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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 15 août 2017

La marche aquatique côtière...un vrai sport

Ci-dessus à Erdeven

Ci-dessous à Damgan

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Marcher, c'est bon pour la santé. Et dans l'eau, c'est encore meilleur. Quels que soient votre âge et la saison, jetez-vous à l'eau et découvrez le longe-côte, une activité excellente pour le cœur, le dos, l'équilibre...

Habillés de combinaisons, ils traversent la plage en direction de l'eau. Sans ralentir, ils s'y enfoncent et commencent à progresser tout en bavardant. Une troupe d'illuminés ? Pas du tout, il s'agit de longe-côtiers ! Peut-être en avez-vous déjà croisé sur une plage de Bretagne ou de l'Atlantique. Sport complet et adapté à tous, quels que soient l'âge et le niveau sportif, le longe-côte se pratique en toute saison. Y compris un 31 décembre ! Pour se protéger du froid, il suffit d'enfiler une combinaison en Néoprène (ce qui est déjà un sport en soi, car elle est ultra-moulante).

Des efforts progressifs par petites foulées

Une fois dans l'eau, on marche, tout simplement. On peut aussi courir, marcher à reculons, faire la chenille (le dernier de la file indienne prend le devant et ainsi de suite...), de façon à varier l'intensité des efforts. « Le longe-côte agit à la fois sur les systèmes musculaire, respiratoire, cardiaque et circulatoire, explique Claude Lalonnier. L'eau fraîche active la circulation du sang et favorise un meilleur retour veineux, action renforcée par le port de la combinaison serrée. En outre, dans une eau à 12 ou 13 °C, on brûle davantage de calories. Ces caractéristiques en font donc un allié contre la cellulite. »

Un travail musculaire intense mais doux

Avec de l'eau jusqu'aux genoux, on avance rapidement : en petites foulées rapides, les cuisses et le système cardiovasculaire travaillent. Avec de l'eau jusqu'à la taille, les mouvements sont plus lents, mais de plus grande amplitude. « Dans l'eau, la résistance est cinq fois plus importante que sur terre, les muscles travaillent donc plus intensément que sur la terre ferme, mais toujours en douceur », explique Claude Lalonnier.

Les articulations ne souffrent pas

Surtout, les articulations ne souffrent pas : « Avec de l'eau jusqu'aux épaules, le corps ne pèse plus que le dixième de son poids », poursuit le spécialiste. Le longe-côte est donc idéal pour les personnes en surpoids ou souffrant des articulations. En cas de mal de dos, il suffit de s'enfoncer dans l'eau jusqu'à ce que le niveau se situe entre le nombril et la poitrine. S'il n'arrive qu'au niveau des genoux, le mouvement de résistance des jambes à tendance à se répercuter sur les lombaires.

Il est aussi possible d'ajouter une pagaie. « Elle permet de garder l'équilibre en cas de vagues ou de courant, explique Claude Lalonnier, et de faire travailler le haut du corps : épaules, dorsaux, trapèzes... »

Un sport pour prendre l'air

Le longe-côte se pratique en plein air et en mer. Un double atout : on s'oxygène tout en reminéralisant l'organisme. Plus la respiration est profonde, plus on absorbe d'embruns, d'ions négatifs (particules chargées électriquement, bénéfiques au système respiratoire) et d'iode, essentiel au métabolisme. On ressort de l'eau détendue et enveloppée d'une douce sensation de bien-être.

Combien ça coûte ?

Environ 20 € la sortie d'une heure.

Où le pratiquer ?

Né à Dunkerque, le longe-côte se pratique en clubs ou en centres de thalasso, dans la Manche,

sur la côte Atlantique et en Méditerranée.

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lundi 14 août 2017

Erdeven - Au camping, on joue à la pétanque tout nu

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Au camping de la Pinède près d’Erdeven (Morbihan), novices et habitués goûtent aux joies du naturisme. Plus qu’un loisir, c’est pour eux un réel mode de vie.

Reportage

Il est 16 h 30, les campeurs se réunissent autour de l’allée centrale pour la pétanque quotidienne. Une petite routine vacancière du camping de la Pinède à Belz (Morbihan). Si pour braver le temps frisquet, les enfants et les campeurs frileux se sont rhabillés, Jean-Luc, Jean-Claude et Laurent ne portent, eux, qu’une paire de tongs. Car contrairement à ailleurs,« ici, on joue à la pétanque tout nu » raconte Jean-Luc.

« Oui aux tétons ! »

Et pour cause : on est ici au camping du Club naturiste de Bretagne Sud. Avec cinq hectares de terrain, une centaine d’emplacements et autant d’habitués, la Pinède est l’un des rares campings naturistes de l’Ouest. Loin des grands centres du sud de la France, la Pinède cultive une ambiance familiale, authentique et bon enfant.« Il a ouvert en 1971, c’était les débuts du naturisme, se remémore Jean-Claude,on nous faisait la guerre à Kerminihy » , plage nudiste à Erdeven. Jusqu’à ce qu’un projet de centrale nucléaire sur la dune voisine n’éclipse ces querelles et ne fédère nudistes et habitants du coin.« Les gens criaient non aux neutrons, oui aux tétons ! » s’amuse-t-il. Depuis, les naturistes coulent des vacances heureuses au camping de la Pinède, où les autorités locales sont conviées à l’ouverture de la saison. Il raconte :« on fait un pot avec les policiers, pompiers, élus, voisins …Habillés bien sûr ! » Pratiquer le naturisme sous le crachin breton, une folie ?« On fait comme tout le monde, quand il fait froid, on se rhabille » sourit JeanClaude, à qui l’on a visiblement déjà posé la question.« Vous savez, ma femme vient toujours ici avec deux valises pleines de vêtements ! » Cela fait 41 ans que Jean-Claude fréquente la Pinède. Alors qu’il a 19 ans, il débarque par hasard sur une plage naturiste et comprend« que personne ne se regarde ». Aujourd’hui, à soixante ans passés, Jean-Claude dirige l’association qui gère le camping et ne s’imagine pas passer ses vacances autrement.

Oublier ses complexes

Vivre tout nu, c’est choisir un état de bien-être, où chacun respecte les corps et les complexes. Pour Brigitte, habituée du camping avec son mari hollandais Henk,« le naturisme c’est une hygiène de vie : on n’a rien à cacher alors forcément on a davantage confiance, on est plus solidaires ». Elle s’étonne de voir que les Français sont encore si timides,« alors qu’en Allemagne et aux Pays-Bas, tout le monde a testé au moins une fois ». Malheureusement,« les gens associent parfois nudisme et échangisme. Au contraire, tout comportement immoral est formellement condamné » rappelle-t-elle. À rebours des clichés, le naturisme aujourd’hui est de plus en plus accepté. Même si les jeunes sont moins nombreux à le pratiquer,« ça se démocratise » estime Laurent. Il se remémore les histoires de jeunes gens venant pour la première fois, finalement convaincus pour la vie ; ou de couples plantant la tente par hasard« et qui ne sont jamais repartis ! » Car le naturisme,« l’essayer c’est l’adopter » s’amuse Jean-Claude.

Juliette NICOLAS - Ouest France

Nota Bene : La Bretagne compte au total quatre campings et vingt-deux plages naturistes.

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samedi 12 août 2017

Les seins nus à la plage : c’est (vraiment) fini ?

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"Couvrez ce sein que je ne saurais voir". La pratique a explosé dans les années 1970-1980 mais depuis quelques années, elle ne semble plus séduire les Françaises. Chercheur au laboratoire Culture et Société en Europe, le professeur David Le Breton nous explique pourquoi les femmes sont aujourd’hui plus réticentes à montrer leurs seins à la plage.

David Le Breton : "Je pense que nous sommes entrés dans une phase beaucoup plus moralisée qu’il y a vingt ou trente ans. Un certain puritanisme a depuis émergé et touche aujourd’hui une grande partie de la société. Au cours de ces dernières années, on a aussi davantage entendu parler du harcèlement des femmes dans les lieux publics, comme les transports en communs. Cela contribue à créer un climat moins sécurisé et donc moins propice à ce que les femmes osent enlever leur haut de maillot de bain à la plage. Actuellement, certains ont tendance à penser, complètement à tort, que la pratique du monokini renvoie à une image de femme disponible et ouverte aux propositions…

De plus, depuis toujours, les femmes cachent et protègent leur poitrine sous des vêtements, et les seins semblent très fragiles. Ce sentiment de vulnérabilité est encore bien présent et il est sans doute accentué de nos jours par la prévention contre le cancer qui est plus présente qu’avant.

David Le Breton : Quand on est dans sa propre ville ou même dans son propre pays, on a le sentiment que l’on peut rencontrer une connaissance plus facilement qu’à l’étranger. De ce sentiment naît la crainte de s’exposer à moitié nu au regard d’un collègue, d’un ami ou d’un membre de sa famille. A l’extérieur de nos frontières en revanche, une certaine décontraction s’empare de nous. Plus besoin d’être dans le paraître ni d’être à la hauteur d’une quelconque réputation. La plupart des gens lâchent alors prise et se libèrent de leurs contraintes du quotidien. Certaines femmes, elles, se libèrent alors de leur haut de maillot de bain.

Il faut toutefois distinguer étranger et étranger. Dans certains pays ce sentiment de liberté est parfois moins grand qu’en France, et les Françaises ne s’y sentent pas plus libérées, même en vacances. Je pense notamment à l’Afrique du Nord et même au Brésil où, les femmes portent certes des mini-maillots de bain ficelles, mais veillent toujours à couvrir leur poitrine.

David Le Breton : Les premiers seins nus à la plage sont apparus en France dans les années 1960, avec la liberté sexuelle et les revendications des femmes à disposer de leur vie. Cette pratique a ensuite explosé dans les années 1970-1980, avant de s’essouffler au cours de ses dernières années. Mais il est tout à fait permis de penser qu’elle pourra connaître un second souffle d'ici vingt ans. A condition que les esprits se détendent et que le harcèlement dont les femmes sont victimes dans la rue diminue. C’est un facteur clé.

A contrario, on peut aussi tout à fait imaginer l’inverse : la société pourrait devenir hyper-moralisatrice et les crispations autour du corps des femmes encore plus grandes. Dans cette hypothèse, le bikini pourrait même devenir ultra-choquant".

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Une enquête de l’Ifop révèle que les femmes sont de moins en moins nombreuses à s’adonner au topless .43 % des femmes exposaient leurs seins au soleil, il y a 30 ans ; elles ne sont plus que 22 % aujourd’hui. Pourtant pionnière dans cette pratique, la France est devancée par d’autres pays, comme l’Espagne (49 % d’adeptes), l’Allemagne (41 %) et les Pays-Bas (35 %). L’évolution des mœurs ou la prise de conscience des risques pour la santé pourraient expliquer cette tendance à la baisse.

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mercredi 9 août 2017

En Turquie, les femmes défendent leur droit à s’habiller comme elles veulent

Par Marie Jégo, Istanbul, correspondante

Des milliers de femmes ont manifesté dans plusieurs villes après des agressions dans les transports publics par des hommes qui leur reprochaient de porter des shorts ou des débardeurs.

« Touche pas à mes vêtements », ont scandé des milliers de femmes turques sorties dans la rue ces jours-ci à Ankara, à Izmir et à Istanbul, pour défendre leur droit à s’habiller comme bon leur semble.

A deux reprises ces derniers mois, de jeunes femmes en short ont été agressées dans les transports publics par des hommes qui leur reprochaient leur tenue vestimentaire. En juin, à Istanbul, une jeune femme de 22 ans a été frappée dans un bus par un homme qui s’est dit « provoqué » par le port d’un short en plein mois de ramadan. Le 29 juillet, Cagla Köse, une jeune styliste, s’est fait agresser verbalement par l’un des gardiens du parc Maçka, au cœur d’Istanbul, parce qu’elle portait un débardeur un peu trop décolleté à son goût. Arguant de la présence de « familles » dans le parc, l’homme a appelé la police. Une fois arrivés sur les lieux, les policiers se sont dits impuissants à trancher le litige.

L’incident a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, les femmes se sont mobilisées. « Impossible de ne pas réagir à cette montée de l’intolérance », explique Dilber Sunetcioglu, la cinquantaine, venue participer, dimanche 6 août, au pique-nique organisé au parc Maçka par diverses organisations de défense des femmes.

L’affaire du débardeur est d’autant plus inhabituelle qu’elle a eu lieu au cœur du quartier laïc de Sisli, réputé pour sa tolérance en matière de mœurs. Très fréquenté, le parc de Maçka accueille régulièrement des familles venues goûter un peu de fraîcheur sous les arbres centenaires du parc qui descend en pente vers le Bosphore.

Embarrassée, la mairie de Sisli, dirigée par le Parti républicain du peuple (CHP, le parti fondé par Atatürk), a publié un communiqué annonçant que le gardien avait été suspendu de ses fonctions. Une plainte a été déposée contre lui par la jeune styliste.

« Trois enfants au moins »

Patriarcale et machiste, la société turque se montre de plus en plus intolérante envers les femmes. On ne compte plus les hommes qui, dans la rue ou dans les transports publics, se sentent investis d’une mission de police des mœurs. « Il n’est pas rare d’entendre des reproches du genre : “En tant que femme, que fais-tu à cette heure-ci dans la rue ?” C’est inadmissible », estime Dilber Sunetcioglu.

Les féministes sont inquiètes. Ces agressions, disent-elles, sont une conséquence directe du discours sexiste en vigueur chez les ténors du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), au pouvoir depuis 2002. « Incomplètes » sont les femmes qui n’ont jamais enfanté, a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan en juin 2016, recommandant la mise au monde de « trois enfants au moins ». Il convient de ne pas laisser les femmes rire en public, « au nom de la décence », avait souligné en 2014 Bülent Arinç, l’un des fondateurs de l’AKP, à l’époque président du Parlement.

« A chaque changement de régime en Turquie, les femmes trinquent. Les autorités veulent contrôler leurs vêtements, leurs corps, limiter leur liberté. Actuellement, nous allons vers la mise en place d’un régime islamique, donc les femmes sont à nouveau sur la sellette, constate Gülsüm Kav, qui dirige l’ONG Halte au féminicide. Les islamo-conservateurs sont sûrs d’eux car ils se sentent portés par un vent de misogynie planétaire. L’époque est aux machos comme Trump, Poutine, Erdogan, qui n’ont qu’une idée en tête, limiter la liberté des femmes. »

C’est aussi une question de vie ou de mort. Selon l’ONG Halte au féminicide, 328 femmes ont été tuées en Turquie en 2016 – contre 237 en 2013 –, le plus souvent par leur conjoint. Pour les cinq premiers mois de 2017, elles sont 173 – contre 137 sur la même période un an plus tôt – constate l’organisation dans un rapport publié en mai.

Trafics de mariages arrangés

Pour ne rien arranger, les projets de lois concoctés par les islamo-conservateurs à l’endroit des femmes étonnent par leur caractère archaïque. En novembre 2016, le gouvernement a ainsi proposé de suspendre les condamnations pour agressions sexuelles sur mineures à condition que le violeur épouse la victime. Face au tollé suscité par cette proposition, y compris dans les rangs de la Kadem (Association des femmes et de la démocratie) dirigée, entre autres, par Sümeyye Erdogan, la fille du numéro un turc, les parlementaires de l’AKP ont dû remettre leur projet à plus tard.

Dernier projet en date, le mariage religieux va bientôt faire office de mariage civil. Si la loi en cours d’examen est votée, les muftis (dignitaires religieux pour une ville ou une région) pourront enregistrer les mariages à l’égal des maires. Les féministes y voient un grand recul. Pour elles, c’est la porte ouverte aux mariages précoces.

Bien que l’âge légal du mariage soit fixé à 18 ans en Turquie, il arrive que de très jeunes filles soient unies par des imams à des hommes plus âgés, selon la pratique des mariages arrangés. Ce type de mariage est de plus en plus fréquent. L’afflux de 3 millions de réfugiés syriens en Turquie y a contribué. Bien souvent, les réfugiés démunis donnent leurs filles en mariage pour assurer leur survie matérielle. Un véritable commerce des mariages arrangés serait à l’œuvre, selon les associations de défense des femmes.

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lundi 7 août 2017

Le bikini en Algérie...

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LES NATURISTES ont le vent en poupe

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Vacances :  Les adeptes des séjours dans le plus simple appareil sont de plus en plus nombreux. Ce mouvement se rajeunit et surfe sur la vague bio.

Par  Aymeric Renou - Le Parisien

Les « textiles » n’ont qu’à bien se tenir. Sans crier gare, et petit à petit, les adeptes des vacances sans vêtements sont de plus en plus nombreux en France. Selon une étude menée en 2015 par le cabinet Protourisme, on estime que 2,6 millions de Français pratiquent régulièrement le naturisme.

« Le nombre d’adeptes augmente de façon constante, environ 2 % par an, depuis un peu plus d’une dizaine d’années, explique Jean-Philippe Pavie, coordinateur de France 4 Naturisme, un groupement de huit villages campings familiaux. La plupart de nos clients sont des habitués, et pour moitié des étrangers. »

Cet engouement pour la vie « au naturel » se retrouve à Héliomonde, un grand centre de vacances naturiste situé à Saint-Chéron, dans l’Essonne, en région parisienne. Des emplacements pour canadiennes ou camping-cars, des bungalows et des mobile homes alignés les uns à côté des autres et une grande piscine au milieu d’un parc arboré de 47 ha. Rien ne différencie à première vue Héliomonde d’un autre centre de vacances. Un détail, tout de même : le premier couple croisé, visiblement fan de marche en forêt, porte des chaussures de randonnée et un sac à dos. Rien d’autre. Vraiment rien d’autre. On est tenté de baisser les yeux ou de les détourner. Pas le temps : les deux touristes lancent à l’unisson un « bonjour ! » aussi nonchalant que sympathique, le regard droit dans celui de leur interlocuteur, avant de poursuivre leur route.

« Le renouvellement est de plus en plus sensible, remarque Michel Sarrazin, le directeur du centre Héliomonde. On accueille de plus en plus de trentenaires, des couples avec de jeunes enfants qui, en venant ici, poussent un peu plus loin une philosophie de vie de plus en plus courante. Cela consiste à faire attention à son environnement, à manger bio et à vivre davantage en harmonie avec la nature. »

L’engouement pour le naturisme ne touche plus uniquement la période des vacances estivales. Les adeptes, nouveaux et anciens, pourront à partir du printemps prochain être nus en toute légalité à Paris. Une zone naturiste est en effet en projet dans le bois de Vincennes. L’idée est de prôner un nouvel espace de liberté.

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Naturisme ou nudisme ?

Attention à ne pas faire l’amalgame, au risque de se faire reprendre de volée par un adepte militant du naturisme. Pour ce dernier, se mettre nu est une philosophie, presque un art de vivre, fût-il pratiqué seulement quelques jours ou semaines pendant l’année. Le naturiste est proche de la nature et adapte donc, quand il le peut, en fonction du lieu et de la météo, son comportement pour être au plus proche de l’état naturel.

A l’inverse, le nudisme est un acte d’opportunité et de pur plaisir personnel. L’exemple le plus courant est celui qui consiste à « tomber le maillot » le temps de se baigner pour profiter du contact de l’eau sur l’ensemble de son corps… et de vite se rhabiller par pudeur dès que la baignade est terminée. A.R.

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« Ça fait du bien de se sentir libre »

LP/matthieu rosier

Adeline, 37 ans, récente adepte du naturisme

Elle a découvert le naturisme il y a trois ans, pendant des vacances estivales avec des amis dans les Landes. « Ils m’ont proposé de les rejoindre au centre Euronat et, même si le naturisme n’était pas du tout dans mes habitudes, j’ai bien apprécié, raconte Adeline, 37 ans. Je suis ni une accro ni une militante mais, quand l’occasion se présente, j’y vais ! »

Mère célibataire, ancienne graphiste reconvertie dans la production et la vente de légumes bio dans l’Orne, en Normandie, elle s’est offert, à l’occasion d’un séjour parisien, une journée nature et détente, début juillet, au centre francilien Héliomonde avec son fils, Raphaël, 4 ans. « Nus, on se sent libre, sans contrainte… et ça fait du bien. C’est une vraie coupure avec la vie quotidienne. Et puis l’atmosphère qui règne ici est plus tranquille que dans des campings ou des centres de vacances traditionnels. C’est difficile à comprendre pour les non-pratiquants, mais on est bien moins observé et moins jugé ici nu qu’habillé ailleurs. »

La jeune femme apprécie également l’absence totale d’agressivité entre tous les résidants, quel que soit leur âge ou leur niveau social. « Le fait d’être nus nous rend plus fragile physiquement, presque sans défense. Du coup, il y a une ambiance de solidarité, d’attention vis-à-vis de chacun que l’on ne ressent curieusement que dans un centre naturiste et pas ailleurs. » A.R.

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« L’état du corps au plus proche du naturel »

 

Hubert Prolongeau, auteur de « Couvrez ce sein… »

Journaliste et écrivain, Hubert Prolongeau, 53 ans, vient d’éditer « Couvrez ce sein… : la Nudité dans tous ses états », un essai (12 €, chez Robert Laffont).

Pourquoi y a-t-il encore autant de fantasmes vis-à-vis du naturisme chez les non-adeptes ?

Hubert Prolongeau. A chaque fois que j’en parle, mes interlocuteurs se sentent obligés de se positionner sur le sujet. Et beaucoup disent : « Moi, jamais ! » Il y a un poids culturel certain. Pour la majorité d’entre nous, le nu est associé au sexuel. La réalité est différente car on se met nu plus souvent pour d’autres raisons : pour dormir, pour se laver ou pendant une visite médicale, par exemple. L’image du naturisme reste également encore un peu floue médiatiquement. L’inévitable séquence libertine et « hot » sur le Cap-d’Agde occulte le reste de la réalité du naturisme, fait de respect de soi, d’autrui et de la nature.

Avez-vous compris, au cours de votre enquête, d’où vient le besoin des naturistes de partager socialement leur nudité avec d’autres ?

Pour les naturistes, être nu, c’est l’habillement zéro, c’est l’état du corps au plus proche du naturel. Ils sont nus seuls, chez eux, mais se retrouvent également entre eux dans des lieux adaptés car il est tout simplement interdit de le faire dans l’espace public. Tous ne partagent d’ailleurs pas les mêmes valeurs du naturisme. Il y a deux écoles : celle du naturisme philosophique, écolo et volontairement proche de la nature, et celle des hédonistes qui vivent la nudité principalement parce qu’ils trouvent cela agréable, sans ériger leur pratique en quasi-religion.

Assiste-t-on à un renouvellement de la population pratiquante avec davantage de jeunes ?

Oui. Les « purs et durs », adeptes depuis les années 1960 et 1970, sont moins influents dans les centres de vacances. Les règles s’y adoucissent petit à petit. Le fameux cliché de personnes entièrement nues en train de choisir des fruits et des légumes dans la supérette de leur camping a quasiment disparu. Il y a davantage de tolérance avec les vacanciers qui ne sont pas 100 % naturistes. Les gens s’habillent d’ailleurs de plus en plus, surtout pour dîner et pour les soirées pendant lesquelles, vêtements remis, ils s’autorisent alors à rejouer le jeu de la séduction qu’ils s’interdisent pendant la journée.

Propos recueillis par A.R. - Le Parisien

http://jourstranquilles.canalblog.com/tag/naturisme

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samedi 5 août 2017

Contre l'homophobie

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mardi 1 août 2017

Je ne veux plus....

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lundi 31 juillet 2017

Ground Control, le bar éphémère libre et curieux, de retour à Paris

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Ground Control 2017 à Paris

Infos pratiques

Jusqu'au... 30 septembre 2017

Plus d'informations

Ground Control, édition 2017

81 Rue du Charolais

75012 Paris 12

Après Grand Train en 2016, retrouvez à nouveau Ground Control Paris, le fameux bar éphémère libre et curieux. Installé en 2015 au pied d’un ancien dépôt de trains de la SNCF, Ground Control Paris, édition 2017, investit un nouveau lieu niché dans le 12ème arrondissement...

Vous avez été très nombreux à squatter les bars, restaurants et playgrounds de Grand Train l’été dernier. Ce bar éphémère avait ainsi pris ses quartiers au sein d'un dépôt ferroviaire niché dans le 18ème arrondissement.

De mai à octobre 2016, les parisiens ont pu profiter de cet espace de 6000 m² aménagé avec des bars, restaurants ainsi qu'une vingtaine de locomotives. 

Cette année, Grand Train redevient Ground Control Paris, ce fameux bar et lieu de vie éphémère à la fois libre et curieux installé en 2014 du côté de La Cité et de La Mode et du Design puis en 2015 dans le 18ème arrondissement, dans les cours intérieures de l'ancien dépôt SNCF de la Chapelle.

Ground Control 2017 à Paris

Pendant plus de trois mois, les plus curieux s’étaient rués dans les différentes allées de cet espace éphémère afin de profiter des scènes de concerts, des restaurants et bars mais aussi du barber shop, du garage à vélos, des marchés, expos… et 2000m² de friches à jardiner!

Bonne nouvelle donc puisque Ground Control revient à Paris avec une nouvelle adresse à squatter tout au long de cet été 2017! Et c'est sur la terrasse de la Halle Charolais - espace secret de SNCF Immobilier - que Ground Control renaît cette fois-ci, à deux pas de la Gare de Lyon.

Ground Control 2017 à Paris

A découvrir au N°81 de la rue de Charolais, dans le 12ème arrondissement de la capitale, la terrasse éphémère risque une nouvelle fois de réunir beaucoup de monde tout au long de cet été.

Au programme ? Un air de vacances sur une terrasse extérieure de 1500m² avec DJ sets, potager des fermes de gally, ateliers de jardinage, solarium pour faire bronzette, marché de producteurs, 6 points de restauration installés dans des rames de train et des bus de la RATP et donc à l'abri de la pluie si celle-ci devait faire son apparition, ainsi que 3 buvettes pour vous désaltérer.

Ground Control 2017 à Paris

Notez que, cette année, Ground Control met le bio à l'honneur avec notamment une sélection de jus très rafraîchissants.

Enfin, une application de paiement mobile sera disponible comme sur les festivals pour vous faciliter la vie!

Ground Control 2017 à Paris

RESTAURATION

RØK by WoodMen : Le Danois propose notamment du pavé de saumon fumé à chaud

PNY : Le burger en version 100% végétarien

Rozell & Co : Le Breton propose des galettes sucrées-salées plus bio que bio

Ten Belles : A l'honneur ? Espresso et pâtisseries à l’heure anglaise

Peppa Porchetta : Viva la dolce vita et les sandwichs à la porchetta

The Asado Club : Le BBQ à l’argentine par El goleador du grill

Ground Control 2017 à Paris

BUVETTE

Zabriskie Bar

Bartholdi's

Bikini Atoll

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dimanche 30 juillet 2017

Inde

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