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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 17 juin 2017

Une intelligence artificielle au secours de l’affaire Grégory

Le logiciel ANB (Analyst’s Notebook) a permis aux enquêteurs de traiter la masse de données accumulées depuis 1984.

Dans une affaire aussi ancienne que celle du petit Grégory, retrouvé mort noyé dans la Vologne le 16 octobre 1984, nulle mémoire d’homme n’est suffisante pour lister les innombrables pièces d’un dossier hors norme, qui obnubile la France depuis trente-trois ans.

C’est avec l’aide d’une intelligence artificielle (IA) que l’enquête a connu un nouveau rebondissement, mercredi 14 juin, avec le placement en garde à vue de trois membres de la famille Villemin.

Ce coup de pouce informatique, c’est le logiciel ANB (Analyst’s Notebook) qui l’a fourni. Développé à partir d’une suite de logiciels créés il y a une dizaine d’années par la société I2, rachetée depuis par la société IBM, ANB est utilisé dans la plupart des dossiers d’homicides. Il permet de centraliser l’ensemble des données d’une enquête et de les mettre en regard pour en déterminer les pistes de travail et les hiérarchiser.

En France, c’est après l’affaire Dutroux, avec l’aide de la police belge, que les premiers techniciens d’analyse criminelle ont été formés spécifiquement à ce métier, qui nécessite un minimum de dix ans d’expérience.

« L’ordinateur ne réfléchit pas par lui-même, il ne se pose pas de question. Je pose des questions à la machine qui va chercher dans le dossier », témoignait en mai un de ces analystes criminels dans les colonnes du quotidien L’Alsace. Près de 400 analystes sont formés à ce logiciel sur le territoire, dans les sections de recherche.

« Graphes relationnels ou événementiels »

En pratique, les analystes rentrent dans une base de données « les éléments les plus utiles pour les enquêteurs », explique au Parisien le colonel Didier Berger, chef du Bureau des affaires criminelles (BAC) de la gendarmerie : « Cela peut être la précision d’une conversation, le lieu et l’heure où un témoin déclare avoir été. » Un travail méthodique et titanesque, peu importe l’ampleur de l’enquête. Cité par L’Alsace, le colonel François Després, commandant de la section de recherches de Strasbourg, explique ainsi avoir « brassé trois millions de données » dans une affaire de vol de vélos.

Ensuite, le logiciel « d’analyse et de représentation visuelle » met en forme ces informations « sous forme de graphes relationnels ou événementiels », peut-on lire dans une délibération de décembre 2011 de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), saisie par le ministre de l’intérieur concernant la mise en œuvre de logiciels de rapprochement judiciaire à des fins d’analyse criminelle.

« Par ses fonctions de recherche, de tri et de recoupement de données, l’application permet à l’enquêteur de mettre en évidence des corrélations entre les données collectées : il est par exemple possible d’identifier des numéros de téléphone systématiquement utilisés à l’heure et au lieu de la commission des crimes ou délits qui font l’objet de l’enquête. »
Le logiciel met ainsi en évidence des incohérences d’emploi du temps dans les témoignages, ou les contradictions qu’ils entraînent. Un faisceau d’irrégularités qui permet « d’avoir une vision globale de la procédure et de distinguer la logique qui se dessine au travers de la commission d’un fait criminel ou délictuel », note le colonel Didier Berger.

« Il faut fermer toutes les portes, aller au bout de tout ce qui interroge, qui semble bizarre », résume, pour sa part, l’analyste des sections de recherche de Strasbourg, interrogé par L’Alsace.

Manquements de l’enquête

Dans le cas de l’affaire Grégory, l’enjeu est évidemment celui de la masse des données, dans ce dossier tentaculaire, rassemblant notamment 400 prélèvements d’ADN et 2 000 courriers anonymes. Une base de données si vaste qu’elle justifie un délai incompressible, selon la gendarmerie. Le Service central du renseignement criminel (SCRC) de la gendarmerie a ainsi reconstitué la chronologie des jours précédant et suivant le crime, de façon à positionner dans l’espace et dans le temps l’ensemble des protagonistes et des éléments considérés comme intéressants.

Reste que le logiciel Analyst’s Notebook ne peut pas pallier les vides et les manquements de l’enquête, qui ont été nombreux depuis le début de cette affaire. Le soir même de la découverte du corps du garçonnet, retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne, sauveteurs et curieux piétinaient les bords de cette petite rivière des Vosges, faute de périmètre de sécurité installé. Une époque où les enquêtes reposaient davantage sur les aveux et témoignages que sur les analyses de terrain et prélèvements.

« Plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime » L’enquête sur la mort du petit Grégory en 1984, dans le cadre de laquelle trois membres de la famille Villemin sont en garde à vue, montre que « plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime », a annoncé, jeudi 15 juin, Jean-Jacques Bosc, procureur général de Dijon lors d’une conférence de presse. « Quelques jours avant le passage à l’acte, des repérages et surveillances ont été réalisés par un homme portant une moustache et quelquefois accompagné d’une femme », a-t-il dit, ajoutant que l’enquête s’oriente vers la vérification des emplois du temps des suspects dans le cadre de leur garde à vue – l’oncle et la tante du père du petit Grégory, Jean-Marie Villemin ; une belle-sœur de ce dernier a été remise en liberté. Ils ont invoqué leur droit au silence, a précisé M. Bosc. Les grands-parents Villemin ont aussi été entendus en auditions libres. Le procureur général a précisé que le juge Simon – qui a succédé au juge Lambert et a repris l’enquête du début – avait reçu de nombreuses menaces de mort, dont une lettre de menaces en 1989. De nouvelles expertises en écriture ont été réalisées. Or, les conclusions d’une expertise sur une lettre de 1983 sont « confondantes » pour Jacqueline Jacob – la grand-tante de Grégory Villemin. « La lettre de revendication postée le jour du meurtre n’a, en revanche, pas permis à ce stade d’en déterminer l’auteur », a poursuivi le procureur général, expliquant toutefois que le courrier anonyme de 1983 et cette lettre de revendication du meurtre ont des points communs : « des mots reviennent, notamment celui du “chef” », surnom de Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory. Pour Jean-Jacques Bosc, « les résultats qui ont été donnés sont de nature à faire progresser sur le chemin de la vérité. » Plus tôt dans la journée, Jean-Marie Villemin a été reçu par le juge d’instruction chargé de l’enquête sur la mort du petit garçon, ont fait savoir plusieurs sources proches du dossier.

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vendredi 16 juin 2017

Je pars en Bretagne quelques jours

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L'ancien chancelier allemand Helmut Kohl est mort à l'âge de 87 ans

Le père de la réunification allemande n'est plus. L'ancien chancelier Helmut Kohl est mort, vendredi 16 juin, à l'âge de 87 ans, à Ludwigshafen (Allemagne), a annoncé son ancien parti, la CDU. Le dirigeant conservateur a occupé ce poste entre 1982 et 1998, avant Gerhard Schröder puis Angela Merkel. Durant ses seize années au pouvoir, il a notamment contribué, avec le président français François Mitterrand, à favoriser le rapprochement franco-allemand.

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Au Cent Quatre

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Posté par jourstranquilles à 18:12 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Emmanuel Bonaparte

C’est le thème qui monte et pas seulement en France : la crainte des pleins pouvoirs. Le pont d’Arcole en moins, la razzia d’Emmanuel Macaron sur l’exécutif et bientôt sur le législatif évoque irrésistiblement celle du jeune général Bonaparte après le 18 Brumaire. Nul coup d’Etat cette fois-ci, bien sûr. Mais l’éjection radicale des députés sortants par la vague macronienne rappelle immanquablement la célèbre apostrophe de Murat à Saint-Cloud : «Foutez-moi tout ce monde-là dehors !» En plus courtois, naturellement mais avec le même résultat. Valeurs actuelles, qu’on a connu moins chatouilleux sur les libertés publiques, met les pieds dans le plat en portraiturant le président en Premier consul passant les Alpes sur son cheval blanc (en fait, c’était un âne…) avec ce titre sans ambiguïté : «Macron 1er, les dangers des pleins pouvoirs».

Au vrai, l’affaire a peut-être été lancée… Par le New York Times. Dans un éditorial cinglant, le quotidien new-yorkais fustige le projet d’inscription de l’état d’urgence dans la loi ordinaire, qui lui paraît contraire aux principes constitutionnels. Libération avait précédé le NYT en titrant «Contre l’état d’urgence permanent». Mais, selon Régis Debray, nous sommes déjà américains, ce qui donne un écho plus éclatant aux voix venues des Etats-Unis…

On se gardera de crier au loup : Mussolini ne perce pas forcément sous Macron, restons calmes. Mais tout de même : les projections parlementaires ramènent l’opposition de gauche à une tête d’épingle, ce qui ne suffira pas pour jouer les aiguillons. La droite survivra mais, divisée entre «constructifs» et droitiers impénitents, elle ne pèsera guère. De toute manière, pour paraphraser Audiard, une masse de novices en marche ira toujours plus loin que douze députés assis. D’autant que l’électorat conservateur, peut-être à suite des signaux d’alarme tirés par la presse sur le code du travail et l’état d’urgence, est passé avec armes et bagages chez Macron. A Neuilly et dans le XVIème, la bourgeoisie a déjà choisi : pour que rien ne change, il faut que tout change. Comme le coup de balai en cours épargne soigneusement les intérêts des possédants, il n’y a aucun risque pour Marie-Chantal à rallier la révolution centrist e avec l’ardeur des convertis. Vive Macron, diantre !

 Une presse tenue en lisière

A cela s’ajoute une communication inspirée de celle d’Obama, qui avait domestiqué d’un large sourire la presse américaine. Macron verrouille son expression, elle-même réduite au minimum au nom de la rareté présidentielle. La presse est tenue en lisière et quand une source interne donne des infos aux journalistes, on agite aussitôt la menace d’un procès pour «vol de documents», comme vient de le faire la ministre du Travail. A ce train-là, nous atteindrons bientôt l’idéal de tous les régimes : une information sans journalistes.

Cette concentration des pouvoirs posera problème. Là encore, le parallèle napoléonien plane sur la nouvelle république. Il s’agit de réformer au pas de charge, sans trop s’embarrasser de ceux que Bonaparte appelait «les bavards», c’est-à-dire les députés, en visant sans cesse le centre de l’échiquier politique, ce qui désarme les oppositions. «Ni bonnet rouge, ni talon rouge», disait Napoléon (si sans-culotte, ni aristo). «Ni droite ni gauche», dit Macron. Un Consulat sans les roulements de tambour. On se reportera à l’un des aphorismes les plus signifiants du futur empereur : «Il faut imposer au peuple le gouvernement qu’il souhaite.» Le macronisme est un bonapartisme souriant.

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Extrait d'uns shooting

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Zahia

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C'est VENDREDI !

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Transports. Comment désenclaver la presqu'île de Quiberon

Mercredi dernier le Codepa (Conseil de développement du Pays d'Auray) avait convié les élus afin de leur présenter le fruit du travail réalisé durant deux ans et demi sur les transports et la mobilité le long de l'axe Nord-sud. Après avoir fait un état des lieux qui montre les difficultés et les enjeux, la commission a présenté ses réflexions pour désenclaver la presqu'île de Quiberon.

Sur l'ensemble du Pays d'Auray, les flux routiers sont très importants. Et sur l'axe Auray sud, il a augmenté de 43 % entre 2002 et 2013. L'obsolescence des outils de déplacement collectifs et l'inadaptation des moyens de transport public ne répondent pas aux besoins de mobilités sur le territoire.

Le Codepa a souhaité alerter les élus car, compte tenu du vieillissement de la population (d'ici 2030, la population de plus de 60 ans va augmenter de 9 %), de l'augmentation des trajets domicile-travail (sur les dix dernières années, 145  ménages actifs ont quitté la presqu'île mais y ont conservé leur emploi) et de l'arrivée de la LGV, ces difficultés vont encore s'accroître.

Dégradation de l'attractivité ?

« Les problèmes d'accessibilité peuvent devenir pénalisants si l'on n'y prend pas garde, insiste Marc Espa, représentant du Codepa. Au vu des retombées économiques, il est indéniable que le désenclavement et même l'expansion passent par des voies d'accès performantes pour tous, touristes, résidants mais également habitants insulaires. Il est primordial de repositionner les conditions d'accès sous peine de voir se dégrader fortement l'attractivité ».

Pour son étude, le Codepa s'est donc rapproché des principaux intéressés, comme SNCF réseau. La vétusté et la dégradation de la ligne du fameux Tire-bouchon ont été largement commentées. « On nous a clairement indiqué qu'une fermeture de la ligne devra être envisagée dans cinq à dix ans si aucune intervention majeure n'est réalisée, explique Marc Espa. Cette ligne est gérée par la Région pour un coût de 1 M€ par an. Dans le cas où le choix du maintien du ferroviaire serait décidé, un coût de 800.000€ par kilomètre est à envisager. Pour rentabiliser cette somme, la nécessité d'un fonctionnement à l'année devient une hypothèse sérieuse ».

Un tram-train pourrait être envisagé

Avec le maintien du ferroviaire, le Codepa s'est interrogé sur les opportunités d'envisager un tram-train, même si le coût est très conséquent. Un autre scénario présente l'abandon du ferroviaire et son remplacement par une voirie spécifique dédiée aux transports en commun. « Cette voie serait créée en lieu et place de la voie ferrée, ajoute Marc Espa. Elle servirait à la circulation de véhicule de transports innovants. L'extension de cette ligne dédiée (TCSP) pourrait se faire sur Quiberon vers la gare maritime, sur Auray gare, mais aussi vers les zones d'activités et commerciales ».

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jeudi 15 juin 2017

Ailona Hulahoop

ailona

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