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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 17 décembre 2017

Miss France 2018

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Après plus de trois heures de suspense d’une longue cérémonie qui s’est déroulée, ce samedi 16 décembre, depuis le M.A.CH 36 de Châteauroux, Miss Nord-Pas-de-Calais a été élue Miss France 2018. Elle succède ainsi à Alycia Aylies.

Passionnée de mode et de photographie, cette étudiante de 23 ans d’un mètre 76 voit un de ses rêves de petite fille se réaliser. Se définissant comme étant persévérante et déterminée, elle comptait sur sa chevelure rousse pour faire la différence. «Je pense que c’est un avantage, pour les photos de groupe peut-être. Ça fait un an qu’ils sont ainsi. En fait, je l’ai décidé au cours d’un défilé où on m’avait bombé les cheveux en roux. À l’époque, tout le monde m’a dit que ça m’allait super bien. Au début, j’étais un peu réticente à l’idée de sauter le pas. Et puis, finalement, je l’ai fait et ça m’a plu! Il y a eu un avant et un après. Aujourd’hui, je ne pourrais plus retourner à ma couleur naturelle, le blond foncé. Je trouve que ça me va mieux au teint.»

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Miss Nord-Pas-de-Calais élue Miss France 2018. Maëva Coucke, 23 ans, est étudiante en première année de licence de droit.

Miss Nord-Pas-de-Calais, Maëva Coucke, 23 ans, a été élue Miss France 2018, samedi 16 décembre à Châteauroux (Indre), succédant à la Guyanaise Alicia Aylies, qui fut la première Miss Guyane à décrocher la couronne. La jeune femme, 1,76 m, étudiante en première année de licence de droit, a devancé Miss Corse, première dauphine, Miss Ile-de-France, deuxième dauphine et Miss Champagne-Ardenne et Miss Réunion, les deux dernières finalistes.

Trente femmes de 18 à 24 ans prétendaient au titre, à l’occasion de la 88e cérémonie diffusée en exclusivité sur TF1.

« Message aux Français »

Deux mois après le déclenchement de l’affaire Harvey Weinstein, la cérémonie a été dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes, par Sylvie Tellier, Miss France 2002 et directrice générale de la société Miss France.

Un clip en noir et blanc intitulé « Les miss se mobilisent contre les violences faites aux femmes » a été diffusé juste avant le défilé en maillots de bain. « Je suis libre de choisir qui je veux, libre de dire non… Je suis forte, confiante, je suis belle, je suis moi », pouvait-on entendre dans cette courte vidéo. « Il ne faut pas oublier que l’année dernière en France, tous les trois jours, une femme est morte sous les coups de son mari », a ensuite rappelé Iris Mittenaere, Miss France 2016, sacrée Miss Univers en 2017. « Miss France se doit de soutenir cette cause », a-t-elle ajouté.

L’annonce du thème de l’émission n’avait pas convaincu les associations féministes, qui voient dans la cérémonie une célébration de la « femme objet ». La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, avait cependant salué une occasion « de sensibiliser un grand nombre de familles assises devant leurs téléviseurs ». « Les Miss peuvent envoyer un message à tous les Français ! », a-t-elle déclaré dans Le Parisien-Aujourd’hui en France de samedi.

Fin octobre, l’élection de Miss Pérou, retransmise en direct à la télévision, avait été utilisée par les candidates pour dénoncer les violences faites aux femmes. « Mon nom est Camila Canicoba et mes mensurations sont 2 202 féminicides en neuf ans dans mon pays », avait lancé une candidate. « Une fillette meurt toutes les dix minutes [dans le monde] victime de l’exploitation sexuelle », « plus de 70 % des femmes au Pérou sont victimes de harcèlement de rue », « 81 % des auteurs d’agressions sexuelles sur des jeunes filles de moins de 5 ans sont proches de la famille », ont alors enchaîné d’autres jeunes femmes en robes à paillettes dorées.

Fêtes populaires

Cette 88e édition de Miss France avait aussi été placée sous le signe des fêtes populaires, avec un jury coprésidé par le couturier Jean Paul Gaultier et Iris Mittenaere. Les chanteuses Nolwenn Leroy et Lorie Pester, l’humoriste Anne Roumanoff, le rugbyman Vincent Clerc et le comédien espagnol Agustin Galiana, comptaient aussi parmi les jurés. Le chanteur britannique Ed Sheeran était l’invité d’honneur de la cérémonie. Jean-Pierre Foucault a animé cette soirée pour la 23e fois. La dernière édition avait attiré pas moins de 7,6 millions de téléspectateurs.

Les grandes fêtes françaises, comme le 14-juillet, le Carnaval de Nice ou les fêtes foraines, ont été évoquées tout au long de la cérémonie par les prétendantes, mises en scène dans une dizaine de tableaux chorégraphiés. A égalité, le jury et les téléspectateurs ont désigné les cinq finalistes parmi douze candidates sélectionnées par les organisateurs.

Les téléspectateurs avaient toutefois le dernier mot pour désigner seuls la lauréate et ses deux dauphines, en votant par téléphone et SMS. Auparavant, les téléspectateurs pouvaient poser des questions aux finalistes depuis les réseaux sociaux.

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Paris s’engage contre la grossophobie: «Le regard des gens est destructeur»

SOCIETE Dans le cadre de la semaine parisienne de lutte contre les discriminations, la Ville de Paris organise ce vendredi un événement contre les violences et discriminations grossophobes…

« Baleine », « grosse vache », « Baloo ». Ces insultes, elle les entend depuis toute petite. A 25 ans, Alixia, habitante des Hauts-de-Seine, pèse 100 kg à cause d’une thyroïde instable, et a toujours été victime au quotidien de discrimination par rapport à son poids. « Dans les transports, les gens me lancent des regards de dégoût et ne s’assoient pas à côté de moi. Quand je mange dehors, des insultent fusent », explique-t-elle à 20 Minutes. « A force qu’on me dise que je ne dois pas manger vu comment je suis grosse, j’en suis arrivée à me dégoûter de la nourriture et de moi-même », ajoute la jeune femme.

Pour faire face à ce phénomène, la Ville de Paris organise ce vendredi un événement contre les violences et discriminations grossophobes. « L’occasion de mettre en lumière une forme d’inégalité de traitement peu reconnue », annonce l’Hôtel de ville. Définie comme une « aversion ou attitude hostile envers les personnes en surpoids, grosses ou obèses », la grossophobie s’accompagne en effet d’une stigmatisation, de préjugés et d’une importante violence sociale.

« Dégoût », « vide » et « totale impuissance »

« Quand je postule à un emploi, une amie qui a des compétences inférieures est retenue. Pas moi », reprend Alixia, qui est loin d’être seule dans cette situation. En France, 15 % des adultes sont concernés par l’obésité, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et d’après le baromètre du Défenseur des droits et l’Organisation internationale du travail (OIT), 20 % des demandeurs d’emploi obèses disent avoir été discriminés à l’embauche. Sans compter les moqueries, les remarques désobligeantes et les injures.

Aniela, 22 ans, est aussi victime de grossophobie depuis son enfance. « Gros tas », « tu es grosse, personne ne t’aimera », entendait-elle dans la cour de l’école. Aujourd’hui, le rejet fait toujours partie de son quotidien. « Mon père ne manque pas une occasion pour me rappeler mon surpoids. Tant et si bien que je n’assiste plus aux réunions de famille. » Chez le médecin aussi, ce sont toujours les mêmes remarques qui reviennent. « Vous ne vivrez pas vieille », lui assène son docteur.

« Ce mal-être a engendré un sentiment de dégoût, de vide et de totale impuissance. En plus d’un manque de confiance en moi, cela m’a dégoûté de mon corps. Le regard des gens est destructeur, mais le nôtre est encore plus violent », explique la jeune fille auprès de 20 Minutes qui a lancé un appel à témoignages sur le sujet, faisant affluer aussi un certain nombre de commentaires de nature grossophobe.

« Ils saoulent les gros, ils coûtent cher à la sécu »

« Le jour où les gros auront à payer de leur poche les frais occasionnés par leur manque de discipline alimentaire, on aura beaucoup moins d’obèses pour se plaindre que la société est vilaine avec eux et qu’ils sont discriminés, les pauvres choux [à la crème] », note un internaute. « Ils saoulent les gros, ils coûtent cher à la sécu en plus et ils bouffent plus que de raison et ne font pas de sport. Ils n’ont qu’à pas aller chez McDo tous les soirs en pensant qu’une salade McDo, c’est bon pour le régime », lance un autre.

« Pour les gens, un gros gène, mange la part des autres, sent mauvais », s’insurge Freddy sur ces nombreux clichés. « Pour la société, être gros veut encore dire que la personne n’est pas performante », déplore de son côté Hélène Bidard, adjointe à la maire de Paris chargée de toutes les questions relatives à l’égalité femmes-hommes, la lutte contre les discriminations et des droits humains, à l’initiative de l’événement de vendredi, rappelant que l’obésité touche principalement les couches moyennes et populaires.

Gabrielle Deydier, dans son livre On ne naît pas grosse  publié le 15 juin dernier aux éditions Goutte d’Or, indique que si 15 % de l’ensemble de la population est au smic, le taux grimpe à 26 % chez les Français obèses. « Quand les gens pauvres sortent leurs enfants pour leur faire plaisir, ils leur achètent un Happy Meal au MacDo à 4 euros, car le cinéma coûte deux fois plus cher. Nous vivons dans une société schizophrène : grossir devient de plus en plus facile, mais les obèses sont des pestiférés », explique-t-elle dans un entretien à l’Express. Le tout dans un contexte de tyrannie de l’apparence.

« Dans la capitale de la mode, c’est comme si ce n’était pas un sujet »

« Les discriminations envers les personnes de forte corpulence, et à l’apparence physique en général sont une réalité. Mais la question n’est pas abordée par les pouvoirs publics », s’exclame Hélène Bidard, regrettant « le culte de la minceur, voire de la maigreur, qui est diffusé par les entreprises, le monde de la mode et les médias ». Un phénomène exacerbé à Paris. « Dans la capitale de la mode, c’est comme si ce n’était pas un sujet. Il y a une volonté de rendre invisible les gros dans la ville ». Alors, pour faire prendre conscience de la problématique et « pour que ces personnes se retrouvent pleinement dans la ville et s’y inscrivent de plein droit », la mairie va émettre ce vendredi un certain nombre de préconisations et lancer la campagne: « Grossophobie stop ! Ensemble réagissons ».

« Les personnes grosses ne parlent pas, ne portent pas plainte et entrent dans un cycle d’enfermement », insiste Hélène Bidard. En effet, peu de condamnations sont enregistrées pour discrimination à l’apparence physique, introduite pourtant dans la loi du 16 novembre 2001. Mais selon Alixia, ce sont les regards des gens et de la société qui doivent d’abord changer car « la grossophobie détruit, réellement ».

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jeudi 14 décembre 2017

Le photographe de mode Bruce Weber à son tour accusé d'abus sexuels

Une plainte a été déposée par le mannequin Jason Boyce, pour des faits datant de 2014.

bruce weber

Bruce Weber à New York le 7 septembre 2017.

ABUS SEXUELS - Après Terry Richardson, un autre grand nom de la photographie de mode, Bruce Weber, est accusé d'avoir abusé d'un jeune mannequin, dans une plainte déposée à New York.

Selon la plainte déposée vendredi 1er décembre devant la Cour suprême de l'Etat de New York, Bruce Weber, 71 ans, qui a travaillé pour Vogue et aidé à forger l'image de marques comme Calvin Klein, Ralph Lauren et Abercrombie & Fitch, aurait abusé de ce mannequin, Jason Boyce, en décembre 2014, lors d'une séance photo dans son studio à Manhattan.

Bruce Weber aurait demandé à Jason Boyce, alors âgé de 28 ans, de se dévêtir avant de procéder à des attouchements et d'obliger le jeune homme à l'embrasser.

"Avec juste de la confiance, tu pourrais vraiment aller loin (...) Jusqu'où veux-tu aller? Quelles sont tes ambitions?" lui aurait murmuré le photographe, selon la plainte déposée par l'avocate californienne Lisa Bloom.

La plainte vise également l'agence de mannequinat qui employait Boyce et son patron, Jason Kanner.

La plainte affirme que Bruce Weber "a eu un comportement similaire avec d'autres mannequins masculins" qui lui auraient été envoyés par l'agence, Soul Artist.

"Trouble émotionnel"

Lisa Bloom a indiqué à l'AFP avoir reçu depuis vendredi "d'autres appels avec des plaintes similaires", sans plus de précision.

Après cette expérience, Jason Boyce dit avoir déménagé en Californie et renoncé au mannequinat, "redoutant une industrie dans laquelle M. Weber était considéré comme un photographe de premier rang et l'un des champions des mannequins masculins".

Jason Boyce réclame dommages et intérêts, invoquant le "trouble émotionnel" causé et des "pertes économiques" après son retrait de l'industrie de la mode.

En octobre, le photographe Terry Richardson, connu pour ses photos provocantes et soupçonné depuis des années de harceler sexuellement ses mannequins, avait été "lâché" par les magazines Vogue et Vanity Fair, propriétés du groupe Condé Nast.

Le groupe avait indiqué qu'il ne travaillerait plus avec Terry Richardson, qui s'est distingué notamment par son travail pour Yves Saint Laurent, Marc Jacobs ou Tom Ford, après un article dans le Sunday Times britannique le qualifiant de "Weinstein de la mode".

Depuis les révélations sur le producteur de cinéma Harvey Weinstein, accusé d'avoir violé, violenté ou harcelé plus d'une centaine de femmes, la liste d'hommes de pouvoir américains accusés d'abus sexuels, parfois pendant des années, ne cesse de s'allonger.

Les secteurs américains du divertissement, de la politique, de la culture et des médias sont les premiers concernés, avec des dizaines de personnalités accusées, qui ont pour la plupart été limogées ou suspendues.

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lundi 11 décembre 2017

Le travail, c’est pas la santé

Par Nicolas Santolaria - Le Monde

Après le burn-out, le bore-out ou la maladie de tako-tsubo, l’entreprise semble avoir créé une nouvelle pathologie : l’hyperstress.

Selon une étude menée entre 2013 et 2017 par le cabinet Stimulus, 24 % des salariés français seraient dans un état d’« hyperstress ». Lorsqu’on tombe pour la première fois sur ces chiffres, on se dit : tiens, ils ont trouvé une nouvelle maladie corporate ! En effet, si l’on ne sait plus très bien où en est la production industrielle de l’Hexagone, une chose est sûre : notre pays usine des pathologies professionnelles à la chaîne avec autant de ferveur que des robots mixeurs durant les « trente glorieuses ».

Un rapport publié en 2008 par l’Organisation mondiale de la santé plaçait même la France à la troisième place des pays recensant le plus grand nombre de dépressions liées au travail. Burn-out, bore-out, brown-out, tako-tsubo, la litanie terminologique des misères induites par l’activité professionnelle n’a cessé de s’étendre ces dernières années, sans réussir à endiguer la propagation d’un mal-être généralisé et protéiforme. Avec 24 % d’hyperstressés, l’entreprise française semble s’orienter vers une situation où le normal et le pathologique pourraient à terme fusionner, pour accoucher d’une véritable patho-normalité.

« Comment ça va, ce matin ?, vous demanderait alors votre collègue, dans ce contexte où le malaise psychique serait devenu aussi courant que le rhume en hiver.

− Je reviens tout juste de burn-out et, comme le patron m’a interdit d’aller aux toilettes pendant mes heures de service malgré mon problème de prostate, je sens monter un léger hyperstress. Mais c’est tout à fait supportable. »

COMPARATIVEMENT AU STRESS, QUI CONDUISAIT À SE RONGER LES ONGLES, ON PEUT SE DEMANDER SI L’HYPERSTRESS NE POURRAIT PAS DÉBOUCHER SUR LE FAIT DE SE DÉVORER CARRÉMENT LE BOUT DES DOIGTS

Dans ce monde où la culture de la lutte a progressivement laissé place à une culture victimaire, l’hyper­stress, dernier barreau sur l’échelle de la mesure du stress psychologique, touche prioritairement les secteurs de la santé humaine et des actions sociales, des arts, spectacles et activités récréatives, et des services. Affectant fortement les femmes et les plus de 50 ans, ce stress, si élevé qu’il en devient dommageable pour la santé, est induit par un sentiment d’inadaptation cognitive aux exigences de l’époque. Il faut « s’adapter sans cesse » et traiter des informations « nombreuses et complexes », alors même que l’autonomie et la reconnaissance font défaut.

Comparativement au stress, qui conduisait à se ronger les ongles, on peut se demander si l’hyperstress ne pourrait pas déboucher sur le fait de se dévorer carrément le bout des doigts, en une inquiétante pulsion cannibale appliquée à soi-même. Supposition fantasque, mais qui fait écho au dernier ouvrage du philosophe allemand Anselm Jappe, La Société autophage. Capitalisme, démesure et autodestruction (La Découverte, 248 p., 22 €), où le mythe grec d’Erysichthon est remis au goût du jour. Puni pour un outrage à la nature, ce roi écocide fut condamné à connaître une faim insatiable qui le conduisit, après avoir englouti tout ce qui se trouvait autour de lui, à arracher ses membres et à se nourrir de son propre corps. Soit un devenir à la fois problématique, funeste, et franchement hyperstressant…

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dimanche 10 décembre 2017

En Chine, la reconnaissance faciale envahit le quotidien

Par Simon Leplâtre, Shanghaï, correspondance - Le Monde

De la sécurité publique au paiement en caisse automatique, la technologie est utilisée tous les jours dans la société chinoise.

Shanghaï, un après-midi d’automne. Alors que l’agent qui fait la circulation a le dos tourné, un homme entre deux âges traverse au rouge. Quelques secondes plus tard, son visage apparaît sur les écrans installés dans les arrêts de bus du quartier. Il y restera, en alternance avec celui d’autres contrevenants, jusqu’à ce qu’il aille s’acquitter d’une amende de 20 yuans (2,60 euros) au commissariat du quartier.

D’autres villes de Chine ont adopté le système. Parfois moins discrètement, comme Shenzhen, la métropole qui fait face à Hongkong, où le visage des piétons trop pressés apparaît sur un écran géant au coin des carrefours.

La méthode ne dérange pas. « Il ne faut pas traverser au rouge, donc je ne vois pas où est le problème », commente un jeune Shanghaïen en haussant les épaules. La plupart des passants ne sont pas dérangés par le caractère intrusif de la technologie, tant qu’elle vise à faire respecter la loi.

Cette acceptation du public est l’un des facteurs qui permet à l’empire du Milieu d’avoir une longueur d’avance dans le domaine de la reconnaissance faciale. « En Chine, les gens sont moins préoccupés par les questions de vie privée, ce qui nous permet d’aller plus vite », déclarait Xian-Sheng Hua, directeur de la branche intelligence artificielle d’Alibaba, le leader chinois du commerce en ligne, début octobre lors d’un forum professionnel à Amsterdam.

Et la Chine va vite : aujourd’hui, la plupart des gouvernements locaux sont équipés de systèmes de reconnaissance faciale. De plus en plus d’institutions se laissent tenter. Installée dans les dortoirs d’universités, cette technologie remplace désormais les concierges, pour savoir à quelle heure rentrent les étudiants. De plus en plus, elle prend la place des badges pour rentrer dans les bâtiments d’entreprises.

Un système très bon marché

Cet été, une utilisation inattendue du système a fait les gros titres : des toilettes publiques à Pékin ont installé un distributeur de papier toilette à reconnaissance faciale pour lutter contre les abus : pas plus de 60 cm toutes les neuf minutes pour une même personne… D’autres toilettes « 2.0 » ont suivi dans le pays…

Si le système se fait si envahissant en Chine, c’est parce qu’il est désormais très bon marché. Pour les fonctions les plus basiques, une webcam équipée d’un logiciel simple suffit. « L’important, ce sont les algorithmes, explique Leng Biao, professeur de vision informatique à l’école d’ingénierie de l’université Beihang de Pékin. Quand il s’agit de vérifier l’identité d’une personne dont on a la photo, la reconnaissance faciale est très fiable, on trouve même des logiciels gratuits sur Internet. »

Reconnaître une personne parmi une base de données de millions d’individus est une autre affaire, a fortiori s’il s’agit de la population chinoise totale, qui compte 1,4 milliard d’habitants. « Imaginez : même si vous n’avez que 10 % de marge d’erreur, appliqué à la population du pays, c’est énorme ! remarque Leng Biao. Et sur une telle population, il y a forcément des gens tellement identiques que même leurs parents ne les reconnaîtraient pas ! »

Aujourd’hui, c’est plutôt le premier type d’applications qui explose : au-delà des aéroports, des entreprises privées s’y mettent. En Chine, on peut ainsi retirer de l’argent dans les distributeurs de China Construction Bank avec son visage. Quant à Alipay, la branche financière d’Alibaba, elle teste en ce moment cette option pour payer dans ses petits supermarchés haut de gamme « Hema ».

Des courses sans téléphone, ni portefeuille

Dans l’un de ces magasins au nord de Shanghaï, les terminaux de paiement sont équipés de caméras 3D, comme sur le dernier iPhoneX. Après avoir enregistré votre visage, dont Alipay vérifie la conformité avec votre carte d’identité, vous pouvez faire vos courses sans votre téléphone, ni votre portefeuille. A la sortie de Hema, une jeune femme venue déjeuner dans cette épicerie restaurant, trouve cette fonction « amusante », mais pas vraiment plus efficace que le paiement mobile, lui aussi rapide et déjà répandu en Chine.

Pour l’instant, une fois votre identité reconnue par la machine, il faut encore entrer votre numéro de téléphone, une « double vérification » imposée par la loi chinoise, explique une communicante d’Alipay, qui rappelle qu’il s’agit là d’un projet pilote.

Mais Alibaba, et son concurrent le plus proche, JD.com, travaillent tous deux sur un projet de supérettes entièrement automatisées. Il est encore en phase de tests dans les locaux des deux leaders du commerce en ligne, où l’on entre et où l’on paie grâce à la reconnaissance faciale uniquement.

JD.com s’apprête aussi à vendre un service fondé sur la vision artificielle, permettant aux exploitants de supermarchés d’analyser le comportement de leurs clients, d’afficher des publicités ciblées grâce à des écrans munis de caméras, et même d’analyser la population qui passe devant leurs magasins…

Un marché à la croissance exponentielle

D’après une étude du cabinet Analysys, le marché de la reconnaissance faciale dépassait le milliard de yuans en 2016 (128 millions d’euros), et devrait être multiplié par cinq d’ici à 2021. Pour autant, si nombre d’entreprises s’y mettent, rares sont celles qui ont de réelles capacités dans le domaine, pointe le professeur Leng Biao. « Une dizaine tout au plus, ont les moyens de créer leurs propres algorithmes, et de les faire évoluer », estime-t-il.

Deux sociétés, en particulier, ont pris de l’avance : Sensetime, et Megvii sont devenues des licornes en 2017, dépassant le milliard de dollars de valorisation. Les deux entreprises utilisent l’intelligence artificielle pour affiner leur analyse d’image, et elles ne cessent d’étendre leurs activités, au fil de tours de table qui rassemblent géants de la tech et fonds d’investissements gouvernementaux.

Sensetime, installée à Hongkong, collabore avec une quarantaine de gouvernements locaux, et elle fournit en parallèle des logiciels permettant d’améliorer les photos aux principales marques chinoises de smartphones, Huawei, Oppo, Vivo et Xiaomi.

Même schéma pour Megvii, dont le siège est à Pékin, qui travaille avec Alibaba sur des systèmes de paiement d’un côté, et revendique 3 000 arrestations grâce à sa technologie, de l’autre. « Nous voulons être les yeux et le cerveau des villes, afin que toutes les prises de vue urbaines deviennent des données sur la ville », détaille un de ses porte-parole.

90 % de précision en quelques secondes

En matière de sécurité publique pourtant, le leader est une petite société de Shanghaï. Malgré ses technologies de pointe, IsVision n’a ni « showroom » ni écrans plats pour impressionner les visiteurs. A la place, le mur de l’entrée est recouvert de plaques officielles dorées célébrant, par exemple, « la meilleure entreprise informatique de Shanghaï ». Pour ses clients, des responsables de polices locales, ces distinctions valent bien des discours.

Fondée en 1999, l’entreprise sert aujourd’hui vingt-deux provinces et municipalités indépendantes chinoises, sur trente-quatre, dont le Tibet et le Xinjiang. Dans les locaux, des ingénieurs montrent l’application qui équipe les smartphones de la police, permettant d’effectuer des contrôles d’identité rapides. Un autre outil équipe les caméras de surveillance : une fois votre visage ajouté à une « liste noire », impossible de passer devant la caméra sans déclencher une alarme !

IsVision a remporté son plus gros contrat en 2015 : le ministère de la sécurité publique lui a commandé un système de reconnaissance faciale national. Objectif : 90 % de précision en quelques secondes. « Nos capacités sont les plus importantes du monde, tout simplement parce que personne n’a affaire à une telle quantité d’informations ! », explique fièrement Liu Shuchang, le directeur des ventes.

« Pour la police, la reconnaissance faciale est très pratique. Elle ne possède pas les empreintes digitales de tous les Chinois, alors que grâce aux cartes d’identité, tous les visages sont connus. Notre algorithme peut comparer 1,4 milliard de personnes en 2 ou 3 secondes ! », poursuit-il.

« Prévenir le crime »

Pour les autorités, la reconnaissance faciale s’inscrit dans un système plus large visant, affirment-elles, à « prévenir le crime ». « En utilisant des systèmes et des équipements intelligents, on peut savoir à l’avance qui pourrait être un terroriste, qui pourrait faire quelque chose de mal », avait ainsi décrit sans fard Li Meng, vice-ministre des sciences et des technologies, à la mi-juillet.

Grâce à l’intelligence artificielle, les autorités peuvent analyser de plus en plus de données à la fois publiques et provenant d’entreprises privées, contraintes par la loi de livrer leurs données sur demande. « Nous sommes en train de passer d’une approche passive, réactive, de la sécurité, à une approche active : maintenant, grâce à des listes noires de suspects, on peut agir avant que les crimes ne soient commis », assure Liu Shuchang. Vertigineux.

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samedi 9 décembre 2017

Environnement

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vendredi 1 décembre 2017

JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE SIDA 2017

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La lutte contre l'épidémie du VIH n'est pas terminée mais elle progresse. Vendredi 1er décembre est marqué par la Journée mondiale de lutte contre le Sida. L'occasion de prendre le temps de s'informer sur cette maladie, des moyens qui existent pour s'en protéger et surtout, comment procéder à un dépistage. Plus d'informations sur RTL.fr . . #picoftheday #sida #aids #worldaidsday #fight #disease #protection



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https://m.facebook.com/events/134697150519100/ #worldaidsday #1december 📸@spenglervanda



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jeudi 30 novembre 2017

Grève - Devant le siège de la SNCF au RER Stade de France / St Denis

 

 

Instagram post by Jacques Snap * Nov 30, 2017 at 8:26am UTC



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Les salariés du prestataire de nettoyage H.Reinier (Onet), chargés des 76 gares du réseau Paris-Nord, sont en grève depuis 27 jours.
La SNCF commence à trouver cela très long, surtout que trois gares (Saint-Denis, Garges et Ermont) «ne peuvent pas être nettoyées car elles sont bloquées, nuit et jour, par les grévistes » estime l’entreprise dans un communiqué. Jugeant la situation «intenable, tant sur le plan sanitaire que sécuritaire », la SNCF a pris «contact avec les autorités compétentes afin de mettre en oeuvre des actions pour accéder aux gares qui sont occupées ».
Par ailleurs, elle «exige de la direction de N Reinier de désigner rapidement un médiateur externe afin d’être accompagnée dans la gestion du conflit pour arriver à un accord bilatéral ».

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mardi 28 novembre 2017

Etes-vous un Français médian ?

L’Insee dresse le portrait des Français dont le niveau de vie est au milieu de l’échelle nationale des revenus. Un groupe au cœur du quinquennat, juge dans sa chronique Gérard Courtois.

A pied, à cheval, en voiture ou en bateau à voiles, chantait Prévert : il y a mille façons de faire le tour de la Terre, ou plus modestement de la France. Le week-end passé, l’on pouvait aussi prendre le train et filer à Clermont-Ferrand pour écouter Jean-Luc Mélenchon et ses « insoumis » avertir le président de la République Emmanuel Macron qu’il a « mangé son pain blanc ». Ou enfourcher son vélo pour monter à la Bellevilloise et entendre l’ancien ministre Stéphane Le Foll lancer le slogan qui ressuscitera, espère-t-il, les socialistes : « Citoyens de tous les pays, unissez-vous ! »

Moins poétique et moins militant, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) propose une autre sorte de voyage dans son dernier « portrait social » de la France (Insee Références, 272 p., 19,80 €). Outre son habituelle batterie de données chiffrées qui dressent le diagnostic économique et social du pays, l’Insee propose, cette année, un gros plan passionnant sur le Français « médian ».

On prendra garde de ne pas assimiler ce dernier au trop flou et volontiers péjoratif français moyen, « beauf » râleur ou brave type la main sur le cœur. Car les chercheurs de l’Insee ne font pas dans l’impressionnisme, mais dans la clinique sociale. Le Français médian est donc celui dont le niveau de vie est au milieu de l’échelle nationale des revenus, soit 1 680 euros nets par mois, la moitié des Français gagnant moins et l’autre moitié davantage.

Pour obtenir une population statistiquement significative, l’étude a retenu la tranche de Français dont le revenu est compris entre 90 % et 110 % de ce revenu médian, soit entre 1 510 et 1 850 euros par personne. Ce groupe rassemblait, en 2014, 11,6 millions de personnes, soit près d’un Français sur cinq (18,7 %), contre 14 % de « pauvres » (moins de 60 % du revenu médian, soit moins de 1 000 euros par mois), 26 % de « modestes » (entre 60 % et 90 %), 30 % de « plutôt aisés » (entre 110 % et 180 %) et 11 % d’« aisés » (plus de 180 % du revenu médian, soit plus de 3 000 euros par mois.

Impact du niveau d’éducation

Si leurs situations sont évidemment diverses (selon qu’ils vivent en famille, avec ou sans enfants, ou selon qu’ils sont divorcés, célibataires, veufs ou veuves, en activité ou retraités…), les Français médians n’en présentent pas moins des caractéristiques significatives par rapport aux plus pauvres ou aux plus aisés. Ainsi, ils constituent plus souvent des familles traditionnelles avec au moins un et le plus souvent deux enfants ; c’est le cas de près de 38 % de la population des ménages médians, soit 3 points de plus que la moyenne nationale. Inversement, on y compte peu de familles monoparentales (4 %, contre 20 % dans les ménages pauvres).

Un autre trait distinctif singularise le Français médian : il est moins diplômé que la moyenne. Un quart des personnes appartenant à cette catégorie n’ont pas de diplôme ou au plus le certificat d’études primaires, 28 % sont titulaires d’un CAP ou d’un BEP, à peine un sur cinq du seul baccalauréat et 21 % d’un diplôme de l’enseignement supérieur (dont moins de la moitié supérieure à bac +2). L’impact du niveau d’éducation sur le niveau de vie est, à cet égard, saisissant et rapproche les ménages médians des plus modestes : près de 70 % des Français pauvres ou modestes n’ont pas de diplôme ou un diplôme inférieur au baccalauréat, contre 60 % dans le groupe médian, 43 % chez les plutôt aisés et 23 % chez les aisés.

Largement indexée sur leur niveau de formation, la situation professionnelle des Français médians les rapproche des plus modestes. Plus de trois sur cinq (61,4 %) de ceux qui sont en activité sont, en effet, ouvriers (26,8 %) ou employés (34,6 %), soit une proportion proche des Français modestes (70 %) ou pauvres (57 %), mais très supérieure à ce que l’on constate dans les ménages plutôt aisés (39 %) ou aisés (13 %).

En revanche, les Français médians se distinguent nettement des plus modestes par leur position sur le marché du travail : ainsi 61 % ont un emploi (contre 66 % dans les ménages aisés, 51 % chez les modestes et 39 % chez les pauvres), plus de 80 % des actifs sont en contrat à durée indéterminée et 4 % sont au chômage (contre 17 % des pauvres et 7,5 % des modestes).

Peur du déclassement

Pour autant, et malgré leur position centrale dans la distribution des niveaux de vie, une part importante des ménages médians – deux sur trois – estiment être dans une situation financière difficile : 18 % déclarent boucler « très difficilement » leurs fins de mois ou « ne pas pouvoir y arriver sans faire de dettes » et 48 % assurent que « c’est juste, il faut faire attention ». Près d’un ménage médian sur quatre, précise l’Insee, n’a pas les ressources pour remplacer ses meubles hors d’usage et plus d’un sur cinq n’a pas pu se payer une semaine de vacances hors de son domicile au cours de l’année.

Ces difficultés financières sont évidemment plus fortes dans les familles monoparentales, chez les chômeurs et parmi ceux qui ne sont pas propriétaires de leur logement. Mais, plus globalement, elles se doublent chez les Français médians, comme chez les pauvres et les modestes, de projections assez sombres sur leur avenir personnel et celui du monde en général. Leur crainte de ne pouvoir assurer leurs vieux jours et la peur du déclassement sont les deux causes majeures de cette inquiétude.

Combattre le pessimisme de ce groupe central sera l’un des enjeux du quinquennat d’Emmanuel Macron. Si l’on en juge non plus par l’Insee, mais par les enquêtes électorales du printemps, la barre des 2 000 euros de revenu a constitué une frontière très marquée : sous ce niveau de revenu, une nette majorité d’électeurs ont voté pour Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ou les candidats d’extrême gauche. Reconquérir un tant soit peu leur confiance sera décisif à l’avenir pour désamorcer la force d’attraction des populismes.

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La population française toujours plus connectée

Par Vincent Fagot

Près des trois quarts des Français possèdent un smartphone et le mobile est devenu l’outil privilégié pour accéder à Internet, selon le dernier baromètre du numérique.

Essor inexorable du smartphone, utilisation croissante du mobile pour accéder à Internet… l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), le Conseil général de l’économie (CGE) et l’Agence du numérique ont rendu public, lundi 27 novembre, l’édition 2017 du baromètre du numérique. Ce document, réalisé par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), permet d’analyser l’évolution du comportement des Français face au numérique.

73 % des Français possèdent un smartphone

La quasi-totalité de la population (94 %) est désormais équipée de téléphones mobiles. Le portable confirme son ascendant sur le fixe, qui continue de perdre du terrain (avec un taux d’équipement de 86 %, en baisse de 2 points). Le smartphone est devenu en quelques années incontournable : 73 % des Français en possèdent un (+ 8 points en un an), contre seulement 28 % en 2012. Les équipements dits nomades continuent leur percée au sein des foyers. « Les tablettes, qui faisaient timidement leur apparition il y a six ans, touchent aujourd’hui 44 % des individus », note le baromètre du numérique, soit une hausse de 4 points en un an et de 40 points en six ans.

76 % des Français vont quotidiennement sur Internet

Jamais le taux d’équipement à l’Internet fixe n’a été aussi élevé : 85 % des personnes interrogées déclarent ainsi être raccordées à Internet à leur domicile. Et seuls 12 % des sondés affirment ne jamais se connecter à Internet, un chiffre en recul de trois points par rapport à l’an dernier.

L’utilisation d’Internet perce dans tous les domaines, qu’il s’agisse de réaliser des tâches administratives (67 %, + 5 points) ou des achats en ligne (61 %, + 1 point). Désormais, plus de trois quarts des Français surfent quotidiennement sur Internet (76 %) contre 68 % il y a seulement deux ans. Même progression sur le lieu de travail : en 2017, 54 % des actifs utilisent un ordinateur tous les jours sur leur lieu de travail contre 46 % il y a quatre ans.

Le mobile préféré à l’ordinateur pour aller sur Internet

Selon l’étude du Crédoc, 81 % des Français disposent d’au moins un ordinateur à leur domicile. Un chiffre en recul de deux points en 5 ans. Sans surprise, les plus jeunes sont les mieux équipés : 95 % des 12-17 ans disposent d’un ordinateur à domicile contre 52 % pour les 70 ans et plus.

Aujourd’hui, les Français passent cependant prioritairement par leur téléphone mobile pour accéder à Internet. C’est le terminal privilégié de 42 % des personnes interrogées, contre 38 % qui lui préfèrent l’ordinateur et 7 % qui optent pour la tablette.

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