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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 10 juin 2015

Villa Cavrois

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dimanche 6 avril 2014

Monument américain commémorant la Bataille de la Marne de 1914 (près de Meaux)

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Ci-dessus : photo avec effets spéciaux

Un concours sur maquette, fut organisé dont le lauréat fut FREDERICK MAC MONNIE. Il fallut néanmoins quatorze années avant que le projet puisse aboutir.

Après la victoire de 1918, l'idée de réaliser une statue commémorative de la Bataille de la Marne de 1914 se concrétisa.

En effet ce n'est qu'en septembre 1932 que le Monument Américain est inauguré, lors d'une cérémonie solennelle en présence du président de la République , ALBERT LEBRUN et du Président du conseil  EDOUARD HERRIOT.

L'ensemble principal est composé d'une femme nue debout. Sur le haut de sa jambe droite, elle porte son fils mort au combat. La nudité des corps rappelle les compositions de l'Antiquité. Derrière sur sa droite un deuxième ensemble est constitué d'un autre homme couché sur le dos le visage en arrière, et d'une femme à genou le prenant dans ses bras. Le personnage principal est coiffé d'un bonnet phrygien , symbolise la France et la liberté. Il tient dans sa main droite une épée brisée et dans sa main gauche des étendards et des drapeaux surmontés d'un coq. Un drapé en fleurs de lys entoure son bras droit.

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Usine élévatrice de Trilbardou

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L’usine élévatoire de Trilbardou est une machine hydraulique situé à Trilbardou, qui permet d'alimenter le Canal de l'Ourcq en eau de la Marne. Elle se trouve en contrebas du canal, à 39 km du bassin de la Villette. Cette machine, datant de 1865 et classée monument historique en 1989, est toujours en état de fonctionnement, mais l'alimentation en eau du canal est désormais essentiellement assurée par des pompes électriques installées dans un bâtiment à l'entrée du site. La télésurveillance du Canal de l'Ourcq et de ses installations techniques est assurée depuis un poste de commande installée dans l'usine.

Cliquez ICI

L'usine de Trilbardou est édifiée à l'emplacement d'une ancienne usine de tréfilerie et de laminage, les établissements Languenard, qui puisaient leur force motrice dans une chute de la Marne de 80 cm. La Ville de Paris racheta les installations et les droits d'eau après un incendie, ainsi que le moulin de Mareuil-lès-Meaux, dont elle supprima le barrage, portant ainsi la chute de Trilbardou à 1,20 m.

Compte tenu de cette faible hauteur de chute, mais de l'importance du débit de la Marne, une usine élévatoire alimentée par une roue hydraulique système Sagebien était parfaitement adaptée aux besoins, et cette technique, bien maîtrisée à l'époque, permettait d'obtenir un rendement énergétique de 85 % à 90 %.

Ce type de roues a comme particularité de posséder des aubes non radiales, de manière à ce qu'elles soient inclinées à 45 degrés lorsqu'elles pénètrent l'eau, évitant ainsi de provoquer des chocs et des tourbillons qui réduiraient le rendement du système tout en nécessitant plus d'entretien du dispositif. Les pertes d'énergie sont donc réduites et l'eau travaille plus par son poids que par sa vitesse.

La roue Sagebien mise en œuvre, de 11 mètres de diamètre et 6 mètres de largeur, est la plus importante jamais construite, les roues de moulin habituelles ayant un diamètre de 4 à 8 mètres. Elle comprend 70 aubes en sapin de Lorraine, soit 28 m³ de bois, ainsi qu'un arbre métallique en fer forgé de 17 T, long de 11,50 m. reposant sur trois paliers suiffés et tournant à 1,5 tours par minute2.

Sur l'axe de l'arbre moteur se trouve un pignon de 100 dents, engrenant deux roues plus petites tournant, elles, à 5 tours par minute et qui entrainent par l'intermédiaire de quatre bielles quatre pompes foulantes/refoulantes conçues également par Sagebien.

La puissance de ce moteur hydraulique n'est que de 150 CV, ce qui semble faible aujourd'hui, mais suffit pour animer les quatre pompes, capables de déverser ensemble dans le canal, situé 15 m plus haut que la Marne, environ 320 l/s dans de bonnes conditions de chute.

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dimanche 8 septembre 2013

Plouharnel - le site du Bégo (tourisme historique)

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LE MUR DE L'ATLANTIQUE

Après une reconnaissance de terrain, les allemands choisissent Plouharnel qui possède 1 400 hectares de dunes, placées depuis 1927 sous une servitude dite de « champ de tirs » vierge de toute habitation. Plouharnel se trouve non loin de la base de Lorient et apparaît comme un lieu stratégique permettant de couvrir toute la côte morbihannaise depuis l'embouchure de la Laïta (Finistère) jusqu’à Belle-lle. Une batterie sur l'Ile de Croix assurera un point d'appui supplémentaire. La batterie du Bégo servira de défense éloignée de la ville de Lorient et interdira l’approche  par mer en venant du sud. Dès le printemps 1941, les allemands investissent donc les dunes. Commence alors la construction d'ouvrages bétonnés qui formeront une  des trois plus importantes batteries de la façade atlantique. Trois cents  soldats prennent leur quartier au Bégo. L'organisation Todt, chargée du suivi des travaux, emploie des volontaires venus des pays conquis, attirés par un salaire correct, des prisonniers de guerre français, en général originaires des colonies, des déportés. .. 4 000 morbihannais y travaillent. Deux années seront nécessaires à la construction de ce point d'appui.

Une véritable petite ville naîtra au milieu des dunes !

Une route

Très vite, on construit à travers la dune une route en ciment pour l'acheminement des matériaux et de l'artillerie.

Un réseau ferroviaire

A partir de la ligne ferroviaire Auray-Quiberon, on organise un éventail de nouveaux rails et d'aiguillages permettant de rejoindre les positions de tir. Une seconde dérivation de la voie ferrée Auray-Quiberon arrive jusqu'à la barre d'Etel qui approvisionnait en sable les chantiers de construction de la base sous-marine de Lorient. Un hôpital, des baraquements en bois à usage d’habitation apparaissent en bordure de la route cimentée.

Des tranchées

Des tranchées rectilignes sont creusées dans le sable pour y installer les réseaux de câbles électriques et les conduites d'eau.

Un château d’eau

Un château d’eau permet l'arrivée de l'eau courante indispensable à la survie de ce « peuple des dunes » et à la fabrication du béton. Quatre cuves immenses pour loger les canons 340 B tirant à plus de 30 km.

Cette batterie nommée Va300 formera un triangle entouré de quelques 38 000 mines, délimité par des kilomètres de barbelés isolant 3 canons d’une portée de plus de 30 kilomètres. Des tranchées relieront  les abris à personne à trois positions de tir. Sur le littoral, des obstacles de plage, pieux et poteaux de bois compléteront la défense, suite à la visite de Rommel le 13 avril 1944.

Chaque canon

Caractéristiques

Poids  total : ' 66 tonnes

Longueur du canon : 16,15 mètres

Amplitude pointage vertical : - 8 à  + 45°

Amplitude pointage latéral :10°

Poids de projectile : 427 kilos

Vitesse initiale : 860 mètres/seconde

Portée maximale : 33.200 mètres.

Les trois canons : Destinés primitivement à la Marine Française, transformés en 1914 dans les ateliers de St Chamont pour l'armée de Terre, trois canons 340B achèvent leur longue carrière dans les dunes de Plouharnel. Transportés par voie ferrée, le seul tube d'un canon pèse plus de 67 tonnes. Afin de mesurer les tirs, une première tour provisoire en bois est construite. Puis, en 1944, une tour d’observation  en béton haute d'environ 20 m (6 étages) avec des murs de 2 m d'épaisseur se dresse vers le large. Au sommet, un télémètre, appareil optique de 5 m d'envergure nécessaire à l'appréciation des distances de tir des canons, est installé.

Un poste de commandement  se trouve au pied de  la tour d'observation. Des centaines de bunkers, casemates, tobrouks, abris à munition surgiront du sable. Aujourd’hui  on compte encore une centaine de vestiges de cette période. Le site est visible et ouvert au public.

Certains s'interrogent sur la présence de ces « blocs de béton » qui dénaturent le paysage. Faut-il faire table rase de ces témoins du patrimoine militaire du 20ème siècle ou doit-on au contraire, préserver durablement ces traces du passé en aménageant ce site ?

Quelques définitions :

TOBROUK : trou individuel bétonné pour mitrailleuses lourdes ou légères, mortiers, touretles de char.

BLOCKHAUS : l'usage du mot Blockhaus est erroné. Il nous vient du nom des abris allemands en bois de la première guerre mondiale et veut dire maison en rondin, il n'est pas du tout utilisé par la Wehrmacht sur l'Atlantikwall. Les allemands utilisent le mot Bunker et quelquefois le mot blockhaus pour nommer les abris à personnels.

BUNKER : terme générique désignant les constructions militaires allemandes en béton.

CASEMATE : de l'espagnol casa (maison) et matar (tuer). Abri pour pièces d'artillerie.

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