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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

jeudi 25 mai 2017

Trump-Macron : le bal des débutants

Diplomatie Le président français et son homologue américain vont se découvrir aujourd’hui au sommet de l’Otan à Bruxelles.

Ava Djamshidi

La poignée de main va rester gravée, le jeu de miroir fera jaser. Emmanuel Macron et Donald Trump vont se rencontrer pour la première fois aujourd’hui lors du sommet de l’Otan qui se tient sous haute surveillance (lire ci-dessous) à Bruxelles. C’est là que les deux chefs d’Etat vont participer à leur première réunion internationale au milieu des autres dirigeants de l’Alliance atlantique. Les deux « nouveaux » auront aussi l’occasion de se découvrir et de se jauger : ils partageront un déjeuner à l’ambassade des Etats-Unis sise dans la capitale belge. Une heure et quinze minutes pour amorcer la relation entre le président français et son homologue américain. Sauf imprévu, ils devront composer ensemble pendant quatre ans (au moins), durée d’un mandat présidentiel aux Etats-Unis.

Les échanges s’annoncent savoureux entre ces personnalités si contrastées. Du haut de ses 39 ans, Macron pourrait être le fils de Trump, 71 ans en juin. Le Français est aussi libéral et favorable aux échanges mondialisés que l’Américain est protectionniste. Le premier pèse au trébuchet le moindre terme qu’il prononce toujours solennellement quand le second s’épanche sans filet sur les réseaux sociaux.

Deux ovnis de la politique qui ont chamboulé l’échiquier de leur pays

Tant de différences… et pourtant que de points communs ! Ces deux ovnis de la politique ont conquis le pouvoir à l’issue de campagnes où ils ont chamboulé l’échiquier de leurs pays. Ils sont entrés dans l’histoire par la grande porte. Auparavant, ni l’un ni l’autre n’avait été élu : familiers des milieux d’affaires, le banquier chez Rothschild et le milliardaire ont prospéré — et fait fortune pour Trump — dans le privé.

Autre similitude relevée par les magazines people, les deux hommes ont chacun 24 ans d’écart avec leurs épouses, Brigitte et Melania, devenues les proies privilégiées des paparazzis. C’est donc peu dire que ce bal des débutants sera scruté. Les deux dirigeants ont déjà échangé quelques mots par téléphone, au lendemain de la victoire de Macron. « Cela s’est déroulé sur une tonalité conviviale, rapporte une source à l’Elysée. On va essayer de profiter de cette dynamique. »

Trump a entamé il y a quatre jours sa première tournée à l’étranger. Macron, qui a déjà fréquenté l’univers des sommets internationaux lorsqu’il était secrétaire général adjoint à l’Elysée, va nouer dès aujourd’hui des contacts directs avec des dirigeants de premier plan. Entre lui et l’Américain, les sujets à évoquer sont nombreux. L’avenir de cette Alliance atlantique, jugée il y a peu dépassée par Trump, les crises qui secouent le Proche-Orient et l’Afrique, l’accord de Paris sur le climat… L’Elysée promet des échanges « concis et directs ». « Ce sont des moments essentiels, se souvient un ancien conseiller de François Hollande. Au milieu de ses congénères, un homme entame sa mue et devient président. » Drôle de bal où les faux pas n’ont pas leur place.

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dimanche 21 mai 2017

Que l'on aime ou pas Macron, ce qui se passe est drôle et jouissif

macronoreillette

Il se passe depuis quelques jours en France un bouleversement politique qui remue le «microcosme parisien» et chacun d’entre nous, ou presque. Ce spectacle inhabituel fait voler en éclats nos certitudes, mais aussi nos réflexes et nos scepticismes. C’est drôle et, si l’on parvient à se détacher de toute étiquette partisane, profondément jouissif.

Un gamin a surgi, qui a cassé nos jeux et, avec assurance, invente de nouvelles règles. Ou plutôt, l’air de rien, retrouve la vérité de la Ve République, d’un président au-dessus des partis, créant le sien, à sa mesure, pour faire voler en éclats ce qui lui a précédé.

Depuis longtemps, nous n’avions pas été à ce point bousculés. N’est-ce pas profondément drôle? Et même jouissif?

Peu importe au fond les jugements, généralement tranchés (à droite ou à gauche? Libéral ou étatiste? Profond ou marketé?), que chacun peut émettre sur Emmanuel Macron. Qu’il séduise ou agace, le personnage tranche radicalement avec ce à quoi la politique nous a habitués. Une ascension fulgurante, beaucoup de chance et autant de talent, pas de chapelle identifiée, un projet plus qu’un programme: en quelques jours, le monde politique a pris un coup de vieux ahurissant, sourire insolent du président en bonus. Dents écartées, on n’ose écrire dents de lait, tant il paraît poupin au regard de ses prédécesseurs.

Une République insaisissable

A droite comme à gauche, dans les rouages des partis, vieux briscards et jeunes ambitieux ne savent comment réagir, voyant tout leur échapper: les discours convenus, les oppositions irréductibles, les postes, le pouvoir. Leur vie.

Pour se protéger, sauver ce qui peut l’être, ils recourent à la panoplie habituelle: langue de bois, exclusions, appels au rassemblement, créations de mouvements au nom procrastinatoire. Rien de tout cela aujourd’hui ne peut être audible. Ce n’est pas ce que réclame l’instant, qui est au grand chambardement. Les ors de la République ne sont plus donnés en héritage aux patients et retors, par alternances et accords plus ou moins secrets.

On dirait que les vieux partis ont vécu. Et ce, même jusqu'aux extrêmes où l'on s’époumone en lendemains amers, rancoeurs de mauvais joueur pour l’un, grisaille de la défaite médiocre pour l’autre. Le risque d’éclatement guette, à droite, à gauche, à l’extrême-droite, à l’extrême-gauche. Qui l’eût cru?

Sigmund Macron

Mais ce bouleversement ne serait rien s’il n’ébranlait les électeurs. La France, du moins ce que j’en lis et entends, s’est couchée sur le divan collectif de la psychanalyse politique. Spectacle étrange qui montre que nous ne valons pas mieux que nos (anciens) représentants. À force de nous morfondre dans notre pays immobile, le mouvement nous fait peur, nous séduit, nous agace, nous perturbe, nous charme ou nous écœure. Nous prenons la nouveauté en pleine gueule. Violence de nous découvrir vieux quel que soit notre âge.

On résiste. Chacun s’accroche à ses certitudes. Au jugement confortable des convictions jamais questionnées. Droite ou gauche, ou UMPS, ou ultra-libéralisme: les grilles de lecture sont là, connues, utiles pour refuser une forme d’inconnu. Nos attachements idéologiques sont profondément ancrés, viscéraux, les repas de famille en témoignent. Y renoncer est douloureux et c’est pourtant ce qui nous est proposé imposé.

Je vous l’avais bien dit, ça ne marchera pas

Le scepticisme bien sûr, est là, qui cherche des rapprochements historiques, des précédents, d’autres grilles de lectures, plus érudites mais aussi vaines. Le scepticisme encore qui prédit déjà l’échec d’un gouvernement le jour où il s’installe. Comme des parents observant chez leurs enfants leurs enthousiasmes d’autrefois, depuis longtemps taris.

Entre les traîtres à leur camp, les «La société civile, ça n’a jamais marché» ou la majorité indécise de la future Assemblée, les prétextes ne manquent pas à qui se veut Cassandre. L’échec serait une satisfaction. On vous l’avait bien dit. La citation de Lampedusa est bien pratique, toujours d’actualité bien sûr, qui pare de vernis intellectuel une pensée figée.

Et puis, les arguments, plus ou moins fondés, les petits cris de rage. On déterre des tweets, les déclarations d'avant, intempestives, comme preuve de la duplicité des ministres, de leur mépris, d'un dessein secret, on exhume livres machistes ou casse-gueule. Et, pêle-mêle, avec cette machine de guerre, tout est en péril: droits des travailleurs, laïcité, écologie, école, croissance… Il manque des ministères, drame. On déplore le poids de l’énarchie, l’âge des ministres, la parité dévoyée, le diktat de Bruxelles ou d’Angela Merkel… Déjà, un sondage, bonheur du rassurant sondage!, prédit la fin de l'état de grâce. Retour à la normale, tout est écrit, forcément.

Rien n’est écrit de manière prévisible

Mais rien, justement, n'est écrit. Incrédules, nous regardons ce spectacle avec une forme de sidération agacée. Pour notre ventricule droit ou notre ventricule gauche, ce curieux assemblage d'inconnus et de «prises de guerre» n'est-il pas voué à l'échec? La vérité est que le pays, dans sa représentation, bouge, et vite. Il ne s’agit pas que d’une simple passation de pouvoirs, qui nous rassurerait, en supporters comblés ou déçus. Nous perdons nos repères, et l’assurance du président revêt une forme d’insolence. Il sait où il va. Il semble savoir où il va. Que sait-il? Nous ne le savons guère. Pour notre pays, nous voulons qu’il réussisse, pour notre confort, il faudrait qu’il échoue. Terrible paradoxe de la France d'aujourd'hui.

Selon les jours et les décisions, nous oscillerons sans doute entre craintes et espoirs. Nous sommes secoués, comme l’action EDF, qui grimpe de 7% lorsque le Premier ministre, ancien salarié d’Areva, est nommé, puis perd 7% le lendemain, lorsqu'arrive Nicolas Hulot.

On prend du recul et on rigole (de nous-mêmes)

Avant de m’accuser de macronisme bêlant, essayez, lecteurs, de vous abstraire de vos préjugés politiques. Reculez-vous, prenez la hauteur nécessaire, fumez un joint. Puis, détendus, oubliez la droite, la gauche, le capital, le travail, vos haines et vos enthousiasmes... Regardez le spectacle qui nous est donné. Un personnel politique prié de prendre la porte et qui s’y refuse, sans mesurer l'ampleur du «dégagisme». Des électeurs qui refont le match, s’accrochent à des slogans devenus désuets, contemplant sans l'accepter la bourrasque que leurs votes, multiples, ont provoquée. En nous, le «dégagisme» n'a pas encore produit ses derniers effets. Comme des poulets à qui on vient de couper la tête, nous courons en tous sens pour en trouver une autre de rechange.

Bien sûr, l’exercice du pouvoir effacera cette séduction des premiers instants, la beauté du possible. Il y aura des couacs, des échecs, nul n’est infaillible. La presse s’extasiera bientôt d’un président avec un ordinateur sur son bureau. Puis elle s’en détachera, lorsque surviendront les orages. Mais ces premiers jours auront eu le mérite de mettre en valeur nos crispations, montrant notre difficulté à penser la France et le monde en dehors du cercle confortable de nos préjugés.

Ne serait-ce que pour cela, on a déjà envie de lui dire: Manu, merci pour ce moment!

Jean-Marc Proust - Journaliste

 

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samedi 20 mai 2017

Le Président de la République - Emmanuel Macron - au Mali avec nos forces armées

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vendredi 19 mai 2017

Bonapartisme managérial par Laurent Joffrin

Macron a tenu parole. Les proportions de la recette gouvernementale par lui définie ont été respectées, à peu de chose près : femmes-hommes, droite-gauche, élus-non élus… L’équipe séduira : tout nouveau, tout beau. Mais on voit aussi s’esquisser un système de gouvernement inédit dans la république, qui a son avers et son revers. C’est l’effet du recours massif – 50% – à la «société civile», ce mantra corollaire du discrédit qui frappe la classe politique. Ces ministres neufs sont sympathiques et excipent d’une compétence indiscutable. Ils ont aussi un point commun un peu gà ªnant dans une démocratie : ils n’ont jamais approché le moindre électeur. Leur légitimité procède du seul président, qui les tient par définition dans sa main puisque aucun parti, aucun courant, aucune aura électorale ne les soutient. Politiquement, ce sont tous des hologrammes. Il en sera de même si d’aventure En Marche remporte une majorité à l’Assemblée. Désignés non par des militants ou des citoyens mais par une commission de ressources humaines arbitrée par le seul Macron, ces élus devront tout à leur manager-président. A l’Assemblée comme au gouvernement, on ne verra qu’une seule tête : celle de Macron. Rarement dans la Ve on n’aura alors érigé un système de pouvoir personnel aussi cohérent.

Les amateurs d’histoire ne manqueront pas de rapprocher cette nouveauté politique d’une ancienne expérience : celle du Consulat, quand un jeune général sans aucune expérience parlementaire se retrouva seul à la tête de la République. Une fois l’élection acquise à la hussarde, une sorte de 18 Brumaire démocratique, le Premier Consul d’En Marche, comme son lointain prédécesseur, compose une équipe disparate recrutée chez les blancs et chez les bleus, dans la Montagne comme dans la Plaine, techniquement compétente, qui procède de lui et de personne d’autre, pour mener au pas de charge les réformes de compromis qui lui paraissent indispensables. «Ni droite, ni gauche», dit Macron, comme Bonaparte disait «ni talon rouge, ni bonnet rouge» (ni aristocrate ni révolutionnaire). Le tout au service d’un centrisme autoritaire qui ramène l’ordre, éteint les foyers de discorde et pose la base d’un régime à la fois égalitaire et hiérarchique. Macron n’a pas pris le pont d’Arcole et il y a peu de chance qu’il organise dans quatre ans un plébiscite pour devenir Empereur. On ne sait encore si l’expérience connaîtra l’efficacité que les historiens reconnaissent, qu’ils soient pour au contre, à l’œuvre du Consulat. La comparaison a ses limites. Mais Bonaparte disait qu’il fallait imposer aux Français le gouvernement qu’ils souhaitent. C’est l’intention de Macron. S’il parvient à ses fins, appuyé sur ce régime de monarchie républicaine en place depuis 1958 dont il souhaite user à plein, on pourra lui donner cette définition d’une antique modernité : le bonapartisme managérial.

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jeudi 18 mai 2017

Françoise Nyssen, une éditrice au ministère de la culture

Par Alain Beuve-Méry - Le Monde

La patronne de la maison d’édition Actes Sud hérite de la rue de Valois.

Rue de Valois, il y a eu des écrivains célèbres comme André Malraux, prix Goncourt 1933 pour La Condition humaine et ministre du général de Gaulle, mais jamais de responsable de maison d’édition. C’est désormais le cas avec Françoise Nyssen, patronne d’Actes Sud, société créée en 1978 par Hubert Nyssen, son père, et dont le siège social est installé à Arles (Bouches-du-Rhône) et dont elle a repris progressivement la direction avec son époux Jean-Paul Capitani.

Aujourd’hui, la maison arlésienne et parisienne est la plus petite des grandes sociétés d’édition, très loin derrière les Hachette, Editis ou Madrigall (groupe Gallimard), mais elle est riche d’un catalogue prestigieux d’auteurs tant français qu’internationaux : Nina Berberova, Stieg Larsson, Nancy Huston, Alice Ferney, Laurent Gaudé, Jérôme Ferrari, Paul Auster, Pierre Rabhi, Henry Bauchau.

Née le 9 juin 1951, à Etterbeek (Belgique), Françoise Nyssen présente l’originalité d’avoir la double nationalité belge et française. Elle est d’ailleurs une Européenne convaincue.

Dans sa vie personnelle, elle a aussi pour caractéristique d’être à la tête d’une famille recomposée, avec sept enfants et beaux-enfants, petits-enfants qui forment une tribu unie au Méjan, le siège d’Actes Sud, mais elle a été marquée par un drame intime : le suicide de son fils Antoine, en février 2012.

« Détermination et joie »

De cette douleur, Françoise Nyssen a décidé de faire un ressort pour encore plus se tourner vers les autres. Avec son mari, elle a souhaité créer une structure, l’école Domaine du possible, pour aider les enfants qui n’ont pas su, n’ont pas pu ou n’ont pas voulu s’adapter au système scolaire français.

Dans la foulée, elle a essayé d’acquérir le groupe d’édition Flammarion, mis en vente par l’italien RCS Libri et dont le chiffre d’affaires était trois fois supérieur à celui d’Actes Sud. En vain, c’est Gallimard qui a finalement remporté la mise, et Actes Sud a dû se contenter, en lot de consolation, du groupe Payot-Rivages.

C’est aussi dans cette démarche d’ouverture que s’inscrit le choix de Mme Nyssen d’accepter la proposition d’Emmanuel Macron et de relever ce nouveau défi : devenir ministre de la culture. Entre les deux tours de l’élection présidentielle, elle avait fait savoir qu’elle « voterait avec détermination et joie pour Emmanuel Macron », car, reprenant les mots du philosophe Antonio Gramsci, elle estimait que « le pessimisme de la raison nous oblige à l’optimisme de la détermination ».

« Nous avons la chance en tant qu’éditeur de publier des auteurs de tous les pays qui enrichissent la langue française par leurs textes. Parmi ces auteurs, nombreux sont ceux qui s’expriment avec talent et courage pour dire l’obscurantisme, le manque de liberté, l’enfermement, la haine de l’autre au risque de leur vie. Je pense, entre autres, à Alaa Al-Aswany en Egypte, à Kamel Daoud en Algérie, à Salman Rushdie sous menace d’une fatwa, à Asli Erdogan en Turquie et bien d’autres encore », écrit alors la PDG d’Actes Sud.

Chef d’orchestre

Rien ne prédestinait Françoise Nyssen, d’abord chercheuse en laboratoire de biologie moléculaire, à devenir éditrice, sauf la passion des livres transmises par son père, Hubert. Aujourd’hui, elle est une éditrice comblée qui a réalisé, en novembre 2015, le coup double de voir deux de ses auteurs recevoir le prix Nobel de littérature, avec la Russe Svetlana Alexievitch, et le Goncourt, avec Mathias Enard, le troisième trophée pour Actes Sud.

Elle est aussi en France l’éditrice du Charme discret de l’intestin, de Giulia Enders, un best-seller, vendu à plusieurs millions d’exemplaires. En 2004, c’est grâce au succès de la trilogie Millenium que Mme Nyssen a pu redevenir propriétaire à 95 % de sa maison d’édition, alors qu’elle avait songé à se retirer peu de temps avant et qu’un acte de cession de son groupe avait même été préparé.

Plus qu’éditrice, Françoise Nyssen se dit accompagnatrice de livres, chef d’orchestre d’auteurs, voire – le mot qu’elle préfère – « ourleuse », autant de qualités dont elle devra user rue de Valois, pour répondre aux attentes des différents publics du ministère de la culture.

A la tête d’Actes Sud, Mme Nyssen détient aussi des librairies sur l’ensemble du territoire national. Elle est aussi éditrice de pièces de théâtre.

Femme de culture au sens plein du terme, elle a été nommée présidente de la commission de soutien au scénario de projets de film de long-métrage du Centre national du cinéma et membre du Haut Conseil pour l’éducation artistique et culturelle en 2015.

Afin d’exercer pleinement ses fonctions ministérielles, Mme Nyssen devrait annoncer qu’elle se met en disponibilité de la direction d’Actes Sud.

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mercredi 17 mai 2017

Premier Conseil des Ministres - Emmanuel Macron - Edouard philippe

Premier Conseil des ministres. Au travail avec ce nouveau gouvernement de renouvellement et de rassemblement !

Une publication partagée par Emmanuel Macron (@emmanuelmacron) le 18 Mai 2017 à 7h24 PDT

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Contrôles de futurs ministres...

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mardi 16 mai 2017

Retard à l’allumage

Il faudra donc attendre encore 24 heures avant de connaître le gouvernement d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe. Un délai qui n’a rien d’inhabituel, si ce n’est que le nouveau chef de l’Etat l’avait annoncé pour aujourd’hui. Après la nomination du Premier ministre retardée de plusieurs heures lundi, ce nouveau contretemps peut donner un sentiment de flottement, voire d’amateurisme. Le casse-tête pour composer cette équipe gouvernementale new look avec ses paramètres multiples (parité, dosage droite-gauche et société civile) se révèle sans doute plus complexe que prévu. Et puis, transparence oblige, il y a cette nécessité de vérifier que sur le plan patrimonial ou fiscal, les ministres pressentis n’ont rien à se reprocher. Pas question pour Macron de se retrouver avec un psychodrame à la Thomas Thévenoud. Le nouveau président, qui a réussi un sans-faute pour la séquence de son investiture, ne tient pas à rater les premiers pas de son gouvernement. Quitte à paraître laborieux sur sa mise en place. Le Parisien

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Ils l'ont fait...

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Esprit de la Ve République, es-tu (encore) là ?

Par Françoise Fressoz

Emmanuel Macron est un adepte du régime né en 1958 et veut en retrouver l’esprit – efficacité et rassemblement. Mais est-ce encore possible, alors que la fonction présidentielle s’est dégradée sous ses prédécesseurs ?

Ce qu’il y a d’un peu magique dans les institutions très régaliennes de la Ve République, c’est qu’à chaque nouvel arrivant, on se plaît à croire à un nouveau départ. Parce que le style, c’est l’homme, Emmanuel Macron a rompu, dès la passation des pouvoirs, avec les travers de ces prédécesseurs. Il n’a pas exposé sa famille à l’excès, comme Nicolas Sarkozy l’avait fait en 2007. Il n’a pas revendiqué d’être un « président normal », comme s’y était risqué François Hollande en 2012.

Ces présidents-là étaient humains, trop humains. Lui non. Ce qu’il a voulu d’emblée, c’est réarmer la fonction avant d’entamer son ambitieux projet de « transformation » et de « refondation ».

Emmanuel Macron n’a pas le droit à l’erreur, il le sait, il le dit. « Faire » président tout de suite était son grand souci. Non seulement pour compenser son jeune âge, mais aussi pour rompre avec tout ce qui avait nui à ces prédécesseurs : le manque de verticalité, l’excès de quotidienneté, le trop plein de verbe qui masquait l’absence de dessein.

Contrairement aux candidats de gauche qui rêvaient d’une VIe République, le nouveau président est un adepte de la Ve. Il veut en retrouver l’esprit – efficacité et rassemblement – au moment où beaucoup osent la comparaison avec 1958. Mais il y a du chemin à refaire, tant la fonction présidentielle s’est dégradée.

Contrairement à ses deux prédécesseurs, le nouveau président a pu observer de près le fonctionnement de l’Elysée avant d’être élu, puisqu’il y a exercé pendant deux ans la fonction de secrétaire général adjoint. Auprès de François Hollande il a vu comment un président perdait de sa substance en devenant « le débiteur des actions du quotidien ».

Présidence césarienne

Il a mesuré aussi l’inextinguible capacité de résistance de la haute fonction publique. Tout son vade-mecum en découle. Sous son quinquennat, promet-il, les directeurs d’administration centrale devront faire allégeance. Une révolution que Nicolas Sarkozy avait envisagée, avant de renoncer.

Le nouvel élu assure vouloir reconquérir le « temps long » et « maîtriser le cap », ce qui est une gageure à l’heure des chaînes d’information en continu. Il jure qu’il laissera son premier ministre gouverner, ce qui est plus facile à dire qu’à faire. Chacun des ministres sera régulièrement évalué, ce que François Fillon, alors premier ministre, avait tenté de faire sans grand résultat. Le chef de l’Etat ira lui-même rendre compte une fois par an devant le congrès, alors que Nicolas Sarkozy et François Hollande ne s’y étaient exprimés qu’une seule fois.

Emmanuel Macron veut lutter par tous les moyens contre l’impuissance publique, c’est pourquoi il ne réclame pas seulement un exécutif qui rende compte, il veut aussi une majorité absolue à l’Assemblée nationale.

On le comprend, mais déjà certains le soupçonnent de vouloir exercer une présidence césarienne peu en phase avec les aspirations participatives du XXIe siècle. « Les citoyens auront droit au chapitre, ils seront écoutés », a- t- il promis, dimanche 14 mai. Mais comment ?

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