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... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 14 octobre 2018

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En mode Banksy...

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"Symbole d'autorité", contrainte "ridicule"... Pourquoi la cravate n'est plus dans le coup

Longtemps considérée comme un accessoire indispensable dans de nombreux secteurs professionnels afin d'incarner le sérieux et l'élégance, la cravate est de plus en plus laissée au placard.

En 2010, la révélation d'un dress code strict dans la banque UBS avait fait scandale. Parmi les instructions destinées aux salariés contenues dans ce "document proprement hallucinant", selon Rue89, le port "absolument impératif" de la cravate pour les hommes. Près de dix ans plus tard, la cravate s'efface petit à petit du monde du travail, sans fracas.

Depuis juillet 2017, le port de la cravate et de la veste n'est plus obligatoire pour les députés français. En juillet 2018, c'est le cabinet d'audit PwC (PricewaterhouseCoopers), spécialisé dans les missions d'audit, d'expertise comptable et de conseil, qui a aboli tout code vestimentaire pour ses salariés. Une contrainte que de plus en plus d'entreprises et d'administrations, en France, ont décidé d'abandonner.

"Un symbole d'autorité et de respect"

Inexorablement, la cravate perd de sa superbe. Un "abandon progressif" constaté par Serge Carreira, maître de conférences à Sciences Po Paris et spécialiste du luxe et de la mode : "On l'impose de moins en moins de manière systématique à tout le monde au sein d'une entreprise." Toutefois, il existe des secteurs qui résistent à la tendance. "Dans le monde de la finance, dans la haute administration, la cravate reste quelque chose de statutaire, estime Serge Carreira. C'est un symbole d'autorité et de respect vis-à-vis de ses interlocuteurs, de ses clients..."

Un formalisme qui n'est pas toujours très bien compris par les principaux intéressés. Josselin travaille pour une banque d'entreprise, il est analyste crédit, il n'est pas en contact avec les clients et, pourtant, il doit se plier à une règle qu'il juge "ridicule".

Il faudrait m'expliquer en quoi le costume-cravate est nécessaire pour passer sa journée devant des tableaux Excel.

Josselin, employé d'une banque d'entreprise à franceinfo

Cet été, en raison des fortes chaleurs et "après négociations", le jeune homme a obtenu le droit de tomber veste et cravate. "Mais avant la rentrée de septembre, mon supérieur m'a rappelé qu'il fallait les remettre en m'expliquant qu'il s'agissait d'une question de bienséance..." poursuit Josselin, dubitatif. Une "contrainte" aussi pour Aymeric, fiscaliste qui n'est pas non plus en contact avec des clients. "Le costume-cravate représente un budget, mais dans le secteur financier, on s'y conforme. C'est un mélange entre obligation et mimétisme", décrit-il.

"Etre en costume-cravate, c'est un peu comme le bleu de travail, ça rend les gens neutres", souligne aussi Aymeric, qui évolue dans un univers professionnel essentiellement masculin. C'est justement pour "casser les codes" et montrer qu'on peut être "bien habillé et professionnel sans tous se ressembler en costume-cravate gris ou bleu" que Nicolas, collaborateur parlementaire, a décidé de s'émanciper. "Ça a été remarqué, mais je suis soutenu par ma hiérarchie, c'est une petite liberté qui compte beaucoup au quotidien", poursuit-il.

"La fin de l'uniforme professionnel"

Mais pour lâcher la cravate, il a fallu "de l'assurance et de la légitimité" à Nicolas. Au début de sa carrière, lors d'un stage dans un ministère, il respectait strictement le costume-cravate "pour être pris au sérieux malgré l'âge" et "pour ne pas offrir une fenêtre de tir sur sa crédibilité."

Si vous venez d'arriver dans un ministère, que vous êtes jeune et qu'en plus, vous vous faites remarquer pour votre façon de vous habiller, le risque est grand qu'on juge moins votre travail que votre personne. Donc je mettais tout le temps une cravate.

Nicolas, collaborateur parlementaire à franceinfo

Même si elle "tend à s'estomper", la cravate reste donc "un signe extérieur de sérieux, d'autorité et de compétence", explique Thomas Chardin, fondateur et dirigeant de l'agence Parlons RH (ressources humaines). Il pointe un paradoxe : "Vous ne ferez pas confiance à votre banquier s'il vous reçoit en T-shirt, short et tongs. Pour autant, ce n'est pas parce qu'il porte une cravate, qu'il sera compétent." Toutefois, Thomas Chardin constate un "recul de ces normes, du standard et de tout ce qui se rapporte à une forme d'uniforme professionnel. L'entreprise s'ouvre pour être en résonance avec la société."

Dans le monde du travail aujourd'hui, on va privilégier l'autonomie et la responsabilité en matière vestimentaire.

Thomas Chardin, dirigeant de Parlons RH à franceinfo

Et lors de l'entretien d'embauche ? "La cravate est certes moins incontournable, mais il faut garder à l'esprit que l'obligation de la porter ou non est liée à la culture de l'entreprise, elle peut incarner une forme de respect de l'autre, par exemple", explique Guillaume Pestier, directeur commercial de CCLD Recrutement, cabinet de recrutement commercial et distribution. "Dans le doute, il vaut mieux en mettre une, quitte à l'enlever ultérieurement", conseille-t-il.

"La dictature du cool"

Et lorsqu'ils sont libres de leur choix, les salariés laissent leur cravate au placard. Deux raisons principales : l'abandon d'une contrainte et l'image vieillotte de l'accessoire. "Porter une cravate, cela demande un effort : il faut faire un nœud, ça impose de mettre une chemise, avec le bon col, c'est une coordination de plus en couleurs, en matières..." énumère Marc Beaugé, journaliste mode de M Le Monde et directeur de L'Etiquette, nouveau magazine consacré à la mode masculine. Davantage de confort et de simplicité donc, et l'abandon d'un accessoire "qui n'est plus synonyme de succès, mais de ringardise", souligne Marc Beaugé.

On est dans une époque où les grands puissants, ceux qui entreprennent, à la tête des Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon), portent des T-shirts.

Marc Beaugé, journaliste mode à franceinfo

Dans certains secteurs, on assiste même à une surenchère. On ne doit pas paraître sérieux, car ce terme est synonyme d'austérité et de manque de créativité, on doit faire preuve d'audace. C'est ce que Thierry, directeur conseil dans une grosse agence de communication parisienne, appelle "la dictature du cool". "Dans mon milieu professionnel, les baskets ont une symbolique bien plus puissante que la cravate", note le trentenaire.

Résultat : s'il fait parfois le choix d'en porter une, c'est "par plaisir, pour l'élégance et le chic, et, parfois face à des clients importants". Mais la situation est assez rare pour que "cela devienne un sujet de conversation à l'agence", s'amuse Thierry.

Dans l'univers des start-ups ou dans les milieux créatifs, la cravate peut clairement apparaître antinomique.

Guillaume Pestier, directeur commercial de CCLD Recrutement à franceinfo

Journaliste, Jérôme fait lui aussi figure d'intrus avec une cravate au sein de sa rédaction. Un choix qu'il a effectué au début de sa carrière pour se démarquer de ses confrères, notamment lors des conférences de presse. "Les journalistes sont habillés de la même façon, jeans-T-shirt ou chemise et baskets. Au moins, si on oubliait mon nom ou mon média, mes interlocuteurs pouvaient se dire : 'Ah oui, le mec avec la cravate'", raconte-t-il.

La cravate n'a donc pas tout à fait dit son dernier mot. "Elle est sortie de la sphère de l'uniforme pour devenir un accessoire de mode à part entière", estime Serge Carreira, maître de conférences à Sciences Po Paris. "Les nouvelle générations portent des cravates très fines qui sortent du schéma classique avec un costume. Elle est plus rock, comme le fait par exemple le créateur Hedi Slimane", note le spécialiste de la mode.

Marc Beaugé refuse également d'enterrer la cravate. "J'aimerais qu'on la porte par plaisir, qu'on se rende compte que c'est cool d'être bien habillé", espère le "monsieur mode" du Monde. S'il regrette l'effacement progressif de la cravate, le journaliste estime "qu'il vaut mieux pas de cravate qu'une cravate mal portée" : "Quand elle est mise sous la contrainte, elle est souvent très mal portée." Lyrique, Marc Beaugé assure que le costume-cravate reste "le vêtement ultime, l'absolu du vêtement". "Cela fait 300 ans qu'il existe en l'état, très peu de vêtements traversent les époques à ce point, constate-t-il. Même s'il y a des hauts et des bas, il y aura toujours des hommes en costard-cravate."

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France 2 a offert un show grandiose à Jean-Paul Gaultier

Pour les 42 ans de carrière du couturier, France 2 lui a donné carte blanche. Résultat : une émission qui en met plein les yeux, diffusé hier soir à 21 heures. Ci-dessous : captures d'écran

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La Cité Radieuse

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Moi Magazine

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Long vol...

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Affiche dans la rue

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"Carte Blanche à Tomás Saraceno" au Palais de Tokyo

La carte blanche de la rentrée du Palais de Tokyo va faire parler d'elle. Le musée parisien a invité Tomás Saraceno à investir les 13 000 m² de ses espaces d'exposition le temps d'une exposition éphémère qui fait la part belle au spectaculaire. Son crédo ? Croiser les arts, la science et l'architecture pour repenser poétiquement notre manière de voir le monde. L'espace d'exposition se transforme en membrane articulée autour d'agents humains et non humains, visibles comme invisibles, au rythme de sons et chorégraphies cosmiques. Un voyable inoubliable qui interroge notre rapport à la nature et aux microcosmes qui dévoilent ici toute leur force artistique. L'artiste contemporain argentin réussit son pari et sa carte blanche, de haute volée, a tout pour rester dans les annales du palais, et dans nos mémoires.

Carte Blanche à Tomás Saraceno - On Air, du 17 octobre 2018 au 6 janvier 2019, Palais de Tokyo, 13 avenue du Président Wilson 75116 Paris

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L’hommage aux « femmes de réconfort » hérisse les nationalistes japonais

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Par Philippe Mesmer, Tokyo, correspondance

L’installation à San Francisco, en 2017, d’une statue représentant les esclaves sexuelles de l’armée nipponne pendant la seconde guerre mondiale a entraîné la fin du jumelage de la ville californienne avec Osaka.

Le jumelage entre Osaka et San Francisco, c’est fini. Par une simple lettre adressée le 2 octobre à son homologue américaine London Breed, le maire de la ville de l’ouest du Japon, le très nationaliste Hirofumi Yoshimura, a mis fin au lien qui unissait les deux municipalités depuis 1957.

L’édile n’a pas goûté l’érection, en septembre 2017, dans la ville américaine d’une statue en l’honneur des Coréennes, Chinoises ou encore Philippines et Néerlandaises appelées « femmes de réconfort » par les Japonais, et contraintes à l’esclavage sexuel pour l’armée impériale japonaise du début des années 1930 à la fin de la seconde guerre mondiale.

Ce drame vécu par des dizaines de milliers de femmes à travers l’Asie – soit 200 000 selon des études coréennes, chiffre contesté par Tokyo – empoisonne les relations de l’Archipel avec ses voisins qui, eux, entretiennent le souvenir de cette tragédie, en dressant notamment des statues, dans différents pays. Les premières le furent en Corée du Sud. Il y en aurait aujourd’hui une quarantaine dans le monde, en Allemagne, en Chine, au Canada…

CE N’EST PAS LA PREMIÈRE FOIS QUE LE JAPON VOIT SES DÉMARCHES CONTRARIÉES. EN JANVIER 2017, IL A RAPPELÉ TEMPORAIREMENT SON AMBASSADEUR EN CORÉE DU SUD POUR UNE STATUE INSTALLÉE PRÈS DE SON CONSULAT À BUSAN.
La statue de San Francisco est une initiative des communautés coréenne, chinoise et philippine. En novembre 2017, le maire de l’époque, Ed Lee, en a fait un monument officiel de la Ville. Hirofumi Yoshimura l’avait déploré. « La relation de confiance a été complètement détruite. » Le premier ministre nippon, Shinzo Abe, connu pour ses positions révisionnistes, avait aussi réagi, qualifiant la décision de San Francisco de « profondément regrettable et opposée aux vues du gouvernement japonais ».

« Horreurs de l’esclavage et du trafic sexuels »

Le décès le mois suivant d’Ed Lee avait calmé la polémique. Mais le maire d’Osaka a relancé l’affaire cet été auprès de sa nouvelle collègue de San Francisco, London Breed, avant de décider de mettre fin au jumelage. Car la ville californienne a de son côté réagi en soulignant l’importance de la statue, la décrivant comme « un symbole de la lutte à laquelle font face toutes les femmes qui ont été et sont contraintes de supporter les horreurs de l’esclavage et du trafic sexuels ».

Ce n’est pas la première fois que le Japon voit ses démarches contrariées sur cette question. En janvier 2017, il avait rappelé temporairement son ambassadeur en Corée du Sud pour une statue installée près de son consulat à Busan, dans le sud du pays, en vain. Idem, quand il a protesté auprès de Séoul après que le Parlement sud-coréen eut fait du 14 août le Jour mémorial des victimes dites « femmes de réconfort ».

C’est à la fin des années 1980 que la question, longtemps tue, a été évoquée publiquement par d’anciennes victimes. En 1993, le gouvernement nippon avait reconnu l’existence de maisons closes militaires exploitant des femmes. Des excuses avaient été formulées. Shinzo Abe, qui était alors dans l’opposition, ne l’a jamais accepté. Son cabinet suit un positionnement plus dur. Le Japon, explique le ministère des affaires étrangères, conteste l’affirmation selon laquelle ces femmes furent contraintes. Ce fait n’aurait été confirmé par « aucun des documents identifiés par le gouvernement du Japon sur cette question ».

En 2015, le cabinet Abe avait conclu un accord avec l’administration conservatrice sud-coréenne de la présidente Park Geun-hye (2013-2017), qui devait résoudre le différend « de manière irrémédiable et définitive ». Dès l’annonce de sa signature, il avait soulevé une vague d’indignation en Corée. Des victimes et leurs proches déploraient, et regrettent encore, que le Japon n’assumât pas sa responsabilité juridique dans ce dossier. Le président progressiste sud-coréen, Moon Jae-in, élu en mai 2017, a promis lors de sa campagne de revoir cet accord que la « majorité de Coréens du Sud n’approuve pas de cœur ».

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Posté par jourstranquilles à 06:40 - In memorem - Commentaires [0] - Permalien [#]