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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

vendredi 13 avril 2018

Vannes Photo

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jeudi 12 avril 2018

Le CSA nomme Sibyle Veil à la présidence de Radio France

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Sibyle Veil succède à Mathieu Gallet, révoqué par le CSA fin janvier après une condamnation pour favoritisme lorsqu'il dirigeait l'INA.

Radio France connaît son nouveau président. Le CSA a désigné, jeudi 12 avril, Sibyle Veil pour prendre la tête du groupe audiovisuel public. Elle était jusque-là directrice déléguée aux opérations et finances de Radio France depuis 2015. Elle succède à Mathieu Gallet et est nommée pour un mandat de 5 ans.

Sibyle Veil, 40 ans, est diplômée de l'ENA dans la même promotion que celle du président Emmanuel Macron. Après avoir travaillé au Conseil d'État, elle a conseillé Nicolas Sarkozy à l'Élysée puis a été directrice de la transformation de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) entre 2011 et 2015.

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Treats Magazine

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La lettre politique de Laurent Joffrin - Pernaut et perlinpinpim

Avec une héroïque impavidité, Emmanuel Macron a résisté aux assauts furieux de Jean-Pierre Pernaut, fait d’interpellations assassines et de relances meurtrières. Cette joute haletante a permis au président de livrer le fond de sa pensée : il ne change rien. Et si l’on cesse d’ironiser, Emmanuel Macron a répondu aux demandes, aux revendications aux protestations non par des concessions mais par de la communication politique stricto sensu. La réduction de l’ISF était justifiée, dit-il, la réforme de la SNCF ira jusqu’au bout, la hausse de la CSG pour les retraités était légitime – elle est gratifiée d’un remerciement solennel – les zadistes n’ont rien à faire à Notre-Dame-des-Landes, les facs occupées le sont indûment et les étudiants doivent penser à leurs examens plutôt qu’à la réforme Parcoursup. Un discours sans annonces. Pernaut et perlimpinpin…

Alain Juppé était droit dans ses bottes, Macron est droit dans ses studios. Pour le reste, le Président s’est adressé comme prévu à la France rurale, ou «périphérique», selon la formule consacrée, avec beaucoup d’empathie et de précision, rappelant son ascendance cheminote, son enfance amiénoise et même la dangerosité du tronçon de route L’Aigle-Argentan. Il y a du caméléon dans cet homme-là, dont il maîtrise les facettes avec un brio incontestable : intello avec les intellos, catho avec les cathos, bobo avec les bobos, prolo avec Pernaut. Cela ne calmera pas la colère des cheminots ni l’ire de certains étudiants. Derrière les explications, il y a une détermination, maintes fois affirmée. «J’irai jusqu’au bout», répète-t-il comme on le fait d’un mantra. C’est bien possible. Mais cette fermeté risque de se solder par l’humiliation des battus et la mise hors-jeu des corps intermédiaires. Un bonapartisme souriant : c ’est peut-être la marque du «nouveau monde» promis par En marche.

LAURENT JOFFRIN

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Street Art

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Miss Tic

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Le maître d’école

Sur la forme, l’exercice est plutôt réussi. Emmanuel Macron et Jean-Pierre Pernaut sont très bien, assis face à face dans une salle de classe de l’école de Berd’huis (Orne). Une jolie classe, avec de beaux dessins aux murs, dans une école connectée modèle. Cela fait de bien meilleures images que si le président était allé dans une école de banlieue, comme celle de Chanteloup-les-Vignes, incendiée il y a dix jours… Cette interview télévisée du chef de l’Etat – la première depuis le début de l’année- visait à faire de la pédagogie. Le professeur Macron s’y est employé, avec un ton mesuré, sans les formules provocatrices qu’il utilise parfois. Sur le fond, le message est simple et clair : pas question de changer de ligne ou de modifier le rythme des réformes. « Je fais ce que je dis et j’irai jusqu’au bout », a martelé le chef de l’Etat. C’est le cas pour la SNCF malgré la grève des cheminots, la hausse de la CSG des retraités ou la baisse de la vitesse à 80 km/h (pour une période d’essai de deux ans) sur les routes départementales. Aucun changement à attendre non plus en ce qui concerne l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Il s’agit de faire respecter l’ordre républicain face aux « fauteurs de trouble », dit-il, et aux « agitateurs professionnels » qui selon lui bloquent un certain de nombre d’universités. Bref, le chef de l’Etat est droit dans ses bottes pour « remettre en marche le pays ». Alors cet exercice sur TF 1 a-t-il été profitable ? S’il s’agissait de convaincre les Français, on peut en douter. Mais le président revient pour un nouvel oral dimanche soir, cette fois sur BFMTV, RMC et Mediapart. Le Parisien.    

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Le RITZ à ARTCURIAL

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Emily Ratajkowski

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Les enjeux des deux prochaines interviews télévisées pour Emmanuel Macron

Par Cédric Pietralunga - Le Monde

Alors que les oppositions se multiplient, le président de la République répondra le 12 avril à M. Pernaut et le 15 avril à MM. Bourdin et Plenel.

Depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron n’avait accordé que deux entretiens télévisés : aux journalistes Anne-Claire Coudray, Gilles Bouleau et David Pujadas sur TF1 et LCI le 15 octobre 2017 ; à Laurent Delahousse le 17 décembre sur France 2. Une « parole rare » assumée par l’Elysée, destinée à rompre avec la « présidence bavarde » de François Hollande et à mettre en scène la vision de la « verticalité du pouvoir » du nouveau chef de l’Etat.

Mais alors que M. Macron s’apprête à fêter le premier anniversaire de son élection, le 7 mai, changement de pied : le président répondra, jeudi 12 avril, aux questions de Jean-Pierre Pernaut, sur TF1 et LCI, puis à celles de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, dimanche 15 avril, sur BFM-TV, RMC et le site Mediapart. Deux rendez-vous destinés à reprendre la main, alors que les oppositions se multiplient (retraités, cheminots, personnels soignants, étudiants, etc.) et que l’exécutif souffre dans les sondages.

Pour le premier round, le chef de l’Etat a choisi de s’adresser d’abord aux retraités, aux provinciaux, aux classes populaires, publics fidèles du journal de 13 heures de TF1. Un choix a priori judicieux : chaque jour de la semaine, M. Pernaut réunit plus de 5 millions de téléspectateurs, soit parfois plus que le 20 heures de France 2 ou même de TF1.

Dans l’école du village de Berd’huis

L’entretien avec le présentateur, prévu pour durer une heure, sera réalisé en direct de la classe de CE2 de l’école maternelle et élémentaire de Berd’huis, dans l’Orne.

Ce petit village normand d’un peu plus de 1 100 habitants, situé dans le parc naturel régional du Perche, n’a pas été choisi par hasard : Marine Le Pen y est arrivée en tête lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, avec 30,4 % des voix. M. Macron n’y avait, lui, obtenu que 20 % des suffrages, derrière François Fillon (21,9 %). « On n’est clairement pas en terre macroniste », explique-t-on à TF1, où l’on assure que c’est M. Pernaut qui a eu l’idée de réaliser l’entretien dans une école de campagne.

« Si nous avons choisi Berd’huis, c’est aussi parce qu’il s’agit d’une commune très représentative de ce que vivent les territoires ruraux : elle fait de gros efforts pour maintenir ses services publics, même si elle a perdu son bureau de poste en 2017, elle se bat pour garder ses commerces de proximité… », détaille Philippe Morand, rédacteur en chef adjoint du service politique de TF1. Le chef de l’Etat a d’ailleurs prévu de rencontrer les élus locaux après son entretien, ainsi que les enseignants et les élèves de l’école, qui restera ouverte pendant la durée de l’interview. « On entendra certainement les enfants dans la cour et peut-être même la sonnerie à 13 h 30 », détaille-t-on à TF1.

Un dispositif technique calibré

Pour réaliser le premier entretien d’un président de la République dans un journal de 13 heures – en tout cas depuis celui de Patrick Chêne avec Jacques Chirac sur France 2 en 1995 –, la chaîne du groupe Bouygues a investi les lieux dès mercredi après-midi, après la fin des cours. « Nous aurons soixante personnes sur place, c’est une grosse production », détaille M. Morand.

Lors de l’interview, MM. Macron et Pernaut seront assis sur deux fauteuils transparents et filmés par six caméras disposées dans la classe. Un drone survolera l’école et retransmettra des images de la cour occupée par les enfants ou de la campagne environnante.

L’entretien sera entrecoupé de reportages réalisés par la chaîne dans différents endroits de France. Y seront abordés les questions de la réduction à 80 km/h de la vitesse sur les routes, de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités, des fermetures de classes à la campagne, de la fracture rurale… « L’entretien sera lancé par un reportage sur l’image du président auprès des Français, qui a été tourné sur un marché dans [la région] des Hauts-de-France », explique M. Morand.

L’enjeu : reconquérir la campagne

Depuis le début de son quinquennat, M. Macron est attaqué par ses adversaires sur sa supposée méconnaissance de la ruralité. A les entendre, il serait « le président des villes ». « Il a la haine de la province », l’accuse même le patron des Républicains (LR) Laurent Wauquiez. Faux, rétorque-t-on à l’Elysée, où on rappelle que le chef de l’Etat est « un enfant de la province », né à Amiens et dont les racines familiales s’ancrent dans les Pyrénées.

Seule certitude, M. Macron a été élu par les villes davantage que par les campagnes. Selon l’Institu français d’opinion publique (IFOP), 58 % des habitants des zones rurales avaient voté pour lui au second tour, contre 65 % des habitants de zones urbaines de province et 79 % des habitants de l’agglomération parisienne. Les ruraux n’ont représenté que 22,3 % de ses électeurs au second tour.

Surtout, M. Macron a parfois donné le sentiment, depuis son élection, de ne pas considérer les habitants des zones rurales, de leur préférer « les premiers de cordée » et les « Français qui vont bien », ceux qui habitent dans les grandes villes. Dans un sondage Odoxa publié avant le Salon de l’agriculture de Paris, en février, 69 % des Français interrogés jugeaient le président de la République « plutôt éloigné » des préoccupations de la France des campagnes.

« La ruralité est une chance », avait pourtant lancé M. Macron durant la campagne présidentielle, lors d’une tournée qui l’avait emmené, en février 2017, de Souillac (Lot) à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) en passant par Saint-Priest-Taurion (Haute-Vienne). « Paysan, j’aime ce mot », avait-il même ajouté, non sans une once de démagogie. A lui d’en convaincre les téléspectateurs de TF1.

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