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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

jeudi 8 septembre 2016

Réflexion.... le burkini and Co

La presse britannique et américaine n’a pas ménagé ses critiques à l’égard du débat estival français sur le burkini, comme elle l’avait fait dans le passé lors de l’interdiction du voile dans les services publics puis de la burka. Le Daily Telegraph de Londres résume parfaitement le ton des médias anglo-saxons : il voit dans l’interdiction décidée par une poignée de communes du littoral un «acte d’un fanatisme insensé» et juge que «les vrais ennemis de la liberté ne sont pas les porteuses de burkini, mais les politiciens qui veulent les interdire». Le New York Times a donné la parole à des femmes musulmanes «persécutées» en France, dont l’une estime même que «les chiens ont plus de droits que les femmes voilées» (ce qui n’a pas plu à Manuel Valls, le Premier ministre). Pour bien enfoncer le clou, le journal a traduit l’article en français… Bref, la France serait quasiment une dictature qui aurait instauré un régime d’apartheid à l’égard des musulmans, une sorte d’Alabama des années 60. Ne nous y trompons pas : le débat va bien au-delà de la place de la religion musulmane (dans sa version islamiste) en France, les critiques étant tout aussi virulentes à l’égard de la politique française à l’égard des sectes, aucun Anglo-saxon ne comprenant pourquoi l’Église de scientologie, pour ne citer qu’elle, n’est pas reconnue comme une Église comme une autre.

En France, les défenseurs du droit des femmes musulmanes intégristes à couvrir leur corps à la plage ou ailleurs, soit une partie de la gauche (y compris féministe) et les libéraux, y ont vu un soutien inespéré à leur thèse, la «modernité» étant forcément anglo-saxonne. C’est moins le débat sur le burkini ou le voile qui m’intéresse ici que les raisons sous-jacentes aux critiques de la presse anglo-américaine : mis à part The Economist, qui a fait traiter le sujet par sa correspondante à Paris, elle a manifesté là une gigantesque incompréhension de ce qu’est le modèle français, et les Français qui se sont réjouis de ces critiques n’ont pas mesuré à quel point le modèle britannique et américain est différent du nôtre, un système dont ils ne voudraient par ailleurs à aucun prix : place de la religion, liberté d’expression, relativisme culturel, autant d’éléments qu’il faut prendre en compte si l’on veut comprendre la nature profondément différente du débat en France, en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis.

In god, we trust

D’abord, la place qu’occupe la religion dans le monde anglo-saxon est particulière : la laïcité à la française n’y existe tout simplement pas. Il ne faut pas oublier que les États-Unis ont été fondés par des sectes religieuses chrétiennes chassées d’Europe à cause de leur nocivité supposée et que le pays reste fortement marqué par ses origines religieuses. Certes, l’État est séparé de l’Église, mais en ce sens qu’il est neutre à l’égard des religions, qu’il n’en favorise aucune en particulier. Mais, la religion est partout. Toutes les religions sont autorisées en vertu du premier amendement de 1791 : «le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion». Depuis 1956, la devise officielle est «in god we trust» et elle figure même sur la monnaie américaine. Mieux, le président américain prête dans la quasi-totalité des cas serment sur la Bible (mais c’est une pratique non obligatoire).

Résultat, même les sectes les plus extrémistes y ont droit de cité (des Mormons de l’Utah aux Amishs, en passant par les Témoins de Jéhovah, les Scientologues, etc). On compte aux États-Unis plus de 450.000 églises et ce n’est pas demain la veille qu’un président officiellement athée pourra se faire élire. À cela s’ajoute le respect absolu de la liberté d’expression, pendant de la liberté religieuse totale : on peut proférer toutes les opinions même les plus extrémistes, qu’elles soient racistes, antisémites, négationnistes, etc. L’existence officielle du KKK et d’autres groupes suprématistes blancs sont là pour le montrer.

C’est aussi vrai, mais dans une moindre mesure, en Grande-Bretagne où l’anglicanisme (une communauté d’églises autocéphales en réalité, à mi-chemin du protestantisme et du catholicisme), religion d’État (la reine est le gouverneur suprême de l’église d’Angleterre), s’est parfaitement accommodé du communautarisme, en particulier religieux : ainsi 85 tribunaux islamiques rendent des jugements dans les domaines civils et commerciaux, jugements qui doivent cependant être confirmés par la High Court pour avoir force obligatoire (en réalité s’ils sont contestés). En outre, la société britannique reste une société de classe strictement hiérarchisée où chacun fait ce qui lui plait dans sa classe sociale tant que l’ordre social n’est pas perturbé. Enfin, outre-Manche, tout comme outre-Atlantique, la liberté d’expression y est quasi absolue, héritage de la rupture avec Rome et ses dogmes.

Fellation interdite

Cette liberté a néanmoins ses limites, des limites marquées au coin de la religion : pendant longtemps, l’homosexualité a été durement réprimée (alors que la polygamie des sectes était admise), et, comme dans une banale théocratie, les États américains n’hésitent pas à s’inviter dans le lit de leurs citoyens (à ma connaissance, ce n’est pas le cas en Grande-Bretagne). Ainsi l’Alabama a interdit, jusqu’en 2014, la fellation et la sodomie, même au sein des couples hétérosexuels, la Virginie interdit de faire l’amour en pleine lumière ou encore le Dakota du Sud impose que les hôtels aient des chambres à lits jumeaux séparés de 60 centimètres si le couple réserve pour une seule nuit. Il est même précisé qu’il est formellement interdit de faire l’amour au sol, entre les deux lits… Les lois et pratiques de la plupart des États américains sur les atteintes à la pudeur n’ont rien à envier aux pays musulmans (rappelons le scandale du Nipplegate). Et que dire de l’abrogation des lois sur la mixité décidée sous l’administration Georges W. Bush qui autorise les écoles réservées aux enfants de même sexe ?

Allons un peu plus loin et rappelons à nos amis américains que la ségrégation à l’égard des Noirs, peuple fondateur des États-Unis d’Amérique, n’est pas si lointaine – en considérant même qu’elle ait vraiment cessé — et que les États-Unis n’ont pas hésité, il y a 70 ans à enfermer dans des camps tous les Américano-japonais parce que soupçonnés d’être génétiquement des ennemis… Si une femme musulmane française voilée affirme sans rire qu’elle est moins bien traitée qu’un chien alors qu’une autre se demande si on ne va l’obliger à «porter une lune pour être reconnue» (heu, ça n’est justement pas le but du voile ?), que pourraient dire les Afro-américains, eux, qui peuplent les geôles américaines et qui n’ont pas intérêt à avoir affaire à la police blanche s’ils ne veulent pas être abattus…

Un modèle religieux

Enfin, rappelons que ce sont les Anglo-américains qui se sont jetés à corps perdu dans des guerres contre des pays musulmans avec les résultats que l’on voit, ce qui accroît le sentiment d’une guerre entre le monde occidental et le monde musulman. Les leçons de tolérance des Américains sont assez étonnantes à l’heure où le candidat républicain, Donald Trump, veut interdire l’accès du territoire aux Musulmans, ce qui est autrement plus grave que quelques interdictions municipales du burkini. Faut-il aussi rappeler que la ville de New York s’est opposée à la construction d’une mosquée à proximité du mémorial du 11 septembre ? Et on n’a guère entendu les Anglo-saxons lorsque tous les pays d’Europe de l’Est ont refusé d’accueillir des réfugiés parce que musulmans. Mais le burkini, voilà une atteinte intolérable aux droits des femmes musulmanes…

Il ne s’agit pas de dire que le modèle français est parfait, ce qui n’est manifestement pas le cas, mais qu’il est différent : la liberté d’expression n’est pas totale (diffamation, lois mémorielles, répression du racisme et de l’antisémitisme), l’espace public est étroitement réglementé, la séparation de l’Église et de l’État est absolue (sauf en Alsace-Moselle), l’Église catholique ayant été renvoyée dans ses églises avec une violence dont on n’a pas idée aujourd’hui. Même la langue française a un statut incompréhensible pour le reste du monde (c’est la seule langue admise par la Constitution et une Académie veille à sa pureté) si on ignore qu’elle a été imposée par la force aux dizaines de peuples qui vivaient dans l’espace français afin de cimenter le pays.

Bref, invoquer l’exemple de «tolérance» anglo-américain est donc un non-sens puisqu’il ne se découpe pas en tranche et qu’elle est religieuse. Est-ce de ce modèle dont nous voulons ? Source : Libération

N.B.: Il y a 7,5 % de musulmans en France, le pays occidental qui en compte le plus, 4,6 % en Grande-Bretagne et 0,8 % aux Etats-Unis. Même s’ils sont à prendre avec d’infinies précautions, ces chiffres de 2011 restent intéressants, car ils montrent aussi la spécificité de la France qui accueille forte communauté non chrétienne

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Moi à la Trinité sur Mer

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Emily Ratajkowski

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Une photo publiée par Emily Ratajkowski (@emrata) le 7 Sept. 2016 à 14h33 PDT

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Paris classée 4e ville la plus attractive

La capitale française gagne deux places en deux ans, dans le baromètre de PwC. Elle talonne Londres, Singapour et Toronto.

Alors que les attentats de l’an dernier ont éloigné les touristes de Paris, la question de l’attractivité économique de la capitale se posait. Publiée hier, la 7e étude Cities of opportunities du cabinet d’audit PwC y répond. Ce baromètre, qui analyse le développement économique et social de trente métropoles, classe Paris à la 4e place derrière Londres, Singapour et Toronto. C’est le résultat de 67 critères classés en dix thématiques. Les données ont été piochées dans les études de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et des instituts nationaux de statistiques. Par rapport au classement de 2014, Paris gagne deux places. C’est même la seule métropole mondiale à se classer dans le top 10 de neuf des dix thématiques étudiées. Sur la thématique démographie et qualité de la vie, la capitale française obtient les meilleurs résultats, passant de la 7e à la 1re place devant New York et Londres. Dans le détail, Paris est n° 1 pour les transports publics, n° 2 pour la vitalité culturelle, n° 3 pour les jardins publics. La capitale française est 2e dans la catégorie « hub international pour le business », progressant de cinq rangs grâce à une 2e place pour les conférences internationales et une troisième pour le trafic aérien. Paris perd deux places (troisième derrière Londres et San Francisco) pour le capital intellectuel et l’innovation. Sur les compétences en mathématiques et en sciences, Paris recule à la douzième place. Sur la création d’emplois, enfin, la capitale est 28e .Elle est également en queue de classement pour le coût de la vie (27e ), mais les Parisiens figurent aussi parmi les mieux payés (7e ).

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Folies Bergère - OHLALA - derniers jours

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Ruinée, Fiona Gélin décrit son quoti­dien « dans la dèche »

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Dans Si fragile, son dernier livre auto­bio­gra­phique, Fiona Gélin évoque ses problèmes d’argent. Ruinée, radiée des inter­mit­tents du spec­tacle, l’ac­trice survit aujourd’­hui avec le RSA, soit 482 euros par mois.

Si fragile, c’est le titre du dernier livre auto­bio­gra­phique que Fiona Gélin s’ap­prête à sortir aux éditions L’Ar­chi­pel et dont nos confrères de Gala viennent de diffu­ser quelques extraits dans leur dernier numéro. Un ouvrage dans lequel l’ac­trice lève le voile sur son addic­tion à l’al­cool (« Je marchais au rhum […] Quand on boit trop on finit en hôpi­tal psychia­trique, coma éthy­lique. L’al­coo­lisme est un suicide »), son attrait pour les mauvais garçons (« Moi, ma came, c’est les tordus. J’aime les bad boys, ils me font du mal, alors je bois ») et ses problèmes d’argent.

Nous qui la pensions à l’abri du besoin : il n’en est rien. Dans Si fragile, Fiona Gélin avoue être actuel­le­ment ruinée. « C’est la deuxième fois de ma vie que je suis dans la dèche, précise l’ac­trice. C’est quoi la dèche ? Ne plus rien avoir. Ne pas être dans la rue, non, mais ne plus rien avoir du tout. Comp­ter ses pièces de monnaie. Se dire : « Aujourd’­hui, je peux payer cela, demain, on verra bien. » » Rayée de la liste des inter­mit­tents du spec­tacle depuis quelques mois, Fiona Gélin survit comme elle peut. « Je touche le RSA, ajoute la comé­dienne. C’est à dire 482 euros par mois. »

Fort heureu­se­ment pour elle, certains proches répondent toujours présent. « La dèche, c’est connaître ses amis, souligne Fiona Gélin. Sans Daniel Hech­ter et Golda [l’ac­tuelle compagne du créa­teur ndrl], je ne m’en sorti­rais pas. Je pars en vacances grâce à Daniel Hech­ter qui m’offre le voyage et m’ac­cueille à Saint-Tropez. » Aujourd’­hui, Fiona Gélin mise tout sur son nouveau livre. « Je suis fière d’être reve­nue de si loin et d’aper­ce­voir l’ave­nir serei­ne­ment grâce aussi à ce livre », conclut-elle.  C’est tout ce que nous pouvons lui souhai­ter.

fiona

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