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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 27 mars 2017

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samedi 25 mars 2017

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samedi 18 mars 2017

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vendredi 17 mars 2017

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Moscou étend son empire médiatique

Par Isabelle Mandraud, Moscou, correspondante - Le Monde

Après avoir mis au pas les journalistes à l’intérieur de ses frontières, le Kremlin a lancé une offensive en direction de l’étranger, en créant de toutes pièces des médias relayant sa propagande à l’international.

L’engouement, en Russie, pour Donald Trump s’est traduit par un curieux phénomène. Pour la première fois, au mois de janvier, le président des Etats-Unis a détrôné Vladimir Poutine dans la couverture des médias russes, avec 202 000 références contre 147 700, selon un relevé de l’agence Interfax.

En février, tout est rentré dans l’ordre. Une poignée de partisans du NOD (Mouvement de libération populaire, pro-Poutine) a agité des pancartes « Non au culte de Trump » devant le siège de Rossia Segodnia, agence de communication proche du pouvoir, et le chef du Kremlin a repris sa première place dans le top 10 des personnalités les plus citées. En Russie, les médias constituent le meilleur baromètre et l’instrument le plus efficace du pouvoir dans la « guerre de l’information ».

Leur mise au pas fut rapide. A peine Vladimir Poutine a-t-il pris les commandes du pays, en 2000, que le paysage de la presse et de l’audiovisuel a subi une véritable purge.

Les uns après les autres, les oligarques qui avaient investi dans ce secteur, dans les années 1990, ont dû se défaire de leurs actifs. Dès 2001, sous la contrainte, Vladimir Goussinski a cédé son puissant groupe Media-Most, propriétaire de plusieurs compagnies de télévision (dont NTV), de la radio Echo de Moscou et de nombreux magazines.

Raréfaction des médias indépendants

Une nuit d’avril 2001, l’affaire a été vite pliée quand les OMON, les troupes d’intervention d’élite du ministère de l’intérieur, ont investi les locaux de NTV pour installer, de force, la nouvelle direction et balayer les journalistes qui tentaient de résister.

Sur décision de justice, la holding du magnat, aujourd’hui exilé – il a la nationalité espagnole –, a été reprise par Gazprom-Media, filiale du puissant groupe étatique d’hydrocarbures, qui ne détient pas moins de trente-huit chaînes de télévision, dix stations de radio, trois opérateurs Internet, un opérateur de diffusion satellitaire, quatre maisons d’édition, vingt-trois sites Internet et quatre régies de publicité.

«LA MÉTHODE DU KREMLIN POUR REPRENDRE EN MAIN LES MÉDIAS A ÉTÉ DE JOUER SUR L’ÉCONOMIE. » SERGUEÏ PARKHOMENKO, JOURNALISTE DE LA RADIO ECHO DE MOSCOU

En 2002, poursuivi pour fraude et évasion fiscale, le sulfureux Boris Berezovski a quitté la Russie pour l’Angleterre, où il est mort en 2013 d’un suicide apparent, laissant derrière lui les chaînes de télé ORT et TV6, ainsi que le groupe de presse Kommersant. Depuis, ORT (rebaptisée Pierviy Kanal) est devenue la voix du Kremlin sur tout le territoire.

En 2013, ce fut au tour du milliardaire Vladimir Potanine de se débarrasser de son groupe Prof-Media, qui détenait de nombreux journaux, dont Izvestia, Komsomolskaïa Pravda ou Sovetsky Sport, au profit de Gazprom-Media.

Petit à petit, l’espace des médias indépendants n’a cessé de se réduire. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’une poignée, comme la chaîne Dojd, le journal Novaïa Gazeta ou le groupe RBK, à résister dans un environnement difficile.

« Ces dix-sept dernières années, la méthode du Kremlin pour reprendre en main les médias, plus efficace que la censure, a été de jouer sur l’économie, en faisant pression sur la publicité et la distribution », témoigne le journaliste Sergueï Parkhomenko, qui anime une émission hebdomadaire sur Echo de Moscou.

« On l’a senti dès le début de la reprise en main de Media-Most, poursuit-il. A l’époque, je dirigeais Itogui [un titre phare du groupe], et les publicitaires ont fui pour éviter les problèmes avec le fisc, les douanes. C’est très facile de leur faire comprendre où sont leurs intérêts. Idem en matière de distribution : en une journée, une dizaine d’opérateurs du câble et du satellite ont refusé de diffuser Dojd, qui a perdu 80 % de son audience. » La petite chaîne n’émet plus que sur Internet.

Journalistes sur les listes des sanctions occidentales

En janvier 2014, c’est une polémique sur le siège de Leningrad lors du 70e anniversaire de la libération de la ville, après qu’une journaliste eut posé la question « Fallait-il laisser les Allemands la prendre pour sauver des vies ? », qui a suffit à sceller le sort de Djod.

Un prétexte, pour beaucoup. Car cette année-là marque un nouveau tournant dans l’univers des médias russes, avec le conflit dans l’est de l’Ukraine et l’annexion de la Crimée. Pour la première fois, des entreprises du secteur ou des journalistes font leur entrée sur les listes des sanctions occidentales. Gazprom-Media figure sur celle du Trésor américain ; Dmitri Kisselev, animateur vedette de Pierviy Kanal et dirigeant de Rossia Segodnia, est inscrit à la fois sur les listes américaine et européenne.

En septembre 2014, la Douma vote une loi pour réduire à 20 % la participation des étrangers dans les médias présents en Russie, au motif, comme l’expliquait alors le député Vadim Denguine (droite nationaliste), qu’ils auraient « accès à l’esprit des gens et à la formation de l’opinion publique ».

Un mois plus tard, en octobre, Sputnik, dernier étage de la fusée de la propagande du Kremlin à usage extérieur, voit le jour. Créée en un temps record, cette plate-forme multimédia émet en plusieurs langues. Elle fait partie du groupe Rossia Segodnia, propriétaire de la chaîne par satellite RT (Russia Today), elle-même déjà diffusée dans plusieurs points du globe comme le Royaume-Uni, les Etats-Unis, et bientôt la France.

Entièrement financé par le budget de l’Etat, le groupe, qui a vu le jour par un décret de Vladimir Poutine, le 9 décembre 2013, revendique la diffusion « du point de vue de la Russie » contre la domination des médias internationaux « mainstream ».

Né de la fusion de l’agence de presse Ria Novosti et de la radio La Voix de la Russie, financé à coups de milliards de roubles (7 milliards en 2015, selon les estimations, soit 113 millions d’euros), le projet a été entièrement conçu au Kremlin, notamment par Mikhaïl Lessine, ex-conseiller presse de Boris Eltsine, puis ministre de la communication de Vladimir Poutine, et l’une des chevilles ouvrières du démantèlement de Media-Most au profit de Gazprom-Media, qu’il a dirigé entre 2013 et 2015.

Parti soudainement vivre en Californie, Lessine décédera à 57 ans dans des circonstances troubles dans un hôtel de Washington, en novembre 2015. A l’annonce de sa mort, Vladimir Poutine saluera son « énorme contribution à la création des médias russes modernes ».

Pilonnage systématique de l’administration Obama

Pilotée par Dmitri Kisselev, 62 ans, connu pour ses diatribes homophobes et outrancières – comme celle qui lui fit dire à l’antenne, en mars 2014, que la Russie était « le seul pays capable de réduire les Etats-Unis en poussière radioactive » –, l’entreprise a acquis aujourd’hui une notoriété particulière, éclipsant les agences « historiques » et plus neutres telles que Tass ou Interfax.

Considérant qu’« avec l’annexion de la Crimée et la guerre hybride menée par la Russie dans le Donbass [est de l’Ukraine], le Kremlin a intensifié sa propagande », le Parlement européen a adopté à l’unanimité, le 23 novembre 2016, une résolution pour dénoncer le rôle joué par ces « instruments » qui bénéficient « de ressources financières considérables engagées par l’Etat [russe] ».

En janvier 2017, le nom de Margarita Simonian, 36 ans, rédactrice en chef de RT (250 millions de dollars de budget en 2016), sera cité pas moins de vingt-six fois dans la partie déclassifiée du rapport du renseignement américain sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine. « La machine de propagande de l’Etat russe, composée de RT et Sputnik, a contribué à influencer la campagne en servant de plate-forme de messagerie au Kremlin », affirme le document.

A l’unisson des principales chaînes de télévision russes, RT et Sputnik multiplient les comptes rendus au vitriol sur l’Ukraine, quitte à inventer, comme ce fut le cas sur Pierviy Kanal, l’histoire d’un enfant de 3 ans crucifié, ou diffusent à satiété des reportages agressifs, parfois tronqués, sur l’actualité en Occident, en insistant tout particulièrement sur la crise des migrants en Europe ou sur les manifestations sociales. L’administration Obama y a fait l’objet d’un pilonnage quasi systématique.

S’attirer les bonnes grâces de personnalités étrangères

Ces médias, qui agissent comme de puissants relais du discours dominant en Russie, cherchent aussi à s’attirer les bonnes grâces de personnalités étrangères, moyennant, le plus souvent, de généreuses contreparties, ou des donations dans le cadre d’événements.

En décembre 2015, Michael Flynn, ancien directeur du renseignement militaire américain, était présent, au côté de Vladimir Poutine, lors d’un dîner d’anniversaire de RT. Selon The New Yorker, qui lui a consacré un long article le 27 février, le général Flynn aurait perçu 40 000 dollars.

Entre-temps, M. Flynn, fervent supporteur de Donald Trump pendant la campagne électorale américaine, a pris la tête du Conseil de sécurité nationale du président américain, avant d’être contraint à la démission moins d’un mois plus tard à cause de ses contacts avec l’ambassadeur russe en poste à Washington.

A Moscou, une cérémonie de l’Union des Français de l’étranger, dirigée par le chef de la section russe du parti Les Républicains, a été parrainée par Sputnik.

« Pouvoir et médias ont toujours été liés en Russie, même du temps de Boris Eltsine, mais, depuis l’Ukraine, l’évolution est terrifiante », affirme Arina Borodina. Pour cette journaliste spécialisée dans les médias, qui a enseigné comme maître de conférences à la faculté de journalisme de Moscou, « la télévision a été à l’avant-garde de la guerre ».

« Avant ces événements, ajoute-t-elle, on pouvait encore avoir un point de vue alternatif, pas vraiment d’opposition, avec l’émission “La Semaine”, animée par Marianna Maximovskaïa sur Ren-TV [propriété de National Media Group, détenu par un consortium d’entreprises proches du pouvoir]. Mais ce programme a pris fin en 2014. » « C’est un crime professionnel qui a été commis, souligne encore Arina Borodina. Sur les chaînes fédérales, la vie en Russie a quasi disparu du petit écran et, depuis, la situation ne cesse d’empirer. »

Alexeï Gromov, l’artisan de la propagande d’Etat

Un homme est souvent désigné comme l’artisan de la propagande d’Etat : Alexeï Gromov, inscrit lui aussi sur la liste des sanctions américaines et européennes. Ex-dirigeant de la première chaîne, directeur adjoint de l’administration présidentielle, il a la réputation de faire le lien entre le Kremlin et les médias. « Gromov est démoniaque, il introduit la politique même dans les petites histoires », témoigne une journaliste sous le couvert de l’anonymat.

« Il y a des directives directes, surtout avec les chaînes comme NTV ou Pierviy Kanal, il suffit ainsi d’une “ordonnance” pour que la couverture sur Donald Trump, à qui on portait un amour extraordinaire, diminue d’un seul coup, ironise M. Parkhomenko. Mais, en général, les employés – je ne dis pas journalistes – savent eux-mêmes ce qu’ils doivent faire. »

« Le journaliste, lui, conclut-il, est seul, entouré d’ennemis. » Parfois, certains l’ont payé de leur vie, comme Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006, après avoir couvert les guerres russo-tchétchènes pour Novaïa Gazeta. Bon nombre d’entre eux, qui ont participé à l’émancipation des années 1990, ont quitté la profession ou sont partis à l’étranger.

Ne pouvant plus supporter l’atmosphère locale, Galina Timchenko, ex-rédactrice en chef du site d’information Lenta.ru, a quitté le pays en 2014 pour fonder, en Lettonie, le site alternatif Meduza. Ceux qui sont restés n’ont souvent pas eu d’autre choix que de rejoindre l’opposition.

Harcèlement et intimidation

Souvent engagés dans la défense des droits de l’homme, ils sont l’objet de harcèlement. Le 28 février, le domicile de Zoïa Svetova, 57 ans, journaliste francophone bien connue à Moscou, a été perquisitionné onze heures d’affilée.

Fille de dissidents soviétiques, visiteuse de prison ayant souvent écrit pour dénoncer le système judiciaire russe, elle travaille aujourd’hui pour le site Russie ouverte, créé par l’opposant Mikhaïl Khodorkovski, réfugié à Londres.

L’ancien oligarque, poursuivi par la justice russe pour malversations financières, a purgé une peine de dix ans de colonie pénitentiaire alors que, dans le même temps, son groupe, Ioukos, était entièrement démantelé. Officiellement, la perquisition chez Zoïa Svetova a eu lieu dans le cadre de cette affaire.

« J’ai un contrat avec mon rédacteur en chef, pas avec Khodorkovski, je paie mes impôts et je signe de mon vrai nom, confiait, le lendemain de cette perquisition, la journaliste, les traits tirés par la fatigue. Sans doute était-ce pour m’intimider. Quand tu es journaliste dans la Russie de Poutine, tu dois savoir qu’on t’écoute, que les perquisitions sont devenues la norme et qu’on te filme avec les caméras de Life News [chaîne de télévision proche des services]. 

Les médias « officiels » nient toute interférence du pouvoir. Mais aucune des grandes chaînes de télévision n’a évoqué la marche qui a réuni plusieurs milliers de personnes, le 26 février, à Moscou et dans d’autres villes, en hommage à l’opposant Boris Nemtsov, assassiné deux ans auparavant, le 27 février 2015, au pied du Kremlin.

Dans son émission diffusée le soir même sur Pierviy Kanal, le « chef propagandiste », comme Dmitri Kisselev a parfois été désigné, n’en a pas dit un mot.

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mardi 14 mars 2017

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lundi 13 mars 2017

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vendredi 10 mars 2017

Les pratiques érotiques des grands mystiques

Par Elisabeth Roudinesco, Historienne et collaboratrice du "Monde des livres"

Du christianisme à l’hindouisme, la philosophe Catherine Clément scrute les extases des fous de Dieu, entre orgasme et haine de soi.

Passionnée par la vie des dieux, des déesses et de leurs serviteurs – gourous, chamans, ascètes, messies, etc. –, Catherine Clément analyse dans cet ouvrage les pratiques érotiques de quelques grands mystiques, avec pour fil conducteur cette sentence du rabbi Israël Baal Shem Tov (1698-1760), fondateur du judaïsme hassidique : « La prière est un coït avec la présence divine. » Du judaïsme à l’islam, en passant par le christianisme et l’hindouisme, elle relate des récits ­d’extases qui montrent que faire l’amour avec Dieu, c’est s’anéantir en lui afin de réussir à jouir de l’horreur de soi-même. Autant dire qu’il s’agit, pour ces fous de dieu, d’une pulsion destructrice à l’état pur.

Extases et mortifications

La vie de Catherine de Sienne (1347-1380), sainte chrétienne canonisée en 1461, en est l’illustration. En rébellion contre sa famille, elle refuse dès son jeune âge tous les attributs de la ­féminité. Elle se mutile, pratique le jeûne et se plaît à être défigurée par la petite vérole afin de s’enlaidir. Après être entrée en religion chez les sœurs de la pénitence de saint Dominique, elle cultive extases et mortifications jusqu’à se convaincre que Jésus l’a prise pour amante : « Puisque par amour pour moi, tu as renoncé à tous les plaisirs, lui dit-il, j’ai résolu de t’épouser dans la foi et de célébrer solennellement mes noces avec toi. »

Jésus lui donne un anneau invisible, elle suce ses plaies et mange le pus des seins d’une cancéreuse. Pour la ­ récompenser, il lui offre son sang dont elle se délecte en éprouvant une folle jouissance : « Mon âme a pu alors satisfaire son désir, se ­cacher dans sa poitrine et y trouver des douceurs célestes. » Ainsi couche-t-elle avec Dieu par l’intermédiaire de ce liquide qui lui traverse le corps à la manière d’un sperme.

Dès sa jeunesse, le plus grand mystique indien du XIXe siècle, le Bengali Ramakrishna (1836-1886), toujours habillé en femme, connaît des expériences extatiques qui lui procurent d’indicibles plaisirs. Adorateur de la terrible déesse Kali, qui porte sur sa poitrine une guirlande de crânes et dont la langue rouge s’allonge en dehors de la cavité buccale, il est recruté comme prêtre et se met en tête de la séduire. Rien ne le rebute et surtout pas les multiples bras de cette amante rêvée qui s’agitent à chaque transe frénétique en jetant sur l’univers des imprécations mortifères. Quand enfin il croit pouvoir l’étreindre, il se sent transporté dans un océan de vagues éblouissantes : « Il reconnut alors sans le savoir l’irruption des vagues de l’orgasme devant la plus hideuse des déesses du panthéon hindou. »

Croyants fanatiques

Parmi les nombreux exemples de cette horreur de soi, qui caractérise la sexualité mystique, on retiendra le rite de la langue libérée. Depuis deux millénaires, en Inde, souligne Catherine Clément, des croyants fanatiques s’appliquent chaque jour à trancher le frein qui relie la langue au plancher de la bouche. Une fois leur langue libérée, ils l’utilisent d’abord pour se boucher le nez puis l’avalent pour s’étouffer. Ainsi accèdent-ils, par la mort, à un orgasme avec Dieu.

En lisant ce livre, on se dit qu’il est nécessaire aujourd’hui d’explorer les facettes de cette érotisation mystique de la mort qui peut conduire des sujets, tantôt à se ­détruire eux-mêmes, tantôt à se ­livrer à des tueries de masse, pour honorer chaque fois le nom et la jouissance d’un dieu persécuteur. Dans un cas, les fous de dieu ­deviennent des saints, dans l’autre des assassins. Un brillant essai d’ethnographie romanesque mené d’une plume alerte.

Faire l’amour avec Dieu, de Catherine Clément, Albin Michel, 208 p., 16,50 €.

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mardi 7 mars 2017

Reflexion

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lundi 6 mars 2017

Réflexion

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