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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 24 juillet 2017

Procès, arrestations et dénonciations rythment la vie quotidienne en Turquie

liberation liberté presse turquie

Par Marie Jégo, Istanbul, correspondante - Le Monde

Lundi 24 juillet à Istanbul s’ouvre le procès de dix-neuf journalistes et employés de « Cumhuriyet », le plus vieux quotidien du pays. Ils risquent jusqu’à 43 ans de prison pour « soutien au terrorisme », quand bien même leur acte d’accusation est vide.

Emblématique du sort fait à la liberté de la presse en Turquie, le procès de dix-neuf journalistes et employés de Cumhuriyet, le plus vieux quotidien du pays, s’ouvre lundi 24 juillet au palais de justice de Caglayan, à Istanbul, en présence de nombreux défenseurs des droits de l’Homme, venus les soutenir.

Les meilleurs plumes de Turquie – entre autres l’éditorialiste Kadri Gürsel, le caricaturiste Musa Kart, le chroniqueur Aydin Engin, le journaliste d’investigation Ahmet Sik – seront présents sur le banc des accusés.

Sur dix-neuf prévenus, douze sont en prison – la plupart depuis près de neuf mois –, six comparaissent libres, et un seul, Can Dündar, l’ancien rédacteur en chef de Cumhuriyet, aujourd’hui réfugié en Allemagne, est jugé par contumace.

Tous risquent jusqu’à 43 ans de prison pour avoir soutenu, selon l’acte d’accusation, rien de moins que trois organisations terroristes, soit à la fois le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen (accusé d’avoir été le cerveau de la tentative de putsch du 15 juillet 2016), le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le groupuscule d’extrême gauche DHKP/C.

En réalité, les journalistes incriminés n’ont jamais cessé de porter leur plume contre le terrorisme sous toutes ses formes. L’acte d’accusation est fondé sur leurs articles de presse, leurs coups de téléphones, leurs tweets ainsi que sur quelques-unes de leurs déclarations. Aucune preuve tangible de leur implication dans une organisation terroriste ne figure au dossier.

« Le bien être et la paix »

« L’instruction a été bâclée, intentionnellement je dirais, et l’accusation ne tient pas debout. Les accusés n’ont aucun lien avec les organisations terroristes citées. Le parquet a ressorti des conversations téléphoniques très datées et cherche à nous faire croire qu’il s’agit d’une affaire retentissante », résume Abbas Yalcin, l’un des avocats du quotidien.

« Le procès repose sur des charges complètement bidons. Le pouvoir islamo-conservateur cherche à effrayer les intellectuels, les opposants, la jeunesse et tout ce qui reste de l’opposition afin de semer la terreur », estime Bedri Baykam, artiste peintre et galeriste à Istanbul, acquis aux idées du Parti républicain du peuple (CHP, opposition kémaliste), le parti fondé par Atatürk, dont Cumhuriyet est proche.

Le gouvernement, qui dirige par décrets depuis l’imposition de l’état d’urgence le 20 juillet 2016, fait fi des critiques. L’état d’urgence vient d’être prolongé une nouvelle fois pour trois mois et le président Erdogan a assuré qu’il en sera ainsi jusqu’à ce que la Turquie atteigne « le bien être et la paix ». Depuis la tentative de coup d’état du 15 juillet 2016, plus de 160 journalistes sont en prison et 150 médias ont été fermés.

« Les journalistes aussi commettent des crimes et lorsqu’ils agissent ainsi, la justice doit faire le nécessaire. Je tiens à vous dire que ceux que vous décrivez comme des journalistes ont aidé et encouragé le terrorisme », a expliqué le président Erdogan en marge du G20 à Hambourg, le 7 juillet.

« La peur nous colle à la peau »

Les journalistes ne sont pas les seuls incriminés. Depuis le putsch, plus 150 000 fonctionnaires ont été limogés par vagues successives et près de 50 000 personnes ont été emprisonnées, tant des supposés gülenistes que des militants de gauche, ainsi qu’une dizaine de députés du parti HDP (prokurde) et une centaine de maires de villes kurdes.

« 2016 a non seulement été consacrée à l’éviction des personnes éduquées – enseignants, universitaires et autres – de la sphère publique, mais on a essayé de faire disparaître la capacité élémentaire de l’être humain à raisonner », dénonce la jeune auteure Ece Temelkuran dans un point de vue publié par le quotidien britannique The Guardian, le 21 juillet.

« La raison a été débranchée », assure l’artiste Bedri Baykam. La répression confine à l’absurde. Ainsi les Turcs ont-ils appris cette semaine que le port d’un simple t-shirt pouvait les conduire droit au commissariat.

IL SE TROUVE QUE LA PLUPART DES « HÉROS » ONT ÉTÉ APPRÉHENDÉS SUR DÉNONCIATION, UNE PRATIQUE LARGEMENT ENCOURAGÉE PAR LES AUTORITÉS

Quinze personnes ont été interpellées dans tout le pays pour avoir porté un t-shirt avec le mot « Hero » inscrit en grosses lettres, les autorités voyant dans cette mode vestimentaire une forme de soutien déguisé aux auteurs du putsch manqué.

La controverse a surgi lorsqu’un des militaires jugés à Mugla (sud-ouest) pour « tentative d’assassinat » sur le président Erdogan a comparu avec le t-shirt en question.

Mais la plupart des personnes interpellées, dont un couple conduit au commissariat samedi 22 juillet à Antalya, ainsi qu’un adolescent appréhendé à Canakkale (Dardanelles) le même jour, ont assuré ne pas être au courant des dangers que le t-shirt leur faisait courir. Deux personnes sur les quinze ont néanmoins été maintenues en détention dans l’attente de leur procès pour « propagande terroriste ».

Il se trouve que la plupart des « héros » ont été appréhendés sur dénonciation, une pratique largement encouragée par les autorités. C’est également sur dénonciation que dix militants turcs des droits de l’homme, dont la directrice d’Amnesty International pour la Turquie, Idil Eser, ont été arrêtés le 5 juillet sur l’île de Büyükada, ainsi que deux formateurs (un Suédois et un Allemand). Le 18 juillet, six d’entre eux ont été mis en détention, tandis que les quatre autres étaient relâchés et placés sous contrôle judiciaire. Depuis, les quatre ont été à nouveau arrêtés.

« La peur nous colle à la peau », affirme Hasan (le prénom a été changé), un fonctionnaire qui dit se sentir « en permanence comme un coupable en puissance ». Dans son administration, « c’est devenu la mode de partager sur les réseaux sociaux le plus de photos possible attestant de la présence des fonctionnaires aux grands rassemblements organisés par l’AKP (le parti de M Erdogan, au pouvoir depuis 2002). Ces témoignages nous serviront de bouclier, le jour où… »

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Extrait d'un shooting - jeux de rôles - le cadeau (c'est Noël avant l'heure)

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Emily Ratajkowski

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Moi aux Frigos

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Mademoiselle A en concert pour la Fête du 14 juillet

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Extrait d'un shooting - enceinte

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De Gaulle. 1967, le Québec se souvient

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Jusqu'à jeudi, les visiteurs peuvent investir le balcon d'où le général de Gaulle prononça sa déclaration-choc, il y a tout juste un demi-siècle.

Le 24 juillet 1967, le général de Gaulle plongeait le Canada en état de choc et ravissait les indépendantistes en ponctuant son discours de Montréal, depuis le balcon de l'hôtel de ville, d'un tonitruant « Vive le Québec libre ! ». Cinquante ans après, le fameux balcon est de nouveau accessible au public... le temps, cette semaine, d'une exposition.

« C'est le balcon où était De Gaulle ? » Une famille de Français, en tenue estivale et appareil photo en main, interroge ses voisins avant d'immortaliser l'imposant ouvrage de pierre, à six colonnes frontales, au centre de la façade de l'hôtel de ville de Montréal. C'est de là qu'il y aura 50 ans demain, Charles de Gaulle, alors président de la République française, se saisit d'un micro. Alors qu'il n'était pas prévu qu'il s'adresse à la foule, il clama, ovationné par 15.000 Québécois rêvant d'indépendance, cette phrase restée célèbre : « Vive Montréal, vive le Québec, vive le Québec libre, vive le Canada français, vive la France ! ». « Un discours qui a marqué l'Histoire, le Québec et la France », souligne Marie-Ève Bonneau, responsable des activités de l'hôtel de ville de Montréal.

Comme un libérateur

Ce cri de ralliement, sorti de la bouche de l'ancien chef de la France Libre, ne peut que donner, à l'époque, une impulsion à un mouvement indépendantiste encore balbutiant. D'autant que le général ajoute : « Je vais vous confier un secret. Ce soir, ici et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération ».

Le Canada fédéraliste et anglophone juge, en revanche, ces propos « inacceptables ». « Les Canadiens n'ont pas à être libérés », s'emporte le Premier ministre, Lester Pearson. Le 25 juillet, imperturbable, Charles de Gaulle poursuit son voyage officiel dans l'ancienne Nouvelle-France et se félicite d'être allé, la veille, « au fond des choses ». Le 26, coup de théâtre : le Canada décide de ne pas l'accueillir, selon certains historiens, tandis que, pour d'autres, c'est lui qui annule sa visite à Ottawa. À l'arrivée à Paris, l'attendent des ministres stupéfaits, une opposition déchaînée, une presse exceptionnellement véhémente. « L'affaire du Canada », titre l'exemplaire daté du 5 août 1967 du magazine français, Paris Match.

Fermé au public depuis près de vingt ans, le balcon d'où le général prononça son discours est, de nouveau, provisoirement accessible, depuis hier et jusqu'à jeudi, le temps d'une exposition rétrospective de cette visite historique, effectuée à l'occasion de l'exposition universelle de Montréal.

« On était très fiers »

« Je revis ces moments avec beaucoup d'émotion », confie Marthe Oliver, une élégante retraitée, venue spécialement d'Ottawa pour visiter l'exposition. « Je me souviens de ce "Vive le Québec libre !", et ça me rappelle de bons souvenirs, étant moi-même de tendance plutôt séparatiste. On était très, très fiers », ajoute-t-elle.

De nombreuses photos retracent l'arrivée de Charles de Gaulle, debout et saluant la foule à bord d'une limousine décapotable, ou le général au balcon. Sa signature apparaît sur le livre d'or de la ville québécoise de Montréal, à gauche d'un dessin en couleur du drapeau tricolore et sous la croix de Lorraine, symbole de la France libre dès 1940. D'autres objets sont aussi exposés, comme le menu du dîner officiel (Saumon de Gaspésie, faisan et « délices du Québec ») donné le 25 juillet, à l'issue de l'inauguration du pavillon français de l'exposition universelle.

Un demi-siècle plus tard, le balcon reste le symbole d'une visite qui a braqué les projecteurs sur la Belle province et ses velléités de devenir un pays. « Le général de Gaulle a mis le Québec sur la carte mondiale, a fait connaître notre existence et notre besoin de liberté, de renouveau », s'enthousiasme Marthe Oliver.

Cette soif d'indépendance a cependant été balayée lors de deux référendums, en 1980 et en 1995, avec, pour ce dernier scrutin, une défaite de quelques milliers de voix.

Les relations entre la France et le Canada ne s'amélioreront, elles, qu'après la démission du général de Gaulle de la présidence française en 1969, un an avant sa mort.

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Extrait d'un shooting - portrait

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Café-pipe: le premier café avec fellation ouvre à Genève !

Le concept du café-pipe est tout à fait réalisable dans un pays comme la Suisse. D'après son fondateur, on travaillerait mieux après y être passé.

Un café-pipe avant d’aller au boulot, ça vous tente? Cette idée peut encore vous paraître absurde, immorale ou irréalisable. Pourtant, sachez que ce sera très prochainement une réalité en Suisse.

BRADLEY CHARVET PENSE À VOTRE PRODUCTIVITÉ

« Des études ont démontré que les hommes étaient plus performants au travail après avoir été satisfaits durant la matinée », déclare Bradley Charvet, créateur du concept du café-pipe.

Le nom est très explicite: les hommes pourront se rendre dans un café, où ils décideront d’un breuvage de leur choix. Et tout en le dégustant, ils pourront bénéficier d’une fellation faite par l’hôtesse de leur choix. Un concept de Facegirl, une entreprise spécialisée dans les services érotiques. La société a décidé d’étendre sa marque en Suisse.

LE CAFÉ-PIPE, UN CONCEPT LÉGAL ET RÉALISABLE EN SUISSE

Côté légalité, le café-pipe est tout à fait envisageable dans un pays comme la Suisse. En effet, la prostitution y est légale. Pour les hôtesses voulant travailler dans un café-pipe, il suffira d’aller faire une déclaration à la police, où elles seront enregistrées. Le concept reste toujours discuté sur un point : les femmes aimeraient qu’il y ait un équivalant féminin.

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pipe

Autre son de cloche...

Douche froide pour les amateurs d'expressos un peu corsés. Le projet de café à fellation, ou "café-pipe", qui devait ouvrir à Genève d'ici à la fin de l'année, connaît un sérieux coup de mou. Rappelons les faits. La formule traditionnelle, limpide, proposait aux amateurs de payer 60 francs suisses (environ 55€) pour un café, incluant une fellation par une prostituée choisie préalablement grâce à un iPad. Un supplément était demandé en cas de commande d'un macchiato ou d'un latte.

"Le café est un moment privilégié et rapide" avait expliqué le pondéré Bradley Charvet, concepteur et patron du service d'escorte Facegirl. "Des études ont démontré que les hommes étaient plus performants au travail après avoir été satisfaits durant la matinée". Las, il semblerait que les autorités genevoises, notamment le Service du commerce, voient d'un mauvais œil le projet, qui n'aurait toujours pas été validé. Si la prostitution est légale (mais encadrée) à Genève, les prestations sexuelles tarifées restent interdites dans les établissements publics.

Toutefois, le concepteur du projet a plus d'une corde à son arc (ou de carreaux à son arbalète). Afin de pallier ces problèmes, le très astucieux Bradley songe à remplacer les prostituées par… des femmes-robots. Selon Le Matin, de tels automates se fabriquent au Japon et coûtent entre 1800 et 3000 dollars. Grand seigneur, le patron indique que les prix resteront identiques.

Pourtant, le journal suisse note qu'il est peu probable que l'astuce finisse par convaincre la Ville de Genève... car il s'agirait toujours de prestations sexuelles tarifées. 

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