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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 16 avril 2017

GAINSBOURG EN “TRAV’ HAUT DE GAMME”, RACONTÉ PAR WILLIAM KLEIN

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1984. Cette photo a été prise par William Klein, à la demande de Serge Gainsbourg, pour illustrer la pochette de son album “Love on the Beat”. © William Klein / Polka Galerie.

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Pour la pochette de l’album “Love on the Beat”, Serge Gainsbourg décide de se transformer en femme fatale. L’auteur de cette photo: William Klein. Le photographe raconte son amitié avec le chanteur, disparu il y a vingt-cinq ans. Serge Gainsbourg, Paris,

“Voyez ce cigarillo, avec cette cendre étonnamment longue. C’était son idée, sa façon de donner un équilibre à la photo. Serge Gainsbourg était quelqu’un qui avait un œil, un vrai sens graphique, une sensibilité aux traits, au dessin, héritée de ses années de peinture. Mais il avait aussi le talent d’un publicitaire. Souvenez-vous du slogan de son spectacle au Casino de Paris: ‘140 francs devant, 110 francs derrière’. C’était lui tout craché, exceptionnel!

Pour cette image, dès le départ, il savait exactement ce qu’il voulait. Il adorait façonner son image. Pendant des semaines, il avait cherché à me joindre alors que je tournais un film en Italie. En pleine nuit, on finit par réussir à se parler au téléphone et il me dit: ‘Je suis en perte de vitesse, il faut qu’on organise mon come-back.’ Première nouvelle! Je ne savais pas que Gainsbourg avait besoin d’un come-back! Il préparait alors son seizième album studio, ‘Love on the Beat’, et voulait se déguiser, se travestir.

Alors je lui demande: ‘En fait, tu veux ressembler à une vieille pute décatie?’ Et il me répond: ‘Non, Bill. Je veux être belle. D’ailleurs, j’ai de beaux yeux et un visage fin. Mes oreilles sont certes un peu décollées… mais j’ai quand même une belle bouche!’

Bon, autant vous dire qu’il y avait du travail. Vous vous souvenez de ce à quoi il ressemblait dans ces années-là? On s’est donné rendez-vous à Paris. Il est arrivé dans mon studio avec sa maquilleuse, les lèvres rouges, de faux ongles… On s’est mis à travailler en noir et blanc, en s’inspirant d’une photo de mode assez similaire, avec un mannequin à la cigarette, que j’avais réalisée pour le magazine ‘Vogue’. Je l’ai prévenu qu’on allait devoir retoucher à mort! Mais il était emballé. Il voulait être un trav’ haut de gamme.

Nous nous étions rencontrés sur le tournage de ‘Mr. Freedom’ en 1967. Je lui avais demandé de composer la musique et en voyant les rushs il m’avait dit vouloir absolument jouer dans le film. J’ai donc créé le personnage de M. Drugstore pour lui. Nous nous sommes liés d’amitié ensuite.

Nous avions beaucoup de points communs: tous deux nés en 1928, tous deux fils d’émigrés juifs d’Europe de l’Est (moi de Hongrie, lui de Russie), avec le même genre d’humeur et d’humour… J’adorais sa façon d’être à l’écart des choses, des médias de masse. J’avais d’ailleurs imaginé un film dont il aurait été la star, mais il est mort avant que nous puissions le réaliser. Cela s’appelait ‘Le retour du pétomane’, l’histoire d’un garçon de café plutôt moche et décati qui s’avérait être un pétomane de génie et que tout le monde allait se mettre à aduler… J’imaginais ce scénario comme une sorte de satire du vedettariat.

C’était aussi une charge contre Yves Montand qui, à l’époque, roucoulait beaucoup à la télévision et passait son temps à parler de politique. Tout le monde le prenait au sérieux. Je voulais que Gainsbourg le pétomane devienne en quelque sorte l’anti-Montand, donnant aussi son avis sur tout. En bref, un pétomane politique en contrepoint de l’animal politique qu’était Montand. L’idée lui plaisait beaucoup!

Je trouve que cette prise de vue pour ‘Love on the Beat’ illustre parfaitement son goût pour la provoc’. C’était son personnage, c’était un jeu. Il était très préoccupé par son allure et c’était un grand timide. J’aime cette photo parce qu’elle nous montre un troisième Serge, ni Gainsbourg, ni Gainsbarre… J’ai toujours trouvé, dans sa façon d’être devant les caméras, devant les appareils photo, dans sa manière de se déplacer pour faire vivre son corps devant le public, qu’il y avait là une sorte de tristesse, une douleur très photographique. Ça me bottait! Et son fameux come-back, ça a marché à fond! ‘Love on the Beat’ a été un formidable succès commercial et public. Pour ma part, je l’admirais.”

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samedi 8 avril 2017

Gainsbourg ou Gainsbarre ?

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lundi 3 avril 2017

En mémoire de Gainsbourg

Paris, hier. Lulu et Bambou ont lancé l’association Serge Gainsbourg.

Serge Gainsbourg aurait eu 89 ans hier. Sa dernière compagne, Bambou, leur fils Lulu et quelques amis, dont Anna Karina et Hugues Aufray, lui ont rendu hommage, hier, dans un cabaret parisien à un jet de Gitane du 5 bis, rue de Verneuil, l’hôtel particulier où il vécut jusqu’à sa disparition en 1991. Jane Birkin, qui fait une grande tournée symphonique avec les chansons de Serge, est passée dans l’après-midi mais ne s’est pas attardée.

La journée était organisée par la toute nouvelle association Serge Gainsbourg, dont Lulu est le parrain et Charlotte Gainsbourg la marraine. Elle a été créée par une poignée de passionnés autour de Jean-Pierre Prioul, qui fut le dernier majordome de Gainsbourg, et Patrick Blais, un collectionneur niortais. « L’association a pour vocation d’honorer la mémoire de l’artiste, de faire rayonner son œuvre à travers le monde et de préserver son illustre domicile parisien, explique le vice-président Loïc Picaud, journaliste qui a coécrit une intégrale Gainsbourg en 2011. Une page Facebook puis un site Internet donneront de plus amples informations sur nos activités et les multiples événements liés à Serge Gainsbourg. »

Lulu s’est félicité de la naissance d’une association qui permette de « garder l’image de l’homme et de l’artiste ». Dans un message vidéo, Charlotte lui a souhaité, émue, « longue vie ». E.B. et Y.F.

https://www.pscp.tv/w/a6_pVDU5MTI2MXwxWmtKekVtVnJsZUd2DPKE6j231yNDqQLa3G-IIE4C8mWHIrPCrsm5lsVrk-M=

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samedi 25 mars 2017

Maison de Gainsbourg - rue de Verneuil

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jeudi 16 février 2017

Rue de Verneuil....

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vendredi 30 septembre 2016

La discographie de Serge Gainsbourg...

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mercredi 6 juillet 2016

Serge Gainsbourg / Jane Birkin

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mardi 5 juillet 2016

Serge Gainsbourg - Jane Birkin

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vendredi 17 juin 2016

Serge Gainsbourg

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Ci-dessus : la façade de la maison de Serge Gainsbourg - Rue de Verneuil - Photos prises il y a quelques jours

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dimanche 29 mai 2016

Le couple Gainsbourg - no comment ! Quelles drôles de tenues...

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