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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 13 août 2017

Fête des Langoustines à Locmiquélic

Dimanche 13 août : à 9 h 30, Foulées des Langoustines; à partir de 12 h, dégustation de plats régionaux (andouille chaude, langoustines, moules frites, rôti de porc et menus enfants); à 14 h, défilé de chars fleuris et de groupes, puis prestations sur podium.

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Reportage photographique J. Snap

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lundi 31 juillet 2017

PHOTOESPAÑA, GRAND BAIN RÉVÉLATEUR

Par Gilles Renault Envoyé spécial à Madrid

Giga-catalyseur fédérant aujourd’hui plusieurs villes à l’international, le «Arles espagnol» fête cette année sa 20e édition. Un bilan d’étape entre facilités académiques et vrais coups d’éclat.

Une myriade d’affiches constellent cet été les rues de Madrid. Mais on pourrait ne guère y prêter attention, tant le caractère laconique du slogan réfute toute tentation tapageuse. Sur un fond jaune orangé figurent en effet les lettres XX, qui ne font pas référence au trio indie rock londonien mais aux chiffres romains annonçant la vingtième édition du festival PhotoEspaña.

Créé le 3 juin 1998 à l’initative d’une SARL, la Fabrica, l’événement est devenu une référence mondiale, développée à très grande échelle selon un mode opératoire immuable que la directrice, Maria García Yelo, ne manque pas de rappeler chaque année : «Nous sommes un festival sans domicile fixe ni ressources propres, qui repose sur la qualité des liens que nous établissons avec toutes les institutions qui acceptent de collaborer avec nous.» Giga-catalyseur (1 500 expos et plus de 6 000 artistes figureraient déjà au palmarès !), PhotoEspaña se décline ainsi à l’Institut Cervantes comme au Museo ICO, au musée national du Costume, au Prado, au musée Thyssen-Bornemisza, au Círculo de Bellas Artes ou au Jardin botanique, entre autres lieux - souvent prestigieux - qui hébergent des dizaines d’expositions (gratuites, ou à des tarifs modiques) pendant trois mois. Sachant qu’au fil des ans, il a aussi élargi son champ d’action à d’autres villes d’Espagne (Barcelone, Bilbao, Valence…) et de l’étranger (Pékin, Buenos Aires, Chicago, Berlin, jusqu’à Mérignac et Chalon-sur-Saône pour la France), partenaires pour l’occasion, et qu’il attire des centaines de milliers de visiteurs, PhotoEspaña apparaît désormais comme une docte arborescence, aussi respectable et respectée sur le fond que, parfois, un brin confuse dans son agencement.

Longtemps, le festival a opté pour des thématiques ; puis il a confié tout son trousseau de clés à un unique commissaire artistique. De 2014 à 2016, il a tenté un découpage géographique aux frontières très (trop) larges, (Amérique latine, Espagne, Europe). Pour souffler ses vingt bougies, le festival imagine maintenant une formule hybride en proposant une carte blanche à Alberto García-Alix, comme convié à décorer la vitrine en sélectionnant six expos qui donnent le tempo… sans établir de lien avec le reste du programme.

Faire de García-Alix, déjà présent la première année, l’ambassadeur de PHE 17 (pour PhotoEspaña 2017) n’a rien d’une hérésie, tant son aura a, de longue date, franchi les frontières du pays. Toutefois, l’artiste est étroitement associé à une époque révolue, la Movida des années 80, et trente ou quarante ans plus tard sa prédilection pour la «marge» (défonce, prostitution, monde de la nuit) peine à coller à l’époque, comme en témoignent des choix «sulfureux» aussi rebattus que Pierre Molinier, Antoine d’Agata et Anders Petersen (ce dernier, toujours accoudé au café Lehmitz).

Redondant ou pas, on constatera cependant, dans le flot de propositions, que PHE 17 parvient à arpenter comme chaque année quelques voies moins balisées, à l’instar des trois accrochages ci-dessous détaillés.

Minor White, natures érotiques

«L’interrogeant pour savoir si je pouvais devenir photographe, Alfred Stieglitz me demanda à son tour : "As-tu déjà été amoureux ?" Je répondis : "Oui" et il me dit : "Alors, tu peux être photographe." En l’occurrence, Minor White en pinçait pour les garçons, ainsi qu’en témoignent une série de pauses lascives du modèle Gino Cipolla au galbe parfait, ou ce portrait de l’artiste himself, planté sur ses vieux jours - en sosie de Neil Young - au milieu de garçons la bite à l’air.

Minor White (mort en 1976 à 67 ans) est vanté à Madrid comme «un des photographes américains les plus importants du XXe siècle». Quoiqu’un tantinet survendue, la quête spirituelle et philosophique du cofondateur, en 1952, de la revue Aperture gagne cependant a être (re)découverte, à travers une série de tirages en noir et blanc où, contrastant avec le caractère explicite des nus masculins, sa vision de la nature (Vermont, Oregon…) s’exprime ici dans une magnifique théorie d’images abstraites - nodosité des troncs, anfractuosités du relief côtier, traces de pneus dans la neige. Egalement enseignant et éditeur, Minor White envisageait la photographie comme une source infinie de questionnement sur le sens de la vie, PhotoEspaña apportant pour l’occasion une quarantaine d’éléments de réponse probants.

PhotoEspaña rend hommage au cinéaste Carlos Saura en exposant ses reportages photo sur l’Espagne rurale des années 50. Pourquoi pas ? Il ne faudra pas nous en vouloir, pour autant, de préférer à l’archétype passéiste un panorama d’artistes actuels, autrement fougueux et intrigant. Parmi ceux-ci (Bego Antón, Mar Martín), le Castillan Jesús Monterde marque les esprits en présentant un monde rustique d’une rare crudité (fond et forme compris), prétexte à mille et une extrapolations ambiguës, sinon potentiellement maléfiques. Procédant par associations, il accole ainsi un enfant tirant sur une grosse corde et un arbre, comme pour sous-tendre une interprétation suicidaire. La saillie de deux canassons renvoie au cadavre pendu par les pattes d’un ongulé se vidant de son sang. Et une image pieuse cohabite avec un cierge sur lequel dégouline une cire propice à une interprétation dénuée d’équivoque. Jesús Monterde fait partie du collectif madrilène Blank Paper, présent cette année aux Rencontres d’Arles.

Rafael Milani, magique amazonie

Il faut un certain temps d’adaptation pour s’immerger dans les images de Rafael Milani, de même qu’on doit parfois redoubler d’effort pour discerner telle présence animale, lovée au cœur d’une végétation luxuriante. Jeune photographe brésilien au seuil de la trentaine, Milani a fait ses gammes à São Paulo ; mais, à l’exact opposé du tumulte citadin de la mégapole, c’est dans le tréfonds forestier de l’Amazonie qu’il puise une inspiration très picturale, fondée sur l’observation de créatures souvent réduites à l’état de silhouettes bataillant dans une nature dense et pénombreuse qui ne demanderait qu’à les engloutir. Inspiré par l’auteur brésilien Inglês de Sousa, qui publia à la fin du XIXe siècle ses Contos amazônicos, le photographe déploie une magie suggestive où le vol nocturne d’une chouette, des sauriens échoués dans le lointain sur une berge ou encore des humains réduits à l’état de contours ectoplasmiques fusionneraient en une sarabande énigmatique, sinon maléfique.

XXe festival PhotoEspaña à Madrid, jusqu’au 27 août. Rens. : www.phe.es

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mercredi 26 juillet 2017

Save the date

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vendredi 14 juillet 2017

Feu d'Artifice 2017 - Paris

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dimanche 9 juillet 2017

Le Havre fête ses 500 ans - Pierre et Gilles exposent...

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le havre

http://www.uneteauhavre2017.fr/fr/agenda

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jeudi 6 juillet 2017

Fête Nationale - bientôt

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mercredi 5 juillet 2017

Une Nuit blanche contre des temps obscurs

Prévu le 7 octobre, le cru 2017 veut faire de l’art un outil contre le repli identitaire.

Par  Philippe Baverel

Elle aura lieu le samedi 7 octobre. Mais cette année, Nuit blanche sera très rive droite. Ainsi en a décidé l’historienne de l’art, Charlotte Laubard, directrice artistique de l’édition 2017.

Organisée depuis 2002 chaque premier week-end d’octobre par la Ville, qui consacre 1,6 M€ à l’événement (sans compter l’apport du mécénat, de l’ordre d’1 M€), Nuit blanche attire près d’un million de personnes chaque automne. Populaire et festive, cette manifestation gratuite est conçue comme une invitation à découvrir l’art contemporain dans la rue, sur les places ou dans des monuments.

Le quartier de la Chapelle à l’honneur

Autour de la thématique « Faire œuvre commune », Charlotte Laubard, responsable du département des arts visuels à la Haute école d’art et de design de Genève, entend « célébrer le collectif en ces temps de repli sur soi et de crispation identitaire, qu’il s’agisse de collaborations entre artistes ou avec des citoyens, de groupes de recherches transdisciplinaires ou d’initiatives citoyennes ».

Le 7 octobre, les noctambules auront le choix entre deux parcours. Le premier au cœur de Paris, partira du parc des rives de Seine (ex-voie Georges-Pompidou). Sur ces berges, il ira de l’Hôtel de Ville au Pont Neuf. Et rayonnera jusqu’aux Halles et la place de la République. A l’initiative du collectif berlinois Invisible Playground, « les berges seront inondées de lettres qui se composeront en phrases au fil de l’eau », annonce Charlotte Laubard. Sous la canopée des Halles, en collaboration avec la maison des pratiques artistiques amateurs, le conservatoire Mozart et le centre de hip-hop La Place, le chorégraphe Olivier Dubois a carte blanche pour mettre en scène 300 danseurs amateurs (un appel à participation sera bientôt lancé par la Ville). Epicentre du deuxième parcours, le quartier de la Chapelle (avec le 104, la halle Pajol, le jardin d’Eole, des friches SNCF…) accueillera les créations sonores et visuelles des collectifs Mu et La Horde. Quant à savoir pourquoi elle a choisi « le carrefour migratoire de la Chapelle », Charlotte Laubard n’en fait pas mystère : « Je préfère montrer les quartiers populaires, plutôt que le Paris carte postale.» Une décision assumée par Bruno Julliard, premier adjoint chargé de la culture : « Installer l’art dans ces quartiers est un moyen de compréhension de l’autre. »

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mardi 4 juillet 2017

Le Voyage à Nantes - #LVAN

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lundi 3 juillet 2017

Arles 2017 : Kate Barry, photographe méconnue, images délicates

La photographe britannique Kate Barry, fille de Jane Birkin, disparue prématurément en décembre 2013 à l’âge de 46 ans, laisse derrière elle une œuvre photographique remarquable et pourtant méconnue du grand public. Au-delà des portraits de stars et de mode qui ont constitué le cœur de sa carrière professionnelle et ont participé à sa reconnaissance, elle a mené dans la plus grande discrétion un travail photographique personnel tout en délicatesse et en fragilité, composé essentiellement de paysages, qu’elle savait contempler, dans le silence et la solitude, en retrait. « Ne plus me rapprocher des visages », avait expliqué Kate Barry. « J’avais l’impression d’usurper l’émotion de l’autre, que je n’étais pas à ma place. J’avais envie de faire tout le contraire pour voir ce qui restait de moi. Duo du portrait. Voir où j’existais sans les autres. Des endroits de désertion, des endroits de mémoire. Comme quand tu es petit et que tu t’allonges – un abandon –, plus de paroles, mais des endroits. Je n’arrive pas à croire que les objets ne retiennent rien. J’aime le dialogue entre objets et structures. » De cette pratique, ont été conservés des tirages réalisés sous son contrôle, des planches contacts découpées, des travaux en couleur minimalistes. Diane Dufour et Fannie Escoulen, du Bal à Paris, nous font découvrir à Arles cet aspect insondable du travail de Kate Barry, dans une exposition et un livre associé publié chez Xavier Barral. Aussi, se sont glissés quelques textes, mots, correspondances, ainsi que des morceaux de films réalisés lors d’un voyage à Savannah en 2007 avec Jean Rolin sur les traces d’une auteure qu’elle admirait, Flannery O’Connor. Autant d’indices permettant aujourd’hui de remonter le fil d’une œuvre inachevée. Dans le livre est inscrit l’un des plus beaux messages de Kate Barry, que l’on peut aujourd’hui associer à ces images attentives : « Ce ne sont pas des murs, mais une façade. Pas comme la peau. La façade emporte une trace – je n’en sais rien –, c’est instinctif. Je suis attirée vers un point commun dans tous ces éléments : de grands témoins massifs, des constructions qui se tiennent plus ou moins droites, des silos à bords ronds. Mais je ne pense pas à tout ça quand je fais des trucs – à rien du tout. Dans l’instant, tu fais le vide. Honnêtement, les photos ne prétendent à rien. Je ne suis pas nostalgique. Elles sont comme de grands arbres, mais sans vie, sans printemps. Ça vit autrement, les pierres. »

Kate Barry

Festival des Rencontres de la Photographie d’Arles 2017

Du 3 juillet au 24 septembre 2017

Arles, France

www.rencontres-arles.com

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jeudi 29 juin 2017

Marina Abramovic

Cette artiste laisse le public lui faire ce qu’il veut pendant 6 heures. Ce qu’un spectateur fait à la fin est complètement fou.

L'artiste-performeuse serbe Marina Abramović réalise en 1974 une performance risquée. Elle se livre entièrement au public pendant six heures. Le principe de cette performance intitulée "Rhythm o" est très simple, mais elle finira de manière bouleversante. 

Dans le studio napolitain Morra, l'artiste se tient debout, figée, dans une pièce. Dans cette même pièce se trouvent 72 objets placés sur une table. Une affiche donne la "consigne" suivante :

"Sur la table il y a 72 objets avec lesquels vous pouvez me faire ce que vous voulez.

Performance.

Je suis un objet.

Je prends la responsabilité de tout ce qui se passera dans ce laps de temps.

Durée : 6 heures (20h - 2h)"

Les objets sont répartis en deux catégories. L'une est composée des "objets de plaisir", l'autre des "objets de destruction". Les objets de plaisir sont complètement inoffensifs, il y a des plumes, des fleurs, des raisins, du parfum, du vin, du pain. Parmi les objets de destruction se trouvent, entre autres, un couteau, des ciseaux, une barre de fer, des lames de rasoir et un pistolet avec une cartouche.

Peu de choses se passent pendant les premières heures. Ce sont surtout des photographes qui l'approchent. Puis, des personnes du public commencent peu à peu à la bousculer, l'embrasser, lui font lever les bras en l'air ou bien lui offrent des fleurs. Mais c'est seulement le calme avant la tempête.

À partir de la troisième heure, les "objets de destruction" sont utilisés. Certains se mettent à la déplacer, l'attachent à une table et enfoncent un couteau entre ses jambes.

On déchire ses vêtements avec des lames de rasoirs et un homme la coupe au niveau du cou avant de boire son sang. Certains l'agressent sexuellement. Mais la torture n'est pas terminée, elle va d'ailleurs s'intensifier.

"Pendant la troisième heure, on a déchiré ses vêtements avec des lames de rasoir. Pendant la quatrième heure, on a commencé à la couper avec. Elle a été agressée sexuellement", raconte le critique d'art américain Thomas McEvilley, qui a assisté à la performance.

Marina Abramović se souvient des deux dernières heures : "Je me suis sentie violée, ils ont arraché mes vêtements, ils m'ont enfoncé des épines de rose dans le ventre, ont pointé un pistolet sur ma tête."

Étonnamment, une fois les six heures écoulées, le "public" ne peut plus la regarder en face. Elle est redevenue un être humain à leurs yeux.

Précisons néanmoins qu'il y a eu différentes réactions lors de la performance. Il y avait en effet un "groupe agresseur" et un "groupe protecteur". Après que quelqu'un lui ont pointé le pistolet sur la tête, une bagarre a eu lieu entre les deux groupes. On peut dire que cette performance a secoué tout le monde.

Dans cette vidéo (en anglais) vous pouvez voir Marina Abramović raconter son expérience :

"Ce travail révèle ce qu'il y a de plus horrible chez les gens. Cela montre à quelle vitesse quelqu'un peut se décider à te blesser lorsqu'il y est autorisé. Cela montre à quel point il est facile de déshumaniser quelqu'un qui ne se défend pas. Cela montre que la majorité des gens 'normaux' peuvent devenir très violents en public si on leur en donne la possibilité." C'est ce que dit l'artiste avec ses propres mots. Et malheureusement, elle a bien raison.

https://www.youtube.com/watch?v=xTBkbseXfOQ

Voir mes précédents billets sur Marina Abramovic

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