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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

jeudi 15 juin 2017

La une du Parisien de ce matin

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Début du Baccalauréat aujourd'hui : Peut-on, sans philosophie, être un vrai bachelier ?

Par Mattea Battaglia - Le Monde

Introduite au lycée au XIXe siècle pour contrer l’Eglise, la philosophie n’est pas enseignée dans les filières pro ; beaucoup le vivent comme une injustice de plus.

La « philo », épreuve reine du baccalauréat ? Pas pour Esra, Derya, Joséphine, Wilma et Saoudata. Ces cinq élèves du lycée Alfred-Nobel de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) comptent parmi les quelque 200 000 candidats de la voie professionnelle qui, pendant que leurs camarades des voies générales et technologiques composeront, jeudi 15 juin, sur une question ou un texte de philosophie, auront à se pencher sur des épreuves de français et d’histoire-géographie.

« Que » du français et de l’histoire-géographie, relève Esra, en insistant sur le mot. « C’est comme si ça comptait moins, confie-t-elle. Comme si la société ne nous voyait pas, nous, notre bac, nos efforts… » Ses camarades acquiescent.

Rencontrées dans la dernière ligne droite avant le « jour J », lors d’un de leurs derniers cours de français, les cinq jeunes filles ont pourtant le sentiment de travailler dur – trois thématiques de littérature à étudier, quatre d’histoire, quatre de géographie et deux d’enseignement moral et civique.

Le sentiment, aussi, de revenir de loin, elles qui sont arrivées dans cette filière professionnelle sans l’avoir choisie ; le sentiment, enfin, de ne pas être traitées comme des candidates à part entière.

« On ne fait peut-être pas de philo, mais les inégalités, l’injustice, ça nous connaît », lâche Derya dans un sourire. « C’est comme si on ne passait pas un bac normal, observe Esra. Quand je dis autour de moi que je prépare un bac ARCU [pour « accueil, relation clients et usagers »], c’est toujours la même réaction : « T’as besoin d’un bac pour être hôtesse d’accueil ? »

« Discrimination »

Des remarques de ce type, toutes en ont subi. « T’es orientée là parce que t’as pas de projet », s’est entendu dire Derya. « Pas de capacité », se souvient Esra. « Pas d’avenir », souffle Wilma d’une toute petite voix. « Tu passes toute ta scolarité à t’entendre dire que si tu ne travailles pas mieux, tu iras dans la voie pro, explique Saoudata. Moi, si j’avais su ce que ça pouvait m’apporter, j’y serais allée tôt ! »

Au terme de leurs « années lycées », les cinq jeunes filles savent où elles veulent aller : en BTS. « Elles reviennent de loin, raconte Alexia Acquier, leur enseignante de français et d’histoire-géographie. Mais le manque de confiance, les difficultés ne sont qu’en partie comblés. Peut-être que si leur diplôme était plus valorisé, la philosophie ne serait pas un enjeu. Mais ce n’est pas le cas, et cet enseignement qui leur manque, à une époque où la société nous demande de former des citoyens exemplaires, cela est vécu comme une discrimination en plus. »

Cela renforce, aussi, l’image élitiste de la philosophie qui a mal franchi le cap de la « massification » du secondaire, disent les spécialistes de l’école. Implantée au lycée général dans la première moitié du XIXe siècle pour faire pièce à l’influence de l’Eglise, la « philo » s’est fait une place, difficilement, dans la voie technologique. Pas dans les lycées professionnels dont elle demeure à la porte.

« Cette exclusion confronte la communauté éducative au mythe du bac unique, analyse l’historien Claude Lelièvre. S’il y a bien une équité des filières, si les bacs professionnels ne sont plus, comme à leur création en 1985, des examens terminaux mais doivent propulser leurs élèves vers le supérieur, alors rien ne justifie qu’on n’y fasse pas sa place à la philosophie. »

Une demande massive

D’autant que les élèves sont demandeurs. De la consultation menée à la fin des années 1990 par le pédagogue Philippe Meirieu sur les « savoirs à enseigner dans les lycées » – une commande de l’ex-ministre Claude Allègre –, ressortait déjà « leur demande massive », se souvient le chercheur. « L’amour, la mort, est-ce que ça ne nous concerne pas nous aussi ?, interrogeaient les lycéens. Aujourd’hui encore, cela me heurte qu’on puisse les renvoyer vers l’imam ou le curé. Les questions qui font sens, évidemment qu’ils s’y intéressent ! »

« A condition qu’on ne mette pas trop l’accent sur l’écrit », nuance Mme Aquier. En compétence d’écriture, l’un des exercices qui leur est demandé au bac, ses élèves doivent rédiger 40 lignes – leur « jauge ». « L’écrit, c’est compliqué pour nous, reconnaît Esra. On est vite à cours d’arguments. Notre grande peur, c’est la page blanche et le hors sujet ». « Ce n’est pas parce qu’on n’est pas très bon en culture générale qu’on ne sait pas penser, défend Derya. Moi, la philo, j’aimerais bien en faire à l’oral ! »

Alexia Aquier tente de s’en approcher lorsqu’elle aborde les thématiques au programme de français qui s’y prêtent – « identité et diversité », « l’homme et son rapport au monde »… Ou quand elle emmène ses élèves jusqu’à Auschwitz pour, dit-elle, les rendre « partie prenante du devoir de mémoire ». « Mais je n’ai ni la vocation ni la formation, encore moins la prétention de faire plus. »

« Situation intenable »

Certains établissements, sur la base d’expérimentations volontaires, sont allés plus loin. « Dans huit académies, dont Reims, Rouen et Montpellier, des élèves de lycées professionnels ont, entre 1987 et 2007, goûté à la philosophie », raconte l’historien Bruno Poucet.

En 2007, un rapport d’inspection défend « l’opportunité » et la « faisabilité » de l’expérimentation telle qu’elle a pu être observée à Reims (650 élèves de 50 classes). « Les inspecteurs ont évoqué un cadre à repenser – le service des enseignants, l’évaluation, les emplois du temps… reprend Bruno Poucet. On a eu le sentiment que les choses allaient bouger… et puis plus rien. » Ou presque : des lycées proposent à leurs élèves des « cafés philo » ; d’autres, dans le cadre de l’accompagnement personnalisé ou de projets, une forme d’initiation ; mais rien de gravé dans le marbre des programmes officiels.

L’impulsion de la part de l’institution s’essouffle, à une époque de restrictions budgétaires. Aujourd’hui encore, le ministère de l’éducation nationale avance des réserves. « Les élèves de ces filières ont déjà 30 heures de cours hebdomadaires, parfois plus, souligne-t-on Rue de Grenelle, entre autres freins.

Rien sur les résistances côté enseignants, que l’on dit fortes. « Ça a pu être le cas, ça ne l’est plus. Parler d’enseignants contre, d’enseignants pour, c’est mal poser le problème », assure Nicolas Franck, de l’association APPEP, qui plaide pour l’ouverture d’un concours spécifique en lycée professionnel.

« Notre discipline qui se revendique de l’universalité n’est aujourd’hui enseignée qu’à la moitié d’une classe d’âge, regrette pour sa part Frédéric Le Plaine, de l’association Acireph. Ne pas être capable de le justifier aux premiers concernés rend la situation intenable. »

Des justifications, les cinq lycéennes de Clichy-sous-Bois n’en cherchent pas. Ce qui les préoccupe, c’est d’être demain en décalage avec leurs futurs camarades, au sein des BTS qu’elles espèrent intégrer. « La plupart auront fait de la philo, pas nous », glissent-elles.

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Milo Moiré

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Extrait d'un shooting - fétichisme - jeux de rôles

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Le Marais Poitevin

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Photo : Faustine

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Festival Cinéma Aborigène Australie

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Arc de Triomphe

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A Moscou : « Un, deux, trois, Poutine va-t-en ! »

Par Isabelle Mandraud, Moscou, correspondante

Des milliers de Russes sont de nouveau descendus récemment dans la rue à l’appel d’Alexeï Navalny. L’opposant a été interpellé, tout comme plus de 1 500 personnes à travers le pays.

Tenue de boyard ou chemise médiévale pour les uns, T-shirt et canards en plastique pour les autres. Deux populations aux antipodes se sont côtoyées, lundi 12 juin, sur l’avenue Tvserskaïa, à Moscou, qui devait accueillir un festival « historique » pour le jour de la fête nationale russe. Les seconds ont submergé les premiers. A l’appel d’Alexeï Navalny, plusieurs milliers de personnes ont pris possession de la plus grande artère de la capitale russe menant au Kremlin – avec des canards en plastique devenus le symbole de la corruption du pouvoir dénoncée par le premier opposant au président Vladimir Poutine.

Interpellé dès la sortie de son domicile par la police, M. Navalny n’a pas eu le temps de rejoindre ses partisans, qui ont continué sans lui. Dans une ambiance surréaliste, les forces de sécurité déployées en nombre ont pourchassé les manifestants au milieu des bottes de foin, des catapultes et des stands médiévaux. Plus de 832 ont été recensées à Moscou, et au moins 600 à Saint-Pétersbourg (Nord-Ouest) par l’ONG indépendante OVD-Info. Des rassemblements ont également eu lieu dans des dizaines d’autres villes russes, de Vladivostok à Kaliningrad.

Plus de trois mois après les manifestations monstres du 26 mars organisées à travers tout le pays, M. Navalny, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2018, est parvenu, de nouveau, à mobiliser la rue. Et comme la fois précédente, ce sont surtout les jeunes, parfois même des adolescents, qui ont répondu à son appel. Les arrestations, disent-ils, ne les effraient pas, quand bien même, en Russie, elles peuvent être lourdes de conséquences comme leur fermer les portes des universités ou de l’emploi.

« Dix-sept ans au pouvoir, ça suffit »

« C’est dangereux de toute façon de vivre en Russie », balaie, dans la foule moscovite, Yvan, un grand rouquin de 17 ans, qui, comme beaucoup d’autres lycéens, n’aura pas encore l’âge requis pour voter à l’élection présidentielle de mars 2018. « Je ne veux plus de Poutine, ni de Medvedev [le premier ministre], dit encore Yvan. Dix-sept ans au pouvoir, ça suffit. »

Des groupes sautillent en scandant : « Un, deux, trois, Poutine va-t-en ! », repris en chœur. Les slogans sont devenus encore un peu plus directs, un peu plus hostiles au pouvoir. Les figurants en costume médiéval ont rangé leurs arbalètes. La fête est finie, annoncent les autorités. Les familles partent, les manifestants restent, survolés par un hélicoptère. Maria brandit une pancarte « Eliminer le dragon », et explique qu’elle voudrait « vivre dans un autre pays ». D’autres portent des T-shirts « J’aime la Russie, j’en ai marre de ce régime ». « On est fatigués de ce pouvoir, je suis fatiguée », lâche Marina, 22 ans. Beaucoup agitent des drapeaux russes ou se drapent dedans – ce qui ne les empêche pas d’être interpellés.

« Je suis pour la patrie mais contre ce qui se passe dans le pays, contre la corruption, le vol, l’inégalité sociale », explique Artiom, un jeune père de famille en agitant le fameux canard jaune au-dessus de sa tête.

« On nous comparait souvent à Dubaï, mais ce pays est devenu prospère. Nous, nous avions les mêmes possibilités il y a vingt ans… Je regarde aussi la Chine qui est devenue une machine économique incroyable. Et nous, aucun avancement en vingt ans. Nous revenons toujours sur nos exploits militaires, mais c’est du passé, il faut arrêter de s’extasier pendant les fêtes de la victoire. La Russie n’est pas en train de se développer et c’est très triste. »

Navalny « est le seul »

Lorsque les forces antiémeutes fondent sur un jeune pour l’embarquer, la foule gronde. « Ne touche pas le peuple, honte ! » Certains replient brièvement leurs pancartes mais la plupart ne reculent pas. Les manifestants sont de plus en plus isolés, le haut de l’avenue, place Pouchkine, n’est déjà plus accessible, barré par des cordons d’hommes en uniforme, mais on continue encore à distribuer des autocollants en lettres noires sur fond jaune « Nadoel » (« On en a marre »). Un slogan lancé par le mouvement d’opposition de l’ex-oligarque Mikhaïl Khodorkovski, en exil à Londres.

Mais c’est en Navalny que l’on croit, ici. Parce qu’il est jeune, 40 ans, qu’il fait espérer un changement, et qu’on lui reconnaît du courage – il a été condamné dans la journée à trente jours de prison – et qu’il persiste malgré tous les obstacles dressés devant lui. « Il est le seul », soutient Artiom. Divisés, les autres opposants ne séduisent pas, ou peu.

Sans doute, aussi, M. Navalny sait-il mieux que d’autres s’adresser aux jeunes sur sa chaîne YouTube ou les réseaux sociaux, qui sont devenus ses meilleurs atouts. Au moment où il a été arrêté, l’organisation qu’il dirige, le Fonds de lutte contre la corruption, a été privée d’électricité. Depuis des heures, tôt le matin, son directeur de campagne, Leonid Volkov, animait un « live », vidéos à l’appui, de tous les rassemblements dans le pays.

Les Moscovites n’ont pas craint, non plus, de rejoindre une marche interdite par les autorités. Alors que la manifestation avait été autorisée dans une autre partie de la capitale, M. Navalny a brusquement donné, la veille au soir, rendez-vous à ses partisans sur l’avenue Tverskaïa, au motif que les prestataires sollicités pour sonoriser le rassemblement, soumis à des pressions, lui auraient fait faux bond.

Lundi, tandis que les manifestants investissaient la « fête » et transformaient les célébrations du passé en un événement d’actualité, M. Poutine faisait visiter son bureau à quelques mètres de distance à des jeunes lauréats de concours. Jeudi, le chef du Kremlin devrait s’adresser aux Russes lors de l’émission « Ligne directe », instituée il y a quinze ans. Il lui faudra trouver les mots pour apaiser une génération qui n’a connu que sa présidence.

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Cerises (sur le gâteau ?)

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