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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 7 novembre 2017

Mouchoirs...

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lundi 6 novembre 2017

Réflexion

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mercredi 1 novembre 2017

Vive le bon vieux radio-réveil !

Par Luc Vinogradoff - Le Monde

Dans sa chronique, Luc Vinogradoff, journaliste au « Monde », rappelle que pour réduire notre technodépendance, exclure le téléphone de notre chambre est déjà un bon début.

Dans une époque de plus en plus ­centrée sur l’économie de l’attention, votre téléphone mobile est constamment avec vous. Dans la poche arrière de votre ­pantalon, près de l’ordinateur ou des plaques de cuisson, sur la table du restaurant…

C’est l’outil indispensable de communication écrite, visuelle, orale, pour l’accès à l’infor­mation et à la distraction ; c’est aussi un agenda, une boussole, un moyen de paiement, un ­ appareil photo. Corollaire de cette connexion permanente, l’émergence du concept de « désintoxication technologique » se développe. Ce qui se ­traduit, en bonne logique, dans notre société mercantile, par des services payants « digital detox » vous proposant de vous débarrasser de cette béquille numérique.

Tour ce qu’on a pu rater

De tous les objets rendus quasi obso­lètes par le téléphone portable, il en est un, pourtant, dont la résurrection pourrait être fort utile pour réduire notre technodépendance : le bon vieux radio-réveil du XXe siècle.

L’idée est d’exclure son téléphone de la chambre à coucher et de remplacer la fonction qu’on attend de lui aux heures les plus matinales – le bruit strident qui nous réveille – par une machine dont c’est le seul but : donner l’heure et sonner.

En se penchant pour ­éteindre le beep-beep-beep de son téléphone, le réflexe, en effet, est souvent ­d’effleurer les applis, puis de lire les mails, notifications, SMS, Facebook, WhatsApp, Instagram, Snapchat… Tout ce qu’on a pu rater pendant notre sommeil.

Couper le cordon

Mettre son portable à charger loin de son lit peut ainsi revêtir un caractère presque militant : c’est un acte de volonté pour reprendre le contrôle de ­notre temps et de notre attention.

Dans une « TED Talk » qui a fait le tour du Web, Simon Sinek, un écrivain se présentant comme « conférencier motivateur », défend ce geste en apparence anodin avec véhémence. « Aucun de nous ne devrait charger son téléphone près de son lit, argue-t-il. Nous devrions le charger dans le salon. Il faut éliminer la tentation. » L’objectif est de grappiller quelques minutes en coupant le cordon avec la connexion permanente.

Simon Sinek rappelle que des pontes de la Silicon Valley (Californie), ceux-là mêmes qui nous vendent ces technologies devenues indispensables à nos vies, limitent l’exposition de leurs enfants à leurs gadgets ; c’était le cas du cofondateur d’Apple, Steve Jobs. Si c’est une préoccupation pour eux, ça devrait également l’être pour nous.

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mardi 31 octobre 2017

Mobilisation féministe contre la venue de Roman Polanski à la Cinémathèque

Par Laurent Carpentier - Le Monde

Une centaine de personnes se sont réunies lundi soir pour protester contre la rétrospective que consacre l’institution au réalisateur poursuivi pour viol sur mineures.

Elles sont arrivées calmement à la nuit tombée, ont déballé leurs pancartes – « Si violer est un art : donnez à Polanski tous les Césars. » « Femmes dans la rue, le patriarcat se pisse dessus. » – et sorti le mégaphone. Des trentenaires pour la plupart, représentatives de cette nouvelle génération de militantes féministes qui a émergé ces dernières années et a trouvé dans la récente affaire Harvey Weinstein l’étincelle qui devrait enfin, espèrent-elles, réveiller les consciences.

À l’appel d’Osez le féminisme, du Collectif féministe contre le viol et de La Barbe, elles sont une petite centaine ce lundi 30 octobre devant la Cinémathèque française à Paris à manifester contre la tenue d’une rétrospective consacrée au réalisateur Roman Polanski, aujourd’hui accusé par cinq femmes – aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, et en Suisse –, d’agressions sexuelles lorsqu’elles étaient mineures dans les années 1970 et 1980.

Une centaine, c’est peu ? « Il y a dix ans, on aurait été trois pelées et deux tondues », sourit satisfaite une vieille militante. Ce soir-là, le réalisateur a été invité à présenter en avant-première son nouveau film, D’après une histoire vraie, tiré du roman de Delphine de Vigan. Malaise dans la file qui, pour accéder à la salle, serpente entre les manifestantes. On n’y cache pas sa solidarité avec les revendications féministes et dans le même temps son admiration pour le cinéaste. « Complices ! Complices ! », crie la petite foule.

Refus de dissocier l’homme et l’artiste

« Il ne s’agit pas de réclamer une quelconque immunité de l’artiste. Mais faut-il condamner une œuvre dont on se demande bien en quoi elle fait l’apologie du sexisme, du viol ou de la pédophilie ? Faudra-t-il aussi brûler les œuvres de tous ceux dont la vie n’a pas toujours été un modèle de vertu ? », s’interroge Wassim Béji, le producteur du film de Polanski.

« Nous ne croyons pas à la dissociation de l’homme et de l’artiste que la Cinémathèque revendique », s’agace l’une des porte-parole du groupe Osons le féminisme. « La Cinémathèque n’a pas pris la mesure de la question. Elle vit dans une bulle à part ; 89 % de ses rétrospectives ont été consacrées à des cinéastes hommes », argumente-t-elle.

Un homme taciturne a beau faire remarquer (avec un « on peut le déplorer » pacifique), que ce n’est que la représentation exacte de l’histoire « machiste » du cinéma, pas sûr qu’il soit audible dans ce contexte. « On ne dit pas d’un boulanger violeur, il fait de bonnes baguettes », a écrit une jeune femme sur une affichette.

Un service de sécurité, mais quelques CRS décontractés. Les organisatrices ont promis à la préfecture de ne pas perturber l’événement lui-même… Pas les Femen. Au moment où Roman Polanski, entouré de gros bras traverse le hall, deux de ces militantes surgissent, soudainement, torse nu et bariolé en criant : « Bras d’honneur pour les violeurs ». Dehors l’ambiance est donnée. L’on gueule et l’on discute.

Mathilde a 35 ans, elle enseigne la littérature à l’université. « Je veux bien que l’on sépare l’œuvre de l’artiste. J’étudie Céline dans mes cours. Là, le problème, c’est que c’est un personnage vivant. Je n’ai rien contre le fait que l’on voie ses films, pas qu’on lui rende aujourd’hui hommage. C’est comme pour Bertrand Cantat. Que les gens achètent ses disques, oui ; que les Inrockuptibles le mettent en “une”, je trouve ça symboliquement hyper-violent. Dans le contexte de l’affaire Weinstein, cette rétrospective de la Cinémathèque est un acte politique : une manière de dire que l’insupportable est supportable. »

Un lieu « fidèle à son indépendance »

Le tableau est d’un contraste saisissant à l’intérieur de la Cinémathèque où quelque 600 personnes installées dans les deux salles pleines s’apprêtent à assister à la projection.

« Depuis 1974, Polanski vit et travaille à Paris, sa ville natale, et sa présence est une source de fierté pour le cinéma français tout entier, déclare en introduction son président, Costa-Gavras. Nous sommes persuadés que les films de Polanski sont plus que jamais indispensables à notre compréhension du monde et du cinéma. Il n’a pas été question une seconde de renoncer à cette rétrospective sous la pression de je ne sais quelle circonstance étrangère à la Cinémathèque comme à Polanski, et des amalgames des plus douteux et les plus injurieux. La Cinémathèque est fidèle à son indépendance à l’égard de tous les pouvoirs et de tous les lobbies, fidèle à ses valeurs et à sa tradition qui est d’être la maison commune des cinéastes. »

Car c’est là ce qui soude et effare du côté de la Cinémathèque : que les manifestantes féministes en appellent à la censure, à l’intervention de l’Etat pour un lieu qui se définit comme celui des audaces, de l’auteurisme, de la parole singulière, celle qui se joue des codes, défie la morale et les frontières, et qui, comme chez Polanski, explore les rivages tortueux de la perversion.

Standing ovation quand le petit homme aux cheveux hirsutes apparaît : « Je suis ravi d’être ici, de montrer tous mes films, des films qui vont rester j’espère, annonce le réalisateur. La Cinémathèque sert à [les] conserver, et c’est possible maintenant pour l’éternité. A l’époque on pouvait les brûler, comme Hitler brûlait les livres. Au tout début, les copies de films, c’était sur du nitrate, ça brûlait vachement bien. Je me rappelle quand j’étais jeune, on faisait des bombes avec ça. Aujourd’hui, c’est tout numérique et pour ça que mes films sont perpétués en dépit de certains zinzins. »

Le mot d’ordre : « Résistance »

Devant le bâtiment construit par Frank Gehry dans le parc de Bercy, les militantes féministes continuent de scander : « Ce que nous voulons ? L’extradition ! » « Les hommes de pouvoir se protègent les uns les autres. Ici, c’est franchement un cas de figure », analyse Anne-Laure, du collectif La Barbe.

« J’avais adoré Le Bal des Vampires quand j’étais petite, raconte cette directrice artistique freelance de 41 ans en ajustant sa barbe postiche, signe de reconnaissance de ce groupuscule d’intervention. J’ai montré récemment le film à ma fille de 13 ans, elle a trouvé ça dégoûtant, plein de sous-entendus, les filles n’y sont représentées que comme des amusements et les mecs y sont des gros débiles queutards. Ma fille avait un regard critique que je n’avais pas du tout à son âge. Il y a un truc qui s’est passé. Les générations qui viennent sont moins soumises à la séduction, à la domination. On les a élevées différemment. »

Béatrice, elle est éditrice. Ce qui lui « fait le plus mal », explique-t-elle, c’est « que cela vienne de la gauche, de gens qu’a priori on estime. Lorsque j’ai vu il y a quelques années le nom d’Agnès Varda – que j’admire – au bas d’une pétition de soutien à Polanski, je ne pouvais pas le croire. »

« Résistance ! », martèlent les féministes. « Résistance ! », répondent sur le même ton les programmateurs de la Cinémathèque qui ont prévu de consacrer en janvier une rétrospective à Jean-Claude Brisseau. Le réalisateur controversé de Noce blanche – condamné en 2005 pour harcèlement sexuel sur deux actrices lors d’auditions pour Choses secrètes et l’année suivante, en appel, pour agression sexuelle sur une troisième actrice –, doit en effet sortir à cette date un nouveau film attendu. Son titre : Que le diable nous emporte.

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Stella McCartney : « Le cancer, ce n’est pas joli, mais on peut en extraire de la beauté »

Par Elvire von Bardeleben

La styliste anglaise lance un ensemble de lingerie pour les femmes ayant subi une mastectomie et n’hésite pas à montrer, sur son site, la réalité des corps opérés. Une démarche singulière dans le monde soyeux du luxe. Entretien.

Les photos sont dures à regarder. Un torse sans poitrine, dont on ne sait s’il appartient à un homme ou à une femme, barré par une longue cicatrice. Un autre, asymétrique, un sein généreux à gauche, son fantôme à droite. Il y a aussi cette poitrine presque banale, si ce n’é­tait le téton manquant. Ces images violentes, quoique belles, sont hébergées sur le site de Stella McCartney, sous la bannière « No Less a Woman » (« Pas moins fem­me »), où sont rassemblés des témoignages de patientes ayant subi une ou plusieurs mastectomies.

L’implication de la designer dans la lutte contre le cancer du sein n’est pas nouvelle et elle n’est pas la première à s’engager pour une bonne cause. Mais il est rare de voir la maladie évoquée aussi crûment dans la mode, à plus forte raison dans le luxe. Autre singularité de sa démarche : elle aborde une question sensible, d’ordre politique. L’Anglaise, qui vend aussi un ensemble de lingerie classique dont les profits iront au Centre d’examen du cancer du sein de Harlem ainsi qu’au Centre Linda McCartney de Liverpool, précise que, d’après les statistiques, le risque de mourir d’un cancer du sein pour une Afro-Américaine est supérieur de 42 % à l’ensemble des femmes du pays – un taux de survie plus bas, en partie lié à un diagnostic plus tardif que chez tous les autres groupes ethniques aux Etats-Unis.

Des faits et des images que Stella McCartney ne commente pas sur son site. « J’ai eu la chance de naître sur cette planète, Dieu sait pourquoi, dans un environnement incroyable avec des parents [Paul et Linda McCartney] qui n’ont jamais eu peur d’avoir une opinion ou qu’on les juge. Il n’empêche que je suis plus à l’aise quand il faut parler de musique, d’architecture ou d’art que de politique », admet-elle.

Pourquoi lancer un bel ensemble de lingerie pour femmes ayant subi une mastectomie ?

Les raisons sont multiples et s’entremêlent… Je suis une femme dans l’industrie de la mode, dont le métier consiste à créer des vêtements pour les femmes, qui sont une source d’inspiration totale pour moi. Par ailleurs, je fais de la lingerie depuis des années, avec passion. J’ai aussi été témoin de la maladie de ma mère [Linda McCartney est décédée d’un cancer du sein en 1998], qui a dû subir beaucoup d’opérations et de traitements. J’étais sa fille, maintenant je suis mère… J’ai des amies qui ont subi des doubles mastectomies et qui m’ont montré la lingerie qu’elles devaient porter. J’ai constaté qu’il n’y avait rien pour aider les femmes à se sentir moins vulnérables et plus belles dans ces moments si douloureux. J’ai senti que c’était une petite chose que je pouvais faire et à laquelle je crois profondément : leur redonner une petite part d’elles-mêmes alors qu’elles ont l’impression de tout perdre.

Pourquoi, d’après vous, la mode se désintéresse-t-elle du corps malade ?

La réalité est qu’on vit dans un monde d’offre et de demande, de rentabilité. C’est évidemment important pour moi aussi : je veux gérer une maison de mode de luxe responsable et respectueuse de l’environnement, qui crée de l’emploi, peut se comparer sans rougir aux autres griffes et soit synonyme de longévité [l’entreprise de Stella McCartney fait partie du groupe de luxe Kering]. Mais d’un autre côté, j’ai envie d’utiliser cet outil et la chance incroyable que j’ai pour redonner quelque chose qui ne m’apportera ni célébrité ni argent – parce que ce n’est pas le but. Par ailleurs, les gens n’ont pas envie de parler de maladie. Ce n’est pas joli, c’est douloureux, mais on peut essayer d’en extraire un peu de beauté.

Les photos prises pour la ­campagne « No Less ­a Woman » montrent très crûment le corps opéré. Etait-ce volontaire ?

Quand j’ai travaillé avec mon équipe sur la façon de communiquer sur ce soutien-gorge post-mastectomie, elle m’a proposé des idées qui dégageaient une image douce et chic. Et cela m’a mise mal à l’aise. Ça n’aurait pas été juste de montrer de la jolie lingerie et de cacher son vrai but. Je voulais des photos plus dures, plus honnêtes, qui aient un ­impact, qui montrent la réalité de la mastectomie. C’est-à-dire une opération destinée à guérir et à survivre au cancer du sein.

La mode préfère souvent ­enjoliver les corps plutôt que de montrer les cicatrices…

Oui, mais il y a de la place pour tout le monde. Ce n’est pas mon intention de faire peur ou de choquer les gens. Ça serait contre-productif. J’essaie plutôt de délicatement lancer un sujet important. Cela ne me met pas à l’aise de parler de ça non plus, je ne me dis pas : « Chouette, je vais faire une interview sur le cancer du sein. » Mais c’est le rôle d’une femme dans ma position d’en parler et de dire aux femmes qui ont subi une mastectomie qu’elles ont le droit de se sentir à la mode, féminines et belles malgré les cicatrices.

Ce besoin d’en parler est-il ­nouveau pour vous ?

Cela fait des années que je travaille avec des associations de lutte contre le cancer du sein. La vente d’un ensemble de lingerie, dont l’image est incarnée par des personnes en vue comme Kate Moss ou Cara Delevingne, a commencé en 2014. Pour ne pas représenter un seul type de femmes, on a choisi de travailler cette année avec Alicia Keys, qui est afro-américaine.

Avez-vous l’impression que l’industrie de la mode manque de considération pour le corps des femmes ?

C’est un sujet glissant. J’ai toujours choisi des mannequins en bonne santé pour mes shows, parce que je n’ai pas envie de travailler avec des filles mal dans leur peau. Je les considère un peu comme mes enfants, elles font partie de la famille. On est une entreprise qui emploie beaucoup de femmes, et quand on prépare les défilés, il n’y a que des femmes dans la pièce. On est très protectrices. Mais mon approche n’excuse pas ce qui se passe dans l’industrie.

Faites-vous attention ­à la diversité des mannequins lors des défilés ?

Le critère déterminant pour moi, c’est de sentir une connexion avec la personne, quelle qu’elle soit. Quitte à risquer d’être un peu incohérente, d’ailleurs.

Quelle est votre position ­concernant les retouches des photos ?

Dans la mode, tout le monde retouche, je le fais aussi, mais je n’aime pas ça. Et quand ça devient excessif, je dis stop. Surtout, je ne dirai jamais : « Elle est trop grosse, il faut l’amincir » ni « Sa peau est ridée, il faut la lisser ». Quand on fait une photo, je sais ce que je veux : j’ai envie de travailler avec telle personne parce que j’aime son regard ou ses taches de rousseur et ce n’est pas dans mon intérêt de les gommer. J’ai été influencée par le travail de Cindy Sherman et de ma mère, je suis plus excitée par les imperfections. La mode ne doit pas culpabiliser les femmes, mais les faire se sentir bien.

Comment prenez-vous ­en considération le corps ?

L’intérêt d’être une femme qui conçoit des vêtements pour d’au­tres femmes est de dessiner des choses qui leur facilitent la vie – d’un point de vue psychique et physique.

Quand vous dessinez ­des vêtements, pensez-vous plutôt à l’allure ou au confort ?

Les deux ne sont pas incompatibles. Si tu es bien dans ta peau, même l’inconfort peut te donner de l’allure. Porter des bas ou un porte-jarretelles qui ne se voient pas te fait te sentir sexy. Tout comme des sous-vêtements d’homme, si c’est délibéré et que ça te correspond. Même le corset, si ça t’est agréable et que c’est un choix, pas une obligation. Mon objet d’études, c’est l’effet psychologique des vêtements.

Adaptez-vous beaucoup ­les vêtements entre le défilé, où l’image et le stylisme sont très importants, et ce que vous vendez en boutique ?

Non, pas vraiment. Ce qu’on voit au défilé sera en magasin, mais il y aura un choix plus large, différentes interprétations des vêtements du show.

Vous habillez-vous de la même manière à la maison ­et au travail ?

Je ne porte que mes vêtements, souvent le même pull et le même pantalon, qui me donnent de l’assurance. J’ai deux uniformes, un au travail, où j’ai besoin d’envoyer du bois, où je ne cherche pas à être glamour, mais efficace. Et un autre quand je veux me faire remarquer ou sortir. Dans ces cas-là, j’adore m’amuser et essayer d’être quelqu’un d’autre. Et vous, ça m’intéresse, vous portez quoi ?

Plus d’informations sur la campagne « No Less a Woman » sur Stellamccartney.com

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jeudi 26 octobre 2017

Honolulu sévit contre l’usage du mobile par les piétons

Par Nicolas Six - Le Monde

La capitale de l’Etat d’Hawaï veut contrer les risques d’accidents aux passages piétons. Cette interdiction est-elle utile et applicable ?

A compter de mercredi 25 novembre, les habitants d’Honolulu, la capitale de l’Etat d’Hawaï, ont l’interdiction de pianoter sur leur mobile en traversant la rue. Plus largement, ils doivent cesser de consulter l’écran de leur smartphone dès qu’ils mettent un pied sur la route. Ils conservent toutefois le droit de téléphoner en traversant.

Ces interdictions font l’objet d’une loi votée par le conseil municipal de la ville. Une amende de 15 à 35 dollars (16 à 30 euros) est prévue, majorée en cas de récidive. La contravention maximale monte à 99 dollars (84 euros).

La municipalité d’Honolulu n’est pas la première institution américaine à tenter de restreindre l’usage du mobile sur la voie publique. Dans cinq autres Etats au moins des projets comparables ont subi des échecs législatifs. Toutefois, la ville de Rexburg (Idaho), a pu voter, en 2011, une loi interdisant de rédiger un texto en traversant la rue. « Nous n’avons pas eu de décès de piéton depuis », a argumenté la mairie, lundi, dans les colonnes du New York Times.

Multiplication des accidents

Aux Etats-Unis, les accidents mortels de piétons ont progressé de 22 % entre 2014 et 2016, selon l’association des gouverneurs d’Etat sur la sécurité des autoroutes (GHSA). En France aussi, les chiffres de la Sécurité routière indiquent une tendance à la hausse. Les accidents mortels de piétons y ont progressé de 15 % depuis 2010, alors qu’ils avaient diminué de 41 % entre 2000 et 2010. En 2016, près de 500 piétons ont trouvé la mort dans une collision avec un véhicule. En 2011, dans les villes de l’Hexagone, un accident mortel sur trois concernait un piéton, selon une étude de la Commission européenne.

En dix ans, le taux d’équipement des Français en smartphones est passé de quelques pourcents à plus de 65 % – ces appareils ont décuplé l’usage du mobile. Plus que jamais, les piétons sont tentés de pianoter dans la rue. L’image saisissante des « zombies du téléphone » marchant les yeux rivés sur leur écran est devenue populaire. De nombreuses vidéos illustrent les déboires de piétons immergés dans leur téléphone, tombant ou butant sur un obstacle, parfois jusqu’au drame.

Plusieurs études pointent les effets délétères des smartphones sur la concentration des piétons. Dès 2012, le Pew Research Center affirmait qu’aux Etats-Unis 23 % des propriétaires de mobile avaient déjà heurté une autre personne, faute d’attention ; un chiffre en hausse de cinq points depuis l’étude publiée deux ans plus tôt. Les propriétaires d’un smartphone étaient deux fois plus sujets à ce problème que les détenteurs de mobiles classiques. Par ailleurs, 70 % des jeunes adultes disaient avoir heurté une autre personne car l’un ou l’autre consultait son appareil.

Spectaculaire réduction du champ visuel

Très récemment, un article du Journal of Exercise of Rehabilitation pointait la diminution de la disponibilité cognitive des piétons absorbés dans leur mobile. De leur côté, les chercheurs de l’opérateur japonais NTT Docomo ont constaté une spectaculaire réduction du champ visuel de 95 % lorsque nous regardons l’écran de notre smartphone.

Ces mêmes chercheurs ont imaginé une simulation qui amplifie le problème. Si 1 500 personnes traversaient ensemble l’immense carrefour de Shibuya, à Tokyo, en regardant leur écran, il en résulterait 103 chutes et 446 collisions.

La distraction visuelle n’est pas l’unique danger qui menace les piétons équipés d’un smartphone. Les écouteurs qui diffusent de la musique à fort volume coupent l’utilisateur de précieuses informations sonores émises à 360 degrés autour de lui. Pendant de longues années, le sénateur de New York, Karl Kruger, a d’ailleurs tenté d’interdire aux piétons les écouteurs à la traversée d’une rue, sous peine d’une amende de 100 dollars (85 euros).

Les accidents impliquant des piétons ont beaucoup augmenté ces dernières années. | JOHANNES EISELE / AFP

L’usage du mobile est très répandu dans les villes françaises. Le centre de recherches en accidentologie de l’entreprise Dekra a mené une étude à Paris et dans cinq autres capitales européennes. Sur 14 000 personnes observées, 14,5 % des passants ont été jugés distraits, des chiffres situés dans la moyenne européenne. Dans les cinq capitales, 8 % des passants ont été vus en train d’envoyer un SMS ou de naviguer sur une application alors qu’ils traversaient la chaussée. A plusieurs reprises, les chercheurs ont été témoins de « groupes de jeunes gens regardant un smartphone ensemble, tout en traversant une rue ». L’un d’eux aurait même percuté un cycliste.

Verbalisation et expérimentations

Avec cette omniprésence des smartphones, il pourrait être difficile de faire appliquer des règles comme celle décidée par la municipalité d’Honolulu.

Que se passerait-il si les autorités françaises réglementaient l’usage du mobile ? Les forces de police parviendraient-elles à verbaliser suffisamment pour faire diminuer son utilisation ? Cette amende serait-elle défendue énergiquement par les policiers, déjà fort occupés à faire respecter le copieux arsenal de contraventions prévues par le code pénal ?

Plusieurs initiatives complémentaires méritent d’être mentionnées. En Allemagne, la municipalité d’Augsburg expérimente une signalisation lumineuse incrustée dans le sol. Les piétons absorbés par leur smartphone peuvent ainsi repérer au sol des lumières rouges leur indiquant un danger, qu’ils n’auraient probablement pas vu sans cela.

La régie américaine de transport TriMet a expérimenté, de son côté, un bus intelligent capable de détecter les piétons distraits, puis de signaler sa présence avec une alerte sonore ou lumineuse. Ce projet a fait l’objet d’une aide fédérale de 400 000 dollars (339 000 euros).

A Séoul, la métropole a décidé d’implanter 250 panneaux d’avertissement sur cinq sites particulièrement fréquentés par les jeunes.

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mardi 24 octobre 2017

Un peu d'alcool peut vous aider à mieux parler une langue étrangère...

Vous avez toujours eu l’impression de mieux parler anglais après plusieurs pintes de bière… Et bien sachez qu’une très sérieuse étude a voulu savoir si un peu d’alcool permet de mieux parler une langue étrangère.

D’une part, un peu d’alcool peut lever certaines inhibitions et pourrait ainsi faciliter la communication. A l’inverse, on sait que trop d’alcool peut altérer la mémoire et l’attention. Pour en savoir plus, des chercheurs britannique et hollandais ont recruté 50 étudiants allemands de l’Université de Maastricht. Germanophones, ils devaient étudier en néerlandais. Tous ces étudiants devaient avoir une conversation de 2 minutes avec un interviewer néerlandais, mais avant cet entretien la moitié a bu un verre d’eau et l’autre un verre de boisson alcoolisée (équivalent à une pinte). La conversation a été enregistrée et ensuite évaluée par deux Néerlandais qui ne savaient pas qui avait bu quoi. Les participants devaient également noté leur prestation.

Résultats : pas de différence d’appréciations les participants mais pour les deux évaluateurs indépendants, le groupe ayant levé le coude avait une conversation plus fluide et une meilleure prononciation. L’alcool ayant délié leur langue… Pas de miracle concernant la grammaire ou le vocabulaire, équivalent dans les deux groupes.

Les participants sachant ce qu’ils avaient bu, les auteurs notent toutefois qu’on ne peut savoir s’il s’agit d’un effet biologique ou psychologique de l’alcool. 

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lundi 23 octobre 2017

Travail : Prendre ses aises nuit à la productivité

Par Nicolas Santolaria - Le Monde

Les cadres sont invités à sortir de leur « zone de confort » afin de ne pas s’endormir sur leurs lauriers. Au point que certaines sociétés sont allées jusqu’à imaginer une start-up en interne pour s’auto-concurrencer.

Parmi les expressions cocasses qui rythment la vie d’entreprise, je dois avouer une tendresse particulière pour celle qui invite les cadres à « sortir de leur zone de confort ». Cette formule postule en premier lieu qu’existe quelque part, dans le for intérieur de chaque travailleur, un lieu si moelleux, si accueillant qu’on a envie de s’y pelotonner comme dans les draps satinés d’une grasse matinée éternelle.

S’IL AVAIT EU LA CLIM DANS SA CAVERNE, DES TICKETS RESTO ET UNE APPLI DELIVEROO, IL N’EST PAS CERTAIN QUE L’HOMME PRÉHISTORIQUE SE SERAIT LANCÉ DANS LA PÉRILLEUSE CHASSE AU MAMMOUTH

Selon une croyance répandue, le périmètre de cette fameuse « zone de confort » aurait tendance à s’étendre lorsqu’on est un peu trop sûr de son fait, lorsque la perspective de la prise de risque s’évanouit derrière le voile anesthésiant des process. On finit alors par ne plus faire de différence entre une réunion stratégique et un espace lounge, entre une chaise de bureau et un fauteuil club. Cet immobilisme douillet contamine l’ensemble de notre relation au travail, constituant une sorte d’épicentre marécageux qui risque à terme d’engloutir le devenir même de la structure. Quand la moquette est trop épaisse et le chauffage trop bien réglé, l’entreprise devient un colosse aux pieds d’argile que pourrait balayer le simple éternuement d’une start-up tout juste sortie du néant. A quoi bon partir à la conquête de nouveaux marchés et chercher des solutions innovantes, se dit le salarié, si le quotidien est déjà aussi enchanteur qu’un arc-en-ciel de Dragibus ?

Créer de l’insécurité pour booster la productivité

« Il est parfois nécessaire de créer de l’insécurité ou de l’inconfort pour booster la productivité, car trop de confort endort », écrit Béatrice Gérard dans son ouvrage Oseriez-vous sortir du cadre ? S’il avait eu la clim dans sa caverne, des Tickets Resto et une appli Deliveroo, il n’est pas certain que l’homme préhistorique se serait lancé dans la périlleuse chasse au mammouth. C’est en partant de ce constat assez simple que certaines entreprises envisagent désormais de générer une adversité de synthèse, avec l’objectif affiché de sortir le salarié de son prétendu semi-coma. C’est le cas de Scality, société spécialisée dans le stockage intelligent, qui a eu l’idée de créer en interne une start-up lui faisant concurrence sur son propre marché.

Là où Scality vend des licences, l’autre structure propose des produits open source, un peu comme si Apple décidait de distribuer soudain des iPhone gratuits en créant une sous-marque avec une poire à moitié croquée en guise de logo. Ou comme si un salarié transformait son fauteuil à roulettes en planche à clous. Difficile de savoir si cette forme très en vogue d’auto-concurrence épineuse relève du génie disruptif ou de la totale idiotie (les deux n’étant pas incompatibles), mais une chose est sûre : le sommet du confort est de pouvoir organiser soi-même, à l’envi, presque sur le mode du caprice, ses propres zones d’inconfort.

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vendredi 20 octobre 2017

NANTES : Le Lieu Unique à son tour dans le viseur de l'ultra droite

lieu unique

Depuis lundi, le drapeau "He Will Not Divide Us" flotte au-dessus du Lieu Unique à Nantes. C'est une oeuvre d'art politique, en réaction à l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis. Comme les autres sites où il a été accrochée, le LU a été victime de plusieurs attaques.

C'est au départ une oeuvre d'art contre la division et pour l'unité, un message qui répond à l'élection de Donald Trump aux États-Unis à l'automne 2016. Le drapeau "He Will Not Divide Us" - il ne nous divisera pas - flotte depuis le début de la semaine au-dessus du Lieu Unique à Nantes. Et comme tous les autres sites qui ont voulu relayer ce message, le LU est victime d'intimidations et de menaces de militants d'extrême droite.

Tout a commencé à New York, au museum of the moving image. L'idée de départ, c'était que tous ceux qui le souhaitent puissent prononcer les mots "he wil not divide us" devant une caméra et que les images soient projetées en continu sur un mur hors du musée. Très vite, le débat s'est engagé et le musée a préféré abandonner le projet après avoir eu vent de projets d'attaques. Il a ensuite été transféré à Albuquerque, toujours aux États-Unis, et là, il a été victime d'actes de vandalisme et d'attaques de la part de l'extrême droite. C'est à ce moment-là que l'oeuvre est devenue ce drapeau, accroché dans un lieu tenu secret. Mais encore une fois, les opposants ont réussi à lancer leurs attaques. Même chose de l'autre côté de l'Atlantique, à Liverpool, où le centre d'art FACT avait décidé d'accrocher le drapeau sur son immeuble. Là, un groupe d'homme est monté sur le toit et la direction a préféré tout arrêter.

Un jeune homme arrêté sur le toit du Lieu Unique

"He Will Not Divide Us" a finalement "trouvé refuge" au Lieu Unique de Nantes au début de la semaine. Le petit drapeau blanc flotte au-dessus de la tour LU, filmé en continue, et, là encore, le site a été visé : des intimidations et des appels à passer à l'action sur les forums internet et les réseaux sociaux. Et des appels aussi à décrocher le drapeau sur les réseaux sociaux.

Patrick Gyger, le directeur du Lieu Unique s'attendait à se genre de choses. La sécurité informatique a d'ailleurs été renforcée, même chose pour le bâtiment. "Nous avons aussi sécurisé au maximum les accès au toit et à la coupole avec de la rubalise et des panneaux où il est écrit danger de mort". Parce que c'est ça la plus grand crainte pour l'instant du directeur du LU, que quelqu'un tombe de plusieurs dizaines de mètres et se tue en passant à travers une verrière, par exemple. Un jeune homme a déjà été intercepté à proximité des bureaux administratifs, au dernier étage du bâtiment ce mardi. "Ce n'est pas pour rien que nous avons installé le drapeau avec une grue. C'est qu'on ne peut pas monter là-haut, c'est trop dangereux", poursuit Patrick Gyger.

Notre volonté n'est pas de provoquer mais de donner la parole à des artistes censurés

Pour le reste, "pas question de se laisser intimider", pour le directeur du Lieu Unique. "L'oeuvre restera tant qu'on estime qu'elle le peut dans de bonnes conditions". Et tant pis les avis négatifs s'accumulent sur les sites de notations de voyage comme Trip advisor ou sur le moteur de recherche Google. "Notre volonté, ce n'est absolument pas de provoquer", poursuit Patrick Gyger, "mais de donner la parole à des artistes qui se retrouvent censurés à cause des menaces contre leur oeuvre."

Des messages de soutien du monde entier

Et il préfère mettre en avant toutes les réactions positives que l'installation du drapeau a suscité : "des gens nous écrivent du monde entier pour nous féliciter, pour féliciter les artistes et pour nous dire que, en effet, face à des volontés de division, la population doit rester unie. Que ce soit aux États-Unis avec Donald Trump ou ailleurs dans le monde", conclut-il.

lieu unqisue22

nantes

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lundi 16 octobre 2017

BE YOURSELF BUT DON'T OVER DO IT

 

BE YOURSELF BUT DON'T OVER DO IT @bruno_metra



873 Likes, 23 Comments - * (@mauriziocattelan) on Instagram: "BE YOURSELF BUT DON'T OVER DO IT @bruno_metra"

 

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