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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 8 octobre 2018

Extrait d'un shooting mode

Shooting Mode from Jacques Snap on Vimeo.

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Demain...

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dimanche 7 octobre 2018

Anna Politkovskaïa

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polit

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Extraits de shootings - fétichisme

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Immigration en Europe

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Portrait : Francis Vallat, « L’Aquarius » et les secours amers

Par Philippe Ridet - Le Monde

Le président de SOS Méditerranée, qui refuse de prendre position sur le plan politique, estime que la mission de sauvetage de l’association est « en droite ligne avec les idéaux des gens de la mer ».

Longtemps, le nom de Francis Vallat, président de SOS Méditerranée, n’a parlé qu’aux spécialistes du transport maritime. En 1997, Le Monde rendait compte de son départ de la présidence de Van Ommeren Tankers, filiale de l’armateur néerlandais van Ommeren, où il était entré comme chef du personnel en 1971 : « Francis Vallat a la réputation de ne faire aucune concession sur les questions de sécurité des navires et de formation des équipages, et il n’a jamais été tenté de recourir au pavillon de complaisance. »

En décembre 2014, c’est sur le site Internet spécialisé Mer et marine qu’on le retrouve. Il vient de quitter ses fonctions de président du Cluster maritime français, qu’il a fondé en 2005, soit une structure fédérant près de 450 entreprises du secteur. Une première imitée ensuite par dix-sept pays européens.

Il a représenté la France pendant dix ans auprès de l’Agence européenne de sécurité maritime et dirigé l’Institut français de la mer. Commentaire du journaliste : « Des personnalités comme Francis Vallat, il n’y en a pas beaucoup. »

Personnalité incontestable du monde maritime

Enfin, en cet après-midi ensoleillé de fin septembre à Paris, il est face à nous sur la terrasse d’une brasserie porte d’Auteuil. Il s’excuse de devoir garder son téléphone allumé. A 2 500 kilomètres de là, l’Aquarius, le navire de l’association, affronte des creux de cinq mètres en Méditerranée avec sa cargaison grelottante de cinquante-huit migrants repêchés les jours précédents.

Le voilà donc, ce dangereux « complice des passeurs », comme le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, désigne les responsables des associations humanitaires qui ont assuré le sauvetage des migrants avant que l’Aquarius, ses 77 mètres et ses trente membres d’équipage ne restent seuls sur la zone entre l’Afrique et l’Europe. C’est donc lui, cet « utopiste » prêt à accueillir « toute la misère du monde », comme on peut le lire dans les commentaires des articles qui lui sont consacrés.

Veste marine et pantalon anthracite, il ne dépare pas dans ce quartier bourgeois. Il aura 73 ans le 20 octobre, il est mince, fume des blondes et fait semblant de regretter d’avoir dit « oui » à Klaus Vogel et à Sophie Beau, les fondateurs de SOS Méditerranée, lorsque, en 2016, ces derniers sont venus trouver cette personnalité incontestable du monde maritime pour en faire leur président.

« Cela fait trois jours que je ne dors pas, commence-t-il. A mon âge, je devrais plutôt faire du sport. Quand j’ai dit OK, c’était pour donner un coup de main, mettre mon réseau à disposition et à condition que notre action ne soit jamais politisée. C’était une mission en droite ligne avec les idéaux des gens de mer. Mais je voulais aussi pouvoir faire d’autres choses à côté. Mes interlocuteurs m’ont dit : “D’accord.” Je veux croire qu’ils étaient sincères. »

Trouver un nouveau pavillon

Né à Limoges en 1945, soit à 200 kilomètres de l’Atlantique à vol d’oiseau, Francis Vallat se décrit comme un « passionné ». Et comme souvent chez les hommes de passion, il en a plusieurs. La littérature en est une. Quand il est entré chez Van Ommeren, c’était, se rappelle-t-il, « parce que je voulais faire un boulot en relation avec la mer et qui me laisse du temps ».

« J’ai écrit un roman et une pièce de théâtre : Le Vent de l’absolu et Un silence de Jean, sur saint Jean l’évangéliste. Mon roman a retenu l’attention de Françoise Verny, chez Grasset. “Il faut retravailler tel ou tel chapitre”, m’a-t-elle dit. Trop fier, j’ai refusé. Un soir, je l’ai rappelée pour m’excuser. Elle était ivre. Elle m’a traité de “petit con”. Ma pièce a suscité beaucoup d’encouragements, notamment du directeur du Lucernaire. Mais elle coûtait cher à monter à cause des très nombreux personnages. Je vais la reprendre dès que j’en aurai le temps ! »

Etudiant (Sciences Po, lettres et droit), le futur président de SOS Méditerranée a aussi fondé une revue sur l’Afrique et vécu Mai 68 en se tenant éloigné de l’extrême gauche comme de l’extrême droite : « Ça m’a valu de me faire casser la gueule par les deux. »

« CHAQUE MIGRANT QUI SE NOIE ENTRAÎNE UN PEU DE NOS VALEURS ET DE NOTRE ÂME AU FOND DE LA MÉDITERRANÉE. »

Alors que l’Aquarius fait route vers son port d’attache, Marseille, après avoir transbordé, dimanche 31 septembre, ses passagers sur un navire maltais, Francis Vallat, lui, est déjà à la manœuvre pour trouver un nouveau pavillon au bâtiment de sauvetage. Sous la pression de l’Italie, Panama lui a retiré le sien. « Une honte, lâche-t-il les dents serrées. Une atteinte fondamentale au droit maritime. C’est comme ça qu’on criminalise les ONG. »

« Ce salopard de Salvini »

Une pétition circule et des manifestations sont prévues le 6 octobre, en soutien à l’Aquarius. Vallat lui se demande où enregistrer le bateau, afin qu’il puisse reprendre son activité.

Il hésite entre un symbole et une provocation : un pays africain ou un paradis fiscal. « Pour montrer que si on en est là, c’est qu’il y a un problème ! Oui, la question de l’accueil est complexe, mais la question du sauvetage est d’une simplicité lumineuse. Chaque migrant qui se noie entraîne un peu de nos valeurs et de notre âme au fond de la Méditerranée. »

Il se défend de vouloir faire de la politique et il refuse de lancer la pierre aux responsables mais il se réjouit : « Ce salopard de Salvini nous a rendu service en obligeant l’Europe à s’emparer de la question. »

Premier Français à recevoir le Lifetime Achievement Award

Francis Vallat explique encore : « Je ne marche qu’avec la passion et la confiance. Avec la confiance, on peut se faire avoir mais c’est un risque à prendre. On me dit parfois que je suis naïf, mais la naïveté peut être une force. »

Il pense qu’on peut effacer les insultes reçues avec le succès de la chanson Mercy, inspirée d’une naissance à bord de l’Aquarius, représentant la France à l’Eurovision 2018 ou bien avec les 30 000 donateurs de l’association. « C’est à cette opinion qu’il faudrait que les politiques s’adressent. »

En 2017, premier Français à être honoré de cette récompense, il a reçu le Lifetime Achievement Award 2017, une sorte d’Oscar des gens de mer attribué par le Lloyd’s List, le plus vieux quotidien maritime fondé à Londres en 1734. « Evidemment, j’ai immédiatement parlé des sauvetages et des migrants, se rappelle-t-il. J’ai été applaudi debout par mes pairs. » De retour à son hôtel, il avait oublié le trophée dans le taxi… On lui en a refait un autre. Il en mérite bien deux.

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Vêtus en orange, couleur de l’Aquarius et des gilets de sauvetage, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées samedi 6 octobre en France et en Europe pour dénoncer la situation du navire humanitaire, privé d’immatriculation, et soutenir les opérations de sauvetage en mer de migrants en Méditerranée.

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Vu en vitrine

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Exposition : Joan Miro, le rêve au bout du pinceau

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Par Emmanuelle Lequeux - Le Monde

Le Grand Palais, à Paris, présente, jusqu’au 4 février, 150 œuvres – des toiles, des dessins, des sculptures et des céramiques – de l’artiste catalan.

De son propre aveu, il ne rêvait jamais. « Je dors comme une taupe », s’amusait-il dans son joli français de catalan. Voilà pour les nuits de Joan Miro (1893-1983). Quant à ses jours, c’était une tout autre ­affaire. Il avait apprivoisé le songe pour en faire son compagnon indocile.

La rétrospective qui vient d’ouvrir au Grand Palais, à Paris, le rappelle merveilleusement. Sept décennies de création, un mouvement perpétuel, vers toujours plus de liberté. Certes, l’accrochage ne dévoile pas de grandes avancées théoriques sur son œuvre, et le propos n’avait rien de risqué : « Nous voulions réunir les 150 chefs-d’œuvre de Miro », résume Jérôme Neutres, directeur de la stratégie de la RMN-Grand Palais. Encore fallait-il y parvenir.

Pas vraiment surprenant que l’on doive cette prouesse à Jean-Louis Prat, ancien directeur de la Fondation Maeght et grand ami de l’artiste. Venues du monde entier, parfois cachées dans des ­collections privées, nombre de ces peintures appartiennent ­désormais à l’inconscient collectif. Certaines, au contraire, sortent bien plus rarement de leur cachette, à l’instar de ce Nocturne de 1938, somptueux microcosme où cohabitent, funambules, les créatures de son cœur, étoile, lune, oiseau.

« Détaillisme »

« Je sais que je suis des chemins extrêmement dangereux et je vous avoue que parfois, je suis pris d’une panique propre au voyageur qui se retrouve sur des chemins inexplorés », confiait Miro à un ami, en 1923. Plutôt que la panique, c’est l’enchantement qui l’emporte dans ce voyage truffé de péripéties formelles. Même les tout débuts ne sont pas si sages. Datées de 1916, les premières toiles du Barcelonais mêlent ardemment les fulgurances des couleurs fauves et la rigueur analytique du cubisme.

Changement soudain, alors que la première guerre mondiale s’achève en Europe : la terre rude et ocre de Montroig, en Tarragone, où il passe tous ses étés, lui inspire des compositions à nulles autres pareilles. Fermes, champs, potagers, bétail, le moindre pistil est dépeint dans ces singulières enluminures. « Au moment de travailler à un paysage, je commence par l’aimer, de cet amour qui est le fils de la lente compréhension », expliquait-il.

JOAN MIRO : « LE FAUVISME, LE CUBISME NE M’AVAIENT APPORTÉ QUE DES DISCIPLINES FORMELLES, SÉVÈRES. IL Y AVAIT EN MOI UNE RÉVOLTE SILENCIEUSE »

Le chantournement des feuilles d’olivier, la silhouette gracile des pousses, la rectitude des labours, la ligne serpentine d’une sente… Tout est rendu avec la plus grande méticulosité, et le « détaillisme » est poussé à son paroxysme dans La Ferme (1921), acquis après moult péripéties par Ernest Hemingway.

Pourtant, de réalisme, aucun. Ce paysage qu’il connaît par cœur lui a appris à le dépasser. « Il me faut un point de départ, ne serait-ce qu’un grain de poussière ou un éclat de lumière, racontait ce fils d’orfèvre. Cette forme me procure une série de choses, une chose faisant naître une autre chose. Ainsi un bout de fil peut-il me déclencher un monde. » C’est à la douce naissance de ce cosmos que l’on assiste, de salle en salle.

Très vite, Miro rejoint la joyeuse troupe de l’avant-garde parisienne, comme l’avait fait son concitoyen Picasso, vingt ans auparavant. Installé au 45, rue Blomet, dans le 15e arrondissement, il se lie d’amitié avec Eluard, Breton, Aragon, Tzara, Leiris, Jacob et Desnos. Ce sont eux qui lui ouvrent définitivement la porte des songes. Car rêver, cela s’apprend, et il eut en la matière de fabuleux maîtres : « Le surréalisme m’a ouvert un univers qui justifie et qui apaise mon tourment. Le fauvisme, le cubisme ne m’avaient apporté que des disciplines formelles, sévères. Il y avait en moi une révolte silencieuse. »

« Encres de cygnes »

Son vocabulaire est alors en place, qu’il contorsionnera en tous sens jusqu’à ses derniers instants, en 1983. Les ocres de ses terres d’enfance se battent ­contre les bleus des ciels d’Espagne. Les chiens ont des silhouettes de palette de peintre désorganisé, les spirales suscitent, de quelques pointillés, un big bang.

Plus que la peinture, qu’il cherche selon ses mots à « détruire », la poésie l’accapare. C’est la ­ période des peintures-poèmes, ces « encres de cygnes » que célèbre l’ami Raymond Queneau. Des toiles-étincelles. Ceci est la couleur de mes rêves ? Une tache de pigment bleu sur un océan de blanc suffit à faire décoller l’imaginaire. Main à la poursuite d’un oiseau, et la courbe de ces doigts file jusqu’à un infini d’azur.

Toutes les œuvres majeures de cette époque idéale sont ici rassemblées, notamment deux des Intérieurs hollandais : explosives digressions autour de scènes de genre du Siècle d’or, qui deviennent chez Miro un somptueux carnaval de formes. Cette face de lune rouge sang, cette grenouille qui s’effile en patchwork, cette chauve-souris baudruche, cette fureur jazzy, l’œil pourrait passer des heures à les explorer.

QUAND TOUTE L’EUROPE S’EMBRASE, À L’ÉTÉ 1939, MIRO SE RÉFUGIE EN NORMANDIE

Mais bientôt, le ciel s’assombrit sur l’Europe, et avec lui la palette du peintre. Les monstres remplacent les créatures graciles, le pastel grince, on entend des aboiements plutôt que des chants d’oiseaux. Quand éclate la guerre d’Espagne, en 1936, Miro se lance dans une série de vingt-sept peintures sur masonite brune, « un exorcisme violent, instinctif ». Bitume, goudron, poudre de gravier, les formes éclatent, s’enragent. « Aidez l’Espagne ! » Seul le timbre qu’il réalise à la ­demande du critique d’art ­Christian Zervos, afin de collecter des fonds pour les Répu­blicains en lutte contre Franco, tente un « haut les cœurs », poing levé gargantuesque de paysan catalan en révolte, jaune et rouge du drapeau national.

Quand toute l’Europe s’embrase, à l’été 1939, Miro se réfugie en Normandie. De ce douloureux exil naît sa série la plus ­stupéfiante, la plus aérienne : Constellations, une vingtaine de gouaches sur papier. Etoiles et becs de perroquet, plumes et ­pupilles, globules et chevelures, les idéogrammes flottent sur fond de ciel d’orage. C’est la calligraphie d’un ailleurs quand il ­devient impossible d’échapper à la tragédie du monde. « L’art peut mourir, ce qui compte, c’est qu’il ait répandu des germes sur la terre », clamait-il alors.

Le ravissement des trois « Bleu »

Le dernier tiers du parcours est peut-être moins fort, Miro revisitant ses motifs chéris dans des formats plus libres, mais moins tendus, dans des céramiques « en terre de grand feu » quasi ­archaïques, et des créatures de bronze peint. Une salle suffit ­cependant à replonger dans le ­ravissement. Bleu I, II et III : trois somptueux monochromes, traversés d’une mélopée de trous noirs, de quelques fulgurances sang et soulignés ici par la silhouette de bronze noire d’un Oiseau lunaire prêt à l’envol.

Bien qu’appartenant toutes trois au Musée national d’art ­moderne, ces toiles immenses ne sont pas si souvent présentées ensemble au centre Pompidou. Ici, ce n’est plus un triptyque, c’est une chapelle.

« Dépouillement ­absolu », « l’aboutissement de tout ce que j’avais essayé de faire », se félicite l’artiste après dix longs mois passés, en 1961, à achever ce chef-d’œuvre dans l’atelier que lui a construit sur mesure Josep Lluis Sert à Palma de Majorque, où il ­finira sa vie.

Les trois Bleu, ce sont les enfants aériens des expériences les plus radicales de la rue Blomet, mais aussi de sa fascination pour les maîtres de l’abstraction américaine, à commencer par Mark Rothko et ses nébuleuses, qu’il découvrit à New York dix ans auparavant. « Faille du ciel effervescent », ces mots du poète ­Jacques Dupin semblent être dédiés à cette épiphanie. Ils ont été publiés dans le recueil L’Embrasure, que Miro enlumina à la gouache. Et qui finit ainsi : « Ta comptabilité stellaire atteint l’obscénité. »

Rétrospective Joan Miro, aux galeries nationales du Grand Palais, 3, avenue du Général-Eisenhower, Paris 8e. Tél. : 01-44-13-17-17. Les jeudis, dimanches et lundis de 10 heures à 20 heures, les mercredis, vendredis et samedis de 10 heures à 22 heures. De 12 € à 16 €. Jusqu’au 4 février. Catalogue, éditions RMN-Grand Palais, 304 p., 300 illustrations, 45 €.

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