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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 19 décembre 2017

Extrait d'un shooting - la salopette (gif animé)

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Enquête - Stationnement : la fin des amendes amères

Par Olivier Razemon - Le Monde

A partir du 1er janvier, la contravention sera remplacée par un « forfait post-stationnement ». Les municipalités concernées espèrent dégager de nouvelles sources de financement.

« Cette réforme doit permettre aux élus de faire fonctionner la cité. » Louis Nègre, maire (LR) de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) et président du Groupement des autorités responsables de transport (GART), est catégorique. Selon lui, le dispositif qui modifiera, le 1er janvier 2018, les modalités du stationnement sur voirie dans les 800 communes où il est payant, constitue bien plus qu’une simple révision technique.

Jusqu’à présent, les automobilistes qui ­négligent les horodateurs ou qui excèdent leur temps de stationnement sont passibles d’une amende de 17 euros. Le tarif est le même, que l’heure de stationnement soit facturée 4 euros, comme dans le centre de Paris, ou 60 centimes comme à Montargis (Loiret). A partir du 1er janvier, cette amende disparaîtra, pour laisser la place à un « forfait post-stationnement » (FPS), dont le montant est fixé par chaque municipalité. A Paris, il passera d’un coup à 50 euros !

Le stationnement payant connaît donc à la fois une décentralisation, ou municipalisation, puisque ce sont les collectivités qui en sont désormais responsables et qui en encaisseront directement l’essentiel des montants, et une dépénalisation, avec la suppression de l’amende. La fin de la bonne vieille contredanse.

Une réforme « complexe »

On ajoutera que, conçue sous Jacques ­Chirac, envisagée puis abandonnée sous Nicolas Sarkozy, votée sous François Hollande et appliquée sous Emmanuel Macron, cette réforme, qui introduit plusieurs acronymes abscons dans le langage courant, a nécessité la création d’une mission interministérielle dirigée par un préfet ad hoc. Et que tous ses acteurs s’accordent à dire qu’elle est « complexe », à commencer par le préfet en question, Stéphane Rouvé.

DANS LES RUES COMMERÇANTES, LES VOITURES VENTOUSES BLOQUENT INUTILEMENT LES PLACES DISPONIBLES

Le FPS sera fixé, selon les villes, à des niveaux parfois élevés, jusqu’à 60 euros à Lyon. « C’est du racket », bougonnera peut-être l’automobiliste récalcitrant qui rechignait, jusqu’ici, à glisser sa carte bancaire dans l’horodateur. Ce à quoi les élus répondent, à l’unisson, et quelle que soit leur couleur politique, que, « pour l’automobiliste qui se conforme à la loi et paie son stationnement à l’horodateur, cette réforme ne change rien ».

Pour le GART, association des élus chargés des déplacements, le nouveau dispositif doit moins servir à « remplir les caisses » qu’à dissuader les automobilistes d’occuper longuement la même place. L’enjeu est criant dans les rues commerçantes, où les voitures ventouses bloquent inutilement les places disponibles. « Si les villes font payer le stationnement sur voirie, c’est pour permettre une rotation des véhicules et amener davantage de clients aux commerces », résume M. Nègre, qui déplore la désertification qui touche de plus en plus les centres des villes moyennes.

« Repenser le stationnement dans son ensemble »

Ses homologues confirment. « L’attractivité d’un centre-ville dépend fortement de la rotation des véhicules », explique Jean-Jacques Bernard, vice-président (PS) de la métropole de Rennes. A Quimper, le maire (LR), Ludovic Jolivet, se fixe pour objectif, dans le centre-ville, de « sept voitures par place à la journée ».

La réforme constitue dès lors une « occasion unique de repenser le stationnement dans son ensemble ». « Puisque les véhicules se succéderont à un rythme plus rapide, il sera possible de convertir quelques places de parking en espaces destinés aux piétons, aux cyclistes et aux transports publics », résume-t-on au GART. Les recettes résultant des FPS, qui viendront garnir les budgets des municipalités, seront d’ailleurs orientées vers la « mobilité durable », en d’autres termes les bus, tramways et autres pistes cyclables.

Il faut en outre se rendre à l’évidence : aujourd’hui, les politiques de stationnement payant ne fonctionnent pas. Le système bute sur un faible taux de paiement spontané à l’horodateur, une verbalisation limitée et un taux de recouvrement de l’amende imparfait. Qualifiant le stationnement urbain de « chaînon manquant dans les politiques de mobilité », la Cour des comptes avait dénoncé, en février, des maux que les municipalités connaissent bien depuis longtemps.

Des parkings souterrains sous-utilisés

En France, seuls 30 % à 40 % des automobilistes paient leur stationnement, avaient rappelé les magistrats de la rue Cambon. A Paris, hors stationnement résidentiel, ils ne sont que 10 % et le fraudeur n’a « qu’une probabilité sur quinze d’être verbalisé », observe Christophe Najdovski, adjoint à la maire de Paris, chargé des transports, des déplacements, de la voirie et de l’espace public. A Rennes, le taux de paiement spontané atteint 35 %, à Saint-Etienne, 60 %, et à Grenoble – un record – 70 %.

IL EST DE NOTORIÉTÉ PUBLIQUE QU’ON TROUVE TOUJOURS UNE PLACE DANS UN PARKING SOUTERRAIN D’UNE VILLE PETITE OU MOYENNE

Parallèlement, les parkings souterrains demeurent sous-utilisés. Les opérateurs, publics et privés, rechignent à donner des chiffres, mais dans les villes petites et moyennes, il est de notoriété publique qu’on trouve toujours une place dans un parking souterrain, à l’exception, peut-être, du troisième samedi de décembre, de 15 heures à 18 heures. Même à Paris, Maxime Autran, directeur général adjoint de Streeteo, filiale d’Indigo, ex-Vinci Park, admet que le taux d’occupation « est en forte baisse depuis quelques années ». Pour une raison simple : « On peut se garer sans payer dans la rue », la fraude étant rarement verbalisée.

En ce mois de décembre, les villes se préparent. Il faut adapter ou changer les horodateurs, modifier les serveurs, installer des logiciels, former le personnel, lancer une campagne de communication. A Quimper, six agents sont dépêchés dans la rue pour aider les usagers et les changements sont annoncés à la population « sur les panneaux lumineux, par la presse, les réseaux sociaux, etc. », explique M. Jolivet.

Recours à des services privés

Une majorité de métropoles, Lyon, Toulouse, Nantes ou Rennes, ainsi que de très nombreuses villes moyennes, resteront directement chargées du contrôle du stationnement, par l’intermédiaire d’une régie municipale. Chez Villes de France, association regroupant les maires des villes moyennes, on explique ce choix par la volonté d’« agir avec discernement ». Autrement dit, les élus préfèrent conserver la possibilité de libérer de son FPS un usager qui prouverait sa bonne foi.

Toutefois, devant l’ampleur de la tâche, d’autres collectivités préfèrent recourir à des services privés, en passant par une délégation de service public (DSP) ou un marché public. « Les deux formules se distinguent par le mode de rémunération, fixe dans le cas d’un marché et indexées sur l’exploitation du service pour une DSP, et la durée, moins longue pour un marché public », explique Thierry Delvaux, directeur de Sareco, société de conseil en stationnement.

Les principaux délégataires ou titulaires des marchés s’appellent Effia, SAGS, Indigo ou Urbis Park, filiale de Veolia. Les deux derniers se partagent le marché à Paris et opèrent à Bordeaux ou à Nice pour Indigo, à Strasbourg, Nancy ou Biarritz pour Urbis Park. Pour contrôler le stationnement dans la capitale, ces deux entreprises recevront respectivement un peu moins de 6 millions et de 4 millions d’euros par an. Elles ont recruté 260 agents, 152 pour la première, 108 pour la seconde.

Activité débordante

Parkeon, leader français de la fabrication de parcmètres puis d’horodateurs, connaît une activité débordante. La société, dont le principal centre de production se situe à Besançon, a construit 4 600 horodateurs en 2017, deux fois plus que d’habitude, et a doté les villes de 7 000 « kits de mise en conformité » du matériel existant. Depuis la fin de l’été, il a fallu recruter soixante personnes supplémentaires, d’autant plus rapidement que « de nombreuses villes ont attendu la fin de l’année pour délibérer », regrette Jean-François Esnault, directeur « Smartcity », pour la France, de Parkeon.

IEM, UN FABRICANT D’« HORODATEURS INTELLIGENTS », PROPOSE AUX VILLES UNE « GESTION ACTIVE DES PLACES »

La même effervescence a saisi les locaux d’IEM, un fabricant d’« horodateurs intelligents » implanté dans le canton de Genève, en Suisse. « Pour l’occasion, nous avons recruté du personnel et augmenté la superficie de nos locaux », souligne Philippe Menoud, directeur général. L’entreprise ne se contente pas de vendre des horodateurs, mais propose aux villes une « gestion active des places » et des applications informant les automobilistes des emplacements disponibles et des autres moyens de transport.

Reste une question, qui n’est pas illégitime. Les villes y gagneront-elles financièrement ? Les collectivités reconnaissent qu’elles espèrent renflouer leurs caisses. A Paris, le stationnement subit aujourd’hui « un manque à gagner de 300 millions d’euros, soit le budget des crèches de la ville », souligne M. Najdovski.

Savants calculs

Pour estimer l’éventuelle rentabilité de l’opération, les municipalités se livrent à de savants calculs. « Dans tous les pays où la réforme a été mise en place, le taux de paiement spontané a bondi à 70 %-80 % », observe-t-on au GART, qui a publié un livret intitulé La Gestion du stationnement sur voirie en Europe.

Les villes devront soustraire des recettes nouvelles les sommes nécessaires à la mise en conformité de leur matériel et le budget dévolu au contrôle, exercé par la police municipale ou versé aux entreprises délégataires. Chaque horodateur « coûte 6 000 euros, auxquels il faut ajouter les frais de personnel », rappelle M. Nègre.

Les frais de régénération des machines « peuvent varier d’un facteur de 1 à 50 », précise M. Esnault, chez Parkeon. Certaines villes font appel à des salariés supplémentaires dotés d’assistants personnels, voire, comme Paris, s’équipent de véhicules électriques chargés de détecter les mauvais payeurs et baptisés « LAPI » (lecture automatique des plaques d’immatriculation).

« Pot commun »

D’autres municipalités, bien plus modestes, se contentent d’apposer des autocollants sur les horodateurs et d’émettre de nouveaux tickets. A Blois, 46 000 habitants, où le remplacement de quarante-quatre horodateurs coûte 180 000 euros, la ville espère amortir cet investissement en un an.

AUJOURD’HUI, LE MONTANT DES AMENDES RECOUVRÉES AUPRÈS DES AUTOMOBILISTES ATTEINT 1,3 MILLIARD D’EUROS

Enfin, les collectivités, qui percevront donc les FPS, doivent prendre en compte la baisse des recettes liée à la dépénalisation. Aujourd’hui, l’ensemble des amendes recouvrées auprès des automobilistes, au total 1,3 milliard d’euros, est placé par l’Etat dans un « pot commun », dont 500 millions sont répartis entre les collectivités. A ter­me, ce montant sera amputé des recettes liées au stationnement payant sur voirie, soit environ 200 millions d’euros, d’après les calculs du GART.

Les 300 millions restants, qui proviennent notamment des amendes sanctionnant le stationnement gênant à 35 euros ou très gênant à 135 euros, continueront à être redistribués aux collectivités. Compte tenu de tous ces éléments, bien malin qui peut prévoir l’effet réel de la décentralisation du stationnement sur les finances des municipalités. Les résultats se liront sans doute plus rapidement sur la voirie.

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Extrait d'un shooting - bondage

bondage (2)

bondage (3)

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La Belle Vie numérique ? Les bugs font leur expo.

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HARCÈLEMENT SEXUEL : LES ACTRICES S’HABILLERONT EN NOIR POUR LES GOLDEN GLOBES

L’initiative est déjà critiquée par l’une des victimes d’Harvey Weinstein.

Meryl Streep, Jessica Chastain, Emma Stone… selon le magazine américain People, les actrices nommées aux Golden Globes s’habilleront de noir lors de la prochaine cérémonie, le 7 janvier. Une manière de protester contre le harcèlement sexuel à Hollywood, dans la foulée de l’affaire Weinstein. Ce mouvement pourrait bien se prolonger durant toute la saison des cérémonies, jusqu’aux Oscars en mars.

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Vu sur internet - j'aime bien

aime bien

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Entre provocation et sensualité, les plans rapprochés très suggestifs de Marius Sperlich

par Florian Ques 

Des lèvres charnues, des paillettes et une bonne dose de provoc' : bienvenue dans l’univers de ce photographe allemand où le zoom est roi.

Un regard lancinant, une moue aguicheuse, des fossettes expressives… Indubitablement, il existe toute une kyrielle de façons de jouer de ses charmes afin de conquérir son prochain. Pour ça, les traits de notre visage sont nos meilleurs alliés. Marius Sperlich, un jeune photographe originaire d’Allemagne, a décidé d’exacerber encore plus le potentiel séducteur de nos faciès pour mieux le détourner. À travers ses clichés aussi captivants que déroutants, il sublime le corps féminin en s’aidant de multiples artifices.

Sur une image, on admire une paire de lèvres charnues comme menacée par des fragments de verre. Sur la suivante, une dentition parfaitement immaculée se voit agrémentée de strass scintillants. Pas de doute, l’artiste allemand joue sur une ambivalence, alliant la sensualité évocatrice des lèvres ou du regard avec des objets qu’on connaît tous et qui font écho aux pires vices de l’homme. Les drogues, les armes blanches, le feu… Marius Sperlich aime nous provoquer.

Au-delà du visage de ses modèles, ce dernier fait preuve d’une véritable fascination pour les zones érotiques, et parfois même érogènes, du corps féminin. On le devine aisément quand on repère ses plans rapprochés sur l’intimité de jeunes femmes, qu’il a veillé à camoufler avec de nouveaux accessoires aussi astucieux qu’esthétiquement plaisants. Entre malaise et excitation, notre cœur balance.

https://www.instagram.com/mariussperlich/

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lundi 18 décembre 2017

NDDL, vitesse, immigration : Emmanuel Macron prépare la rentrée

Par Solenn de Royer, Bastien Bonnefous - Le Monde

Le gouvernement se réunira début janvier en séminaire pour fixer les priorités des trois mois à venir. L’exécutif, qui remonte dans les sondages, compte maintenir le rythme des réformes.

Préparer la suite. Après la diffusion d’un entretien sur France 2, dimanche soir 17 décembre, et avant de partir vendredi 22 au Niger à la rencontre des troupes françaises de l’opération Barkhane, Emmanuel Macron – qui aura 40 ans jeudi 21 décembre et vient de fêter Noël en famille au château de Chambord – a prévu de passer les prochains jours à l’Elysée avec sa garde rapprochée pour baliser la séquence des vœux et la rentrée de janvier. Il doit enchaîner les réunions au palais, avec conseillers et ministres, et profiter de ces quatre jours sédentaires pour visiter une poignée de services de l’Elysée, que son épouse Brigitte a déjà tous salués.

Fidèle à cette tradition de la Ve République, Emmanuel Macron s’adressera le 31 décembre aux Français. Comme ses prédécesseurs en début de quinquennat, le président aimerait innover et surprendre mais la forme que prendra ce vieux rite adapté aux nouveaux codes de la « start up nation » n’a pas encore été arrêtée. Il y a quelques jours, l’Elysée évoquait la possibilité de raccourcir la séquence des vœux présidentiels, qui occupe traditionnellement tout le premier mois de l’année.

Le chef de l’Etat envisageait de les faire tous tenir la première semaine de janvier, avant son départ pour la Chine, le 8. Mais ce scénario n’est toujours pas validé. Seule date actée : les vœux à la presse, le 3 janvier. Une pratique jugée désuète par François Hollande, qui l’avait abandonnée. « Macron veut réduire le nombre des vœux, regrouper et simplifier, sans négliger personne, résume le patron de La République en marche, Christophe Castaner. Il faut éviter que le président passe un mois à faire des discours dans l’entre-soi ! »

Soucieux de préparer son plan de bataille pour 2018, le chef de l’Etat a réuni il y a quelques jours à l’Elysée les poids lourds de la macronie pour anticiper les séquences à venir et aborder un certain nombre de sujets sensibles, comme le sort de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui doit être scellé en janvier. Le premier ministre, Edouard Philippe, s’était livré fin novembre au même exercice « bilan et perspectives » (selon les mots d’un conseiller) en conviant à dîner le « comité de la majorité » composé des ténors de LRM et du MoDem et des ministres proches de l’Elysée. « L’idée, c’est de continuer au même rythme effréné, explique un ministre. C’est simple, si Macron arrête de marcher, il tombe. »

Alignement des planètes

Selon nos informations, le gouvernement se réunira en séminaire au cours de la première semaine de janvier, après le premier conseil des ministres de l’année, le 3. Ce séminaire, qui s’était tenu à Matignon en octobre, pourrait avoir lieu cette fois à l’Elysée. Objectif : cadrer l’agenda des trois prochains mois, qui sera largement dominé par le deuxième volet des réformes sociales (apprentissage, formation professionnelle, assurance chômage) et la réforme de l’action publique. « La réforme de l’Etat est une priorité absolue, ce sera un gros morceau de 2018 », juge un conseiller de Matignon.

D’autres réformes sensibles sont attendues l’an prochain sur l’asile et l’immigration (pour durcir la politique d’immigration), le logement ou les entreprises (participation, intéressement, smic, etc). Les arbitrages sur la réforme de la Constitution (réduction de nombre de parlementaires, etc.) doivent également être rendus en début d’année. Une réunion avec les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, François de Rugy et Gérard Larcher, les ministres Gérard Collomb (intérieur) et Nicole Belloubet (justice), se tiendra d’ailleurs sur ce sujet jeudi 20 décembre à l’Elysée.

En plus de celui sur Notre-Dame-des-Landes, un autre arbitrage ultra sensible est attendu pour le début de l’année sur la limitation de vitesse à 80 km/heure sur les routes nationales. « La rentrée va être très marquée par ce sujet » de sécurité routière, anticipe-t-on à Matignon, où l’on sait que cette limitation est « très impopulaire ». L’épineux dossier des retraites et les sujets bioéthiques seront sur le métier plus tard dans l’année, voire début 2019.

« TOUS LES DOSSIERS CHAUDS QUI DEVAIENT NOUS EXPLOSER À LA FIGURE SONT PASSÉS SANS PROBLÈME »

UN CONSEILLER ÉLYSÉEN

En revanche, Emmanuel Macron souhaite s’emparer dès janvier du sujet de la laïcité. Le président, qui a axé son début de quinquennat sur les réformes économiques et sociales, ne veut pas se voir reprocher de délaisser les sujets sociétaux. L’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie et de la Corse seront deux autres dossiers de l’année à venir. « On a fait six mois au pas de charge, on garde le tempo, c’est une clé du succès, se félicite un conseiller de l’exécutif. Les Français attendent que le président applique son programme. »

Pour l’heure, M. Macron déroule sans encombres son plan de réformes. Non seulement, le chef de l’Etat remonte mois après mois dans les sondages après un décrochage brutal durant l’été, mais il ne rencontre guère d’oppositions susceptibles de le faire reculer, notamment dans la rue, où les maigres défilés syndicaux n’ont pu empêcher la réforme du code du travail par ordonnances. Un alignement des planètes qui réjouit l’entourage présidentiel. « Comment va le Château ? Le Château se transforme, et plus vite que prévu ! », s’amuse ainsi un conseiller élyséen. « Tous les dossiers chauds qui devaient nous exploser à la figure sont passés sans problème », renchérit un autre proche, qui résume, dans un sourire : « On peut le dire, on est très bons ! »

« What’s next ? »

Si le rythme soutenu des réformes est assumé, il ouvre aussi une interrogation pour la suite. « Tout a été lancé et ça avance très vite, donc il y a un vrai sujet sur la construction de la suite : what’s next ? », note le député LRM Gabriel Attal, qui observe que cette interrogation commence à mobiliser les députés de la majorité. « Qu’est-ce qui va se passer après ?, appuie un haut fonctionnaire. Il y a tellement de chantiers ouverts et de réformes vite exécutées que le gouvernement ne pourra pas se contenter de gérer jusqu’en 2022. »

Au sommet de l’Etat, on reconnaît que le projet présidentiel cimente pour l’instant la majorité. « Il faudra trouver un autre ciment pour la deuxième partie du quinquennat, peut-être la préparation de la réélection d’Emmanuel Macron », indique un conseiller. « On réussit à piloter à trois mois alors que Jean-Marc Ayrault ne pilotait pas à un jour, c’est déjà pas mal », ironise un autre conseiller de l’exécutif, pour qui cette question du temps 2 du quinquennat est prématurée.

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Pour Emmanuel Macron, l’audiovisuel public est structuré « sur le monde d’avant »

Par François Bougon - Le Monde

Le président de la République a annoncé vouloir lancer une réflexion au début de l’année prochaine sur l’organisation de l’audiovisuel public et ses missions, pour l’adapter notamment aux nouveaux usages nés du numérique.

Emmanuel Macron a jugé, dans une interview diffusée dimanche soir 17 décembre sur France 2, que la télévision et la radio publiques étaient structurées « sur le monde d’avant » et devaient à la fois s’adapter aux nouveaux usages nés du numérique et repenser leurs missions.

« Les usages sont en train de changer et notre audiovisuel public reste structuré dans sa géographie avec un grand système de radio et de télévision qui, certes, s’est mis au digital, mais est structuré dans son architecture sur le monde d’avant. Il n’a pas suivi ce changement », a-t-il expliqué, tout en se demandant comment « mieux mutualiser les choses entre la radio, la télévision, le digital ».

Près de deux semaines après avoir utilisé des mots cinglants envers l’audiovisuel public lors d’une rencontre avec des parlementaires, le président de la République a, dans des termes plus mesurés, jugé nécessaire de repenser les « bases des missions », en particulier pour la formation des jeunes : « C’est à mon avis une des missions de l’audiovisuel public. Est-ce qu’aujourd’hui on a un dispositif qui est le mieux adapté pour former les jeunes, les éveiller à la conscience ou contribuer à leur évolution, pas totalement. »

« Il y a de l’argent »

M. Macron a annoncé vouloir lancer une « réflexion au début de l’année prochaine ». « Je suis là pour donner l’impulsion et fixer les principes, mais surtout je souhaite qu’il y ait une grande réflexion qui se structure », a-t-il dit, souhaitant associer tous les acteurs, « journalistes, producteurs, salariés des différents groupes de l’audiovisuel public », mais aussi les parlementaires.

Le président de la République a aussi souligné que l’audiovisuel public était « pour l’Etat le premier budget de la culture ». « Il y a de l’argent, mais est-ce qu’on le met au bon endroit et surtout est-ce l’organisation collective la plus pertinente, ce n’est pas à moi de le trancher ; je veux juste lancer une réflexion qui doit prendre son temps. »

Une réflexion sur l’avenir de l’audiovisuel public a déjà été exigée par la ministre de la culture, Françoise Nyssen, et ses homologues de Bercy. Associant la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, le président de Radio France, Mathieu Gallet, Marie-Christine Saragosse de France Médias Monde, Véronique Cayla d’Arte et Laurent Vallet de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), cette concertation doit aboutir d’ici à la fin de l’année.

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Masochisme - l'edito de Muriel Pleynet - Le Parisien

Le service public de l’audiovisuel serait-il masochiste ? Dimanche soir, France 2 a offert au chef de l’Etat, interrogé par Laurent Delahousse, la possibilité de dire tout haut ce qu’il pensait, jusque là, tout bas. Alors, dans un langage certes plus policé qu’en privé, Emmanuel Macron a pu dire tout le mal qu’il pensait du service public de l’audiovisuel dont certains programmes , - comme il a eu le loisir de le dire devant des députés de la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée, reçus il y a 15 jours à l’Elysée - seraient, rien de moins, qu’une honte. L’audiovisuel public « reste structuré, dans son architecture, un peu sur le monde d’avant », a-t-il estimé. La télévision publique, entravée par sa gouvernance ainsi que par une forme de corporatisme, ne se serait pas suffisamment modernisée et ne remplirait pas sa mission d’éducation et de culture auprès du jeune public. Autant de vérités, pense-t-il, qu’Emmanuel Macron a assénées devant un interviewer qui ne l’a pas contrarié. Ce qui a valu à cette émission son lot de critiques et de sarcasmes. Ce qui s’appelle se tirer doublement une balle dans le pied...

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La lettre politique de Laurent Joffrin - Libération

Aux marches du Palais

Emmanuel Macron ne s’est pas mal sorti de l’impitoyable questionnement que lui a infligé lundi soir Laurent Delahousse sur France 2. Pris sous un feu roulant d’interrogations embarrassantes - «vous dormez peu ?», «c’est votre héroïsme ?», «quel est votre message aux Français pour Noël ?» - le président a réussi à placer qu’il était, quoique jupitérien, faillible comme les autres hommes, que son leadership international, loué partout, n’était pas absolu, que la famille était une valeur sûre, que son amie la finance, tel un paysage bucolique, verdirait au printemps. Plusieurs fois acculé par son contradicteur, il a préféré, habileté suprême, rester debout pour entraîner l’importun dans le vestibule de l’Elysée et le mettre très courtoisement dehors…

Ironie sévère, dira-t-on. Laurent Delahousse est un excellent présentateur de JT mais il a voulu appliquer au président de la République la méthode empathique dont il use envers les people du show-biz, ce qui a transformé son entretien exclusif en opération de communication pour Emmanuel Macron. Opération réussie : le président a dit des choses, comme le souligne Alain Auffray sur Liberation.fr. Ce qui débouche sur un paradoxe français : maîtrisant son image comme aux beaux temps du gaullisme, ce président qui s’expose avec parcimonie à la contradiction (une fois en sept mois, en octobre dernier, devant les journalistes de TF1) voit sa courbe de popularité remonter en flèche. Sarkozy allait au carton en conférence de presse, à ses risques et périls; Hollande laissait porte ouverte aux journalistes les plus critiques, quitte à se faire bousculer : il faut croire que cette candeur ne paie pas. Maugréant sans cesse contre les hommes politiques et les élites, l’opinion ratifie néanmoins les usages monarchiques qui sont la marque de la Ve République. Ailleurs en Europe, on a séparé la sacralité du pouvoir de son exercice, en laissant un roi ou une reine sur le trône (Grande-Bretagne, Espagne, Pays-Bas, Belgique) ou bien en plaçant au sommet de la pyramide constitutionnelle un président soliveau (Italie, Allemagne, Autriche, Portugal, etc.) En France, une déambulation jusqu’aux marches du Palais fait événement. Laurent Delahousse, au fond, a trop bien compris la logique intime de la Ve République.

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Nicki Minaj pose topless sur Insta­gram

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Si Nicki Minaj brille par son talent, elle fait aussi régu­liè­re­ment parler d'elle pour les clichés publiés de sa personne. Icône d'un fémi­nisme pop, Nicki Minaj s'appro­prie par ces photos dénu­dées l'image de son corps et s'affiche en maîtresse de sa sexua­lité et de ses désirs.

Comme Kim Karda­shian, le talent pour la chan­son en plus, Nicki Minaj parti­cipe à sa manière à un fémi­nisme pop qui touche actuel­le­ment tout parti­cu­liè­re­ment les jeunes femmes. N'en déplaise à la comé­dienne Lou Doillon, choquée qu'on puise affi­cher de cette manière son corps, comme elle l'a confié à El Pais: « Quand je vois Nicki Minaj et Kim Karda­­shian, je suis scan­­da­­li­­sée. Je me dis que ma grand-mère a lutté pour autre chose que le droit de crâner en string ».

Mais Nicki Minaj se moque des critiques, elle affirme avoir le droit de profi­ter de son corps, de jouer de son image et de parler libre­ment de sexua­lité. En novembre dernier, la chan­teuse était la star d'une séance photo pour le maga­zine Paper. Sur les clichés publiés, la star s'affi­chait topless en short de latex rose, triplée pour la photo en poses sugges­tives et subli­mée par la photo­graphe de charme Ellen Von Unwerth. Ce vendredi sur Insta­gram, elle a publié un cliché où elle appa­rait dans la même tenue, short rose et cache-tétons argen­tés. Un acces­soire qui permet à la chan­teuse d'éviter de voir sa photo­gra­phie censu­rée par le réseau social, très à cheval sur la nudité. Plus d'un million et demi de ses abon­nés sur le réseau social ont aimé cette publi­ca­tion en forme de clin d'oeil sexy.

nicki22

https://www.instagram.com/nickiminaj/

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Street Art

 

Les graffeurs Blesea et Baby-K ont à nouveau sévi sur un blockhaus du Nord-Cotentin. Ils ont transformé un bunker du Val-de-Saire, dans le secteur de Réville - Jonville, en Shenron, le dragon légendaire du dessin animé phare des années 1980 " Dragon Ball ". Photo : Mogab Production



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