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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 16 avril 2018

Il a raison !

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Face à Plenel et Bourdin, Macron se dit à l’écoute « des colères du pays »

Par Bastien Bonnefous - Le Monde

Le président a réfuté, sur BFMTV, RMC et Mediapart, l’idée d’une « coagulation » des mécontentements en France. Dans une interview à l’atmosphère parfois électrique.

A quelques jours du premier anniversaire de son élection à la présidence de la République, Emmanuel Macron s’est offert comme cadeau, dimanche 15 avril, un entretien télévisé d’un type inédit. Dans l’enceinte du Théâtre national de Chaillot, avec la tour Eiffel en arrière-fond, il a été confronté pendant plus de deux heures et demi aux questions souvent abruptes de deux journalistes, Jean-Jacques Bourdin (BFMTV et RMC) et Edwy Plenel (Mediapart). Au point qu’à plusieurs reprises, l’exercice a viré à un débat d’opinions au cours duquel le chef de l’Etat a reproché à ses interrogateurs leurs « questions orientées » ou à leur « démagogie ».

Sur le fond, M. Macron a surtout cherché à soigner son image d’un président de la République qui se dit à l’écoute « des colères du pays », alors que les mécontentements sociaux se multiplient à la SNCF, chez les retraités, dans les universités et dans le milieu hospitalier, mais inflexible sur sa volonté de réformer. « Mon objectif reste de réconcilier le pays, mais on ne le fera pas par l’inaction en cédant à la tyrannie de certaines minorités », a-t-il prévenu.

Onze mois après son élection, le chef de l’Etat, qui a retrouvé plusieurs fois au cours de l’émission son ton de la campagne présidentielle, « conteste une logique de coagulation des mécontentements » et dit toujours vouloir « entraîner les Français dans des réformes de structure profondes » propres à la « société de transformation » globale qu’il promeut dans le secteur privé comme dans les services publics.

« Pris personne en traître »

Point par point, M. Macron a donc défendu le bilan de sa première année de mandat, assurant n’avoir « pris personne en traître » et avoir appliqué son programme de candidat. S’il « assume les gestes fiscaux » faits en direction des Français les plus aisés, avec notamment la réforme de l’impôt sur la fortune, il récuse en revanche être « le président des riches ». « Mes priorités de réduction fiscale sont pour les classes moyennes » et pour « les vulnérables de la nation », a-t-il répondu, alors que la CSG a augmenté pour une partie des retraités, quand la suppression de la taxe d’habitation n’est toujours pas entrée en vigueur.

A l’image de son prédécesseur François Hollande qui avait pâti dès les premiers mois de son mandat d’une cassure avec les Français sur la question fiscale, M. Macron souhaite circonscrire au plus vite ce potentiel incendie. « Il n’y aura pas de création d’un nouvel impôt local, ni d’un impôt national, il n’y aura pas d’augmentation de la pression fiscale » durant son quinquennat, a-t-il promis.

Engagé à dépenser dans plusieurs domaines

Un engagement risqué alors qu’il reste encore quatre ans de mandat. D’autant qu’en parallèle, le chef de l’Etat s’est engagé à dépenser dans de nombreux domaines. Il a ainsi confirmé que l’Etat reprendrait « à partir du 1er janvier 2020 » et « progressivement » une partie de la dette de la SNCF, sans toutefois avancer de montant. Il a également promis d’« investir massivement » dans les Ehpad et de ne pas faire d’économies supplémentaires « sur l’hôpital dans le quinquennat ».

Pour la première fois, M. Macron a même évoqué la possibilité d’un « cinquième risque » concernant la dépendance des plus âgés, pris en charge par la sécurité sociale. Avec quels financements ? La ministre de la santé Agnès Buzyn a soulevé récemment l’idée d’une deuxième journée travaillée non payée. « C’est une piste intéressante », a commenté le président de la République.

Maintien de « l’ordre républicain »

Pas question en revanche pour M. Macron d’apparaître trop libéral en matière de maintien de « l’ordre républicain ». Ainsi a-t-il jugé « pas légitime » la colère des opposants à l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. « La colère de qui ? Des gens qui depuis des années bloquaient un endroit où on faisait construire un aéroport qu’on ne construit pas et qui aujourd’hui viennent continuer à protester ? », a-t-il reproché aux zadistes, assurant que « tout ce qui devra être évacué [à Notre-Dame-des-Landes] le sera » à l’issue du nouveau délai de régularisation laissé par le gouvernement aux occupants illégaux.

De même, M. Macron a de nouveau contesté le bien-fondé du mouvement dans certaines facultés, répétant que la mobilisation était moins le fait des étudiants « bien souvent minoritaires » que de « professionnels du désordre ».

« J’ai la légitimité démocratique »

Devant autant de sujets à risque, quelle peut être la force d’entraînement du chef de l’Etat auprès des Français ? Des sondages récents ont montré que sa popularité s’érode dangereusement au sein des classes populaires et moyennes, mais reste élevée dans les catégories supérieures. De même, son parti La République en marche apparaît de plus en plus comme un parti de droite, en rupture avec son positionnement équilibré « et de droite, et de gauche » lors de la campagne présidentielle.

Comment, dans ce cas, convaincre une large majorité de Français de la nécessité de ses réformes ? « J’ai la légitimité démocratique », a rappelé dimanche soir M. Macron. Une légitimité qu’il tire des résultats de l’élection présidentielle de mai 2017, même si son score a bénéficié du vote utile face à Marine Le Pen, et plus encore de ceux, sans appel, des législatives un mois plus tard. « Les Français ont donné une majorité au projet que je porte », a expliqué le président de la République qui réfute toute « faiblesse congénitale » à son socle social et électoral dans le pays.

Face à des oppositions toujours dispersées, M. Macron est persuadé d’être encore central sur l’échiquier politique, un an après sa victoire. Au point d’évoquer déjà la suite. Les Français pourront « juger de mes actes dans cinq ans ou dans dix ans », a-t-il ainsi précisé dimanche soir. Une manière de glisser incidemment qu’il s’imagine bien candidat à un second mandat.

 

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dimanche 15 avril 2018

Emmanuel Macron - ce soir face à la Presse

macron

Macron poursuit sa tentative de reconquête de l’opinion, dimanche, sur BFMTV, RMC et Mediapart

Par Bastien Bonnefous - Le Monde

Après le 13 heures de TF1 jeudi, le chef de l’Etat sera interrogé ce soir par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. Les questions internationales devraient être davantage abordées, au lendemain des frappes en Syrie.

L’offensive médiatique d’Emmanuel Macron continue, avec un deuxième entretien télévisé accordé en quatre jours pour défendre le bilan de la première année de son quinquennat. Dimanche 15 avril, le président de la République sera interrogé dans la soirée sur BFMTV, RMC et Mediapart, après son entretien spécial, jeudi 11 avril, sur TF1, dans le journal de 13 heures.

Deux interviews, deux ambiances. Interrogé sur TF1 par Jean-Pierre Pernault depuis une salle de classe d’une école primaire d’un village normand, à Berd’huis (Orne), le chef de l’État sera confronté dimanche soir, depuis le Théâtre national de Chaillot, à Paris, aux deux journalistes Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, réputés pour leur pugnacité.

Jusqu’à présent économe de sa parole à la télévision, Emmanuel Macron multiplie les interventions au moment où les premières tensions sociales de son quinquennat s’amplifient, à la SNCF, dans les universités ou dans les maisons de retraite. Près d’un an après son élection à la présidence de la République, le chef de l’État connaît un décrochage dans les sondages, notamment auprès des classes populaires et moyennes. Mal protégé par un gouvernement peu connu des Français, Emmanuel Macron est donc contraint de monter lui-même en première ligne pour expliquer son action.

Sur TF1, le chef de l’etat n’a reculé ni sur le rythme des réformes, ni sur leur contenu, mais il a pris soin d’adopter un ton plus empathique que par le passé. Un exercice de communication destiné en priorité aux Français retraités et/ou provinciaux – les principaux téléspectateurs du JT de Jean-Pierre Penault – alors qu’Emmanuel Macron doit effectuer un nouveau déplacement la semaine prochaine, mercredi 18 avril, dans les Vosges, sur le thème de la ruralité.

« Jusqu’au bout » de la réforme de la SNCF

Jeudi, le président de la République s’est voulu rassurant en expliquant qu’il entendait « les inquiétudes » des retraités mécontents de la hausse de la CSG et des habitants des zones rurales préoccupés par la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires et le difficile accès aux services publics. Mais il n’a rien cédé sur le fond, en affirmant notamment qu’il ira « jusqu’au bout » de la réforme de la SNCF, en dépit de la grève discontinue des cheminots depuis deux semaines. Sa prestation a été particulièrement suivie, réunissant 6,4 millions de téléspectateurs, soit plus d’un sur deux à cette heure d’antenne, selon Médiamétrie.

En sera-t-il de même dimanche soir sur BFMTV, RMC et Mediapart ? Interrogé vendredi 13 avril par l’AFP, Hervé Béroud, le rédacteur en chef de BFMTV, a assuré que l’émission sera « très différente et complémentaire de celle de jeudi ». Le choix de ces trois médias devrait permettre à Emmanuel Macron de s’adresser à un public plus urbain et plus actif, du fait notamment du créneau horaire tardif.

Les questions internationales devraient être davantage abordées, au lendemain de la participation de la France aux frappes aériennes en Syrie. Outre le conflit syrien, devraient être également évoquées la situation en Europe, les relations de la France avec les Etats-Unis de Donald Trump et la Russie de Vladimir Poutine, mais aussi des sujets plus nationaux, comme le mécontentement social, les choix économiques du gouvernement, sa politique d’asile et d’immigration, le rapport à la laïcité du chef de l’Etat ainsi que son style de présidence.

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jeudi 12 avril 2018

La lettre politique de Laurent Joffrin - Pernaut et perlinpinpim

Avec une héroïque impavidité, Emmanuel Macron a résisté aux assauts furieux de Jean-Pierre Pernaut, fait d’interpellations assassines et de relances meurtrières. Cette joute haletante a permis au président de livrer le fond de sa pensée : il ne change rien. Et si l’on cesse d’ironiser, Emmanuel Macron a répondu aux demandes, aux revendications aux protestations non par des concessions mais par de la communication politique stricto sensu. La réduction de l’ISF était justifiée, dit-il, la réforme de la SNCF ira jusqu’au bout, la hausse de la CSG pour les retraités était légitime – elle est gratifiée d’un remerciement solennel – les zadistes n’ont rien à faire à Notre-Dame-des-Landes, les facs occupées le sont indûment et les étudiants doivent penser à leurs examens plutôt qu’à la réforme Parcoursup. Un discours sans annonces. Pernaut et perlimpinpin…

Alain Juppé était droit dans ses bottes, Macron est droit dans ses studios. Pour le reste, le Président s’est adressé comme prévu à la France rurale, ou «périphérique», selon la formule consacrée, avec beaucoup d’empathie et de précision, rappelant son ascendance cheminote, son enfance amiénoise et même la dangerosité du tronçon de route L’Aigle-Argentan. Il y a du caméléon dans cet homme-là, dont il maîtrise les facettes avec un brio incontestable : intello avec les intellos, catho avec les cathos, bobo avec les bobos, prolo avec Pernaut. Cela ne calmera pas la colère des cheminots ni l’ire de certains étudiants. Derrière les explications, il y a une détermination, maintes fois affirmée. «J’irai jusqu’au bout», répète-t-il comme on le fait d’un mantra. C’est bien possible. Mais cette fermeté risque de se solder par l’humiliation des battus et la mise hors-jeu des corps intermédiaires. Un bonapartisme souriant : c ’est peut-être la marque du «nouveau monde» promis par En marche.

LAURENT JOFFRIN

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Le maître d’école

Sur la forme, l’exercice est plutôt réussi. Emmanuel Macron et Jean-Pierre Pernaut sont très bien, assis face à face dans une salle de classe de l’école de Berd’huis (Orne). Une jolie classe, avec de beaux dessins aux murs, dans une école connectée modèle. Cela fait de bien meilleures images que si le président était allé dans une école de banlieue, comme celle de Chanteloup-les-Vignes, incendiée il y a dix jours… Cette interview télévisée du chef de l’Etat – la première depuis le début de l’année- visait à faire de la pédagogie. Le professeur Macron s’y est employé, avec un ton mesuré, sans les formules provocatrices qu’il utilise parfois. Sur le fond, le message est simple et clair : pas question de changer de ligne ou de modifier le rythme des réformes. « Je fais ce que je dis et j’irai jusqu’au bout », a martelé le chef de l’Etat. C’est le cas pour la SNCF malgré la grève des cheminots, la hausse de la CSG des retraités ou la baisse de la vitesse à 80 km/h (pour une période d’essai de deux ans) sur les routes départementales. Aucun changement à attendre non plus en ce qui concerne l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Il s’agit de faire respecter l’ordre républicain face aux « fauteurs de trouble », dit-il, et aux « agitateurs professionnels » qui selon lui bloquent un certain de nombre d’universités. Bref, le chef de l’Etat est droit dans ses bottes pour « remettre en marche le pays ». Alors cet exercice sur TF 1 a-t-il été profitable ? S’il s’agissait de convaincre les Français, on peut en douter. Mais le président revient pour un nouvel oral dimanche soir, cette fois sur BFMTV, RMC et Mediapart. Le Parisien.    

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Les enjeux des deux prochaines interviews télévisées pour Emmanuel Macron

Par Cédric Pietralunga - Le Monde

Alors que les oppositions se multiplient, le président de la République répondra le 12 avril à M. Pernaut et le 15 avril à MM. Bourdin et Plenel.

Depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron n’avait accordé que deux entretiens télévisés : aux journalistes Anne-Claire Coudray, Gilles Bouleau et David Pujadas sur TF1 et LCI le 15 octobre 2017 ; à Laurent Delahousse le 17 décembre sur France 2. Une « parole rare » assumée par l’Elysée, destinée à rompre avec la « présidence bavarde » de François Hollande et à mettre en scène la vision de la « verticalité du pouvoir » du nouveau chef de l’Etat.

Mais alors que M. Macron s’apprête à fêter le premier anniversaire de son élection, le 7 mai, changement de pied : le président répondra, jeudi 12 avril, aux questions de Jean-Pierre Pernaut, sur TF1 et LCI, puis à celles de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, dimanche 15 avril, sur BFM-TV, RMC et le site Mediapart. Deux rendez-vous destinés à reprendre la main, alors que les oppositions se multiplient (retraités, cheminots, personnels soignants, étudiants, etc.) et que l’exécutif souffre dans les sondages.

Pour le premier round, le chef de l’Etat a choisi de s’adresser d’abord aux retraités, aux provinciaux, aux classes populaires, publics fidèles du journal de 13 heures de TF1. Un choix a priori judicieux : chaque jour de la semaine, M. Pernaut réunit plus de 5 millions de téléspectateurs, soit parfois plus que le 20 heures de France 2 ou même de TF1.

Dans l’école du village de Berd’huis

L’entretien avec le présentateur, prévu pour durer une heure, sera réalisé en direct de la classe de CE2 de l’école maternelle et élémentaire de Berd’huis, dans l’Orne.

Ce petit village normand d’un peu plus de 1 100 habitants, situé dans le parc naturel régional du Perche, n’a pas été choisi par hasard : Marine Le Pen y est arrivée en tête lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, avec 30,4 % des voix. M. Macron n’y avait, lui, obtenu que 20 % des suffrages, derrière François Fillon (21,9 %). « On n’est clairement pas en terre macroniste », explique-t-on à TF1, où l’on assure que c’est M. Pernaut qui a eu l’idée de réaliser l’entretien dans une école de campagne.

« Si nous avons choisi Berd’huis, c’est aussi parce qu’il s’agit d’une commune très représentative de ce que vivent les territoires ruraux : elle fait de gros efforts pour maintenir ses services publics, même si elle a perdu son bureau de poste en 2017, elle se bat pour garder ses commerces de proximité… », détaille Philippe Morand, rédacteur en chef adjoint du service politique de TF1. Le chef de l’Etat a d’ailleurs prévu de rencontrer les élus locaux après son entretien, ainsi que les enseignants et les élèves de l’école, qui restera ouverte pendant la durée de l’interview. « On entendra certainement les enfants dans la cour et peut-être même la sonnerie à 13 h 30 », détaille-t-on à TF1.

Un dispositif technique calibré

Pour réaliser le premier entretien d’un président de la République dans un journal de 13 heures – en tout cas depuis celui de Patrick Chêne avec Jacques Chirac sur France 2 en 1995 –, la chaîne du groupe Bouygues a investi les lieux dès mercredi après-midi, après la fin des cours. « Nous aurons soixante personnes sur place, c’est une grosse production », détaille M. Morand.

Lors de l’interview, MM. Macron et Pernaut seront assis sur deux fauteuils transparents et filmés par six caméras disposées dans la classe. Un drone survolera l’école et retransmettra des images de la cour occupée par les enfants ou de la campagne environnante.

L’entretien sera entrecoupé de reportages réalisés par la chaîne dans différents endroits de France. Y seront abordés les questions de la réduction à 80 km/h de la vitesse sur les routes, de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités, des fermetures de classes à la campagne, de la fracture rurale… « L’entretien sera lancé par un reportage sur l’image du président auprès des Français, qui a été tourné sur un marché dans [la région] des Hauts-de-France », explique M. Morand.

L’enjeu : reconquérir la campagne

Depuis le début de son quinquennat, M. Macron est attaqué par ses adversaires sur sa supposée méconnaissance de la ruralité. A les entendre, il serait « le président des villes ». « Il a la haine de la province », l’accuse même le patron des Républicains (LR) Laurent Wauquiez. Faux, rétorque-t-on à l’Elysée, où on rappelle que le chef de l’Etat est « un enfant de la province », né à Amiens et dont les racines familiales s’ancrent dans les Pyrénées.

Seule certitude, M. Macron a été élu par les villes davantage que par les campagnes. Selon l’Institu français d’opinion publique (IFOP), 58 % des habitants des zones rurales avaient voté pour lui au second tour, contre 65 % des habitants de zones urbaines de province et 79 % des habitants de l’agglomération parisienne. Les ruraux n’ont représenté que 22,3 % de ses électeurs au second tour.

Surtout, M. Macron a parfois donné le sentiment, depuis son élection, de ne pas considérer les habitants des zones rurales, de leur préférer « les premiers de cordée » et les « Français qui vont bien », ceux qui habitent dans les grandes villes. Dans un sondage Odoxa publié avant le Salon de l’agriculture de Paris, en février, 69 % des Français interrogés jugeaient le président de la République « plutôt éloigné » des préoccupations de la France des campagnes.

« La ruralité est une chance », avait pourtant lancé M. Macron durant la campagne présidentielle, lors d’une tournée qui l’avait emmené, en février 2017, de Souillac (Lot) à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) en passant par Saint-Priest-Taurion (Haute-Vienne). « Paysan, j’aime ce mot », avait-il même ajouté, non sans une once de démagogie. A lui d’en convaincre les téléspectateurs de TF1.

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Hollande l’humilié – Le Parisien

Il y a une rancœur qui saute aux yeux chez François Hollande. Mais aussi un sentiment que ni son humour, ni sa cordialité ni ses bonhommes rondeurs ne parviennent à masquer : l’humiliation. Mettons-nous quelques instants à sa place. Voilà un homme qui, au sortir d’un quinquennat infernal, voit l’embellie économique profiter à son successeur. Grâce aux mesures qu’il a prises, affirme-t-il. Pas seulement, mais c’est vrai que la reprise doit - pour l’instant - plus au socialiste qu’à Emmanuel Macron. « Hollande la baraka », disait-on un temps. Mais la chance a tourné depuis longtemps pour l’ancien chef de l’Etat. Autre exemple de cette bonne étoile qui a filé chez son successeur : le cas Assad, fin août 2013. La fermeté et la détermination de Hollande avaient buté sur l’indécision d’Obama. Il avait lâché le Français alors qu’ils s’apprêtaient à châtier le régime syrien. Presque cinq ans plus tard, les deux pays s’apprêtent à frapper le raïs, coupable d’avoir à nouveau franchi la ligne rouge en gazant son peuple. Une question de jours et peut-être d’heures. C’est encore Macron qu’on créditera pour sa « détermination » et sa fermeté, là où Hollande s’était retrouvé en capitaine abandonné. On comprend l’obsession - qui affleure dans chaque chapitre de ses Mémoires - de ce dernier pour son ancien conseiller qui lui a tout chipé : son fauteuil, son bilan, sa guerre contre Assad… Ce qu’on comprend moins, c’est le timing de l’ex-président. Pourquoi tant de précipitation à vouloir redorer son blason et tacler Macron, alors que les Français ne sont pas prêts à entendre qu’il aurait pu avoir raison ? A occuper le terrain de la sorte moins d’un an après son éviction, en oubliant d‘attendre son « heure », il se prive d’une véritable revanche.

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mercredi 11 avril 2018

Breaking news : Emmanuel Macron en visite en Australie en mai

Le président français effectuera sa première visite officielle en Australie en mai prochain.

Emmanuel Macron se rendra en Australie à partir du 1er mai pour un séjour de trois jours. Lors de cette visite, le président français et le premier ministre australien Malcom Turnbull évoqueront la question du programme sous-marin australien estimé à 50 milliards de dollars, dont la construction est actuellement prise en charge par l’entreprise française Naval Group.

« Nous discuterons aussi des prochaines étapes pour permettre l’ouverture de négociations devant aboutir à un accord de libre-échange entre l’Australie et l’Union Européenne », s’est également exprimé mercredi matin M. Turnbull.

La ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, a estimé que la période post-Brexit offrirait des opportunités pour renforcer les liens économiques de l’Australie avec nombre de pays européens. « Nous avons déjà de solides relations avec la France, et le Brexit est l’occasion pour nous de solidifier nos liens économiques et sécuritaires avec ce pays, a-t-elle déclaré. Dans le domaine de la défense en particulier, nous travaillons déjà de façon étroite avec la France sur notre programme de sous-marins. Mais d’autres opportunités sont encore ouvertes ».

Source : thenewdaily.com.au

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lundi 9 avril 2018

Save the date ...

mediapart

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dimanche 8 avril 2018

François Hollande pense que "l'illusion macronienne va se lever", selon un proche

À l'approche de la sortie du livre de l'ancien chef de l'État, mercredi prochain 11 avril, ses proches se confient dans les colonnes du Parisien. Selon eux, François Hollande prédit à Emmanuel Macron "réveil très violent".

François Hollande en a gros sur la patate, selon ses fidèles amis. Interrogées par nos confrères du Parisien  à l'approche de la sortie de son livre, Les leçons du pouvoir (Stock), le 11 avril 2018, où il revient sur ses 5 ans passés à l'Élysée, leurs langues se délient. Et le moins que l'on puisse dire est que son ancien poulain, Emmanuel Macron, en prend pour son grade.

"François pense que l’illusion macronienne va se lever et que le réveil sera très, très violent. C’est un animal politique, il sent l’humus", confie ainsi un proche de l'ancien président de la République. Alors que l'actuel chef de l'État est dans la tourmente avec la mobilisation des cheminots, François Hollande semble prêt à frapper fort. "Pêché d'orgueil", "arrogance"... ses fidèles préparent déjà le terrain.

 François Hollande, bientôt de retour ?

De son côté, son successeur ne l'a pas ménagé non plus. Emmanuel Macron a reçu le couple Sarkozy à dîner à l'Élysée, a rendu visite à Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, mais n'a pas eu de geste pour son prédecesseur. Il n'a pas non plus pris soin de le mettre sur la liste des invités lors des commémorations des attentats. "Une attitude méprisante est toujours une erreur", remarque un proche de François Hollande.

Ses vieux amis avouent enfin que le président sortant n'en a pas fini avec la France. "Il n'a renoncé à rien", confient-ils. L'un d'eux va plus loin : "s'il arrête, il est mort. Il n'y a que ça qui le tient ! ". De là à se représenter à la magistrature suprême ?

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