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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 17 septembre 2018

Extrait du film BLOW UP

blow

David Hemmings et Jane Birkin

Posté par jourstranquilles à 06:40 - Film, Théâtre, Spectacle, TV, Clip, Court métrage - Commentaires [0] - Permalien [#]

Reportage : La flamme vacillante du Burning Man

Par Stéphanie Chayet - Le Monde

Chaque été, une foule hallucinée converge dans le désert du Nevada pour une semaine d’excentricités. Fondé sur des principes anticommerciaux et écologiques, le Burning Man est devenu un rituel de rentrée pour les millionnaires de la Silicon Valley.

La semaine avait mal commencé, par l’une de ces tempêtes de poussière qui peuvent durer dix minutes ou, en l’occurrence, toute une journée. La visibilité quasi nulle avait exigé la fermeture des portes, immobilisant huit heures durant l’interminable caravane de voitures, de camions et de camping-cars qui se pressait devant l’entrée, toutes fentes calfeutrées.

A l’intérieur du périmètre, les bourrasques soulevaient de furieux tourbillons de particules fines comme du talc, secouant les villages en construction, piquant les yeux, s’infiltrant dans les tentes, les sacs de couchage, les provisions. Et puis le vent a fini par tomber, révélant le décor étincelant d’un lac asséché depuis dix mille ans, encerclé de montagnes aux reflets argentés. Quelques cyclistes en monokini, en tutu ou en haut-de-forme sont sortis de leurs campements.

« Dégustation de whisky et cornichons pour fêter le retour du soleil ! », a craché le mégaphone d’un homme aux cils blanchis par la poussière. De toutes parts, des véhicules mutants en forme de requin, de téléphone à cadran, de méduse, de soucoupe volante, d’île tropicale ou de galion se sont élancés, à la vitesse maximale autorisée de 8 kilomètres-heure, en direction de la playa, comme on appelle ici l’immense piste aux étoiles de ce cirque imaginé par de grands enfants dans un désert inhospitalier.

Tentes, yourtes, caravanes, tipis

Bienvenue à Black Rock City. « Welcome home », disent les hôtes, qui vous serrent dans leurs bras à l’entrée, avant de vous demander de vous rouler par terre, un ­baptême de la poussière réservé aux newbies, les non-initiés. Attention, vous n’êtes pas dans un festival : créé en 1986 par l’Américain Larry Harvey, mort en avril d’un AVC à l’âge de 70 ans, le Burning Man se définit comme une rencontre artistique, un mouvement culturel, une ville éphémère, le rassemblement annuel d’une communauté.

D’après la légende, c’est pour surmonter une déception amoureuse que le fondateur incendia pour la première fois un mannequin en bois, l’« homme en feu » éponyme, sur une plage de San Francisco, entouré d’amis et de badauds. Une cérémonie païenne jugée dangereuse par les pompiers californiens, qui l’obligent à déménager, en 1990, dans un désert du Nevada.

LE BURNING MAN EST GOUVERNÉ PAR DIX COMMANDEMENTS, DE L’AUTOSUFFISANCE À LA PROMESSE DE NE PAS LAISSER DE TRACE

Au fil des années, la manifestation devient une ville de tentes, yourtes, caravanes, tipis et autres bulles géodésiques, dotée de services publics (des urgences médicales et un poste de police) et d’un plan en amphithéâtre romain. Elle est gouvernée par dix commandements, allant de l’autosuffisance « radicale » à la promesse de ne pas laisser de trace, en passant par le don, l’inclusion et la libre expression. Les « burneurs », comme ils se désignent, apportent leur toit, leurs vivres et leur contribution désintéressée au bien-être général, puis repartent avec leurs déchets, y compris leur eau de vaisselle. Inutile de prendre son portefeuille : on ne peut rien acheter sur place, à part des sacs de glaçons et du café.

D’abord repaire de hippies plus ou moins dénudés, le Burning Man devient l’aire de jeux privilégiée de la Silicon Valley après la parution, en 1996, d’un reportage dans le mensuel Wired, la bible des nerds. De 8 000 personnes cette année-là, la ­fréquentation bondit à 25 000 en 2000, 51 000 en 2010 et jusqu’à 70 000 aujourd’hui, le maximum autorisé par le Bureau of Land Management (BLM), l’agence fédérale qui gère les parcs nationaux. En mars, les entrées – 425 dollars pièce (environ 365 €) – se sont envolées en une demi-heure sur Internet. Les billets contrefaits sont légion.

Amplifié par un afflux récent de jeunes milliardaires du Web et autres DJ célèbres, ce succès jette le trouble dans la vieille institution, désormais privée de son « philosophe en chef », le titre que Larry ­Harvey s’était attribué. « Depuis peu, certains problèmes menacent le tissu de notre communauté », regrette le Manuel de survie 2018 publié par les organisateurs, citant notamment les milliers de vélos abandonnés sur le site l’année précédente, « un nombre alarmant de shootings de mode sur la playa » et un appétit croissant pour les œuvres et performances tape-à-l’œil.

A l’extérieur, on reproche au Burning Man son bilan carbone désastreux et son manque de diversité (1 % des participants se classe parmi les Afro-­Américains). A l’intérieur, on s’inquiète de son embourgeoisement et de la recrudescence des sparkle ponies, les poneys à paillettes, ces beautés surlookées au bénéfice d’Instagram. Que reste-t-il de la contre-culture si l’on aperçoit, comme cette année, l’héritière Paris Hilton et la pop star Katy Perry sur la playa ?

Parades de licornes et « yoga alcoolisé »

Burneur depuis 2007, Tim Bragg, alias Shan Man, ne boude pas son plaisir. « Il y a ici deux lois infaillibles, commence-t-il, lancé sur un vélo festonné de guirlandes lumineuses (la nuit, tout le monde clignote comme un sapin de Noël), ses longs dreadlocks blonds ramassés en couettes. La fin de la semaine arrive en un clin d’œil, et on passe à côté de la ­majorité des trucs. » La première année, ce plombier de Santa Cruz n’a pas fermé l’œil, et il a quand même eu l’impression de tout rater : trop de rencontres à faire, de sculptures à escalader…

Thérapie de choc contre la FOMO – pour Fear of missing out, cette peur contemporaine de ne pas être au bon endroit au bon moment –, la ville regorge à toute heure d’innombrables happenings et séminaires, sets de DJ, ateliers de respiration holotropique, parades de licornes, initiations chamaniques, cours de macramé, de « yoga alcoolisé » ou de reiki.

On peut se rendre fou avec un programme ou bien lâcher prise et suivre le courant ; par exemple, s’éclipser d’une séance de méditation rendue inopérante par le dubstep de la sono voisine et se voir aussitôt proposer un bain de pieds à la lavande ou le vernissage d’un ongle – un seul – en rose fluo. Tout se paye en étreintes chaleureuses. Avec un peu de chance, un cocktail apparaîtra sur le chemin du retour, à moins que ce ne soit un bol de soupe miso, préparée par un campement de Japonais. « Playa provides », disent les burneurs : ayez confiance, la playa vous donnera ce qu’il vous faut.

« ICI, LES GENS S’INTÉRESSENT À QUI VOUS ÊTES, NON À CE QUE VOUS FAITES »

TIM BRAGG, PARTICIPANT DE L’ÉDITION 2018

Elle a procuré à Tim Bragg sa fiancée, la belle Emily Bondor, une apicultrice de 30 ans partageant sa connaissance de la danse classique et son penchant pour la nudité, rencontrée en 2013 devant le Costco Soulmate Exchange, un campement qui propose de vous trouver l’âme sœur après un long questionnaire de personnalité. Dès le lendemain, Blondor – son nom de playa – enfilait l’uniforme rouge du village de Tim, le Black Rock City Animal Control, pour aller capturer des burneurs déguisés en lapin lors de leur défilé annuel, la « Million bunny march ». Comme d’autres offrent des cupcakes, des bières, des massages, l’Animal Control se donne en spectacle, jouant la même petite pièce absurde tous les ans sur la playa.

Fondé en 2000, le campement a permis le maintien de liens affectifs étroits entre des membres géographiquement dispersés entre la Californie, Seattle, Denver et New York. Nombre d’entre eux ont de brillantes carrières dans des ­entreprises high-tech – chez Facebook ou Microsoft –, mais on y croise aussi des cracheurs de feu, un créateur de bijoux, une infirmière. « Ce sont des gens qui s’intéressent à qui vous êtes, non à ce que vous faites », commente Tim, vêtu d’une nappe en tissu provençal et d’une casquette de base-ball.

Au fil des ans, ils ont constitué une infrastructure, dont la pièce maîtresse est un semi-remorque équipé de lits superposés et d’une douche à pédale – la « batcave » – qui reste toute l’année dans la région avec les vélos et le gros matériel. Tous les membres retroussent leurs manches quand vient l’heure de remballer.

Campements clés en main

Katya n’aura pas besoin de plier sa tente. Le campement de cette avocate d’origine russe est assemblé puis démonté par une entreprise, un arrangement de plus en plus courant, même s’il contrevient au décalogue de Larry Harvey. Tentes climatisées, douches extérieures, cuisine industrielle avec chambre froide, « vanity room » pleine de miroirs, costumes et accessoires, eau fraîche à volonté : elle est arrivée les mains dans les poches, mais non sans obligations, comme tenir le bar ou préparer certains repas en équipe. « Une bonne façon de rencontrer des gens intéressants », dit-elle.

Fondé par une petite bande comprenant un ex-PDG de MTV et le propriétaire d’un célèbre gratte-ciel de Manhattan, le camp est réputé pour sa tente de méditation décorée de gongs tibétains, ses deux bolides à la Mad Max et ses fêtes à tout casser. Plus haut encore sur l’échelle sociale, les controversés « plug and play » sont des villages clés en main, avec Wi-Fi (un sacrilège dans ce désert numérique), sherpas, cuisiniers et camping-cars de luxe, comme sur les tournages de cinéma.

Leurs clients se posent en avion sur l’aérodrome temporaire de Black Rock City, munis de tableaux Excel détaillant leur calendrier mondain comme pour un Davos dans le désert. Il y a deux ans, le White Ocean, l’un de ces campements pour les 1 % les plus riches, a été vandalisé. Le début d’une lutte des classes ?

« On reste égaux face à la poussière », philosophe Chris, alias Brimstone, un programmeur et DJ new-yorkais, amateur de vestes à brandebourgs et bandanas colorés. Malgré les foulards, les masques de chantier, les lunettes de ski que tout burneur doit avoir sur soi, les whiteouts – ces fameux tourbillons blancs – ­provoquent des crises de nerfs, voire des départs anticipés. Autre nuisance égalitaire : le bruit. Les énormes « sound camps » et leurs sonos à 1 million de dollars ont beau être confinés aux marges de la ville, les tympans sont assaillis à toute heure dans cette rave extravagante (le bon côté des choses : il est théoriquement possible de danser non-stop pendant une semaine sur de l’excellente musique).

« L’EXPÉRIENCE VOUS POUSSE À LA LIMITE. VOUS EN ÉMERGEZ PLUS CENTRÉ, PLUS HONNÊTE – PLUS VOUS-MÊME »

CHRIS, ALIAS BRIMSTONE, DJ

Sans compter le bourdonnement des milliers de groupes électrogènes, les journées brûlantes, les nuits froides, les levers de soleil à ne rater sous aucun prétexte, le travail manuel, les longues distances à vélo : le manque de sommeil fait partie du lot. « Le Burning Man est censé vous épuiser, vous briser », poursuit Brimstone. Pour Tim, « l’expérience vous pousse à la limite, physique et mentale, ce qui entraîne souvent un débordement émotionnel. Vous en émergez plus centré et plus honnête – plus vous-même ».

Il avait raison, la semaine est passée en un clin d’œil. Samedi, en milieu d’après-midi, les véhicules mutants ont commencé à prendre position autour du colosse à brûler, disposés en cercle comme une caravane du Far West. Les nouveaux magnats de la tech collectionnent apparemment ces chars de carnaval comme les modèles réduits de leur enfance : leur nombre augmente si vite que même les burneurs vétérans en découvrent à chaque fois des dizaines. Aucun jouet n’est trop grand, pas même ce Boeing 747 arraché à un cimetière d’avions pour entamer une carrière de boîte de nuit dans le désert grâce à l’argent d’un capital-risqueur.

Un crash de locomotives, une féerie de drones, une forêt de tubes LED, une longue enfilade de cerceaux lumineux synchronisés à de la musique, une énorme boule disco : jour et nuit, la playa en met plein les yeux.

Pourtant, rien ne prépare à la démesure de la cérémonie postmoderne du « man burn », avec ses néons par milliers, sa cacophonie, ses danseurs du feu, ses rayons laser, ses explosions pyrotechniques et son énorme brasier final, dont on n’ose imaginer le coût en CO2. « Ils utilisent des lance-flammes à essence », commente Troy Sandal, alias Focus, un ingénieur en informatique de San Francisco qui a longtemps été ranger, et qui participe au périmètre de sécurité autour des feux. Troy concède que l’événement n’est « pas très écolo », mais il revient depuis quinze ans pour la bienveillance, les mille actes de gentillesse que l’on y observe au cours d’une journée. « Je suis venu la première fois après une visite des champs de la mort au Cambodge, et le Burning Man a restauré ma foi en la nature humaine. »

« Bad trip » au Zendo

Alors que la fête bat son plein sur la playa, une bénévole du Zendo Project, une association de réduction des risques liés à l’usage de substances psychédéliques, débarque au poste de secours, un survêtement à la main. On la conduit vers un jeune homme pâle, nu et désorienté, sanglé sous une couverture de survie argentée. Lorsque les rangers l’ont trouvé, il avait perdu son vélo, ses vêtements et la mémoire. « C’est drôle, tu as un œil qui regarde vers le haut et l’autre vers le bas », dit-il à sa visiteuse, qui le libère de la civière pour l’escorter vers le QG de l’association, une grande yourte en carton plantée à quelques pas.

« ICI, ON M’A PROPOSÉ DES CARAMELS AUX CHAMPIS, DE L’ACIDE, DE LA MESCALINE, DE LA KÉTAMINE, DE LA MDMA ET DU GAZ HILARANT » KATYA, PARTICIPANTE DE L’ÉDITION 2018

Les burneurs en bad trip sont les bienvenus à toute heure dans ce cocon tapissé de tentures et de coussins, où des bataillons de nounous sont aux petits soins. « Les gens prennent des drogues psychédéliques dans un but récréatif, mais l’euphorie n’est pas toujours au rendez-vous dans cet environnement, qui peut être anxiogène, explique la psychologue Sara Gael, qui dirige l’opération depuis ses débuts, en 2012, et forme les bénévoles, au nombre de trois cents cette année. Ailleurs, on les assomme avec des sédatifs, mais nous préférons les rassurer et les accompagner. Ces expériences difficiles offrent une occasion ­thérapeutique qu’il serait dommage de rater. »

Blotti sous trois couvertures, le jeune homme raconte qu’il a pris du LSD avec tout son campement avant de s’égarer sur la playa, « prisonnier d’une spirale ». Selon Mitchell Gomez, directeur de Dance Safe, une association connue pour intervenir dans les raves, la consommation actuelle de cet hallucinogène de synthèse surpasse le record de 1967, l’année du célèbre « summer of love ». L’Amérique vit ce qu’il est désormais convenu d’appeler une renaissance psychédélique, dont le Burning Man est l’épicentre.

« Depuis que je suis arrivée, on m’a proposé des caramels aux champis, de l’acide, de la mescaline, de la kétamine, de la MDMA et du gaz hilarant », énumère Katya, qui a tout refusé, « trop flippée ». Officiellement hostiles à tout usage de substances illégales, les organisateurs ont fini par tenir compte de l’ampleur du phénomène : après avoir longtemps relégué le Zendo Project aux marges de Black Rock City pour ne pas compromettre la réputation de l’événement, ils l’ont installé cette année aux premières loges sur l’esplanade, juste à côté des rangers, avec qui l’association travaille main dans la main.

Hommages, prières, et dons pour la MDMA

Logiquement, c’est aussi au Burning Man que la MAPS (Multidisciplinary Association for Psychedelic Studies), la compagnie pharmaceutique à but non lucratif qui finance toute la recherche scientifique mondiale sur la MDMA, vient remplir ses caisses. « J’ai rencontré nos principaux donateurs ici », commente son fondateur, Rick Doblin, un charismatique docteur en science politique de Harvard qui a consacré sa vie à la réhabilitation de cette molécule interdite en 1985 après sa conquête des dance floors sous le nom d’ecstasy.

Si Wall Street carbure à la coke, la Silicon Valley préfère les drogues psychédéliques, qu’elle considère comme des outils de développement personnel, et le prouve avec des chèques : la MAPS se targue d’avoir levé 27 millions de dollars pour l’­imminente troisième phase d’essais cliniques de la MDMA dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique, dernière étape avant sa probable autorisation par la Food and Drug Administration américaine. Reste à trouver 9 millions pour l’étude requise par l’Agence européenne des médicaments, censée commencer à l’été 2019. « L’Europe est intéressée par ce traitement pour soigner les réfugiés traumatisés par la guerre », révèle Doblin lors d’un panel au campement Burners sans frontières. Ovation sous le chapiteau.

Très réussi cette année avec sa structure ajourée en forme de vortex, le temple destiné à être brûlé à la fin du Burning Man s’est rempli de mémentos. « Voulez-vous un peu d’argile pour sculpter un objet à y déposer ? », demande Bonnie, une baby-boomeuse aux airs de Farrah Fawcett, sourire Ultrabrite sous cheveux emmêlés, à un homme en tenue de patinage artistique. Il n’a pas le temps de répondre que le cube de glaise est dans sa main, qui le pétrit comme par réflexe. Partout, des hommages à Larry Harvey, des photos de défunts, des prières – « Maman, s’il te plaît, vis encore un an » –, des regrets, des offrandes, des robes de mariée à immoler et des gens qui méditent ou déambulent les yeux mouillés.

L’incendie cathartique de l’édifice, qui clôt les festivités le dimanche soir, offre « un contrepoint spirituel et silencieux » à la bacchanale de la veille, estime Troy Sandal, qui y déposa en 2014 une lettre à son père, disparu sans qu’il ait pu lui dire adieu. Une fois les morts pleurés, les campements démontés, le désert ratissé, cette humanité en mal de rite, de lien et de jeu reprend la longue route de l’exode pour retrouver « la vie par défaut », comme on l’appelle ici. A l’aéroport de Reno, un agent au sol d’American Airlines enferme avec un air dégoûté les bagages blanchis dans de grands sacs en plastique, expédiant la poussière de Black Rock City dans le monde entier.

Burning Man 2018 - aerial view - 4k from Philippe Meicler on Vimeo.

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Pauline Moulettes

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Actuellement au Musée des Beaux Arts de Rouen

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La croissance...

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Romy Schneider

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JANE FONDA

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Paradoxale Jane Fonda par Christophe Croshouplon 

Fille d'Henry Fonda, pas vraiment un acteur gauchiste, et d'une mère internée en hopital psychiatrique et qui se suicidera quand sa fille était agée de douze ans, Jane Fonda demeure à la fois l'incarnation d'une actrice activiste très engagée dans la contre-culture des années soixante-dix contre la guerre au Vietnam, et la madonne de l'aérobic made in USA, épouse d'un magnat de la presse. Autant dire un authentique paradoxe. L'actrice, elle, eut besoin de plus de dix ans pour enfin, après une succession de roles classiques dans des productions hollywoodiennes de genres, exploser et se faire un nom sur la scène internationale. Ce furent Barbarella, film de son mari de l'époque Roger Vadim, le découvreur de Bardot, une heroic fantasy à la Flash Gordon hyper sexuée à la Helmut Newton. Puis On achève bien les chevaux de Sidney Pollack, une tragédie sur les années de dépression, un film tres désespéré à l'engagement politique évident.

A compter de, la carrière cinématographique de la fille de Henry Fonda prit son envol, en même temps qu'une réputation d'emmerdeuse parfois accusée d'anti patriotisme – surtout après sa photographie assise sur le siège d'un canon anti-aérien nord-vietnamien, coiffée d'un casque militaire. Photo qui fit scandale et la fit se faire détester par les américains conservateurs, ceux qui aimaient tant son père.

Klute, ou elle irradie dans le rôle d'une prostituée, lui apporta son premier oscar de la meilleure actrice, et les hommages de sa profession. La décennie lui offrit d'autres grands rôles, et uniquement celle-là, car la carrière de Jane prit en quelque sorte fin avec La maison du lac, aux cotés de son père, en 1982, à la quarantaine. Après, ce fut surtout l'aérobic et ses cassettes vidéo, autant dire … un autre genre …Il y eut Tout va bien de Jean-Luc Godard en France, L'oiseau bleu de Cukor – pas vraiment un chef d'œuvre -, Maison de poupée de Joseph Losey – pas un de ses meilleurs -, Le syndrome chinois – sur la guerre au Vietnam, l'année de Apocalypse now … -, le superbe Julia de Fred Zinnemann – un de ses rares chefs d'œuvre. Et puis un retour sous la caméra de Pollack aux cotés de Robert Redford, avec Le cavalier électrique, un bon film sans plus. Sans oublier en 1978 Le retour, pour lequel elle reçut sa seconde statuette à Hollywood.

On avait eu avant La poursuite impitoyable avec Arthur Penn, Les félins de René Clément en 1964 aux cotés d'Alain Delon, Pieds nus dans le parc, La tête à l'envers, et quelques autres – tout ca dans les années 60.

Dans les années 80, pas grand chose de valable, une comédie de seconde main, Comment se débarrasser de son patron, un Pakula moyen, Une femme d'affaires, un Lumet moyen, Le lendemain du crime, un western moyen, Old gringo. Autant dire pas grand chose, à l'exception de la très belle Maison du lac aux cotés de son père et de Katharine Hepburn. Fonda, on retient le sex symbol, la femme engagée, l'actrice au jeu Actor Studio en rupture avec le classicisme, le féminisme affiché, la lutte contre les guerres au Vietnam puis en Irak, un sourire éclatant, un français parfait – presque autant que Jodie Foster. Quelques films surnagent, peu en définitive, souvent elle donna son nom à des productions indignes de son talent. Après Stanley et Iris en 1990, une bluette, 14 ans d absence jusqu’à Sa mère ou moi, une comédie poussive aux cotés de l'insignifiante Jennifer Lopez, et depuis, trois fois rien.

En dépit d'un bilan assez faible, on peut parler de star, ou davantage d'anti-star pour cette actrice dont le charisme et la beauté comme le talent ne font aucun doute. Pas carriériste, capable de se mettre en danger pour aller à rebrousse poil du politiquement correct, et en même temps – aérobic – typiquement américaine dans certaines de ses manifestations les plus caricaturales. Bref, impossible à étiqueter, la dame …

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Vu sur internet

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dimanche 16 septembre 2018

Extrait d'un shooting en extérieur - fille alanguie sur un ponton

sexy

shooting45

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Les sénateurs LREM décident de boycotter l'audition d'Alexandre Benalla, prévue mercredi

Le président du groupe LREM au Sénat, François Patriat, dénonce une "mascarade" concernant l'audition de l'ancien chargé de mission de l'Elysée

Le sénateurs LREM vont laisser leurs chaises vides, mercredi, lors de l'audition d'Alexandre Benalla, indique à franceinfo François Patriat, dimanche 16 septembre, confirmant une information de BFMTV. Le président du groupe LREM au Sénat et trois autres sénateurs vont boycotter l'audition de l'ancien chargé de mission de l'Elysée. "Ils veulent affaiblir le président et l'exécutif. Je considère que la commission d'enquête outrepasse ses fonctions. Le rôle du sénat, c'est de contrôler le gouvernement, pas l'exécutif", estime François Patriat.

patriat

"On ne va pas s'associer à cette mascarade. Le Sénat a d'autres sujets de préoccupation que l'affaire Benalla."

François Patriat à France Info

"La commission et son président essayent de nous dire qu'il y a des zones d'ombre alors que tout a été dit", poursuit le président du groupe LREM au Sénat. Il rejoint par ailleurs la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, quand elle affirme que le Parlement "ne peut pas empiéter sur le domaine judiciaire".

François Patriat estime surtout que l'audition de l'ancien chargé de mission de l'Elysée ne va rien apporter de nouveau : "Dans ces auditions, on tourne en rond, on a le sentiment qu'on essaye de lancer la saison 2 de l'Affaire Benalla. En un mot, le Sénat est tombé bien bas."

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