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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 11 décembre 2018

Gilets Jaunes : acte 5 ou pas ?

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Immigration en Europe

Que contient (ou non) le pacte de Marrakech sur les migrations ?

Par Anne-Aël Durand

Un texte pour des « migrations sûres, ordonnées et régulières » a été approuvé lundi à Maroc. Mais il n’est ni révolutionnaire ni contraignant.

Un texte international sur les migrations, approuvé formellement lundi 10 décembre à Marrakech (Maroc), suscite de nombreuses incompréhensions.

Qu’est-ce qui a été approuvé à Marrakech ?

Le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a été approuvé lundi lors d’une conférence intergouvernementale organisée par l’Organisation des Nations unies (ONU) à Marrakech (Maroc) en présence de représentants de près de 160 pays.

Ni vote ni signature n’étaient au programme de ce rendez-vous qui se tient jusqu’à mardi. Une simple proclamation orale suivie d’un coup de marteau a servi d’approbation formelle. Le texte, qui a déjà été approuvé en juillet, doit encore être ratifié mercredi 19 décembre lors de l’Assemblée générale des Nations unies.

Que contient ce pacte sur les migrations ?

Il s’agit d’un document de quarante et une pages, qui fixe vingt-trois objectifs pour « améliorer la coopération en matière de migrations internationales », accompagnés de mécanismes de suivi des mesures à toutes les étapes :

mieux connaître les flux au moyen de collectes de données précises ;

en amont, lutter contre les « facteurs négatifs et les problèmes structurels » qui poussent les individus à quitter leur pays ;

rendre plus accessibles les filières légales de migration, fournir des preuves d’identité à chacun, « veiller à l’invariabilité et à la prévisibilité des procédures migratoires » ;

rendre les périples migratoires moins dangereux, « sauver des vies » par une action internationale coordonnée, lutter contre les passeurs et la traite des personnes ;

mieux gérer les frontières, limiter le recours à la rétention administrative, renforcer la coopération consulaire ;

une fois les migrants arrivés dans un pays, leur assurer des services de base, les moyens de s’intégrer, reconnaître leurs qualifications et éliminer toutes les discriminations ;

permettre aux migrants de contribuer au développement de leur pays d’origine, simplifier les envois de fonds, faciliter leur retour en assurant la portabilité de leurs droits.

Mais, dès le préambule, le pacte précise qu’il établit « un cadre de coopération juridiquement non contraignant, qui repose sur les engagements convenus par les Etats membres » et qu’il « respecte la souveraineté des Etats et les obligations que leur fait le droit international ». Concrètement, cela signifie que chaque pays, même s’il signe ce texte, pourra continuer de facto à mener une politique qui y est contraire sans encourir aucune sanction.

Qu’est-ce qu’il ne contient pas ?

Le sujet des migrations internationales est brûlant, et provoque de nombreuses controverses dans les sociétés occidentales. Raison pour laquelle l’existence de ce pacte a suscité énormément de désinformation et de manipulations politiques. Les leaders populistes comme les nombreux groupes de « gilets jaunes » ont multiplié ces derniers jours les diatribes contre ce texte, qui ferait venir des centaines de milliers, voire des « dizaines de millions », de migrants.

Il serait interminable de lister toutes les intox, mais il est régulièrement reproché à ce texte :

« d’être un préalable à un afflux massif de réfugiés » : à aucun moment le texte n’oblige un pays à ouvrir ses frontières ou ne formule de quotas de migrations obligatoires. Il ne vise pas non plus à créer un « appel d’air » mondial, ou un droit opposable à l’immigration, comme le déplore Eric Ciotti dans Le Figaro, mais plutôt à prendre en compte la réalité actuelle pour mieux l’accompagner ;

« de mettre en place une censure de la presse » : le député Les Républicains des Alpes-Maritimes craint aussi une « censure de la presse » sur les questions migratoires. En réalité, le pacte invite à « promouvoir une information indépendante, objective et de qualité, y compris sur Internet » (objectif flou mais louable), et à « cesser de subventionner les médias qui propagent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et les autres formes de discrimination envers les migrants, dans le plein respect de la liberté de la presse » ;

« d’organiser le remplacement des travailleurs » : pour certains responsables d’extrême droite, comme le député européen Bernard Monot, le pacte recommande le « remplacement des Européens par des migrants » et favorise l’arrivée de travailleurs immigrés « payés un euro l’heure ». Le texte dit justement l’inverse, puisqu’il appelle à faciliter l’accès des migrants à un travail décent et à l’économie formelle ;

« brader la souveraineté française » : plusieurs sites et publications s’alarment sur le risque de « vendre la France à l’ONU ». Ils opèrent un amalgame entre deux actualités : le pacte des migrations, sous l’égide de l’ONU, et une suggestion, formulée par le vice-chancelier allemand fin novembre, consistant à transférer à l’Union européenne le droit de veto français au Conseil de sécurité. Mais cette dernière idée n’a rien d’officiel et ne risque pas de voir le jour. Et, à aucun moment, la souveraineté des pays n’est remise en question par le pacte des migrations.

A quoi sert un texte non contraignant ?

Il s’agit d’un instrument de soft law, que l’on peut traduire par « droit souple » ou « droit mou » : un texte qui ne s’accompagne pas de contraintes, mais qui a une valeur symbolique, en fixant des recommandations pour changer les comportements.

L’ACCORD DE PARIS SUR LE CLIMAT A LUI AUSSI UNE FORME NON CONTRAIGNANTE DE « SOFT LAW »

Ce n’est pas nouveau : le principe, qui date des années 1930, est très utilisé dans le droit international, lorsqu’il est compliqué d’obtenir un accord entre des pays aux objectifs divers et qui ne veulent pas céder une partie de leur souveraineté. Il sert alors de « substitut au droit dur », comme l’explique un rapport du Conseil d’Etat de 2013. L’accord de Paris sur le climat, signé en 2015, a lui aussi une forme non contraignante de soft law dans la mesure où aucune sanction n’y est associée.

Le pacte sur les migrations devrait-il être soumis au vote du Parlement ou à un référendum ? Rien ne l’oblige, comme l’explique le constitutionnaliste Didier Maus, interrogé par CheckNews, le service de vérification d’informations de Libération : il ne s’agit pas d’un traité de paix ou de commerce, il n’engage pas les finances de l’Etat, ne modifie pas la loi ni les contours du territoire national. Inversement, rien n’empêche le gouvernement de présenter ce texte devant l’Assemblée nationale, voire de le soumettre au vote.

Finalement, qui a adopté ce pacte ?

Première précision : le 19 décembre, ce n’est pas à Marrakech que le pacte sera signé, mais à New York. Pour la France, ce n’est pas non plus Emmanuel Macron qui s’est déplacé au Maroc le 10 décembre, mais le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne.

APPROUVÉ EN JUILLET 2018 À NEW YORK PAR L’ENSEMBLE DES MEMBRES DE L’ONU, À L’EXCEPTION DES ETATS-UNIS

Au total, selon l’Agence France-Presse (AFP), 159 pays sur 193 étaient représentés pour l’adoption de ce pacte, qui avait été approuvé en juillet 2018 à New York par l’ensemble des membres de l’ONU, à l’exception notable des Etats-Unis. Donald Trump s’était en effet retiré dès décembre 2017 de l’élaboration de ce texte, contraire à sa politique d’immigration et à sa volonté de s’éloigner de toute gouvernance mondiale.

Plus récemment, au moins neuf pays se sont retirés du processus : Autriche, Australie, Chili, République tchèque, République dominicaine, Hongrie, Lettonie, Pologne et Slovaquie.

Selon Louise Arbour, représentante spéciale de l’ONU pour les migrations, plusieurs autres pays ont demandé à organiser des consultations internes : Bulgarie, Estonie, Israël, Italie, Slovénie et Suisse. En Belgique, la décision du premier ministre, Charles Michel, de se rendre à Marrakech a suscité une crise politique et brisé la coalition avec les nationalistes flamands de la N-VA.

Par ailleurs, le Brésil va se retirer du pacte une fois que le président élu d’extrême droite Jair Bolsonaro prendra ses fonctions, le 1er janvier, a annoncé son futur chef de la diplomatie.

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Noël approche

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« Jean-Michel Basquiat – Egon Schiele », la double exposition événement à découvrir à la Fondation Louis Vuitton

Jusqu’au 14 janvier 2019, la Fondation Louis Vuitton présente, en deux parcours distincts, deux peintres qui fascinent par leur fulgurance et leur intensité : Egon Schiele (1890-1918) et Jean-Michel Basquiat (1960-1988). A travers une sélection de quelque 250 pièces issues de leurs œuvres exceptionnelles, la Fondation Louis Vuitton met en scène le parcours de deux artistes qui, pour Suzanne Pagé, directrice artistique de l’institution, « se voulaient des espèces de prophètes de l’art et qui sont chacun d’une virtuosité extravagante ».

En moins d’une décennie, Egon Schiele et Jean-Michel Basquiat sont devenus des figures majeures de l’art du XXe siècle. Ils sont liés par leur destin, celui d’une œuvre courte dont l’impact comme la permanence a peu d’équivalent. Les expositions qui leur sont respectivement dédiées sont respectueuses du contexte propre de leurs œuvres. Elles constituent deux moments aussi riches que différents. Pour Schiele, la Vienne de 1900, capitale de l’empire austro-hongrois et foyer intellectuel et artistique de premier plan. Pour Basquiat, le New York du début des années 1980 avec la vitalité de sa scène underground, de sa culture urbaine downtown, ses questionnements artistiques et identitaires.

schiele

L’exposition consacrée à Egon Schiele comprend quelque 110 œuvres, principalement des dessins issus de collections privées. Indissociable de l’esprit viennois du début du XXe siècle, la dimension tragique et intimiste de l’œuvre de Schiele l’érige comme l’un des sommets de l’expressionnisme. Influencé par son aîné Gustav Klimt, Schiele suit dans un premier temps un style où l’ornement joue un rôle majeur pour ensuite rapidement pratiquer un tracé plus chaotique : tordus et amputés, les corps qu’il dessine sont l’expression frontale du désir et du sentiment tragique de la vie. Fauché par la grippe espagnole en 1918, l’artiste aura réalisé en une dizaine d’années quelque 300 toiles et plusieurs milliers de dessins.

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L’œuvre de Jean-Michel Basquiat se déploie dans quatre niveaux de la Fondation Louis Vuitton, sur près de 2 500 m2. L’exposition parcourt chronologiquement l’ensemble de la carrière du peintre en se concentrant sur plus de 135 œuvres décisives. Elle compte des ensembles inédits en Europe et des toiles rarement vues depuis leurs premières présentations du vivant de l’artiste. Comme Schiele, Basquiat est hanté par le passage dans l’au-delà. Son œuvre, tout en étant très vive, est envahie de squelettes et de crânes comme s’il voyait en chaque être humain un mort potentiel. Son décès prématuré en 1988 interrompt une œuvre très prolifique, réalisée en à peine une décennie, riche de plus de mille peintures et davantage encore de dessins.

Dans leur singularité, ces deux expositions s’inscrivent dans l’une des quatre lignes de la Collection de la Fondation Louis Vuitton : la vision subjective et expressionniste de l’artiste. Avec Egon Schiele, c’est la première fois que la Fondation Louis Vuitton dédie une monographie à un artiste « historique ». C’est aussi la première fois qu’elle propose une exposition de cette ampleur consacrée à un unique artiste, Jean-Michel Basquiat, par ailleurs très présent dans sa Collection. Ainsi, la Fondation signifie, une nouvelle fois, sa volonté d’ancrer son engagement pour la création actuelle dans une perspective historique.

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Charlotte Gainsbourg

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charlotte

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Article relatant son passage à Nantes le 9 décembre 2018

charlotte22

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Milo Moiré

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Analyse : Emmanuel Macron concède aux « gilets jaunes » sans rien céder

Par Françoise Fressoz

Le président de la République a annoncé plusieurs mesures immédiates sur le pouvoir d’achat mais ne renonce pas à la politique qu’il a mise en œuvre depuis son arrivée à l’Elysée.

Il fallait un symbole : les travailleurs au smic verront leur revenu augmenter de 100 euros par mois dès 2019, a annoncé Emmanuel Macron, lundi 10 décembre, dans son allocution télévisée aux Français. Cent euros de plus pour tenter de répondre au mouvement des « gilets jaunes « qui, a reconnu le chef de l’Etat, appelle « l’état d’urgence économique et sociale ». La mesure était faite pour surprendre car, quelques heures plus tôt, les membres de son gouvernement assuraient qu’il n’était pas question de toucher au salaire minimum. En réalité, tout le monde a un peu raison : c’est en réalité la prime d’activité qui augmentera afin que l’Etat prenne en charge l’intégralité du surcoût et que cela ne coûte rien aux entreprises.

LE CHEF DE L’ETAT VEUT BIEN LÂCHER DU LEST MAIS IL N’EST PAS PRÊT POUR AUTANT À RENONCER À LA POLITIQUE À LAQUELLE IL CROIT

Ce tour de passe-passe expliqué quelques minutes plus tard par Muriel Pénicaud, la ministre du travail, sur le plateau de France 2, dit tout de l’intervention télévisée d’Emmanuel Macron : pour « répondre à la détresse » de ceux qui ont des difficultés à boucler les fins de mois, le chef de l’Etat veut bien lâcher du lest mais il n’est pas prêt pour autant à renoncer à la politique à laquelle il croit et qu’il a mis en œuvre à son arrivée à l’Elysée. C’est si vrai que l’impôt sur la fortune (ISF), autre symbole fort, qu’il a supprimé au début de son mandat, ne sera pas rétabli. Il l’a dit et redit ces derniers jours. Et si, face à la nouvelle donne sociale, il est désormais question de faire payer les grandes entreprises et les plus gros contribuables, Emmanuel Macron s’est bien gardé d’annoncer le détail de la facture. Hors de question de concéder une quelconque victoire idéologique à ses opposants politiques.

Plutôt que de manger son chapeau, Macron concède

Au lendemain du quatrième samedi de mobilisation des « gilets jaunes », le président de la République continue d’évoluer sur une ligne de crête. Il lâche quatre mesures immédiates sur le pouvoir d’achat :

la hausse du revenu des travailleurs au smic ;

la défiscalisation des heures supplémentaires qui ne seront l’an prochain ni imposées ni soumises aux prélèvements sociaux ;

la prime de fin d’année que les entreprises pourront verser mais à la seule condition qu’elles le souhaitent ;

ou encore l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraités touchant moins de 2 000 euros par mois.

Mais à aucun moment il ne parle de « tournant » ni ne remet fondamentalement en cause la philosophie de sa politique, insistant au contraire sur la nécessité de poursuivre la transformation du pays à travers la réforme de l’Etat, celle de l’assurance-chômage ou celle des retraites. Même la limitation de vitesse à 80 km/h est maintenue, comme un signal d’appui à son premier ministre.

Plutôt que de manger son chapeau, le président de la République concède. Ce faisant, il prend le risque de voir le conflit perdurer, en tablant sur le pourrissement et la radicalisation du mouvement, alors que le soutien de l’opinion publique tend à fléchir. Son pari consiste à dissocier ceux qui sont animés par « la juste colère » des meneurs politiques qui veulent le destituer. Mais pour réussir encore faut-il que son mea culpa personnel paraisse sincère. Costume noir, ton grave, le président de la République n’a pas lésiné sur le repentir : « Je prends ma part, j’ai pu en blesser certains. » Sans garantie de succès car cela fait plusieurs semaines déjà qu’il tente en vain ce genre de correction.

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L'intervention télévisée d'Emmanuel Macron....

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Synthèse

Les annonces de Macron : smic, prime de fin d’année, heures supplémentaires défiscalisées…

Lors d’une allocution télévisée après plusieurs semaines de crise des « gilets jaunes », le président de la République a dit vouloir décréter « l’état d’urgence économique et sociale ».

Sa parole était très attendue après un nouveau week-end de mobilisation des « gilets jaunes ». Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures fortes, lundi 10 décembre, lors d’une allocution télévisée enregistrée au palais de l’Elysée. « Nous voulons une France où on peut vivre dignement de son travail, sur ce point nous sommes allés trop lentement, a estimé le chef de l’Etat dans une allocution de treize minutes. Je demande au gouvernement et au parlement de faire le nécessaire afin qu’on puisse vivre mieux de son travail dès le début de l’année prochaine. »

Le revenu d’un travailleur au smic augmenté de 100 euros par mois

Disant constater « un état d’urgence économique et social » dans le pays, le chef de l’Etat a demandé au gouvernement de « faire le nécessaire afin qu’on puisse vivre mieux de son travail dès le début d’année prochaine ». « Le salaire d’un travailleur au smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur », a-t-il affirmé.

Emmanuel Macron n’a pas apporté de précision sur cette hausse, qui s’ajoute à l’augmentation de 1,8 % prévue en janvier. Plusieurs sources contactées par Le Monde estiment que seule une hausse via la prime d’activité aurait un coût nul pour les entreprises.

Le président s’était déjà engagé à ce que cette prime d’activité, dont bénéficient quelque 2,6 millions de personnes, augmente de 30 euros en avril 2019 et de 20 euros en 2020. Ce « coup de pouce » serait donc une accélération et une amplification de sa politique. Il correspond à un complément de salaire pour ceux qui sont rémunérés entre 0,5 et 1,2 smic.

Le smic mensuel brut est de 1 498,47 euros, soit 1 184,93 euros net. Avec la revalorisation automatique, il devait passer à 1 210 euros net en janvier, avait indiqué récemment Mme Pénicaud.

La hausse de la CSG annulée pour les retraités touchant moins de 2 000 euros par mois

L’augmentation de la contribution sociale généralisée (cotisation sur tous les revenus finançant la Sécurité sociale), « subie cette année » (en 2018), va être annulée pour les retraités touchant moins de 2 000 euros par mois. Jusqu’ici, le seuil de hausse de CSG pour les retraités était de 1 280 euros (ou 1 394 euros pour les moins de 65 ans).

Depuis le 1er janvier, cette population a vu sa CSG passer (sauf taux réduit) de 6,6 % à 8,3 % des pensions. Contrairement aux actifs et aux fonctionnaires, les seniors n’ont pas reçu de compensation pour cette mesure, censée rapporter en net 4,5 milliards d’euros à l’Etat cette année.

Une prime de fin d’année demandée aux employeurs « qui le peuvent »

Le gouvernement va également « demander à tous les employeurs qui le peuvent de verser une prime de fin d’année à leurs employés », qui sera défiscalisée. Le premier ministre, Edouard Philippe, puis son ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, et son homologue des comptes publics, Gérald Darmanin, s’étaient déjà prononcés, jeudi 6 décembre, en faveur d’une prime exceptionnelle versée par les entreprises à leurs salariés.

Les heures supplémentaires défiscalisées

Les heures supplémentaires seront « versées sans impôts ni charges dès 2019 » alors qu’elles devaient initialement être « désocialisées » (pas de cotisations) en septembre 2019. Cette mesure avait déjà été mise en place sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, avant d’être abrogée par François Hollande.

Les heures supplémentaires correspondent au temps travaillé au-delà de la durée légale des 35 heures, et sont rémunérées davantage. Cette majoration de salaire est généralement de 25 %, mais peut être réduite à 10 % par un accord d’entreprise.

Pas de retour sur la suppression de l’ISF

Le chef de l’Etat a écarté tout retour de l’impôt sur la fortune (ISF), supprimé au début du quinquennat au profit de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Lutte contre l’évasion fiscale

Les dirigeants des grandes entreprises françaises devront verser « leurs impôts en France ». Le président fait allusion à la mise en place d’une taxe GAFA, visant les géants du Web comme Facebook et Google, qui réalisent des bénéfices en France.

Ces mesures seront présentées mercredi à l’Assemblée par le premier ministre Edouard Philippe. Celles-ci représentent un coût de 8 à 10 milliards d’euros pour les finances publiques, a annoncé sur BFMTV Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics.

L’Elysée avait auparavant souligné que la France ne remettait pas en cause son objectif de maîtrise de la dépense publique et que l’objectif initial de déficit public pour 2019 hors CICE laissait « un peu de marge » pour la construction du budget.

Des mesures jugées insuffisantes, à droite comme à gauche. Marine Le Pen , présidente du Rassemblement national, a estimé sur Twitter que « Macron recule pour mieux sauter ! ». Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, a reconnu que le président avait fait des « constats justes » mais déploré qu’il ne s’attaque pas à la baisse de la dépense publique. A gauche, Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise (LFI), a affirmé que « toutes les mesures qu’il a annoncées seront payées par les contribuables et les assurés sociaux, aucune par les grandes fortunes et les profits ». « On attend une vraie redistribution des richesses », a abondé sur BFM-TV le fondateur du mouvement Génération.s, Benoît Hamon. En revanche, de nombreux députés La République en marche (LRM) se disaient rassurés par l’ampleur des mesures présentées. « Ce ne sont pas des mesurettes mais des mesures significatives qui vont clairement changer la vie des gens », affirme ainsi la député LRM de Paris, Laetitia Avia.

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Exposition Martine Franck

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Découvrez l'exposition inaugurale de la Fondation Henri Cartier-Bresson consacrée à Martine Franck jusqu'au 10 février 2019 à Paris

Pour l’inauguration de ses nouveaux espaces, la Fondation HCB a souhaité rendre hommage à Martine Franck, en lui consacrant une rétrospective. Martine Franck revendiquait l’émerveillement et la célébration de la vie, une joie profonde devant l’humanité tout en luttant contre l’exclusion avec toute l’empathie qu’elle savait déployer. Photographe engagée, Martine Franck devint militante pour nombre de ces causes qu’elle photographia activement, une sérieuse audace pour la jeune femme à qui l’on avait appris à ne pas franchir les limites.

Née à Anvers en 1938, Martine Franck grandit en Angleterre et aux États-Unis au sein d’une famille de collectionneurs. Polyglotte, étudiante en histoire des arts, férue de sculpture, c’est lors d’un long voyage en Orient en 1963 qu’elle découvre la photographie. À son retour à Paris, elle travaille pour Time-Life et devient l’assistante de Gjon Mili et Eliot Elisofon avant de devenir photographe indépendante. Collaborant pour les grands magazines américains, ses reportages, ses portraits d’artistes et d’écrivains sont publiés dans Life, Fortune, Sports Illustrated, le New-York Times et Vogue. Renonçant vite à la photographie de mode, elle vit dès ses débuts l’aventure de la troupe du Théâtre du Soleil avec son amie Ariane Mnouchkine et participe à la création des agences Vu, puis Viva. En 1970, elle épouse Henri Cartier-Bresson, artiste accompli, qui va l’encourager dans sa propre voie. Elle rejoindra plus tard, la coopérative Magnum, qui diffuse toujours son travail aujourd’hui.

À l’accomplissement d’une vie de photographe s’ajoute un point d’orgue, la création de la Fondation Henri Cartier-Bresson en 2003. Très consciente du lourd héritage qui serait laissé à la famille si rien n’était fait, Martine Franck a mis en œuvre avec brio la constitution d’une Fondation reconnue d’utilité publique destinée à abriter et diffuser conjointement l’œuvre de son époux et la sienne. Elle explique que c’est enfin le moment où elle s’est sentie fière des moyens que lui avait légués sa famille. Cette fondation, conçue avec Henri Cartier- Bresson et leur fille Mélanie, représentait pour elle un pas ultime vers la liberté : liberté de créer, de préserver et de rassembler. Elle avait enfin franchi la ligne, et opéré en douceur cette transgression qui poursuivait la tradition familiale du partage de l’art.

Le travail sur l’exposition et l’ouvrage qui l’accompagne a été entrepris très en amont en 2011 par Agnès Sire avec Martine Franck, alors qu’elle se savait malade. La photographe avait souhaité confier la direction de l’ouvrage et le commissariat de l’exposition à celle avec qui elle dirigeait cette Fondation depuis longtemps. Le choix des photographies, du parcours plutôt chronologique et ponctué de textes, de l’entretien avec son amie, l’écrivaine Dominique Eddé étaient les principes acquis de ce vaste projet. On y retrouvera le fil de son engagement au travers des séries de portraits, de paysages presque abstraits, qui ne manqueront pas de surprendre, et d’une sorte de chronique à distance de la vie politique. Composée d’épreuves photographiques, de livres, documents issus du fonds de la Fondation, l’exposition est organisée en collaboration avec le musée de l’Élysée à Lausanne et le FotoMuseum à Anvers qui présenteront l’exposition en 2019.

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