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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 18 février 2018

Enquête - Arles et Avignon en lutte pour la lumière

Par Laurent Carpentier, Arles et Avignon, envoyé spécial - Le Monde

Chantier culturel à ciel ouvert, la ville camarguaise fait de plus en plus concurrence à la Cité des papes, qui peine à diversifier son offre.

Et si Arles était en train de voler la vedette à Avignon ? Comment ? Avignon, l’une des « marques » françaises les plus connues au monde – avec le champagne, le bordeaux et Cannes ? La question trouble, fait hausser les épaules. Et pourtant…

Face à face : Avignon (Vaucluse), Cité des papes, pont légendaire et remparts enserrant une ville bourgeoise et un festival qu’on ne présente plus. Et Arles (Bouches-du-Rhône), cité ouvrière – ateliers ferro­viaires, usine à riz Lustucru, Papeteries Etienne – et des moustiques gros comme des bombardiers… Oui, sauf que ça, c’était il y a trente ans. Exit les ateliers, l’usine et les papeteries, en 2018, Arles, ce sont les éditions Actes Sud, les Rencontres photographiques internationales, la Fondation Van Gogh… et bien sûr l’impressionnante Fondation Luma, de Maja Hoffmann.

Car Arles est aujourd’hui un chantier culturel à ciel ouvert, qui commence à faire de l’ombre à sa sœur rivale du nord de la Durance. Que l’artiste coréen Lee Ufan ait renoncé à New York pour installer son fonds ici, et que Roger Ballen, célèbre photographe américain vivant à Johannesburg (Afrique du Sud), dont la fondation défend la photographie du continent africain, veuille y poser son ambassade européenne, est symptomatique. D’autant que, pour couronner le tout, on annonce également pour 2019 une nouvelle gare TGV entre Nîmes et Arles. Pas étonnant que le New York Times ait d’ores et déjà placé la ville de Camargue dans les « 52 places to go in 2018 », sa sélection annuelle des lieux à visiter dans le monde.

Désormais, c’est Arles la branchée. Une invasion de trentenaires et d’artistes qui y font exploser le prix du mètre carré, et la cohorte de people qui l’accompagne – les acteurs Edouard Baer et Virginie Efira, comme le danseur Benjamin Millepied, installé en résidence pour trois ans à la Fondation Luma… « On a l’impression qu’il s’ouvre ici une galerie d’art toutes les semaines. Je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui un phénomène équivalent en France », témoigne le photographe Pascal Bois, qui y est installé depuis belle lurette.

PASCAL BOIS, PHOTOGRAPHE : « A ARLES, ON A L’IMPRESSION QU’IL S’OUVRE UNE GALERIE D’ART TOUTES LES SEMAINES »

« C’est un truc assez unique que cette ville en léthargie pendant trente ans, qui a vécu le choc de la désindustrialisation de manière assez violente, aujourd’hui se relève », confirme Philippe Schiepan, le patron du Collatéral, une ancienne église du quartier populaire de la Roquette transformée en un mini-hotel où il organise conférences, rencontres, événements… « Arles est encore horizontale dans sa sociologie, pleine de vitalité, où l’on sent cette possibilité de faire des choses… De Jules César à Maja Hoffmann en passant par le marquis de Baroncelli-Javon [l’homme qui inventa la tradition des gardians, un ami de Buffalo Bill], la ville ne s’est fabriquée que d’“input” [contributions], mais désormais il y a un écosystème qui est en train de s’organiser. Le jeu tourne. J’ai l’impression qu’Avignon a vécu son moment. C’est maintenant celui d’Arles. Il ne faut pas le rater. »

Le moment, c’est la Fondation Luma. Un centre de recherche et de production en art contemporain, lieu de spectacles, d’expositions et de résidence, dont le joyau, une tour de 56 mètres de haut, 9 étages, vue imprenable sur la ville et la Camargue, devrait ouvrir ses portes en 2019. A la manœuvre : Maja Hoffmann, 61 ans, héritière des laboratoires Hoffmann-La Roche, dont le père, fondateur du WWF, est lui-même venu créer un laboratoire en Camargue dans les années 1950. Maja Hoffmann a grandi ici jusqu’à ses 15 ans. « Désormais, c’est le parcours obligé : tout président ou premier ministre en visite dans la région passe par chez Maja Hoffmann, raconte un habitué. Et c’est elle qui fixe l’heure. Protocolairement, elle est maîtresse du temps. »

« L’effet Bilbao »

Une ville qui renaît de ses cendres à la faveur d’un événement ou d’un édifice culturel majeur, on appelle cela « l’effet Bilbao », en référence au port du Pays basque espagnol redevenu trendy par la grâce du Musée Guggenheim. Pour obtenir l’effet Bilbao, rien de tel que l’architecte de Bilbao : Frank Gehry signe la tour de la Fondation Luma, dont l’ossature coiffe déjà la ville comme un symbole. « Je voulais pour Arles un équi­pement culturel digne d’une capitale », expliquait, en 2017, Maja Hoffmann dans une interview à L’Express.

« Arles a un côté laboratoire que les gens ressentent, constate Sam Stourdzé, qui y dirige les Rencontres photographiques, dont la renommée devient majeure. L’effet Arles est dû à ce projet pharaonique qu’est Luma. Mais aussi à la multiplicité assez unique des acteurs culturels, par rapport à la taille de la ville. Et à la façon dont ces différentes entités travaillent entre elles. »

A 35 kilomètres au nord (vingt minutes en train, près d’une heure en voiture), la Cité des papes est, elle, sous tension. « Tous les dossiers culturels avignonnais sont encalminés, témoigne un haut fonctionnaire : le Festival a des soucis financiers, les Hivernales de la danse, qui fêtent leurs 40 ans, ont été de problème en problème, l’école d’art a été envoyée dans un no man’s land à la lisière de la ville, l’orchestre est en très grande souffrance… » Il y a bien eu la dotation de la collection Lambert, une chance pour la ville, mais depuis, le torchon brûle entre les tutelles et son directeur, Eric Mézil, imposé par Yvon Lambert lui-même, et dont le dernier conseil d’administration a acté le départ :

« Tout ça a créé un climat délétère, et c’est vrai qu’Avignon renvoie une image de marasme. »

« Trois semaines, cinquante spectacles »

Pourtant, le Festival et son « off » enregistrent des records de fréquentation, comme le souligne la maire d’Avignon. « On s’imagine que nous sommes riches parce que nous sommes prestigieux. Mais les comptes sont transparents : on n’y arrive plus », confie ­Olivier Py, qui dirige le Festival depuis 2014. « Trois semaines, cinquante spectacles… S’il n’y a pas une aide supplémentaire des pouvoirs publics, on ne pourra le maintenir tel quel. Il faudra réduire le nombre de jours. Le festival, c’est seulement 6 à 7 millions de subventions, moitié moins que celui d’Aix-en-Provence. Et pourtant, si j’en crois les chiffres de la chambre de commerce, une personne sur quatre en vit à Avignon. »

90 000 habitants. Un revenu médian d’environ 15 000 euros par an (inférieur de 25 % à la moyenne française). Un taux de pauvreté de 30 %, nettement plus important que celui de la France (14 %) et une distribution des revenus bien plus inégale que sur l’ensemble du territoire français, dans un département, le Vaucluse, qui a la moyenne de diplômes la plus basse de France. Quand, il y a trois ans, la socialiste Cécile Helle, après avoir arraché la mairie d’Avignon au Front national, a baissé les ­crédits du Festival, on a crié au loup. Aujourd’hui, les cénacles culturels avignonnais saluent néanmoins le travail d’ouverture effectué au-delà des remparts vers ces cités oubliées par le progrès social.

« LA CULTURE NE RAPPORTE PAS DE VOIX, PEUT-ÊTRE MÊME EN FAIT-ELLE PERDRE… EXPLIQUER À DES GENS QUI SONT AU RSA QU’UNE PARTIE DES RECETTES VA À DES SPECTACLES EST COMPLIQUÉ »

« La culture ne rapporte pas de voix, peut-être même en fait-elle perdre… Expliquer à des gens qui sont au RSA qu’une partie des recettes va à des spectacles est compliqué. Cécile Helle a retenu que, si elle soutenait l’intra-muros, elle allait se mettre à dos l’extra-muros, témoigne un élu local. En revanche, la culture rapporte de l’attractivité, ce qui a des retombées économiques. Comment naviguer entre les deux ? C’est là l’éternel dilemme. »

Issu d’une famille modeste de Charleroi, dans le pays noir belge, Pascal Keiser travaillait à travers le monde pour la société d’ingénierie Fives, lorsqu’en 1998, il a décidé de s’installer à Avignon. Il y dirige aujourd’hui La Manufacture, un des théâtres en vue du « off », qui fait la part belle aux projets expérimentaux et dresse des ponts avec le « in ». « Arles pousse sans doute Avignon à se réinventer, mais tous les éléments sont là pour un contre-projet à construire : l’université, l’Agroparc où s’installe toute une intelligence économique… Et puis Avignon reste une marque. Aux Etats-Unis comme en Chine, j’ai entendu des enfants chanter “Sur le pont d’Avignon”. Avant ­qu’Arles arrive à ce niveau de notoriété ! Le vrai problème, c’est que la ville est assise sur un modèle économique de rentier, qui est une rente saisonnière. »

Aujourd’hui, ici comme ailleurs, parler culture, c’est parler économie. Ce qui se joue entre ces deux villes, c’est le même retournement de paradigme que l’on retrouve au niveau national. Alors que tous les budgets publics se réduisent comme peau de chagrin, l’intérêt général est repris en charge désormais par l’investissement privé. On ne dit plus « mécène », on dit « partenaire ». Et l’Avignonnais vous glissera que « ben oui, c’est bien joli Arles, mais c’est plus facile quand on a une milliardaire dans le paysage… », avant de vous rappeler que lui aussi a quelques trophées.

Prise de guerre

Qu’il s’agisse de la Fondation Edis pour l’art, qui a repris le Grenier à sel, désormais consacré aux arts numériques – « Après avoir créé Edis, j’ai rendu visite à la Fondation Van Gogh, à Arles », raconte Régis Roquette, l’un des héritiers de la famille Roquette, une fortune industrielle du Nord. On m’a dit : “Ah enfin, Avignon se bouge les fesses !” » ­ – ou du parc Spirou, qui doit ouvrir ses portes le 1er juin à 20 kilomètres au Nord-Est. « 500 000 visiteurs par an, 1 million à terme, décline son directeur Daniel Bulliard, qui dirigea le Futuroscope à ses débuts. Spirou ? Ici ? « Oui, parce que 60 millions de touristes, un bassin de population de 30 millions d’habitants, un nœud autoroutier et une météo exceptionnelle. »

Mais pour Avignon, la prise de guerre, la vraie, c’est l’Ecole des nouvelles images. Brouillé avec la nouvelle équipe de la chambre de commerce et d’industrie d’Arles, Julien Deparis, le directeur de la très cotée école MoPA (considérée comme l’une des trois meilleures mondiales pour ce qui est de l’image de synthèse en 3D) a été débarqué en janvier 2017. Six mois plus tard, avec l’aide des parents d’élèves et d’une grande partie de l’équipe pédagogique, il a rouvert l’Ecole des nouvelles images à Avignon, avec 137 étudiants inscrits en septembre sur les cinq années du cycle.

« ARLES VA PROSPÉRER ENCORE PENDANT CINQ OU DIX ANS. APRÈS QUOI, SI DES MESURES NE SONT PAS PRISES, LE PHÉNOMÈNE AVIGNONNAIS LA GAGNERA »

« Le dynamisme d’Arles ? C’est déjà la queue de la comète, soupire un acteur attentif de la région. Pour moi, il y a aujourd’hui entre les deux villes plus une similitude qu’une rivalité. » Même souci de rupture entre le centre et la périphérie, même niveau de revenus médians d’un quart inférieur à la moyenne nationale, même nécessité pour ces petites villes proches de grandes métropoles (Aix, Marseille, Montpellier) de créer des projets mobilisateurs pour rester attractives.

« Arles va prospérer encore pendant cinq ou dix ans. Après quoi, si des mesures ne sont pas prises, le phénomène avignonnais la gagnera. »

« Arles est une ville de brassage. Gitans, Espagnols, Arabes, on s’est toujours retrouvés, témoigne un Arlésien. Or aujourd’hui, cette mixité, même si la municipalité offre des HLM en centre-ville, risque d’être laminée par la pression immobilière. » Ancien président de l’université d’Avignon, aujourd’hui recteur de celle de Nice, le sociologue Emmanuel Ethis ne dit pas autre chose. « Un territoire, certes, ne peut se développer que s’il conjugue un certain nombre d’éléments : l’économie, qui en l’occurrence est très liée à la culture, les infrastructures de transport et la fabrique des diplômés. Mais cela ne fonctionne que si tous les habitants d’une ville peuvent au final raconter une histoire commune, partager le sens d’un destin ensemble. » Ce n’est clairement plus le cas à Avignon… Et Arles a conscience de cet écueil qui la guette : qu’une partie de la population se sente exclue, et la tour de Frank Gehry se transformerait en donjon.

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Dita von Teese et Sébastien Tellier

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Bella Hadid

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Obama superstar au musée

Des Américains de tous âges et de toutes origines ont pu découvrir à Washington le portrait de l’ancien président, une œuvre colorée de l’artiste Kehinde Wiley.

L’un des moments politiques de ce début de semaine s’est probablement tenu au deuxième étage de la National Portrait Gallery à Washington, mardi 13 février. En fin de matinée, une file sinueuse de plusieurs centaines de personnes progresse lentement dans la cour et les escaliers du musée pour découvrir, présenté en majesté à l’entrée de l’aile réservée aux portraits des anciens présidents, un imposant tableau représentant Barack Obama.

Tour à tour, des Américains de tous âges et de toutes origines posent avec émotion devant l’œuvre colorée de l’artiste Kehinde Wiley, dévoilée la veille par le couple présidentiel. Posé sur un décor verdoyant, piqué de quelques touches de couleurs, un Obama assis sur un fauteuil, accueille les visiteurs, l’air pénétré. Pas de sourire : l’heure est grave, suggère le visage de l’ancien dirigeant, dont la tenue décontractée, chemise blanche ouverte, bras croisés, contraste avec ce regard « présidentiel ».

Pour beaucoup, cette procession silencieuse constitue un rendez-vous qu’ils auraient attendu depuis des mois, l’occasion de rendre un hommage à « leur » président, plutôt discret depuis un an.

« C’est fort, cette présence du premier président afro-américain de l’histoire peint par un artiste afro-américain, dans un musée national, aux côtés d’anciens présidents propriétaires d’esclaves », s’émeut Dominic Jones, un jeune avocat noir de 30 ans. Pour lui, pas de doute, l’arrivée de Barack Obama dans cette collection de portraits représente bien plus qu’un événement artistique. « Avec lui entrent au musée les valeurs pour lesquelles il s’est battu et la manière dont il s’est comporté durant ses deux mandats ; c’est un homme politique mais aussi un citoyen engagé, digne », assure-t-il.

« Quelqu’un qui leur ressemble »

Lundi, lors de la présentation à la presse, entre deux blagues, l’ex-couple présidentiel n’avait pas hésité à politiser ce rite, instauré par le musée dans les années 1960. Ils avaient longuement insisté sur le choix des peintres, deux artistes quadragénaires, Afro-Américains, un homme, Kehinde Wiley, pour Barack, une femme, Amy Sherald, pour le portrait de Michelle, présenté, lui, dans la galerie des expositions temporaires.

« Kehinde élève ceux qui sont souvent hors champ et montre qu’ils méritent d’être au centre la société américaine », avait expliqué Barack Obama dans une allusion au travail de l’artiste américano-nigérian. Ce dernier est réputé pour ses portraits d’Afro-américains peints dans des postures triomphantes.

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Le portrait de l’ex-président Obama par Kehinde Wiley. | KEHINDE WILEY / NATIONAL PORTRAIT GALLERY / AP

Quant à Michelle Obama, elle avait insisté sur le rôle de modèles, qu’elle incarne avec son mari. « Je pense à tous ces jeunes qui dans les années à venir viendront dans cette grande institution américaine et verront l’image de quelqu’un qui leur ressemble. » Comme en écho, Delise Bernard, une mère de famille afro-américaine, se félicite que ses trois jeunes enfants puissent voir aujourd’hui dans ces portraits « un reflet d’eux-mêmes et la preuve qu’en travaillant dur, on arrive à tout ».

Plus frontalement politique, la comparaison avec Donald Trump, s’invite spontanément dans les conversations. « Quand on voit la personne qui occupe la Maison Blanche aujourd’hui, on est gêné, horrifié. Obama me manque tellement !, soupire Balorie, une restauratrice afro-américaine venue spécialement de Virginie. Devant ce portrait je ressens ce que je ressentais lorsqu’il était président : le sens de l’honneur, une forme de protection, de l’amour. » Elle rêvait qu’Obama « fasse un troisième mandat ».

Un message d’espoir

« Ce tableau est vibrant, rafraîchissant, comme l’étaient les années Obama », témoigne Jordan Lockwood, un jeune consultant blanc de 26 ans. Lui y voit aussi un message d’espoir : « Dans cette période sombre et frustrante, cela nous rappelle à quoi peut ressembler le pouvoir et quel type de président on peut avoir. »

 

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Littérature

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samedi 17 février 2018

Qui est Patrick Demarchelier, le photographe français et portraitiste de Lady Diana accusé de harcèlement sexuel?

#METOO Proche d'Anna Wintour et de Lady Diana, le photographe de 74 ans Patrick Demarchelier est accusé de harcèlement sexuel par son ancienne assistante...

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Le photographe Patrick Demarchelier et Anna Wintour, la rédactrice en chef du «Vogue» américain, le 2 mars 2017. — Swan Gallet/WWD/Shutter/SIPA

Vendredi, le Boston Globe publiait un article avec des témoignages accusant Patrick Demarchelier de harcèlement sexuel. Le photographe français de 74 ans est une star de la mode et du showbiz, qui a notamment participé au calendrier Pirelli de 2005 et 2008. Il a photographié beaucoup de mannequins, parmi lesquels Kate Moss, et est à l’origine de nombreuses photos de couvertures d’albums de stars de la musique comme Elton John, Céline Dion ou Madonna.

Une longue collaboration avec Anna Wintour

Sa célébrité dans le milieu de la mode est telle que son nom est cité à plusieurs reprises dans le film Le diable s’habille en Prada, satire du monde de la mode où Meryl Streep campe un personnage inspiré d’Anna Wintour. Il a longtemps travaillé avec la prêtresse de la mode, pour laquelle il a réalisé bon nombre de couvertures.

L’ancienne assistante du photographe – anonyme- qui a témoigné, explique avoir cédé aux avances insistantes de Patrick Demarchelier, de peur de compromettre son avenir professionnel si elle persistait à refuser. Elle dit avoir demandé instamment à Anna Wintour, de ne plus laisser le photographe travailler avec de jeunes mannequins.

Photographe de mode à 20 ans

Le photographe est né au Havre, en Normandie, en 1943. Il se fait offrir son premier appareil photo à 17 ans et commence à photographier des mariages. Après avoir assisté le photographe Hans Feurer, il devient photographe de mode. Ses premières photos paraissent dans les magazines Elle et Marie Claire au début des années 1970.

En 1974, il s’installe à New York et commence à travailler pour Condé Nast, l’éditeur de magazines comme Vogue, Vanity Fair, Glamour ou encore The New Yorker. Il photographie les stars au naturel et enchaîne les portraits dans lesquels il met en avant leur spontanéité. Dans les années 1990, alors que Lady Diana cherche à renouveler son image, elle embauche le photographe comme portraitiste personnel.

Accusé d’avoir touché des parties génitales

Le Boston Globe cite également le cas de six autres femmes accusant toutes le Français de harcèlement sexuel. L’une d’entre elles raconte que le photographe lui a mis la main sur ses parties génitales, et une autre qu’il lui a touché la poitrine.  Patrick Demarchelier n’a pas donné suite dans l’immédiat.

https://www.instagram.com/patrickdemarchelier/?utm_source=ig_embed&action=profilevisit

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Patrick Demarchelier en 2009. Photo : J. Snap

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Aux Jeux olympiques d'hiver de 2018, tout tourne autour des adolescents

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Les enfants sont plus que bien à Pyeongchang ; en fait, ils le tuent. Comme sur la piste , les adolescents régneront les Jeux olympiques d'hiver de 2018 . Et pas seulement en gagnant beaucoup de médailles pour les États-Unis, ils le font aussi avec des adolescents sans vergogne, exhibant le comportement que nous attendrions des gens nés en l'an 2000 avec le professionnalisme des athlètes d'élite avec un endossement à six chiffres offres. Tweeting sur les pentes, maudire accidentellement sur la TV en direct, parler de la malbouffe, partager des photos Instagram, marquant leurs proches, terminant leurs noms pluriels par deux s's - les adolescents ne se retiennent pas. Oubliez les millénaires: Les personnes paranoïaques et craintives parmi nous, la foule âgée, devraient s'inquiéter beaucoup plus de ces jeunes très talentueux, encore plus froids de la génération Z.

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Extrait d'un shooting - nu

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WEEK END...

wee

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Gigi Hadid et Olivier Rousteing photographiés par Jean Baptiste Mondino

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