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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 9 juin 2018

Exposition "Allô?!": l'artiste Andy Picci qui a transformé Nabilla en Joconde dévoile ses autres tableaux

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Reportage photographique : Jacques Snap - Exposition vue hier

Il en est convaincu, sa muse "est une icône pop."

EXPOSITION - Coupe banane, chemise bouffante entre-ouverte, grosses bagues aux doigts et lunettes aux verres fumés et montures dorées à la Elvis: on ne peut pas rater Andy Picci. Alors que ce jeudi 7 juin, son exposition "Allô?!, consacrée à Nabilla Benattia, a été lancée, il s'est confié au HuffPost sur son projet et sur sa "muse".

Dans la galerie parisienne Joseph Saint-Martin, l'artiste suisse basé en France a présenté 17 toiles emblématiques qu'il a numérisées, avant de les détourner en y apposant le visage de son égérie. Si "la Joconde" ou- "Mona Billa" pour les initiés- constitue la pièce maîtresse de la collection, la starlette a été déclinée sous tous les angles.

De la "Dame à l'hermine" de Léonard De Vinci à l'"Autoportrait au chapeau de paille" d'Elisabeth Vigée Le Brun, en passant par le portrait de "Madame Rimsky Korsakov", Andy Picci fait voyager Nabilla à travers les âges et les styles. Ce dernier tableau est d'ailleurs "son préféré", confie l'artiste au HuffPost.

Témoignage de son "coup de foudre artistique", le projet d'Andy Picci est aussi un fou mélange des genres qu'il assume pleinement, ne serait-ce que dans le procédé en lui-même. Andy Picci numérise des peintures de maître, les retravaille sur Photoshop avant de les imprimer sur toile, puis de les vernir à la main.

Un procédé très digital, informatique, que d'aucuns pourraient décrier et considérer comme déshumanisé. Mais l'artiste est soucieux de préserver une harmonie dans ses oeuvres en recherchant une certaine authenticité, un aspect "artisanal".

"J'ai choisi des tableaux intéressants, qui parlent et j'ai cherché ensuite la photo en ligne qui correspond le plus à l'esprit de l'oeuvre originale. Il faut trouver la bonne lumière, les bonnes teintes, la bonne expression du visage, le regard... ce n'est pas qu'une juxtaposition du visage de Nabilla", détaille l'artiste au HuffPost.

Le support traditionnel- le canva, la toile- est aussi préservé ainsi que la texture, le grain obtenu grâce au verni le tout permettant de glorifier ce qui pourrait sinon être considéré comme un simple "photomontage."

L'anachronisme transpire des toiles d'Andy Picci. Nabilla, sa muse moderne et pleinement contemporaine rompt brutalement avec la dimension historique et passée des scènes qu'elle "envahit." Mais pourquoi vouloir figer ainsi Nabilla dans le temps? "C'est quelque-chose que j'ai toujours beaucoup aimé faire, on est la première génération à être tout aussi nostalgique que futuriste, on oscille entre les deux", explique Andy Picci.

Mais, toutes proportions gardées, lorsque Rodin taillait son "Penseur" ou que Michel-Ange esquissait "La Création d'Adam" sur la voûte de la chapelle Sixtine, les artistes devaient avoir conscience que leur oeuvre perdurerait et traverserait les âges. Nabilla, star de l'immédiat issue du monde très éphémère de la téléréalité a-t-elle vraiment vocation à s'inscrire durablement dans la culture contemporaine?

Pour Andy Picci, la question ne se pose pas. "Seul le temps nous le dira", botte-t-il en touche. "Mais une chose est sûre, Nabilla est une icône pop. Elle est sortie de l'anonymat avec un seul mot, "Allô?!", martèle l'artiste.

Si sa longévité ne peut pour l'instant être garantie ni réfutée avec certitude, l'aura Nabilla a bien imprégné le jeune artiste qui souhaite lui faire prendre racine dans l'imaginaire collectif. Outre les dix-sept toiles exposées, Andy Picci a également consacré ses talents à la réalisation de trois reliques. Une bouteille de shampoing, un smartphone et un couteau tous peints en or 24 carats. Le triptyque de talismans fait référence à trois événements qui ont fait du "phénomène" Nabilla ce qu'il est.

"Faire le buzz c'est facile, mais en bâtir une carrière pendant près de sept ans, c'est qu'il y a forcément du talent derrière", poursuit Andy Picci avant d'oser:

"Nabilla est la Marilyn Monroe de son temps."

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Nabilla "très flattée" de l’exposition qui lui est consacrée et la transforme en Joconde

"Nabilla aime à se dire qu’elle est à Andy Picci ce que Amanda Lear était à Dali."

Par Antoine Engels

INSOLITE - "Mona Billa", le curieux mélange de l'artiste suisse Andy Picci qui a fait de Nabilla Benattia sa "donna Lisa" en transposant les traits de la star de télé-réalité à la célébrissime toile de Léonard De Vinci, "La Joconde." Contactée par Le HuffPost, Nabilla s'est dite "très flattée de cette exposition et d'avoir inspiré l'artiste Andy Picci."

Andy Picci réalise des tableaux numériques tirés de peintures emblématiques, retravaillées sur Photoshop et imprimées sur toile avant d'être vernies à la main. Si Nabilla a affirmé "soutenir ce projet artistique", son emploi du temps ne lui permettra pas d'assister au vernissage de l'exposition, qu'elle "suivra de près" cependant, a fait savoir son agent.

Allô?! exposition @nabillanew

8-10 Juin | 11h-20h | 236 rue Saint-Martin, 75003 Paris

https://www.instagram.com/andypicci/

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Vu sur internet

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Naomi Campbell

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Campbell

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vendredi 8 juin 2018

Au sommet du G7, Trump seul contre tous

Par Marc Semo, Ottawa, envoyé spécial - Le Monde

Commerce, Iran, climat : les sujets de discorde s’accumulent entre les sept puissances occidentales du G7, qui se réunissent vendredi et samedi à La Malbaie, au Canada

Jamais un G7 ne s’est annoncé aussi tendu, sur fond de guerre commerciale entre les Etats-Unis et leurs alliés, de bras de fer sur le climat et de crise transatlantique après le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien. Jamais non plus Washington n’a été aussi isolé au sein cette instance regroupant, outre les Etats-Unis, le Royaume-uni, la France, l’Allemagne, le Japon, le Canada et l’Italie. « Il ne s’agit plus d’un G7 mais d’un G 6+1 » : la formule lancée l’an dernier lors du précédent sommet, à Taormine en Sicile, a depuis fait florès.

Déjà alors, se dessinaient les oppositions entre le nouveau locataire de la Maison Blanche et ses alter ego, dont bon nombre étaient aussi des néophytes, à commencer par Emmanuel Macron mais aussi la première ministre britannique, Theresa May, ou le président d’alors du conseil italien, Paolo Gentiloni, dont le successeur Giuseppe Conte, représentant la coalition anti-système de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles au pouvoir à Rome, sera cette année le seul nouveau visage.

Cette instance, créée en 1975 à l’initiative du président Giscard d’Estaing afin de réunir « les principales puissances économiques démocratiques », ne prétend pas être un directoire du monde. Les réunions du G7 tiennent plutôt d’un entre-soi informel où les chefs d’Etat ou de gouvernement discutent d’autant plus librement qu’il n’y a pas de décision à prendre. Mais depuis l’arrivée de Donald Trump, ce dialogue devient de plus en plus difficile.

DONALD TRUMP SEMBLE FAIRE BIEN PEU DE CAS DES AVIS D’EMMANUEL MACRON, QUI N’A CESSÉ DE LUI RÉPÉTER QUE L’ON NE FAIT PAS « DE GUERRE COMMERCIALE ENTRE ALLIÉS »

Avant de se rendre sur les lieux du sommet, qui se déroulera les 8 et 9 juin à La Malbaie, à 150 kilomètres de la ville de Québec, le président français s’est arrêté à Ottawa pour s’entretenir avec le premier ministre canadien, Justin Trudeau, afin de se coordonner et faire front commun face à Washington, notamment dans la guerre commerciale ouverte avec les taxes sur l’acier et l’aluminium que l’administration américaine a finalement décidé d’appliquer à ses alliés européens, comme au Canada et au Mexique.

Les deux leaders quadragénaires sont aussi attachés l’un que l’autre au multilatéralisme qu’au libre-échange. L’un comme l’autre ont aussi tenté sans succès d’amadouer le président américain, avec qui ils ont longtemps entretenu de bonnes relations personnelles, pour le faire revenir sur sa décision. Depuis, Justin Trudeau a annulé une visite aux Etats-Unis et imposé des taxes aux importations américaines.

« Sérieuses controverses »

Le président français est le plus ferme à réagir côté européen. A en croire CNN, une conversation téléphonique le 31 mai avec son « ami » Donald Trump, qui n’aime guère être critiqué, aurait été « terrible », mais l’Elysée dément. Donald Trump semble en tout cas faire bien peu de cas des avis d’Emmanuel Macron, qui n’a cessé de lui répéter que l’on ne fait pas « de guerre commerciale entre alliés ». Le G7 sera l’occasion d’un nouveau tête-à-tête entre les deux chefs d’Etat, un mois et demi après la visite à Washington d’Emmanuel Macron.

Encore virtuelles il y a un an, les lignes de fractures entre les Etats-Unis et leurs partenaires sont devenues plus évidentes. « Donald Trump se pose en perturbateur radical et, au-delà de telle ou telle mesure protectionniste ponctuelle, il semble bien décidé à remettre en cause un système de libre-échange qu’il juge injuste », analyse Laurence Nardon, responsable du programme Etats-Unis de l’Institut français des relations internationales (IFRI), soulignant qu’il n’y a guère de compromis à espérer avant les élections de mi-mandat en novembre.

L’acier ne représente certes qu’une part minime des exportations européennes vers les Etats-Unis, mais les Vingt-Huit craignent que des mesures similaires visent ensuite les importations d’automobiles, ce qui toucherait au premier chef l’Allemagne. Une rude tâche attend donc au G7 Emmanuel Macron, leader de fait des Européens présents, alors que Theresa May est engluée dans le Brexit, que Giuseppe Conte est aussi inexpérimenté qu’illisible et qu’Angela Merkel est affaiblie. Si la chancelière allemande reste ferme dans ses propos, affirmant s’attendre « à de sérieuses controverses » et reconnaissant « nombre de différences » entre les Etats-Unis et leurs partenaires, certains craignent, à Paris comme à Bruxelles, que Berlin soit tenté de faire cavalier seul pour trouver un arrangement avec Washington.

« Palabres inefficaces »

L’accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien, dont Washington s’est retiré, sera l’autre grand sujet de confrontation à La Malbaie. Paris, ainsi que Londres et Berlin, estiment qu’il est impératif de maintenir ce texte, qui met sous contrôle international le programme nucléaire de Téhéran en échange d’une levée des sanctions. En même temps, ils reconnaissent la nécessité de le compléter sur le programme balistique de la République islamique, les dispositions pour l’après-2025 ou la politique régionale agressive de l’Iran.

L’urgence est d’éviter que les Iraniens se retirent aussi de l’accord, lui donnant le coup de grâce, ce qui arrivera immanquablement s’ils n’en dégagent aucun bénéfice. Or les sanctions américaines ciblent toutes les entreprises, y compris non américaines, continuant à travailler avec l’Iran. Malgré les plaidoyers des Européens, l’administration Trump n’est guère disposée à accorder de quelconques exemptions.

« Le défi est d’essayer de préserver une forme d’unité à l’intérieur du G7 et vis-à-vis de l’extérieur, mais il ne faut pas hésiter à exprimer de manière ferme et forte les intérêts de la France et de l’Europe », avertit l’Elysée. Au-delà même des points les plus litigieux, il sera difficile d’arriver à un consensus sur les thèmes officiels prévus par la présidence canadienne – croissance inclusive, avenir du travail et du commerce, paix et sécurité, égalité femmes-hommes, changement climatique et énergie propre.

Lors du précédent G7, les Etats-Unis avaient refusé de signer le texte final, alors que Donald Trump préparait son retrait de l’accord sur le climat, annoncé quelques jours plus tard. La semaine dernière à Paris, les Etats-Unis ont refusé de signer la déclaration finale de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), rejetant le principe de négociations multilatérales dénoncées comme « des palabres interminables et inefficaces ». Le G7-finances des 1er et 2 juin n’a pas non plus permis de déboucher sur une déclaration commune.

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Sea Bubbles bientôt sur la Seine ?

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Théâtre La Bruyère

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Un réfugié irakien, cadre supposé de l’EI, arrêté et écroué en mars en France

Par Elise Vincent - Le Monde

En juin 2017, il avait obtenu le statut de réfugié politique, ainsi qu’une carte de résident de dix ans. L’Etat lui a retiré ce statut dans la foulée de son incarcération.

C’est un cas rare. Un Irakien réfugié en France depuis plus d’un an a été arrêté, en mars, et mis en examen par des juges antiterroristes, a-t-il été indiqué, au Monde, jeudi 7 juin, de source judiciaire, confirmant une information de TF1/LCI. Agé de 33 ans, l’homme est soupçonné d’avoir été un membre du groupe Etat islamique (EI) mais aussi d’avoir participé à des massacres, chose rarement étayée d’ordinaire.

Après plusieurs mois d’enquête, Ahmed H. a ainsi été arrêté le 6 mars à Lisieux (Calvados) puis mis en examen le 9 mars à Paris, notamment pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et pour « crimes de guerre », puis placé en détention provisoire. L’enquête préliminaire à son égard avait été ouverte, en septembre 2017, et confiée à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Une information judiciaire a ensuite été ouverte, le 6 mars.

La façon dont Ahmed H. a rejoint la France est encore obscure. Mais selon nos informations, il est venu par ses propres moyens et n’a pas bénéficié des différents programmes qui permettent à certains exilés d’être relocalisés en France dans le cadre de partenariat avec des pays membres de l’Union européenne, ou réinstallé par l’intermédiaire du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR). Il a obtenu son statut de réfugié en juin 2017 auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Il a ensuite bénéficié d’une carte de résident de dix ans, comme le prévoit la loi.

Poursuivi en Irak

Même s’il n’est pas encore jugé, le déclenchement de l’enquête a engendré le retrait de son statut de réfugié dans la foulée de son incarcération. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait participé, en juin 2014, au massacre du camp militaire de Speicher, à Tikrit, au nord de Bagdad, en Irak. Des hommes armés avaient alors enlevé des centaines de recrues de l’armée, essentiellement chiites, qu’ils avaient exécutées un par un, tuant jusqu’à 1 700 personnes dans cette ville, occupée par les djihadistes de l’EI de 2014 à 2015. L’homme fait par ailleurs l’objet d’une procédure judiciaire en Irak, où les autorités le soupçonnent d’avoir administré la région de Samarra, au nord de Bagdad, pour le compte de l’organisation djihadiste.

Selon une source proche du dossier, Ahmed H. n’a pas le profil des djihadistes venus en Europe par la route des migrants dans le but de s’infiltrer pour commettre des attentats, comme ce fut le cas pour les attaques du 13 novembre 2015, à Paris et Saint-Denis. Il s’assimile plutôt à un ex-partisan de l’EI qui aurait adhéré à l’organisation terroriste à ses débuts, nourri alors essentiellement de haine anti-chiites.

Depuis 2015, plusieurs dizaines de ressortissants syriens et irakiens se sont vu, comme lui, retirer leur statut de réfugié par l’OFPRA en raison d’accusation graves. Les motifs pour lesquels l’OFPRA peut « exclure » ces réfugiés sont alors de deux sortes : soit il s’agit de « menace grave à la sûreté de l’Etat », soit de soupçons portant sur des « crimes » commis dans un pays étranger. Ces exclusions se font sous le contrôle de la cour nationale du droit d’asile (CNDA). Des possibilités d’action qui proviennent de la loi asile de juillet 2015. Auparavant, le cadre juridique était beaucoup plus flou.

La mise en examen d’Ahmed H. pour crime de guerre, elle, a été possible en raison de la « compétence universelle ». Ce mécanisme juridique en vigueur en France permet de déposer plainte pour des faits graves commis à l’étranger, à condition que la personne visée soit présente sur le sol français.

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L’Assemblée vote l’interdiction du téléphone portable dans les écoles et les collèges

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Le texte a obtenu les voix des élus de la majorité LRM et MoDem, ainsi que de l’UDI-Agir. Tous les autres groupes ont dénoncé une proposition « inutile ».

L’Assemblée nationale a voté jeudi 7 juin une proposition de loi à l’initiative de La République en marche (LRM) visant à une « interdiction effective » des téléphones portables dans les écoles et collèges à la rentrée prochaine, défendue par le gouvernement comme « un signal à la société ».

Le texte, adopté à main levée en première lecture, a obtenu les voix des élus de la majorité LRM et MoDem, ainsi que de l’UDI-Agir, mais tous les autres groupes ont dénoncé une proposition « inutile » voire une « tartufferie » (Les Républicains), qui revient à une « simple opération de communication ».

« Une loi d’entrée dans la révolution numérique »

Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a défendu « une loi du XXIe siècle, une loi d’entrée dans la révolution numérique » qui envoie « un signal à la société française sur cet enjeu de société ». « Etre ouvert aux technologies du futur ne signifie pas que nous devons les accepter dans tous les usages », a-t-il plaidé, listant les « mauvais usages » tels que cyberharcèlement, consultation de sites pornographiques, addiction aux écrans…

S’il a reconnu que l’interdiction était déjà « dans les faits possible », il a fait valoir que son effectivité « n’[était] pas assurée ». Le code de l’éducation interdit, depuis la loi du 12 juillet 2010, les téléphones portables « durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur ». Mais le ministre a défendu le besoin d’« une base juridique beaucoup plus solide ».

Le texte LRM sur « l’encadrement de l’utilisation » du portable entend interdire l’usage de tout objet connecté dans les écoles et collèges, avec des exceptions « pour des usages pédagogiques » ou les enfants handicapés. Les activités à l’extérieur, comme le sport, seront aussi concernées pour les quelque 8,5 millions d’élèves du public.

« Nous passons d’un principe d’autorisation, sauf là où c’est interdit, à un principe d’interdiction », a résumé le président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation Bruno Studer (LRM), ancien professeur d’histoire-géographie. Les chefs d’établissement, pour qui la mesure est utile à défaut d’être un « big bang », auront à décider des modalités d’interdiction (lieux, conditions), le ministère prévoyant de leur fournir un vade-mecum.

Alors que près de neuf jeunes sur dix âgés de 12 à 17 ans (86 %) possèdent un smartphone, la rapporteure Cathy Racon-Bouzon (LRM) a insisté sur le fait qu’« en pratique », la disposition n’est appliquée que dans « la moitié » des établissements, plusieurs élus de la majorité vantant « un droit à la déconnexion » pour les enfants.

« Pure opération de communication »

Mais, à l’exception de l’UDI-Agir, tous les groupes d’opposition sont montés au créneau contre un texte revenant, à leurs yeux, à « enfoncer des portes ouvertes ». Voulant traduire « coûte que coûte » les promesses de campagne du président, la majorité s’est engagée « ostensiblement dans une pure opération de communication », a ainsi dénoncé l’ex-prof de maths Frédéric Reiss (Bas-Rhin, LR). Son collègue Patrick Hetzel (Bas-Rhin, LR), ancien professeur d’université et ancien directeur de l’enseignement supérieur auprès de Valérie Pécresse, a quant à lui parlé d’« un simulacre ».

Michèle Victory (Ardèche, Parti socialiste) a qualifié la mesure de « changement purement cosmétique » sans aucun outil aux chefs d’établissement, déplorant l’examen de ce texte « inutile » alors que « l’agenda parlementaire est suffisamment chargé ».

« Effet d’annonce et de communication » ou « gadget », ont aussi dénoncé les « insoumis » Alexis Corbière et Sabine Rubin. Les communistes ont jugé le texte « absurde », l’ex-ministre Marie-George Buffet soulignant que « l’outil existe » et que le problème est dans son application.

« Certains essaient de nous dire que cette loi est inutile », a répliqué le ministre, pointant une « énorme » différence entre l’existant et ce qui est proposé. « Allez sur une plage où il est interdit de se baigner sauf quand c’est autorisé, ou une plage où il est autorisé de se baigner sauf quand c’est interdit. Vous verrez que vous ne vous baignerez pas avec la même fréquence », a-t-il affirmé.

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