Partager sur Face Book

Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 10 décembre 2018

La une de Libération de demain matin...

Posté par jourstranquilles à 21:50 - Presse - Commentaires [0] - Permalien [#]

Street Art

street24

street59

Posté par jourstranquilles à 07:33 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Normal Magazine

normal

Posté par jourstranquilles à 07:28 - Photographe - Photographie - Commentaires [0] - Permalien [#]

Vu dans la rue

affiche

Posté par jourstranquilles à 07:26 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Comment le pacte migratoire de l’ONU a déraillé

Par Marc Semo, Marie Bourreau, New York, Nations unies, correspondante - Le Monde

De nombreux pays, dont les Etats-Unis, l’Italie, l’Autriche ou la Pologne, rejettent ce texte non contraignant qui doit être soumis pour approbation, à Marrakech, les 10 et 11 décembre.

Lorsque les Nations unies (ONU) ont lancé, en février, six mois de consultations pour parvenir à l’adoption d’un pacte mondial pour une « migration, sûre, ordonnée et régulière », Louise Arbour, la représentante spéciale pour les migrations de l’organisation onusienne, avait déjà senti poindre les germes de la contestation. « Il va falloir du courage politique et faire preuve de pédagogie », avait-elle alors expliqué au Monde.

A l’heure d’un retour en force des nationalismes et des populismes, les « vents ne nous sont pas favorables », s’était-elle inquiétée. Les Etats-Unis ont choisi, en décembre 2017, de se retirer des négociations en affirmant qu’elles esquissaient des dispositions contraires à la politique d’immigration de Donald Trump. Cette décision avait alimenté les craintes d’un désengagement d’un plus grand nombre d’Etats.

« Guide des bonnes pratiques »

Les digues auront tenu moins d’un an. Depuis plusieurs semaines, l’ONU fait face à une vague de retraits, alors que le texte doit être officiellement adopté lors d’un mini-sommet à Marrakech (Maroc), lundi 10 et mardi 11 décembre. Seuls deux tiers des quelque 190 pays qui l’avaient validé ont, pour l’instant, confirmé leur présence, avec des niveaux très disparates de représentation.

En plus des Etats-Unis, l’Italie, l’Autriche, la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, l’Estonie, la Lettonie, la Suisse, l’Australie, Israël et la République dominicaine ont décidé de ne pas se rendre au Maroc et de se désengager d’un texte pourtant non contraignant présenté comme un simple « guide des bonnes pratiques » en matière migratoire. La Belgique connaît aussi une crise majeure qui fragilise son gouvernement depuis que son premier ministre, Charles Michel, à annoncer vouloir se rendre à Marrakech, contre l’avis de son partenaire de coalition, le parti nationaliste flamand (N-VA).

« LE PACTE N’A AUCUNE VALEUR JURIDIQUE. CE PACTE NE MODIFIE PAS LES LOIS NATIONALES ET QUE LES ETATS RESTENT SOUVERAINS EN MATIÈRE DE DROIT MIGRATOIRE », MARTÈLE UN DIPLOMATE

Dans les couloirs de l’organisation, les diplomates ne cachent pas leur sidération face à l’ampleur et à la soudaineté de la crise politique née du soupçon que l’ONU s’est accordée en secret sur un « droit à la migration ».

« Le pacte n’a aucune valeur juridique, martèle l’un d’eux. Les appels aux référendums qu’on entend de-ci, de-là sont un non-sens, puisque ce pacte ne modifie pas les lois nationales et que les Etats restent souverains en matière de droit migratoire. »

Thèses complotistes

Cela n’a pas empêché les partis d’extrême droite d’instrumentaliser ce texte dans la perspective des élections européennes de mai 2019 pour alimenter les thèses complotistes dénonçant un présumé appel à des flux migratoires incontrôlés.

Les Etats-Unis sont jugés en partie responsables de cette déroute de dernière minute. « Washington a diffusé son narratif anti-pacte depuis plusieurs semaines, explique un officiel. Ils ont ciblé les Etats les plus perméables à leur discours populiste sur la perte de souveraineté. »

Dans un communiqué, transmis le 7 décembre, la mission des Etats-Unis à l’ONU a une nouvelle fois exposé ses arguments repris en boucle par les contempteurs du pacte. Washington assure craindre « un effort des Nations unies pour faire avancer la gouvernance mondiale aux dépens du droit souverain des Etats de gérer leurs systèmes d’immigration conformément à leurs lois nationales, politiques et intérêts ».

Un argument « absurde » pour Louise Arbour. « Comment imaginer que 190 pays auraient accepté de renoncer à leur souveraineté ? C’était notre ligne rouge depuis le départ ! Et la mention de la souveraineté des Etats figure dès le préambule. »

Paris fait profil bas

Cette offensive est jugée d’autant plus incompréhensible que ce pacte – le premier à s’attacher à la question migratoire dans son ensemble – a fait l’objet de discussions classiques dans un cadre multilatéral, chaque négociateur « prenant ses ordres directement auprès de sa capitale ».

Résultat, le sommet qui devait être « historique » à Marrakech ressemble à une débâcle. Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, et Angela Merkel, la chancelière allemande, seront présents. La France sera représentée par le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne. Emmanuel Macron, grand défenseur du pacte, auquel il avait apporté un soutien appuyé lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies en septembre, a préféré renoncer.

La crise des « gilets jaunes » mais plus encore le caractère politique pour le moins sensible de la question migratoire ont incité les autorités françaises à faire profil bas. « Ce n’est pas un sommet. Nous aurions pu être aussi bien représentés par le chef de l’Etat que par le premier ministre, le ministre des affaires étrangères ou même l’ambassadeur chargé de l’émigration », justifie-t-on de source diplomatique.

Malgré ces désistements en série, Louise Arbour assure être confiante sur l’avenir de ce texte « essentiel ». Les pays présents à Marrakech sont « du bon côté de l’histoire », estime-t-elle. « Les autres finiront par y venir car la migration est un sujet qui va nous interpeller pendant des décennies. Le pacte, ce n’est pas la fin, mais le début de la nécessité d’une meilleure coopération internationale. »

Les Etats membres auront l’occasion de confirmer leur soutien à ce pacte, le 19 décembre, lors d’un vote à l’Assemblée générale où ils l’endosseront officiellement. Un vote qui n’aura, là encore, qu’une portée symbolique et aucune valeur juridique.

Posté par jourstranquilles à 07:25 - Monde - Commentaires [0] - Permalien [#]

Miley Cyrus

miley rankin

miley

Posté par jourstranquilles à 07:24 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

En Algérie, la cérémonie de béatification, « c’est aussi pour nos morts »

Par Zahra Chenaoui, Oran, envoyée spéciale - Le Monde

Samedi à Oran, la béatification des dix-neuf religieux catholiques tués dans les années 1990, dont les moines de Tibéhirine, a réuni chrétiens et musulmans.

Sur l’esplanade de la chapelle Notre-Dame de Santa Cruz, baptisée la veille « place du Vivre-Ensemble », près de 1 200 personnes sont assises sous le ciel bleu. Bâti en haut d’une colline, le site domine la Méditerranée et une statue de la Vierge surplombe le cloître. Un coffre en bois sculpté trône au milieu de l’estrade et fera office d’autel. L’évêque d’Oran, Jean-Paul Vesco, demande une minute de silence « en hommage au peuple algérien et à ses dirigeants qui ont réussi à retrouver le chemin de la paix malgré des blessures encore si douloureuses ».

Ce samedi 8 décembre est un moment exceptionnel. Une première : « dix-neuf martyrs d’Algérie », des religieux et des religieuses catholiques – quinze Français, deux Espagnoles, un Belge et une Maltaise – vont être béatifiés en terre musulmane. Tous, dont l’évêque d’Oran, Pierre Claverie, et les sept moines du monastère de Tibéhirine, ont été assassinés entre 1994 et 1996, en pleine période de terrorisme en Algérie.

Sur l’estrade, l’envoyé spécial du Vatican, le cardinal Giovanni Angelo Becciu, lit un message du pape François remerciant les autorités algériennes d’avoir « facilité cette célébration », avant de prononcer le décret de béatification.

« Que Monseigneur Pierre Claverie et ses dix-huit compagnons, fidèles messagers de l’Evangile, humbles artisans de paix soient dès maintenant appelés bienheureux », déclare le cardinal tandis qu’une banderole avec les portraits des religieux est déroulée et accueillie par des youyous et des applaudissements.

Prières communes

Dans l’assistance, des imams sont présents aux côtés des représentants de l’Eglise catholique et des familles des religieux disparus. Côté politique, le ministre algérien des affaires religieuses, Mohamed Aïssa, est là, de même que Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat français aux affaires étrangères. Ces célébrations sont « autant de symboles qui parlent au nom de l’Algérie au monde entier », a souligné M. Aïssa à l’agence de presse APS.

Les responsables catholiques avaient conscience dès le début du défi représenté par une telle cérémonie. L’affaire de la mort des moines de Tibéhirine, pour laquelle une enquête est toujours ouverte en France, demeure un point de tension entre Paris et Alger. En outre, les religieux béatifiés n’ont pas été les premières victimes de la décennie noire. Le bilan de la guerre civile des années 1990 s’élève à 200 000 morts, principalement musulmans. Pour éviter ces écueils, l’événement a fait en sorte de réunir les différentes sensibilités.

Dès la veille de la béatification, vendredi 7 décembre, la cathédrale d’Oran a accueilli une veillée de prières commune. Khaled Bentounes, le premier responsable de la confrérie soufie Alawiyya y assistait, aux côtés du cardinal Becciu. Henri Tessier, évêque émérite d’Alger et responsable de l’Eglise d’Algérie pendant la décennie noire, a évoqué la volonté profonde de ces dix-neuf religieux qu’il connaissait de rester dans le pays malgré les risques encourus : « Ils me répondaient : “Notre vie, on l’a déjà donnée.” »

« Ça montre que l’Algérie s’ouvre un peu »

Tout au long de la soirée, les proches des dix-neuf victimes se sont succédé au micro, comme Jean-Pierre Schumacher, survivant de l’enlèvement des moines de Tibéhirine, la sœur de l’évêque Pierre Claverie, le frère du moine Christian de Chergé ou encore la mère de Mohamed Bouchikhi, jeune chauffeur algérien tué dans l’attentat qui a coûté la vie à Pierre Claverie. « Plus que leur mort, ce que nous célébrons aujourd’hui, c’est l’exemplarité de leur vie et leur choix de vivre avec les Algériens », a souligné Modeste Niyibizi, prêtre de la paroisse d’Oran.

Les évêques de l’Eglise d’Algérie avaient annoncé que celle-ci rendrait hommage aux victimes algériennes du terrorisme. El Hachemi, 34 ans, fait partie des Algériens venus aider l’Eglise à organiser l’événement. Il a tenu à assister aux célébrations religieuses.

« J’ai grandi à Chlef où il y avait des moines qui vivaient dans la montagne et ils ont été attaqués pendant les années 1990. L’histoire des moines de Tibéhirine me touche, parce qu’à l’époque où tout le monde fuyait l’Algérie, ces gens-là ont choisi de rester et de vivre ces horreurs avec nous. C’est un devoir d’assister à cette cérémonie à leur mémoire. »

« Hier, à la télévision, ils ont montré le ministre des affaires religieuses avec l’évêque, ça montre que l’Algérie s’ouvre un peu », se félicite de son côté Amina, la quarantaine, employée à l’année par l’église. Voile violet serré autour du visage, elle explique en riant que lorsqu’elle a obtenu cet emploi, sa belle-famille était persuadée qu’elle allait se convertir. « La société a du mal à comprendre qu’on puisse discuter avec des chrétiens. De toute façon, cette cérémonie, c’est aussi pour nos morts », insiste-t-elle.

Dans le pays, la charte de réconciliation nationale, adoptée en 2005 pour mettre un terme aux violences, empêche l’organisation d’hommages publics aux victimes des années 1990. « Là, j’ai pu pleurer, partager mon émotion avec d’autres et me recueillir », explique une Algéroise de 49 ans.

Posté par jourstranquilles à 07:21 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Helmut Newton

newton38

newton39

newton41

newton40

Posté par jourstranquilles à 07:19 - Photographe - Photographie - Commentaires [0] - Permalien [#]

Carlos Ghosn mis en examen au Japon, une procédure engagée contre Nissan

Par Philippe Mesmer, Tokyo, correspondance - Le Monde

Après vingt-deux jours de garde à vue, le parquet de Tokyo a décidé d’inculper l’ancien président du constructeur automobile pour avoir minoré les déclarations de revenus.

Carlos Ghosn a été mis en examen, lundi 10 décembre. Après vingt-deux jours de garde à vue, le parquet de Tokyo a décidé d’inculper l’ancien président de Nissan pour avoir minoré les déclarations de revenus remises aux autorités financières japonaises entre les exercices 2010 et 2014. M. Ghosn a par ailleurs été à nouveau placé en garde à vue pour des faits similaires, mais entre les exercices 2015 et 2017. Si cette nouvelle détention était prolongée, il pourrait rester derrière les barreaux pendant vingt-deux nouvelles journées.

Son proche conseiller Greg Kelly, arrêté en même temps pour complicité, a lui aussi été mis en examen et de nouveau arrêté. Depuis leur placement en détention, les deux hommes nient toute malversation.

Le parquet a aussi engagé une procédure contre Nissan en tant qu’entreprise, dont la responsabilité dans l’affaire Ghosn pourrait être engagée. Les déclarations de revenus sont normalement rédigées par les services de la société et non par la personne concernée.

Cela pourrait placer l’actuel PDG et président par intérim Hiroto Saikawa dans une position délicate. Au matin du 10 décembre, M. Saikawa a déclaré à la presse japonaise « n’avoir rien à déclarer, pour le moment ».

Saikawa, « l’âme damnée de Ghosn »

Dans le même temps, le Wall Street Journal croit savoir que l’arrestation de M. Ghosn est survenue à un moment où il voulait se séparer de M. Saikawa. Depuis sa nomination à la direction générale de Nissan en juin 2017, ce dernier aurait commencé à se distancier de la politique de Carlos Ghosn, revenant sur la stratégie qui consistait à fixer d’ambitieux objectifs chiffrés. Ses relations avec M. Ghosn se seraient ensuite tendues autour du projet de fusion, amorcé ces derniers mois, entre Renault et Nissan, et auquel il semblait s’opposer.

D’après un bon connaisseur du dossier, « tout le monde a toujours détesté Saikawa. Il était l’âme damnée de Ghosn, le premier à accepter les défis les plus durs à relever. Il était extrêmement brutal avec ses subordonnés. Quand il est devenu le patron de Nissan, il s’est retrouvé seul aux manettes ». Aurait-il décidé de tuer le père ? Au moment du scandale des inspections finales des véhicules, Carlos Ghosn aurait littéralement « laissé tomber Saikawa ».

Dans le même temps, M. Ghosn aurait été mécontent de la baisse des performances du constructeur nippon, le profit opérationnel ayant reculé de 17 % entre avril et septembre. Il n’aurait également guère apprécié la gestion des scandales ayant touché Nissan, notamment celui des inspections finales des véhicules, qui a éclaté en septembre 2017 mais qui ne serait pas réglé. Il a contraint le groupe à rappeler plus d’un million de véhicules au Japon. Un nouveau rappel de 150 000 voitures a été annoncé le 7 décembre. D’après le connaisseur du dossier, quand le scandale a éclaté, Carlos Ghosn a littéralement « laissé tomber Saikawa, le laissant se débrouiller seul », ce qu’il n’aurait pas apprécié.

Enfin, ajoute le WSJ, l’âge entrerait en compte dans la volonté de M. Ghosn. Hiroto Saikawa a 65 ans.

Posté par jourstranquilles à 07:17 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

N'importe quoi !

Posté par jourstranquilles à 07:13 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]