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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 15 septembre 2018

La lettre politique de Laurent Joffrin - Au fond du trou

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Sondage angoissant, à tous égards, sur les intentions de vote aux européennes. Bien entendu, il n’augure pas du résultat final à neuf mois du scrutin et bien avant que la campagne ait démarré. Mais il donne une idée de l’air du temps politique. Premier enseignement, le Rassemblement national, en dépit de ses ennuis judiciaires, des tribulations de Marine Le Pen, du discrédit personnel qui pèse sur elle depuis le débat calamiteux de la présidentielle, se retrouve au coude à coude avec LREM en tête du classement, à 21%. Cette résilience illustre évidemment la force du courant xénophobe et antimusulman en France, d’autant qu’on peut y ajouter le score de Nicolas Dupont-Aignan – 6%, dont le discours est tout aussi raide que celui du RN.

On remarquera aussi, à travers un test éclairant, que le lepénisme sans Le Pen progresse au sein de la droite classique. La moitié des élus LR au Parlement européen n’a pas voté l’application à la Hongrie de l’article 7 du traité européen. Une esquive qui revient à ratifier les innombrables atteintes aux libertés publiques perpétrées par le gouvernement Orban, justement sanctionnées par la grande majorité des députés européens. La droite n’est pas seulement identitaire: elle commence à pencher vers les démocraties «illibérales», c’est-à-dire autoritaires, non démocratiques, potentiellement fascisantes. C’est le penchant naturel du nationalisme, qui fait passer les «droits de la nation» avant les droits humains. Les Républicains de Wauquiez, naguère force dominante, plafonnent à 14%, tiraillés ent re centre et extrême droite, eux aussi identitaires mais en mal de respectabilité européenne.

La macronie ramenée à 21,5% paie l’irritation suscitée par la personnalité du président et la multiplication des faux pas pendant l’été, autant que l’assombrissement brusque des perspectives économiques. Mais ce n’est pas la gauche qui en bénéficie: tout compris, elle plafonne à moins de 27%, divisée de surcroît en cinq morceaux épars: 12,5% pour la France insoumise, 5% pour les écologistes, 4,5% pour le PS, 4% pour Génération.s de Benoît Hamon, et 1,5% pour le PCF.

Elle se retrouve ainsi devant un dilemme: s’agréger autour de Jean-Luc Mélenchon, qui a passé son costume de rassembleur, ou bien jouer la résurrection d’une force de gauche réformiste. La deuxième hypothèse, que les commentateurs affectent de juger invraisemblable, serait logique. Il existe un électorat entre Macron et Mélenchon, constatation électorale triviale. Il existe surtout un espace d’idées et de projets entre dégagisme et libéralisme de centre droit. Petit à petit, le patrimoine politique de la gauche de gouvernement se reconstitue. Elle gouverne au Portugal et en Espagne, elle persiste au Royaume-Uni, elle se développe aux Etats-Unis à la gauche du Parti démocrate. Plusieurs livres témoignent d’un renouveau, tel celui de Yascha Mounk, en passe de remporter un succès mondial. L’écologie, qui suppose la régulation collective de l’économie de marché, est naturellement socialisante. Bref les morceaux du puzzle réformiste peuvent encore se rassembler. Au fond du trou, il y a encore un peu de lumière. Encore faut-il un projet fédérateur et une représentation politique crédible. Pour l’instant, en France, cette représentation est éparse, pour ne pas dire en miettes. Mais les militants, les électeurs, les élus savent au fond d’eux-mêmes que dans la situation présente, ils devront choisir entre dégagisme, libéralisme et nationalisme. Perspective déprimante: on attend un catalyseur. LAURENT JOFFRIN

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Et, le 4 septembre 1981, Myriam enleva le bas...

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Dans le quatrième volume du hors-série « Les décennies Paris Match : nos années 1980 », notre magazine revient sur une folle décennie de publicité. Comment oublier « Perrier, c’est fou », le ticket chic et choc de la RATP ou Michel Leeb en costume est à quatre pattes pour l’insecticide Baygon ? Sans zapper l’amusant et sexy « caprice à deux » de Caprice des dieux dans un téléphérique, Dominique Lavanant s’exclamant « qu’est-ce que je peux sucer ! » pour les bonbons La Vosgienne, le très cinématographique Loulou de Cacharel… ni le fantasme incarné par Grace Jones, l’égérie de Jean-Paul Goude, qui recrache une Citroën dans le désert. Les spots publicitaires sont inventifs, drôles, parfois bling-bling et bientôt plus réfléchis pour la politique (Chirac, Mitterrand). Il règne à cette époque une effervescence créative exceptionnelle. Les grandes agences foisonnent : Euro RSCG (pour Roux, Séguéla, Cayzac, Goude), BDDP (même principe) ou, plus exotique, Australie. L’avenir leur appartient. La preuve avec… Avenir, qui crée le buzz à la fin de l’été 1981 en hissant une inconnue au top.

Chose promise, chose due… Mais d’abord, un petit suspense d’une semaine qui fit le buzz dans le Tout-Paris de la pub et des médias. Flash-back : on est le 30 août 1981. Des milliers d’affiches, grand format, siglées « Avenir » propulsent une jeune fille – Myriam – qui, visiblement n’a pas froid aux yeux, sur le devant de la scène. Topless, mains sur les hanches, la brunette, regard noir perçant et cheveux courts, interpelle les passants d’un aguichant : « Demain, j’enlève le bas ! » La pulpeuse n’impose pas une silhouette de top model et ne répond donc guère aux canons de beauté en vogue.

Deux précédentes candidates s’étant récusées, c’est elle qui, soudain, s’est trouvée en première ligne, un peu « à l’insu de son plein gré ». Son ami, Jean-François Jonvelle, très en vogue dans le monde de la photo de charme, a su la pousser vers le studio et convaincre le directeur artistique de l’agence C.L.M, Joël Le Berre, de jouer le jeu avec sa protégée. Car c’est bien d’un jeu qu’il s’agit, ou d’un gag à enjeu, au choix. En quelques jours, l’inconnue la plus célèbre de France illustre l’un des plus beaux coups de l’histoire de la publicité, si créative par ailleurs dans ces années 1980.

Le battage est tel qu’il dépasse toutes les espérances de l’annonceur

Et, le 4 septembre, alors qu’il est au comble de l’affriolant suspense, Paris se retrouve inondé d’affiches XXL, arborant fièrement le titre : « Avenir, l’afficheur qui tient ses promesses. » De fait, Myriam a bien enlevé le bas, mais sa pose la montre de dos, pudiquement tournée vers le bleu horizon de la mer. Beaucoup apprécient sa nudité bronzée et ses courbes harmonieuses. Ceux qui, en revanche, guettaient le strip-tease côté face en ont le voyeurisme frustré.

Le battage est tel qu’il dépasse toutes les espérances de l’annonceur. On ne parle plus que d’elle. Vite, on cherche à en savoir plus sur Myriam. On apprend, en vrac, qu’elle n’a pas 20 ans, qu’elle a quitté sa famille aux tourments de l’adolescence, qu’elle fut tantôt journalière dans les vignobles à la saison des vendanges, plombière amateur et danseuse de circonstance ; enfin qu’elle vient de tenter sa chance dans le mannequinat – ce qui permit à Jonvelle de la remarquer… Source : Paris Match

http://jourstranquilles.canalblog.com/tag/jean%20fran%C3%A7ois%20jonvelle

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Coco de Mer

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Birmanie : l’article qui a conduit deux journalistes de Reuters en prison

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Deux journalistes de l’agence de presse ont été condamnés le 3 septembre à sept ans de prison pour avoir enquêté sur un massacre de Rohyingha. Par solidarité, « Le Monde » publie leur travail.

Le texte que nous publions ci-dessous est un article diffusé par l’agence britannique de presse Reuters en février. Son contenu est exceptionnel : il est le fruit d’une enquête révélant comment dix villageois rohingya ont été sommairement exécutés en septembre 2017 par des soldats birmans aidés de paysans bouddhistes locaux. Au moment où se déchaînait la violence de l’armée contre la minorité musulmane de Birmanie, forçant 700 000 d’entre eux à se réfugier au Bangladesh. Mais cette dépêche, qui regroupe l’enquête signée Wa Lone et Kyaw Soe Oo et les suites relatées par Reuters après leur arrestation, a aussi valeur de témoignage et d’acte de solidarité : les deux journalistes ont été arrêtés en décembre 2017 (donc avant la publication de leur travail par l’agence) pour, précisément, avoir enquêté sur ce crime.

Le 3 septembre, les deux reporters birmans attachés au bureau de Reuters de Rangoun ont été condamnés chacun à une peine de sept années de réclusion pour « violations de secrets d’Etat ». Dix jours plus tard, Aung San Suu Kyi, la dirigeante birmane, a justifié leur condamnation, estimant qu’ils avaient « enfreint la loi » en enquêtant sur ce massacre. Leur « faute » est précisément d’avoir tenté de reconstituer l’exécution sommaire des villageois, dont un imam, en se faisant remettre les photos ensuite largement diffusées de ces dix hommes agenouillés, en train de regarder leurs exécuteurs creuser leurs tombes… D’autres clichés montraient les cadavres des suppliciés, leurs corps portant des traces de balles et de machettes.

La condamnation des deux journalistes a provoqué une indignation internationale, notamment de Paris et de Londres, ainsi que celle de l’ONU. Tout démontre en effet que le procès des deux jeunes journalistes, âgés de 32 ans et de 28 ans, est un « montage », fruit d’une véritable vengeance d’Etat contre deux reporters s’approchant trop près de la vérité.

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Voici leur texte  :

Les dix captifs rohingyas, attachés les mains dans le dos et reliés les uns aux autres par une cordelette, regardent leurs voisins bouddhistes creuser une sépulture. Nous sommes le 2 septembre au matin. Quelques instants plus tard, les dix seront morts, deux tombés sous les coups de machette de villageois bouddhistes, les autres sous les balles de soldats.

Un vieil homme d’Inn Din nous a remis trois photographies prises entre l’arrestation des dix hommes par des soldats, dans la soirée du 1er septembre, et leur exécution, le 2 septembre, peu après 10 heures du matin.

« Une tombe pour dix hommes, résume Soe Chay, un ancien soldat retiré dans le village qui dit avoir été l’un de ceux qui ont creusé la fosse. Quand ils ont été enterrés, certains poussaient encore des cris. »

L’AGENCE REUTERS A RECONSTITUÉ LE DÉROULEMENT DES JOURNÉES AYANT PRÉCÉDÉ LA MORT DE CES DIX HOMMES DANS LA LOCALITÉ D’INN DIN, UN VILLAGE DE PÊCHEURS DE 7 000 HABITANTS ENVIRON

Cette tuerie est l’un des épisodes de la violente crise qui secoue depuis des mois l’Etat d’Arakan, dans le nord de la Birmanie. Depuis la fin du mois d’août, près de 690 000 Rohingya ont fui leurs villages et franchi la frontière du Bangladesh.

Un possible génocide pour les Nations unies

Les Rohingya, communauté musulmane, accusent l’armée birmane d’incendies volontaires, viols et meurtres. Les Nations unies ont évoqué un possible génocide. Le pouvoir birman parle pour sa part d’opérations légitimes de sécurisation consécutives à des attaques menées contre des postes de police par les insurgés de l’Armée du salut des Rohingya de l’Arakan (ARSA).

L’agence Reuters a reconstitué le déroulement des journées ayant précédé la mort de ces dix hommes dans la localité d’Inn Din, un village de pêcheurs de 7 000 habitants environ, à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale régionale, Sittwe, recueillant notamment le récit de villageois bouddhistes qui ont admis avoir participé à la tuerie. Le témoignage de membres des forces de sécurité implique aussi pour la première fois des soldats et des policiers paramilitaires.

Les événements ont débuté le 25 août, quand des rebelles rohingyas ont attaqué une trentaine de postes de police et une base militaire de l’Etat d’Arakan. L’attaque la plus proche s’est produite à quatre kilomètres à peine au nord d’Inn Din.

Craignant pour leur sécurité, plusieurs centaines de bouddhistes d’Inn Din ont cherché refuge dans un monastère. Un habitant, San Thein, a expliqué que les villageois bouddhistes craignaient d’être attaqués par leurs voisins musulmans. Le 27 août, quelque 80 soldats de la 33e Division d’infanterie légère de l’armée birmane prennent position dans le village et s’engagent à les protéger. Cinq villageois de confession bouddhiste racontent que l’officier commandant le détachement a annoncé aux habitants qu’ils pourraient se porter volontaires pour participer à des opérations de sécurité.

DES SOLDATS ET DES POLICIERS PORTAIENT DES VÊTEMENTS CIVILS AFIN DE NE PAS ÊTRE RECONNUS

Dans les jours qui ont suivi, selon les récits d’une dizaine d’habitants bouddhistes, des soldats, des policiers et des villageois organisés en groupes de sécurité, armés de machettes, de bâtons et, pour certains, d’armes à feu, ont incendié la plupart des maisons des Rohingya musulmans.

L’ordre d’aller « nettoyer »

Un des policiers dit avoir reçu l’ordre oral de la part de son commandant pour « aller nettoyer » les zones d’habitation des Rohingya. Il dit avoir compris qu’il fallait détruire ces maisons. Un autre policier raconte que des raids ont également été menés dans les environs pour empêcher les Rohingya de revenir. Des soldats et des policiers portaient des vêtements civils afin de ne pas être reconnus. Un assistant médical de l’infirmerie d’Inn Din, Aung Myat Tun, 20 ans, a raconté qu’il a pris part à plusieurs de ces raids. « Les maisons des musulmans étaient faciles à brûler, avec leurs toits de chaume, raconte-t-il. Les anciens du village enroulaient des robes de moine au bout de bâtons, les arrosaient d’essence et faisaient ainsi des torches. Nous n’avions pas le droit d’emmener de téléphone. La police nous a dit qu’elle tuerait ceux qui prendraient des photos. » Un témoin affirme avoir entendu la voix d’un enfant dans une des maisons qui a brûlé.

Soe Chay, le soldat retraité qui a creusé les fosses des dix Rohingya, dit qu’il a participé à une autre tuerie. Les militaires ont découvert trois hommes et une femme rohingya derrière une meule de foin. L’un d’eux avait un téléphone qui pouvait être utilisé pour prendre des photos incriminantes. Les soldats ont dit à Soe Chay de faire ce qu’il voulait de lui. « J’ai commencé à le frapper avec une machette et un soldat a tiré sur lui quand il est tombé à terre. »

LE 1ER SEPTEMBRE, PLUSIEURS CENTAINES DE ROHINGYA D’INN DIN TENTENT DE SE METTRE À L’ABRI SOUS DES BÂCHES SUR UNE PLAGE VOISINE DE LEUR VILLAGE

Lorsque les Rohingya ont fui Inn Din, leurs anciens voisins se sont emparés de leurs poulets et de leurs chèvres. Les biens de plus grande valeur, comme les bovins ou les motos, ont été collectés par le commandant du 8e Bataillon de police de sécurité et revendus, selon un policier et l’administrateur du village.

Joint par téléphone, ce commandant, Thant Zin Oo, s’est refusé à tout commentaire. Un porte-parole de la police, le colonel Myo Thu Soe, a annoncé pour sa part qu’une enquête serait menée sur ces allégations de pillage.

Les familles ont identifié les victimes

Le 1er septembre, plusieurs centaines de Rohingya d’Inn Din tentent de se mettre à l’abri sous des bâches sur une plage voisine de leur village. Parmi eux, disent des témoins, se trouvent les dix qui seront capturés dans la soirée et tués le lendemain. Aujourd’hui réfugiées au Bangladesh, les familles ont identifié les dix victimes d’après des photos qui leur ont été montrées. Cinq d’entre eux, Dil Mohammed, 35 ans, Nur Mohammed, 29 ans, Shoket Ullah, 35 ans, Habizu, 40 ans, et Shaker Ahmed, 45 ans, sont des pêcheurs ou des vendeurs de poissons. Deux autres, Abul Ashim, 25 ans, et Abdul Majid, 45 ans, tiennent des magasins ; deux, Abulu, 17 ans, et Rashid Ahmed, 18 ans, sont étudiants, et le dernier, Abdul Malik, 30 ans, est un prédicateur musulman.

Ce 1er septembre, l’imam, Abdul Malik, retourne au village pour récupérer des vivres et des bambous afin de consolider son abri. Lorsqu’il regagne la plage, sept soldats au moins et des villageois armés le suivent. Arrivés sur la plage, les militaires réunissent les Rohingya – ils sont environ 300 – et choisissent les dix hommes. « Je ne pouvais pas très bien entendre mais ils ont pointé mon mari et lui ont demandé de venir, raconte Rehana Khatun, 22 ans, la femme de Nur Mohammed. Les militaires ont dit qu’ils voulaient des hommes pour une réunion. Ils ont dit au reste d’entre nous de rester sur la plage. »

Une première photographie prise ce soir-là montre les dix hommes agenouillés sur un des chemins du village. Le lendemain, ils sont conduits près d’un cimetière bouddhiste où ils sont de nouveau photographiés. Des membres des forces de sécurité les interrogent sur la disparition d’un fermier bouddhiste du village du nom de Maung Ni.

ABDUL MALIK, L’IMAM, EST DÉCAPITÉ PAR LE PREMIER FILS ; LE SECOND LÈVE SA MACHETTE ET L’ABAT SUR LE COU D’UN AUTRE CAPTIF. LES HUIT AUTRES SONT TUÉS.

Des témoins disent que Maung Ni a disparu le 25 août à l’aube, alors qu’il était avec son troupeau. Plusieurs témoins disent qu’il aurait été tué mais n’avoir jamais eu confirmation d’un lien entre cette disparition et les dix captifs.

Trois témoins racontent la suite : les dix hommes sont conduits par des soldats jusqu’à l’endroit où ils vont mourir. D’après Soe Chay, le militaire à la retraite qui a aidé à creuser la fosse, le commandant de l’escouade propose aux fils de Maung Ni, le fermier disparu, de leur porter les premiers coups.

Abdul Malik, l’imam, est décapité par le premier fils ; le second lève sa machette et l’abat sur le cou d’un autre captif. Les huit autres sont tués. Puis deux ou trois balles sont tirées dans le corps de chacun. Les cadavres des dix hommes sont alors jetés au fond de la fosse. C’est la troisième photo.

« Je ne demande rien que la justice pour sa mort »

En octobre, des habitants d’Inn Din ont montré aux deux reporters de Reuters le lieu supposé de l’exécution. Les reporters ont vu un chemin fraîchement tracé, de la terre retournée semée d’ossements, de bouts de tissus et de cordes. Des photos ont été montrées par Reuters à trois médecins légistes internationaux qui affirment qu’il s’agit d’ossements humains. « Mon mari est mort, dit Rehana Khatun. Il est parti pour toujours. Je ne demande rien que la justice pour sa mort. »

L’homme qui a remis les photos aux journalistes de Reuters explique son geste : « Je veux être transparent dans cette affaire. Je ne veux pas qu’elle se reproduise à l’avenir. »

[Cette enquête de Reuters a donc conduit à l’arrestation et à la condamnation des deux journalistes de l’agence, Wa Lone et Kyaw Soe Oo. Le 10 janvier, l’armée birmane a pourtant confirmé une partie des informations de l’enquête, reconnaissant que des soldats avaient assassiné dix « terroristes » musulmans capturés au début du mois de septembre à Inn Din. « Des villageois et des membres de forces de sécurité ont avoué avoir commis des meurtres », précise ce communiqué militaire, rare aveu d’exactions commises dans l’Etat de Rakhine. « Nous ne nions pas ces allégations de violations des droits de l’homme. Et nous ne les rejetons pas en bloc », a également déclaré le porte-parole du gouvernement birman, Zaw Htay. Quant au cadre général des opérations militaires en Arakan, Zaw Htay appelle la communauté internationale à « comprendre qui a commis les premières attaques terroristes ». « Si une attaque de ce genre se produisait dans des pays européens, aux Etats-Unis, à Londres, New York, Washington, que diraient les médias ? »]

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Les Halles

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Adèle Exarchopoulos

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Demain...Paris sans voitures !

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SAVAGE X FENTY : RIHANNA FAIT DÉFILER DEUX FEMMES ENCEINTES POUR SON PREMIER DÉFILÉ LINGERIE

Après le lancement de sa ligne de lingerie pour toutes les morphologies, baptisée "Savage x Fenty", en mai dernier, Rihanna à présenté sa collection sous forme de performance artistique dans un entrepôt de Brooklyn, transformé en jardin fantastique. Imaginée par la réalisatrice néo-zélandaise, Parris Goeble, connue également sous le nom de PARRI$, la chorégraphie, redéfinissant les codes habituels du défilé, a duré plus d'une demi-heure mettant en scène les mannequins Gigi Hadid, Bella Hadid ou encore Winnie Harlow.

Véritable ode à la féminité, Rihanna a souhaité célébrer toutes les femmes : les pièces proposées (culottes, soutiens-gorge et porte-jarretelles en dentelle) vont du XS au XXXL. Piergiorgio del Moro, en charge du casting, a mis en scène toutes les morphologies et couleurs de peau en faisant défiler les mannequins Molly Constable, Aweng Chuol ou encore Duckie Thot.

Dans une industrie en pleine évolution, Rihanna a bouleversé les standards de beauté, jusqu'à faire défiler deux tops enceintes, dont l'égérie "Fenty x Puma", Slick Woods, en jarretelles nude. L’autre modèle était une danseuse du show de Rihanna. Malgré sa grossesse, la femme voulait tout de même danser pour la Fashion Week, comme pour faire passer un message...

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Un mannequin enceinte accouche juste après avoir défilé pour Rihanna

Slick Woods, un mannequin enceinte, a ressenti les premières contractions en coulisses de la présentation de la collection de lingerie de Rihanna à New York mercredi, où elle a défilé.

Mercredi 12 septembre Rihanna a présenté la première collection de sa marque de lingerie Savage x Fenty à New York. Des mannequins de toutes les morphologies ont défilé avec les pièces très sexy et peu couvrantes imaginées par la chanteuse, dont des femmes enceintes. Parmi elles, le modèle Slick Woods, égérie de Fenty Beauty, la marque de cosmétique de Rihanna, muse et amie de la Barbadienne. Après avoir défilé pour l'interprète d'«Umbrella», la jeune femme de 22 ans a ressenti des contractions dans les coulisses de l'événement qui se déroulait au New York Navy Yard, rapporte TMZ. Après avoir été aidée par des urgentistes sur place, elle a été conduite à l'hôpital le plus proche pour accoucher. Le bébé est un petit garçon qui devrait s'appeler Saphir. Le papa de l'enfant est l'artiste Adonis Bosso.

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https://www.savagex.fr/

https://www.highsnobiety.com/p/rihanna-garage-magazine-issue-15/

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Helmut Newton

Helmut Newton - Contacts (1989) from POV on Vimeo.

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vendredi 14 septembre 2018

Moi Magazine

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