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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 20 février 2017

La sensualité du monochrome retracée dans une expo à la gloire de Newton et Mollino

par Lise Lanot 

Jusqu'au 8 avril, la galerie parisienne Sage présente une « rapide histoire du nu » à travers de vieux tirages d’Helmut Newton et de Carlo Mollino.

 

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© Carlo Mollino

Sans titre. Tirage gélatino-argentique ancien, 24 x 18 cm (© Estate of Carlo Mollino/Courtesy Galerie SAGE Paris)

La galerie Sage réunit dix-huit tirages anciens de Carlo Mollino, architecte, designer et touche-à-tout italien, et d’Helmut Newton, photographe de mode allemand de génie. Les deux hommes retracent à eux deux le XXe siècle : Mollino a vécu deux guerres mondiales avant de s’éteindre en 1973, tandis que Newton, né en 1920, a glorifié « l’érotisme provocant » des années 1980.

Comme le précise la galerie, ces photos de nus permettent de créer un pont entre les « images confidentielles de l’Italie d’avant-guerre » et les « clichés froids et stylisés, inspirés par la photographie de mode des années 1980 ». Le noir et blanc sublime les corps de ces femmes aux regards forts, aux poses parfois lascives et à la sensualité folle.

« Si un photographe prétend qu’il n’est pas un voyeur, c’est un idiot »

La galerie rappelle le rôle prépondérant de Newton dans le monde de la photo : « Un photographe majeur dont le style a bousculé et renouvelé l’image de mode avec une impétuosité inédite. » Son travail se concentre autour de trois pôles, portraits, nus et photographies de mode, que le photographe allemand refuse de considérer comme des œuvres d’art : « La photographie de certaines personnes est de l’art. Pas la mienne. Si mes travaux peuvent être exposés dans des galeries ou des musées, c’est bien. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle je les fais. »

Photographe novateur et subversif, Newton crée des images qui portent un message d’émancipation féminine et de modernité. Il confirme d’ailleurs la position ambivalente du photographe, déclarant : « Si un photographe prétend qu’il n’est pas un voyeur, c’est un idiot. »

Au contraire, Carlo Mollino n’était pas connu pour ses photographies de son vivant : c’est à sa mort que l’on a découvert son trésor d’images. Majoritairement prises dans les années 1960, les photos présentent des jeunes femmes qui sont dites « des étudiantes, petites amies, danseuses, prostituées, beautés de la vie nocturne turinoise séduites et photographiées se dénudant, dans les décors familiers de Mollino ». À travers les photos de Mollino transparaissent la complicité et le lien entretenus par le photographe et son modèle.

 

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© Carlo Mollino

Sans titre. Tirage gélatino-argentique ancien, 24 x 29,5 cm (© Estate of Carlo Mollino/Courtesy Galerie SAGE Paris)

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© Helmut Newton

Big Nude I, Paris, 1980. Tirage gélatino-argentique ancien, 40 x 30 cm, signé (© Estate of Helmut Newton/Courtesy galerie SAGE Paris)

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© Helmut Newton

Sans titre. Tirage gélatino-argentique ancien, 36,7 x 24 cm, signé (© Estate of Helmut Newton/Courtesy Galerie SAGE Paris)

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Helmut Newton, Elsa Peretti in a Bunny Costume by Halston, NYC, 1975, Tirage gélatino-argentique, 40 x 29,5 cm © Estate of Helmut Newton / Courtesy galerie SAGE Paris

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Elsa Peretti in a Bunny Costume by Halston, NYC, 1975, Tirage gélatino-argentique, 40 x 29,5 cm (© Estate of Helmut Newton/Courtesy galerie SAGE Paris)

 

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dimanche 19 février 2017

Keith Haring

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Vu sur internet - j'aime beaucoup

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Manifestation contre les violences policières : « Il y a des actes intolérables »

Par Chloé Marriault - Le Monde

Plus de 2 000 personnes se sont rassemblées samedi à Paris en soutien à Théo L., victime d’un viol présumé lors d’une interpellation à Aulnay-sous-Bois.

Venu de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), Albafika, 32 ans, a déjà participé à plusieurs rassemblements de soutien à Théo L., ce jeune victime d’un viol présumé lors d’une interpellation violente, le 2 février, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Place de la République à Paris, samedi 18 février, ce professeur d’économie et de gestion explique ne « plus se sentir en sécurité face à la police ». « Quand j’étais petit, je voulais être policier. Mais en voyant leurs violences, j’ai compris que ce n’était pas ça, la justice », confie-t-il.

Il ajoute, désabusé : « D’où je viens, les enfants ont peur de la police. Je suis révolté mais je sais pertinemment que même en étant ici, rien ne va changer. Je ne suis pas confiant, on n’est pas assez unis. Beaucoup de gens ne se mobilisent pas en se disant que les autres le feront à leur place. »

« Des bavures qui restent impunies »

Autour de lui, des manifestants scandent « On n’oublie pas, on ne pardonne pas ! », « Police partout, justice nulle part », « C’est l’impunité et l’injustice, alors désarmons la police ! » Jeunes, moins jeunes, familles avec des enfants… Plusieurs milliers de personnes (2 300 selon la police, entre 4 000 et 5 000 selon les organisateurs) se sont rassemblées pour dénoncer les violences policières. Certaines brandissent une affiche avec les inscriptions « De Zyed et Bouna à Théo et Adama, à bas le racisme et la violence d’Etat ».

Heloïse, 42 ans, participe pour la première à un rassemblement contre les violences policières depuis l’interpellation de Théo L. En tant que simple citoyenne, précise-t-elle, et non comme militante. « Les faits sont choquants, inexcusables. La défense de la police ne tient pas debout, j’attends que justice soit faite. Il devrait y avoir un mouvement d’ampleur pour soutenir Théo, mais aussi pour Adama et les autres. »

Danièle, 63 ans, habitante du 4earrondissement de Paris, est venue au rassemblement place de la République avec son mari. « Il existe dans la police des actes intolérables, des bavures qui restent impunies. Cela encourage d’autres policiers à agir impunément », déplore t-elle. La police doit, selon elle, retrouver un « caractère de protection de la population », plutôt que de se concentrer sur la « répression ».

« Ne pas les mettre tous dans le même panier »

Julien, 20 ans, étudiant en sciences sociales à l’université de Nanterre, raconte avoir assisté à des violences policières lors de rassemblements contre la loi travail au printemps, auxquels il a participé. Il a vu des manifestants « gazés, matraqués, insultés » et fustige « l’injustice » et « les violences policières dans leur ensemble, pas seulement les violences physiques mais également les humiliations ». « C’est un problème qui gangrène notre société, estime-t-il, les pouvoirs publics ne font pas ce qu’ils devraient faire. »

Espérant un rassemblement pacifique, Ambre, 15 ans, se tient à distance des quelques manifestants qui, en fin d’après-midi, tentent de provoquer les forces de l’ordre. Elle a fait le déplacement de Seine-Saint-Denis avec son amie Maë pour« dénoncer les abus de policiers » mais précise ne pas vouloir « les mettre tous dans le même panier », car « certains essaient de faire bien leur travail ».

Les organisateurs avaient appelé au calme et souhaité une mobilisation statique. Après la dispersion de la manifestation, quelques centaines d’individus s’en sont toutefois pris aux forces de l’ordre. Face aux jets de projectiles, les policiers ont répliqué avec du gaz lacrymogène et des charges. Treize personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.

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Extrait d'un shooting - nu masculin

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Craig Morey (photographe)

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Berlinale 2017 : un palmarès aussi déroutant qu’un scénario de Paul Verhoeven

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Par Isabelle Regnier - Le Monde

Le jury présidé par le cinéaste batave a attribué l’Ours d’or à « Our Body and Soul », de la Hongroise Ildikó Enyedi, récit d’une histoire d’amour née dans un abattoir.

Toujours là où on ne l’attend pas, Paul Verhoeven. Alors qu’Aki Kaurismaki s’est maintenu, tout au long du festival, en position de favori pour l’Ours d’Or, le jury de la 67eBerlinale – présidé par le cinéaste batave – l’a finalement attribué à Our Body and Soul, de la Hongroise Ildikó Enyedi.

Ce film, qui conte l’histoire d’amour entre deux personnages ternes et solitaires – le gérant d’un abattoir et la nouvelle contrôleuse de qualité des viandes qu’on vient de lui mettre dans les pattes –, fonctionne sur un postulat original : c’est en découvrant qu’ils font tous deux chaque soir le même rêve, où ils se retrouvent dans la peau d’un cerf et d’une biche veillant tendrement l’un sur l’autre dans une forêt enneigée, qu’ils tombent amoureux.

Les choses se gâtent une fois l’idée posée, quand se précise la névrose du personnage féminin, agrégat de phobies diverses, qui par amour va tenter de s’ouvrir au monde, au contact physique, au jeu, à la musique, et finalement au sexe.

Coup de théâtre final

Entre les scènes de cantines, les soirées gin-rami et les face à face avec la psy d’entreprise, le chemin pour y arriver est si laborieux qu’il engloutit l’une après l’autre toutes les pistes ouvertes par le film, ne laissant au spectateur comme os à ronger qu’une scène d’amour excitante comme le spectacle de la glace qui fond au printemps.

La soirée de clôture du festival avait pourtant bien commencé. Et l’on peut se demander si ce coup de théâtre final n’a pas été concocté par Verhoeven comme une des farces acerbes – dont ses scénarios font leur miel – pour casser le bon goût d’une cérémonie trop bien huilée.

Où les meilleurs films se voyaient récompensés pour leurs meilleures qualités (meilleur réalisateur pour De l’Autre côté de l’espoir, d’Aki Kaurismaki, meilleure actrice pour Kim Min-hee, dans Une Femme seule sur la plage de Hong Sang-soo, Grand Prix du jury pour Félicité d’Alain Gomis…).

Où ceux moins passionnants mais qui avaient fédéré de larges suffrages, se partageaient le reste – prix de la meilleure contribution artistique pour le montage d’Ana, mon amourde Calin Peter Netzer, cinéaste roumain qui avait remporté en 2013 l’Ours d’or pour Mère et fils, Meilleur scénario pour Una Mujer fantastica, de Sebastian Lelio, Prix Alfred Bauer pour Pokpot d’Agnieszka Holland, meilleur acteur pour Georg Friedrich, dans Bright Nights de Thomas Arslan – alors qu’était ignoré le ventre mou de films plus ou moins anecdotiques, qui constituait le gros de la compétition.

Un trés gracieux « On the Beach at Night Alone »

Outre les très beaux films d’Aki Kaurismaki et d’Alain Gomis – ils vont prochainement sortir dans les salles françaises –, le passionnant The Lost City of Z de James Gray – présenté hors compétition –, une série de documentaires sur le racisme aux Etats-Unis (en particulier I’m not your negro de Raoul Peck, prix du public pour un documentaire dans la section du Panorama, et Strong Island de Yance Ford), et la restauration du formidable soap opéra de Rainer Werner Fassbinder, Huit heures ne font pas un jour, cette Berlinale aura été marquée par le très gracieux On the Beach at Night Alone de l’inépuisable Hong Sang-soo.

Le prix d’interprétation donné à Kim Min-hee (remarquée récemment dans Mademoiselle de Park Chan-wok, et Yourself and yours, le précédent film de Hong Sang-soo) était sans doute le plus bel hommage que le jury pouvait rendre à ce film, tant le visage lumineux de l’actrice le magnétise, tant le subtil nuancier de jeu qu’elle déploie innerve jusqu’à la rendre vibrante la texture de l’image.

Alone on the beach at nightcommence en Allemagne. En vacances chez une amie divorcée, Young-hee, la jeune actrice qu’interprète Kim Min-hee, se remet d’une rupture avec un homme marié, cinéaste de son état.

De retour en Corée, elle passe une soirée bien arrosée, au soju comme il se doit chez Hong Sang-soo, avec de vieilles connaissances qui la trouvent changée, « plus mûre », « plus femme », puis elle s’endort seule sur la plage et rejoint son amant, dans ce qui ressemble à un rêve.

Oublier ou se souvenir, rêver ou rejouer l’histoire dans sa tête à s’en faire mal, se fermer aux émotions ou s’ouvrir au désir… Au fil d’un puzzle de scènes de vie prosaïques où affleure une mélancolie inédite chez lui, le cinéaste, soutenu par le Quintette pour cordes en do majeur de Schubert, explore la multiplicité des voies du deuil amoureux. Et c’est très beau.

https://twitter.com/berlinale?lang=fr

 

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Galerie Laurent Strouk

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La Trinité sur Mer

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Street Art

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