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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 13 juin 2018

John DeAndrea - Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois - 36 rue de Seine - Paris (vu ce soir)

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Si vous avez l’occasion de “rencontrer” une œuvre de DeAndrea, vous ne pourrez jamais l’oublier !

Né en 1941 à Denver dans le Colorado, John DeAndrea est un artiste dont la réputation internationale n’a d’égale que la rareté. Alors qu’il est actuellement exposé au MET Breuer à New York et à la Kunsthal de Rotterdam, la galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois est ère de présenter sa première exposition personnelle à Paris depuis près de trente ans.

(…) Avant d’exposer à New York, DeAndrea est bien solitaire. Durant ses études – à l’université de Boulder (Colorado) puis d’Albuquerque (Nouveau-Mexique) –, on lui a expliqué que la figuration était morte. « Je me sentais très seul, isolé au Colorado. Je me sentais comme un aventurier un peu cinglé. Je n’avais ni soutien, ni rien », dit-il à Duncan Pollock. Il connaissait certes le travail de George Segal, qui usait des mêmes méthodes de surmoulage avec un résultat très différent, mais pas encore celui de Duane Hanson : « Quand j’ai vu les trucs de Hanson, je me suis dit “mon Dieu, il y a quelqu’un qui pense comme moi !” (…) La première fois que je l’ai rencontré, c’est comme si je rencontrais quelqu’un de très proche (…) Duane Hanson fait ce qu’il appelle “du sang et des tripes”, tandis que mon travail est plus classique. » (…) Les modèles de DeAndrea au contraire sont plutôt jeunes, beaux et musclés. Pleins de vie, et c’est bien de cela dont il s’agit (…) « Jusqu’où voulez-vous pousser la « vérité » de vos sculptures ? », « Je veux qu’elles respirent. »*

Considéré comme l’un des membres les plus importants du mouvement Hyperréaliste américain qui se développe au début des années 70 à l’instar de Duane Hanson, Chuck Close ou encore Richard Estes, DeAndrea trouve sa singularité de par son regard sur l’Histoire de l’Art et sa position de peintre tout autant que de sculpteur. En effet, si chaque œuvre demande environ un millier d’heures de réalisation, c’est parce qu’au premier travail de moulage et de sculpture s’ajoute un travail d’enlumineur minutieux à la peinture à l’huile, superposant des centaines de couches jusqu’à créer l’illusion de la vie et de la chair, sans aucune possibilité de «camouflage», les figures étant nues dans la majorité des cas.

Et pour accentuer ce paradigme, DeAndrea s’attache à reproduire les poses et les thèmes les plus classiques de l’Histoire de l’Art, multipliant les références à l’Antiquité (du Galate mourant à Pygmalion en passant par la sculpture grecque du Vème siècle), à la Renaissance (les Vénus du Titien ou de Vélasquez) et jusqu’à la peinture française du XIXème (de Manet à Courbet et jusqu’à Cabanel !)

Mais il est aussi résolument contemporain, n’hésitant point à puiser son iconographie dans l’actualité, comme pour son œuvre American Icon, ou à montrer avec crudité mais sans jamais être vulgaire certaines parties d’anatomie habituellement savamment dissimulées ou escamotées.

Pour des raisons physiques et techniques, la production de John DeAndrea est, on l’a dit, très faible. On estime l’ensemble de son oeuvre à environ 350 sculptures dont la plupart sont d’ores et déjà dans des musées et collections privées. Mais à l’occasion de cette nouvelle exposition, l’artiste a décidé de montrer, outre une dizaine de sculptures, une facette totalement ignorée de son travail et pourtant présente depuis le tout début : il s’agit des moulages des têtes et bustes qu’il conserve depuis toujours dans son atelier, trace de la mémoire du travail, brut et captivant, visages impassibles aux yeux creux mais à l’intensité rare : The Faces of Fifty Years.

extraits du texte d’Harry Bellet « The Aphrodite Child » publié dans le catalogue de l’exposition.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/John_de_Andrea

John De Andrea est né à Denver , Colorado le 24 novembre 1941 et est un sculpteur américain , connu pour ses sculptures réalistes de personnages humains, habillés et nus dans des postures réalistes. Il est associé aux écoles d'art photoréaliste , Hyperréalisme , Veriste et superréaliste. De Andrea est connu pour les moulages en polyvinyle ou en bronze polychrome extrêmement réalistes de la figure humaine.

De Andrea a reçu son baccalauréat en beaux-arts de l' Université du Colorado à Boulder et a étudié à l' Université du Nouveau-Mexique à Albuquerque sur une bourse d'art, 1966-8. Il habite à Denver. [1]

Il est un représentant artistique de Hyperréalisme et de l' école d'art Hyperréalisme , et se spécialise dans les nus, souvent amants, qu'il fabrique en plastique, polyester, fibre de verre avec des cheveux naturels et peints après des moulages en plâtre naturaliste. Les sujets étaient des gens de son environnement proche, en règle générale, des amis et des modèles de studio. En jetant leurs corps et en moulant le moule dans différents matériaux, en montrant toutes les formes et les surfaces les plus précises, l'artiste a poursuivi l'intention d'enregistrer l'authenticité et l'unicité des individus.

Le travail de John De Andrea est souvent vu en relation avec le travail de Duane Hanson (1925-1996) et George Segal (1924-2000). Dans la documenta 5 de Kassel en 1972, son travail était représenté par des dessins au crayon grandeur nature d'un jeune homme nu et d'une jeune femme nue, ainsi qu'une sculpture en résine de polyester, fabriquée avec des moulages corporels, qui représentaient un couple en amour -fabrication. Des exemples de son travail se trouvent au Musée Ludwig d' Aix -la- Chapelle et à Cologne , en Allemagne.

http://www.galerie-vallois.com/

 

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Extrait d'un shooting

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LITTLE FOX – ALEX JONAS {EXCLUSIVE EDITORIAL}

Photographer, Alex Jonas is a French and English living in Paris and Berlin. He likes shooting portraits, fashion, lifestyle and nudes.

"Susha and I had been talking for a while on Instagram but somehow never managed to connect in the same place. One day we both were in Paris and we made it happen. We had an early start that day to get that nice natural morning light. We both like hip hop and lingerie so it was dead easy to get along! One of those magical shoots when things just fall into place. The light, the vibe and the human interaction! Shout out to my favorite little fox!"

See more of Alex's work here: WEBSITE / INSTAGRAM

http://www.alexjonasphotography.com/

https://www.instagram.com/alexjonasphoto/

Model : Susha

https://www.instagram.com/_ksusha/

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Entretien : Joan Baez : « Je rappelle une époque où l’on pouvait résister »

Par Bruno Lesprit - Le Monde

La chanteuse de folk fait une dernière tournée, dont quinze dates à l’Olympia tant l’engouement est important en France. Elle revient pour « Le Monde » sur sa voix et ses engagements.

A 77 ans, Joan Baez s’est lancée dans une tournée d’adieux qui suscite une vive émotion auprès de ses admirateurs français. Lors de son précédent passage à Paris, en 2014, la chanteuse américaine s’était arrêtée pour six soirées à l’Olympia. Cette année, il a fallu programmer quinze dates dans la salle de Bruno Coquatrix pour satisfaire la demande – il reste des places pour celles de février 2019. Comme si tout un temps que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître tournait la page avec elle.

L’icône du Mouvement des droits civiques et de l’opposition à la guerre du Vietnam a répondu aux questions du Monde peu avant son quatrième concert parisien. Puis, la plus célèbre chanteuse de folk a quitté son hôtel pour se mêler aux piétons sur le boulevard et se diriger vers l’Olympia, un cintre portant sa tenue de scène à la main.

Comment expliquez-vous cette cote d’amour spécifique à la France ?

Je ne sais pas, mais je n’avais jamais donné dix concerts consécutifs dans une même salle. Ma relation avec Paris est à part, et elle continue de se développer longtemps après avoir débuté, en 1963 – ou 1964. J’ai été aussitôt séduite par la ville, les gens, la langue, qui est celle que j’ai eu le plus envie d’apprendre même si je ne parle correctement que l’anglais. Mon espagnol ? Il est pire aujourd’hui que mon français, faute de l’avoir entretenu.

Vous expliquez arrêter les concerts en raison de la fatigue : celle, physique, liée aux tournées, et celle de votre voix, raison moins convaincante.

Quand j’ai commencé, il me suffisait d’ouvrir la bouche pour chanter. Tout ce que je voulais. Dans les graves comme dans les aigus, piano ou forte. Ce n’est plus le cas. J’ai commencé à prendre des cours de chant – et je continue de le faire – quand j’avais une trentaine d’années, j’avais compris que mon talent naturel ne s’éterniserait pas. J’ai trouvé progressivement une autre voix, en réinventant les chansons que j’interprète. Aujourd’hui, je ne chante pas vraiment Pauvre Rutebeuf car je ne parviens plus à le faire correctement. J’ignore si c’est satisfaisant mais c’est tout ce dont je suis capable.

A mon âge, je préfère réserver toute mon énergie à maintenir ma forme physique, vocale, mentale, spirituelle pour ma tournée actuelle. Cela vaut le coup d’essayer chaque soir, mais chanter le plus longtemps possible n’est pas mon objectif, ça c’est celui d’Aznavour...

Vous arrêtez-vous aussi d’enregistrer ? Ce n’est pas pareil.

Cela pourrait bien l’être. Je ne pense pas pouvoir, par exemple, prendre une année off, même trois mois, car j’ignore à quel point ma voix se sera détériorée entre-temps. Si j’ai une étincelle, je ferai tout pour prendre le temps de la développer en studio. Mon dernier album a été enregistré en trois sessions de trois jours à Los Angeles, seulement il a fallu un an et demi pour le préparer.

Il est entièrement constitué de reprises. Vous êtes perçue comme interprète, non comme auteure. Cela vous frustre-t-il ?

Je l’accepte d’autant plus facilement que je l’ai toujours su. J’ai écrit dans ma vie une chanson extraordinaire, Diamonds and Rust [1975]. Le reste se partage entre le bon et le médiocre. Et rien du calibre d’Imagine, Blowin’ in the Wind ou The Boxer. J’aurais aimé avoir cette facilité mais je n’ai pas perdu beaucoup de temps à me lamenter.

Curieusement, votre meilleure création n’est pas une chanson à texte, genre auquel on vous associe, mais une confession autobiographique.

Diamonds and Rust est née en effet de la fin de ma relation avec Bob [Dylan]. A qui j’ai menti quand il m’a demandé des précisions sur ces « yeux plus bleus que des œufs de rouge-gorge » en lui disant qu’il s’agissait de mon mari ! C’était une blague, mais il était déconfit... Je consacre aujourd’hui beaucoup de temps à la peinture et on m’a commandé des portraits, dont un de Bob. En réécoutant sa musique, je me suis rendu compte qu’il n’y avait plus aucune arrière-pensée chez moi, uniquement de la reconnaissance pour cet homme extraordinaire dont les chansons peuvent me faire pleurer.

Vous êtes restés en contact ?

Aucune nouvelle de lui depuis des décennies. Récemment, en Ecosse, quelqu’un a crié « comment va Bob ? » entre deux chansons. Je réponds parfois : « Bob qui ? »

Tom Waits et Josh Ritter l’ont remplacé dans votre répertoire récent. Vous vous êtes éloignée des protest songs ?

Je ne recherche pas des protest songs, je n’aime d’ailleurs pas ce mot. Ce qui importe pour moi est le contexte d’une chanson, plus que son contenu. Quand mon ancien mari [le militant pacifiste David Harris] était en prison, en 1969-1970, je chantais du country, sa musique préférée, tout en parlant de la guerre du Vietnam. Ces chansons devenaient alors des protest songs.

La chanson protestataire d’aujourd’hui viendrait du rap. Qu’en pensez-vous ?

Je peux difficilement en parler car je ne connais le rap qu’à travers ma petite-fille. Quand je peins, j’écoute plutôt Jussi Björling, mon chanteur d’opéra fétiche. J’ai tout de même l’impression que ce qui manque à la mobilisation des jeunes contre les armes à feu, partie de Floride, c’est l’équivalent de Blowin’ in the Wind, une chanson qui fédérerait les énergies. J’espère en tout cas que quelque chose de neuf émergera de ce mouvement.

Votre statut de messagère de la paix est-il pesant ?

« Paix » doit bien être le mot que j’aime le moins. C’est un mot statique, qui ne dit rien des moyens pour y arriver. L’armée, aussi, est pour la paix. Pour moi, chanter « All We Are Saying is Give Peace a Chance » n’a aucun sens.

Sur votre dernier album, vous reprenez The President Sang Amazing Grace, de Zoe Mulford, au sujet d’Obama entonnant ce cantique en juin 2015, après la tuerie dans l’église de Charleston (Caroline du sud). « Mon président », spécifiez-vous. Cela sous-entend-il que ce n’est pas le cas pour Trump ?

Je ne chante pas « Trump n’est pas mon président » ! Obama s’est comporté comme « mon président » en redonnant de l’espérance, même si mon opinion est différente sur un dossier comme l’Afghanistan. Je n’avais jamais ressenti un tel sentiment auparavant, y compris pour les Kennedy. Comment Trump a-t-il pu lui succéder, je l’ignore. Dans une certaine mesure, c’est une conséquence du Tea Party. Je pense que celui-ci a émergé quand nous célébrions les victoires des droits civiques. Nous avions l’avantage, les médias pour nous, et nous n’avons pas prêté attention à ceux qui étaient indignés et n’avaient pas de voix pour se faire entendre.

Aujourd’hui, Trump est à la Maison Blanche et, avec lui, la brutalité, la méchanceté, la haine des femmes, des noirs, des Mexicains... En face : la lâcheté. On sait que ce qu’il raconte est faux, fou, et on s’en fout. Il a désormais l’avantage pour avoir créé la nouvelle norme : la culture du mensonge. Les progressistes sont incapables de lui répondre car on ne peut pas moralement le concurrencer dans ce domaine.

Que peuvent alors les chansons ?

Après mes concerts, les gens discutent de ce que je leur rappelle : une époque où ils avaient le pouvoir de résister, faire bouger les choses, plutôt que rester sur leur canapé devant la télé. Quand on chantait We Shall Overcome, c’était immédiatement repris à une large échelle. Aujourd’hui il faut redoubler d’efforts car on fait face à une absence totale d’empathie devant la souffrance humaine. On la réserve pour son chien, un peu comme les psychopathes.

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Street Art

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Théâtre

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Festival Photo de La Gacilly

Une fois de plus, le festival photo de La Gacilly, confirme l’engagement fort des organisateurs et des pouvoirs locaux. Pour cette 15e édition, 25 photographes exposent leur travail en plein air, mis en valeur par un parcours judicieusement bâti et une scénographie toujours aussi soignée. On attend encore cette année plusieurs centaines de milliers de visiteurs.

Le thème 2018 est « La Terre en Questions » qui abordent les grands enjeux environnementaux et sociaux du moment. Tout d’abord hommage à la beauté de la planète où on remarque les photos de Thomas Pesquet qui ont déjà connu un grand succès public, Philippe Bourseiller et ses paysages glacés, Olaf Otto Becker qui pointe la contradiction de détruire la nature tout en essayant de la recréer en ville et William Albert Allard rendant hommage à une autre Amérique proche de l’univers de l’écrivain Jim Harrison.

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Affiches vues dans la rue...

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mardi 12 juin 2018

Il y a 50 ans !!! ROSEMARY'S BABY

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Malgré les conseils de leur vieil ami Hutch, Guy Woodhouse et sa jeune femme, enceinte, s'installent dans un immeuble new-yorkais vétuste, considéré par leur ami comme une demeure maléfique. Aussitôt, leurs voisins, Minnie et Roman Castevet, vieux couple d'Europe centrale, imposent leur amitié et leurs services. Si Guy accepte facilement ce voisinage, Rosemary s'en inquiète...

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Donald Trump / Kim Jong-un

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