noté «un excès de mortalité toutes causes (...) chez les 16-64 ans».

«À ce stade, la mortalité due à la grippe n’a pas encore été déterminée», a précisé une porte-parole de Santé publique France à l’AFP. Bien que le lien entre cette surmortalité et la grippe ne soit pas établi avec certitude, un autre élément laisse penser que l’épidémie de 2017-2018 est plus virulente que les années précédentes à l’égard de malades moins âgés. Parmi les 818 personnes souffrant de grippe admises en réanimation depuis le 1er novembre 2017, un peu plus de la moitié était âgée entre 15 et 64 ans. Les plus de 65 ans, eux, représentent 40% des personnes hospitalisées.

Lors d’une conférence de presse le 5 janvier, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait relevé ce caractère atypique de l’épidémie. «C’est une épidémie qui est sévère cette année (...) avec une souche de virus qui circule et qui est assez peu connue par le système immunitaire des jeunes. Il y a beaucoup d’enfants et de jeunes qui aujourd’hui consultent aux urgences», avait-elle dit.

L’épidémie recule légèrement

Pour autant, les personnes âgées n’échappent pas aux virus: des foyers épidémiques ont été signalés dans 116 maisons de retraite. De même, les décès concernent davantage cette tranche d’âge. «Parmi les cas admis en réanimation, 70 sont décédés: trois étaient âgés de moins de cinq ans, 29 de 15 à 64 ans et 38 de 65 ans et plus», a souligné Santé publique France. Pour l’heure, ce bilan reste très lacunaire puisqu’il n’intègre pas les malades décédés à leur domicile ou en maison de retraite.

Pour cette première semaine de l’année, l’épidémie de grippe touche toutes les régions métropolitaines, y compris la Corse, qui était jusque-là en «pré-épidémie». Elle a toutefois reculé par rapport à la dernière semaine de décembre 2017. Les passages aux urgences - plus de 8.500 passages -, ont baissé d’un quart, et les consultations de médecins pour syndrome grippal d’un cinquième.

La campagne de vaccination contre la grippe se terminera le 31 janvier. Outre la vaccination, des gestes barrières permettent de prévenir la contamination, tels que le lavage des mains régulier, l’évitement des lieux très fréquentés et l’aération régulière de son domicile.

Posté par jourstranquilles à 18:33 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]