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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

jeudi 8 novembre 2018

Comment va le Bataclan ?

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Photographie : de nouveaux quartiers pour Cartier-Bresson

Par Claire Guillot

La fondation a inauguré, mardi, des locaux plus spacieux à Paris avec une rétrospective de Martine Franck.

Henri Cartier-Bresson (1908-2004) a signé d’inoubliables portraits de ses contemporains, mais lui-même refusait d’être photographié, et il sortait un couteau de sa poche pour décourager toute tentative de voler son image. Le fondateur de l’agence Magnum, qui a marqué l’histoire de la photographie avec ses images fulgurantes, n’a pas non plus fait beaucoup d’autoportraits. Celui qui est accroché à la Fondation Cartier-Bresson, à Paris, confirme à la fois son rejet de l’exercice et son humour facétieux : en 1933, en voyage en Italie avec ses amis l’écrivain André Pieyre de Mandiargues et l’artiste Leonor Fini, il s’allonge sur un mur et photographie… ses pieds, avec le paysage en contrebas.

C’est ce drôle de « selfeet » (« selfie de pieds ») avant l’heure, reproduit sur une grande affiche, accompagné d’autres images commentées, qui accueille les visiteurs dans la toute nouvelle Fondation Henri Cartier-Bresson (HCB) : celle-ci vient de quitter sa tranquille impasse près de Montparnasse pour s’installer dans un immeuble tout neuf au cœur du quartier animé du Marais, à Paris.

« Les visiteurs de passage, surtout ceux venant de l’étranger et de la province, venaient pour voir du Cartier-Bresson et ils étaient souvent déçus qu’il n’y ait pas plus d’images de lui, souligne le directeur, François Hébel. Ici, il y aura toujours cet espace à l’entrée, intitulé “perles des archives”, qui revisite quelques-unes de ses images et revient sur leur lecture qui évolue. L’espace d’exposition, qui peut être coupé en deux, nous permettra aussi de faire des focus sur Cartier-Bresson en plus de l’exposition du moment. »

D’ÉNORMES TRAVAUX ONT TRANSFORMÉ UN ANCIEN GARAGE DE VOITURES EN UN LIEU D’EXPOSITION ET DE CONSERVATION CLIMATISÉ ET DERNIER CRI DE 900 MÈTRES CARRÉS

D’énormes travaux ont transformé un ancien garage de voitures sur plusieurs étages dotés d’une rampe massive, au fond d’une cour, en un lieu d’exposition et de conservation climatisé et dernier cri de 900 mètres carrés (contre 500 mètres carrés auparavant). Il a fallu détruire l’existant, recréer une cour pavée et construire un nouvel immeuble.

Une vitrine à l’entrée appelle les visiteurs à traverser cette cour pour pénétrer dans de grands espaces vitrés lumineux et dépouillés, aménagés dans des tons noir et blanc par l’agence Novo : autour de la deuxième cour, une librairie-billetterie, une salle consacrée aux ateliers, une salle de conférences et, au fond, un grand espace d’exposition modulable, avec des cimaises montées sur roulettes. Ce lieu accueille pour l’ouverture une rétrospective de la photographe Martine Franck, l’épouse d’Henri Cartier-Bresson morte en 2012, qui fut à l’origine de la fondation.

« Regrouper le patrimoine »

Les pièces à l’étage, le long de la nouvelle façade vitrée, comprennent les bureaux, une bibliothèque pour les chercheurs, ainsi que les salles dévolues à la conservation des archives d’Henri Cartier-Bresson et de sa femme : 50 000 tirages originaux, 200 000 négatifs et planches-contacts, des lettres, ouvrages, articles…

« Ce nouveau lieu permet de regrouper le patrimoine qui était dispersé sur quatre sites et l’équipe qui l’était sur deux », souligne le directeur. Il est surtout plus confortable et mieux adapté aux expositions que le précédent, charmant avec sa verrière et ses escaliers, mais peu pratique et excentré par rapport aux circuits culturels. « L’impasse Lebouis était une opportunité, et elle avait permis d’ouvrir la fondation du vivant d’Henri Cartier-Bresson, souligne François Hébel. Mais elle avait d’énormes contraintes. Il y avait un problème de feng shui ! »

La Fondation HCB, reconnue d’utilité publique, a un fonds inaliénable et s’interdit tout tirage posthume. Elle a financé son déménagement grâce à la vente de ses anciens locaux, à des subventions publiques (région, Mairie et ministère de la culture) et à la dispersion d’une partie de son trésor de guerre, que Henri Cartier-Bresson avait laissé à cet effet : des tirages en double vendus chez Christie’s en 2011 et quelques portfolios achetés directement par des collectionneurs. La famille de Martine Franck a aussi offert la bibliothèque.

Le déménagement dans ce quartier fréquenté, non loin du Musée Picasso ou du Centre Pompidou, s’inscrit clairement pour la fondation dans une stratégie de développement. Créée en 2003, celle-ci a réussi en quinze ans à trouver son équilibre financier et à s’implanter avec succès dans le paysage culturel parisien, avec une approche originale : au-delà de la conservation et de la diffusion de l’œuvre d’Henri Cartier-Bresson, la fondation menée par Agnès Sire a surtout développé un programme d’exposition pointu de photographes historiques et contemporains (Jeff Wall, Mitch Epstein, Pieter Hugo, Saul Leiter…) et créé un prix biennal doté de 35 000 euros.

En 2017, la directrice, qui a porté toute l’aventure, a choisi de passer la main à François Hébel pour se contenter d’un poste de directrice artistique. Ce dernier, qui a dirigé l’agence Magnum – où il a rencontré Agnès Sire – et pris la tête par deux fois des Rencontres photographiques d’Arles, fait le pari de faire rayonner l’institution en créant un programme de conférences plus étoffé à partir de janvier 2019, en développant les actions pédagogiques et les activités à l’international et en augmentant la fréquentation des expositions – qui tournaient jusqu’ici autour de 50 000 visiteurs, et jusqu’à 100 000 pour l’exposition Raymond Depardon.

LA FONDATION FONCTIONNERA AVEC UN BUDGET D’ENVIRON 1 MILLION D’EUROS, FINANCÉ SANS SUBVENTION

La fondation, qui fonctionnera avec un budget d’environ 1 million d’euros, financé sans subvention par ses ressources propres et l’aide de sponsors, a d’ores et déjà étendu son amplitude horaire, légèrement augmenté ses tarifs, et prévoit d’étoffer sa petite équipe de huit personnes.

Reste à François Hébel à trouver les financements pour ses ambitions, qui concernent également une « perle » cachée dans le sous-sol : une belle cave voûtée qui abritait autrefois les stocks d’un commerçant perlier du Marais, rachetée par la fondation, qui doit devenir un espace d’exposition supplémentaire.

Fondation Henri Cartier-Bresson, 79, rue des Archives, Paris 3e. A partir du 6 novembre. Du mardi au dimanche, de 11 heures à 19 heures.

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Vernissage ce soir : "Les Iconiques de Kate Barry"· Organisé par Artcube, 9 place Furstemberg, 75006 Paris

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C’était au début des années 90, Kate venait de réaliser ses premières collections de mode. Tout naturellement Jane pose avec ses créations pour une séance photo. Robe Sculptural, Jane sublimée. Très peu de temps après Kate vient me voir avec sa première séance photo. Des portraits de son amie France Gall après la mort de Michel Berger. Des photos simples, fortes, « senties » par une femme qui avait compris la douleur.


La photographe était née. Naturellement, nous organisons ensemble des projets. D’abord ses muses, Jane, l’aimante et ses sœurs chéries, Charlotte et plus tard Lou. En fait Kate ouvre la voie à la photo réaliste. La photo qui ne triche pas.  Fini avec Kate, les visages surexposés, les faux semblants, mais au contraire des moments de « vérité ». Des photos qui lui ressemblent. On pouvait lire en-elle en voyant ses images. Regardez les yeux des actrices quand elles regardent Kate. Elles sont elles, avec bienveillance et générosité. Une liberté totale en face de son objectif. Comme si l’appareil photo n’était plus un filtre avec la réalité.


Très vite et bien, Kate trouve sa lumière, impose sa technique, ses cadrages. Son style est nouveau, reconnaissable au premier regard. Si Kate vient de la mode, la mode pourtant n’est pas « son sujet ». Kate s’en sert pour servir l’imaginaire de ses prises de vues, « faire des tableaux ». Kate reniflait une atmosphère qui collait à sa sensibilité. Mariage parfait entre le lieu, la lumière, le maquillage qui ne se voit pas… et souvent du silence, l’enveloppant, collée à son modèle.


Kate vit sa nostalgie, pudique, il est impossible de parler d’elle au passé. On peut dire d’elle qu’elle était altruiste, gentille, se préoccupant de l’autre, demandant toujours « ça va toi ? ». Mais Kate c’était aussi, l’humour, des rires. Et beaucoup d’enthousiasme. On faisait trainer les moments de travail pour échanger sur la vie, les passions, la photographie, la famille, les copains, les hauts, les bas, le naturel de la vie qui se déroule.


Qui pouvait lui dire non, une fois en face d’elle. Ni Vanessa, ni Catherine Deneuve ni toutes ces stars qui la rencontrent et quelle photographie et qui lui donne leurs émotions.  Ces muses qu’elle aime et retrouve régulièrement, respectueuses d’elle, de son travail. Elles aiment autant ses photos que sa présence. Kate te rencontrer c’était t’aimer pour longtemps. Carla Bruni enregistre son premier album. Naturellement, instinctivement tu es celle qui avec sensibilité fera l’image symbolique de Carla chanteuse, loin des paillettes et du paraitre. Photos poétiques, mises en scène, moments volés, moments arrêtés, moments gravés, tu aimes la photo. Ta famille, tes amours, tes amis, fiers de l’être. Tu es une artiste.

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Carburants...

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Galerie Templon - DAVID LACHAPELLE - Letter to the World

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Galerie Templon

DAVID LACHAPELLE     

Letter to the World   

3 NOVEMBRE - 29 DÉCEMBRE 2018    

PARIS – GRENIER SAINT LAZARE

David LaChapelle revient à Paris avec une exposition conçue spécialement pour l’espace du 28 rue du Grenier Saint-Lazare. Scénographiée comme un parcours à travers l’imagination de l’artiste, Letter to the World réunit œuvres anciennes, devenues iconiques, et nouvelle production inédite.

Les deux étages de la galerie s’organisent comme un dialogue entre deux mondes : de la destruction à l’utopie, des excès à la rédemption.

Au sous-sol, David LaChapelle met en scène une civilisation au bord de l’effondrement, traversée par les excès de la société de consommation, le culte de la célébrité, et les dangers environnementaux. Seismic Shift, Death by Hamburger et Addicted to Diamonds cotoient les portraits d’Andy Warhol, David Bowie ou Michael Jackson. Des natures mortes déjantées répondent aux paysages industriels. Au-delà des interrogations politiques que cet ensemble soulève, se dessine en creux une réflexion sur le rôle de l’artiste et du spectateur : notre aspiration à la beauté et la jeunesse éternelle, le désir complice d’un bien être matérialiste toujours insatisfait.

Au rez-de-chaussée, David LaChapelle répond à ce monde apocalyptique par un « New World » fantastique. Guidé par son admiration pour les grands maîtres de l’histoire de l’art, il développe une vision onirique d’un paradis sauvage. Cela fait 10 ans que David LaChapelle s’est installé dans la jungle de Hawaï. En quête de spiritualité et d’une vie plus saine, il

révèle avec ses nouvelles photographies un aspect inattendu de ses recherches. Ses images sont baignées de couleurs électriques, composées comme des collages. Elles convoquent à la fois les débuts de la photographie, William Blake, Léonard de Vinci ou l’iconographie religieuse.

Pour la première fois, David LaChapelle expose également quelques-unes de ses toutes premières photographies, datées de 1983 à 1989. Réalisées en processus analogique avec peinture sur négatif, elles manifestent déjà la sensibilité de l’artiste et l’appel de la nature.

David LaChapelle entremêle avec virtuosité histoire de l’art et références populaires, street culture et questionnements métaphysiques, pour dresser une allégorie saisissante de la culture du XXIème siècle. L’un des photographes les plus publiés ces vingt dernières années, il se concentre depuis 2006 sur l’aspect artistique de sa pratique.

Ces dernières années, il a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et rétrospectives à l’international y compris au Groninger Museum aux Pays-Bas (2018), à la Casa dei Tre Oci à Venise, au BAM à Mons et au ARA Modern Art Museum de Seoul (2017), à la Edward Hopper House, New York, au MOCA Bangkok et une rétrospective multi-site à Montevideo en Uruguay (2016), au Palazzo delle Esposizioni à Rome (2015), au Hangaram Art Museum en Corée (2012), à la Galerie Rudolfinum à Prague (2011/2012) et au Fotografiska Museet de Stockholm (2012), au Tel Aviv Museum of Art et au Museum of Contemporary Art de Taipei (2010), à La Monnaie de Paris (2009), au Palazzo Reale à Milan (2007) et au Barbican Centre de Londres (2002). Ses œuvres sont présentes dans de grandes collections internationales dont celles du Los Angeles County Museum of Art, de la National Portrait Gallery à Londres et de la National Portrait Gallery à Washington, D.C.

En 2017, LaChapelle a publié le projet le plus extensif de sa carrière : Lost & Found et Good News sont les deux derniers volumes d’une anthologie qui en compte cinq, LaChapelle Land (1996), Hotel LaChapelle (1999) et Heaven to Hell (2006).

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IMG_1951Reportage photographique : J. Snap

 

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Erdogan à la commémoration du 11 novembre : ce qu’il faut avoir le courage de lui dire

La présence de M. Recep Tayyip Erdogan, qui perpétue le négationnisme d’Etat de la Turquie à l’égard du génocide des Arméniens, ne doit pas être interprétée comme une caution apportée à ses méthodes, car « la paix ne saurait passer par les non-dits ou la complaisance envers les crimes du passé comme du présent », explique un collectif de personnalités dans une tribune au « Monde ».

Collectif

A l’initiative de la présidence de la République, quatre-vingts chefs d’Etat et de gouvernement sont invités à participer aux célébrations du centenaire de l’Armistice de la première guerre mondiale. Comme l’a déclaré Emmanuel Macron, cet événement entend se réclamer du « plus jamais ça » qui avait sous-tendu « la volonté » de rendre désormais impossibles les horreurs de la première guerre mondiale.

Dans cet esprit, l’Elysée a indiqué que les commémorations, qui ne donneront pas lieu à un grand défilé militaire mais à un forum pour la paix, auront pour objet que la « paix chaque jour gagne du terrain, parce qu’aujourd’hui, chaque jour, elle en perd ».

Lors de l’inauguration de l’Historial franco-allemand de la Grande Guerre du Hartmannswillerkopf (Haut-Rhin), le 10 novembre 2017, M. Macron, insistant sur l’importance du devoir de mémoire, avait entre autres affirmé que « 2018 ne sera pas une année de triomphalisme, mais un miroir tendu à notre monde d’aujourd’hui qui, si souvent encore, choisit la radicalité, la brutalité, la violence comme réponse à des problèmes qui appelleraient bien plutôt le dialogue et la main tendue, quel que soit le poids de souffrance que ces problèmes comportent ».

Il avait confirmé ses intentions le 25 septembre, lors de son discours à la 73e Assemblée générale des Nations unies en déclarant : « N’oubliez jamais que les génocides qui ont fait que vous êtes là aujourd’hui étaient nourris par les discours auxquels nous nous habituons. »

Un nationalisme agressif

Si les personnalités signataires de ce texte ne peuvent que souscrire à ces propos, elles s’inquiètent cependant que leur portée ne soit dénaturée par la venue aux célébrations du centenaire d’autorités qui, au lieu de tirer les leçons du passé et d’en condamner les atrocités, s’en solidarisent par le déni et perpétuent aujourd’hui dans leur gouvernance les maux que ce grand rassemblement international voudrait combattre.

Il en va notamment ainsi de la présence de Recep Tayyip Erdogan, qui espère nous « habituer » à l’odieux négationnisme d’Etat de la Turquie à l’égard du génocide des Arméniens, perpétré durant la Grande Guerre par le gouvernement « Jeunes-Turcs ».

Ce chef d’Etat n’a, semble-t-il, tiré de ce génocide qu’un seul enseignement : le fait que le crime peut s’avérer payant. Et en tout cas depuis son accession à la présidence turque, il renvoie à lui seul l’image de cette « radicalité », de cette « brutalité », de cette « violence » qu’il s’agit aujourd’hui d’éradiquer pour que ne se reproduisent pas les horreurs du passé.

CE CHEF D’ETAT N’A, SEMBLE-T-IL, TIRÉ DE CE GÉNOCIDE QU’UN SEUL ENSEIGNEMENT : LE FAIT QUE LE CRIME PEUT S’AVÉRER PAYANT

Jusqu’à ce jour, l’Etat qu’il dirige continue de professer un nationalisme agressif, doublé depuis l’arrivée au pouvoir du Parti de la justice et du développement (AKP), d’un islamisme revendiqué. Il maintient l’occupation militaire de Chypre, membre de plein droit d’une Union européenne qu’il prétend pourtant vouloir intégrer.

Cet Etat perpétue l’oppression de ses minorités, en particulier les Kurdes, contre lesquels il mène une guerre qui ne dit pas son nom à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. Il attise les feux du djihadisme et de l’antisémitisme en incitant à une haine inextinguible contre Israël, tandis que les atteintes aux libertés à l’intérieur même de la Turquie gravissent des sommets.

Cet Etat est encore cette année la plus grande geôle du monde pour les journalistes. Il compte 55 000 prisonniers politiques et a vu le licenciement en deux ans de 150 000 fonctionnaires pour délit d’opinion. Et il ne s’agit là que de quelques exemples, parmi tant d’autres, des turpitudes dont il se rend responsable.

Nécessaire clarté

Aussi, quelles que soient les raisons pour lesquelles la République juge utile de dérouler le tapis rouge devant Erdogan, les signataires de cet appel entendent lui dire en face que personne n’est en France dupe de ses agissements.

Et ils affirment avec détermination que la paix ne saurait passer par les non-dits ou la complaisance envers les crimes du passé comme du présent, les politiques de haine et de discrimination. Ils enjoignent à M. Erdogan de renoncer à ses pratiques délétères, à son nationalisme agressif et à son islamisme politique qui sont antinomiques de la volonté de paix à laquelle nous invite cette date anniversaire, si lourde en symboles.

Ils demandent au président de la République de faire montre de la clarté nécessaire envers son « invité », afin que sa présence ne puisse en aucun cas être interprétée comme une caution apportée à ses méthodes, à sa gouvernance, à son régime et à ses manifestations de violence qui n’ont pas leur place dans le message que se doit de porter le centième anniversaire de l’Armistice.

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Premiers signataires

Stéphane Audouin-Rouzeau, historien ; Nicolas Aznavour ; Annette Becker, historien ; Hamit Bozarslan, historien ; Pascal Bruckner, philosophe ; Gérard Chaliand, stratégiste ; Youri Djorkaeff, footballeur ; Costa-Gavras, cinéaste ; Robert Guédiguian, cinéaste ; Ahmet Insel, économiste éditeur et politologue ; Laurent Joly, historien ; Jacques Julliard, écrivain ; Arno Klarsfeld, conseiller d’Etat ; Beate Klarsfeld, présidente de la Beate Klarsfeld foundation ; Serge Klarsfeld, président de l’Association des fils et filles de déportés juifs de France ; Georges Képénékian, ex-maire de Lyon ; Daniel Leconte, producteur ; Mathieu Madénian, humoriste ; André Manoukian, musicien ; Richard Odier, président du Centre Simon-Wiesenthal ; Nicolas Offenstadt, historien ; Michaël Prazan, cinéaste ; Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l’homme ; Henry Rousso, historien ; Mario Stasi, président de la Licra ; Yves Ternon, historien ; Charles Villeneuve, journaliste

Autres signataires : Benjamin Abtan, président de l’Egam (European Grassroots Antiracist Movement) ; Cengiz Aktar, professeur à l’Université d’Athènes ; Daniel Auguste, président du comité de soutien aux chrétiens d’Irak ; Claude Barouch, président de l’Union des patrons et professionnels juifs de France; Patrick Baudouin, président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme ; Marine Brenier, députée (LR, Alpes-Maritimes) ; Vedat Bingol, coprésident du Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) ; Jean-Claude Boucher, député ; Valérie Boyer, député (LR, Bouches-du-Rhône) ; Luc Carvounas, député (PS, Val-de-Marne) ; Fevziyé Erdemirci, coprésident du CDK-F ; Sacha Ghozlan, président de l’Union des étudiants juifs de France ; Bruno Gilles, sénateur (LR, Bouches-du-Rhône) ; Stéphane Hasbanian, avocat ; Patrick Karam, président de la Chrédo (Chrétiens d’orient en danger) ; Raymond Kévorkian, historien ; Mohamed Laqhila, député (Modem, Bouches-du-Rhône) ; Jacky Mamou, président d’Urgence Darfour ; Evagoras Mavrommatis, président de la communauté chypriote de France ; Alain Milon, sénateur (LR, Vaucluse) ; Claire Mouradian, historienne ; Renaud Muselier, député européen et président de la région PACA ; Kendal Nezan, président de l’Institut kurde de France ; Erol Ozkoray, écrivain ; Mourad Papazian et Ara Toranian, coprésidents du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France ; Seta Papazian, présidence du Collectif Van (Vigilance arménienne contre le négationnisme) ; François Pupponi, député (PS, Val d’Oise) ; Rudy Reichstadt, directeur de l’Observatoire du conspirationnisme ; Pierre Rigoulot, historien ; Simone Rodan, politologue ; Bernard Schalscha, rédacteur à la revue La Règle du jeu ; Dominique Sopo, président de SOS Racisme ; Guy Teissier, député (LR, Bouches-du- Rhône) ; Séta Théodoridis, présidente de la communauté hellénique de France ; Valérie Toranian, directrice de la Revue des deux Mondes ; Martine Vassal, présidente (LR) de la métropole Aix-Marseille  ; Joyce de Wangen-Blau, professeur émérite des Universités

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Bretagne - morbihan

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mercredi 7 novembre 2018

Et François Hollande en remet une couche....

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L’édito du Parisien - Pétain et Bibi

Une polémique et un cafouillage de plus ! Alors qu’Emmanuel Macron poursuivait ce mercredi son « itinérance mémorielle » dans les Ardennes, c’est justement par l’Histoire qu’il est venu commémorer que le président a été rattrapé. En cause, l’hommage qui devait être rendu samedi aux Invalides aux Maréchaux de la Grande Guerre, Philippe Pétain compris. En jugeant « légitime » cet hommage à celui qui, dit-il, fut « un grand soldat pendant la Première Guerre mondiale », même s’il a ensuite « conduit des choix funestes », Macron a rouvert un vieux débat et déclenché une salve de critiques. Doit-on célébrer en vertu de son passé glorieux en 1918 celui qui fut ensuite le chef du gouvernement de Vichy et le symbole de la Collaboration ? Pas facile de dissocier les deux figures du Maréchal qui fut frappé d’indignité nationale au lendemain de la 2e Guerre mondiale. « Le choix de Pétain, c’est pas Bibi », aurait pu dire Macron, puisque c’est l’état-major des armées qui est à l’origine de cet hommage aux Maréchaux (auquel le président lui-même n’assistera pas). Mais il assume. « Je n’occulte aucune page de l’Histoire », déclare-t-il. Sauf que mercredi soir, Pétain ne faisait plus partie des maréchaux devant être honorés samedi. Un rétropédalage calamiteux. Il aurait sans doute été plus simple de s’éviter cette nouvelle polémique en célébrant l’ensemble des Poilus et donc en refusant à l’état-major cet hommage solennel aux chefs militaires dont les décisions à l’époque ont parfois entraîné l’hécatombe des troupes dans les tranchées.     

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