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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 6 janvier 2018

Actuellement exposition César au Centre Pompidou

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dimanche 31 décembre 2017

Centre Pompidou - exposition César

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jeudi 21 décembre 2017

Le Pouce de César au coeur de sa rétrospective à Beaubourg

Le centre Georges-Pompidou rend un hommage au sculpteur César, disparu en décembre 1998 à 77 ans. L'oeuvre la plus symbolique de ce sculpteur, le Pouce, y est déclinée en de multiples exemplaires. Elle ne doit pas cacher le reste de son oeuvre, à commencer par les compressions et la mousse polyuréthane. Par ses choix de matériaux, César a toujours provoqué le scandale mais aussi montré la voie.

Contrairement à celui de son homonyme l'empereur romain, le pouce de César est toujours levé vers le ciel. Comme le signe de l'assentiment, d'un implacable optimisme, comme celui d'une immense vanité aussi. Dresser, partout, comme un totem, une infime partie de son propre corps démesurément agrandie. Savoir que partout, quand un passant croisera ce pouce, il entendra ce nom résonner dans sa tête : César.

César, le même que celui que l'on distribue fin février/début mars sous forme de compression dorée aux meilleurs acteurs et réalisateurs de l'année. Un pouce, dressé comme un symbole phallique, c'est une provocation. Et comme toute provocation, il fait parler. Il a surgi en 1965, d'une taille d'un mètre 85... énorme pour un pouce, modeste comparé à celui de 12 mètres installé dans le quartier de la Défense. Bientôt vingt ans après la disparition de l'artiste, le Pouce et ses empreintes digitales sont aujourd'hui célèbres dans le monde entier. Des débuts en autodidacte

La rétrospective consacrée à César par le Centre Georges-Pompidou jusqu'au 26 mars 2018 illustre le parcours de celui qui a commencé en autodidacte par travailler des matériaux de récupération tout simplement parce que la pierre coûtait trop cher. C'est le temps de la soudure, des morceaux de métal ramassés dans les décharges. Le temps aussi de la formation. Une visite à Pompéi le marque. La vision des corps figés lui donne l'idée du moulage. Une idée qui aboutira au fameux Pouce mais pas seulement. César proposera aussi deux doigts en forme de V, un poing fermé, un sein géant réproduisant celui d'une danseuse du Crazy Horse Saloon. Mais son chef d'oeuvre restera le Pouce. 130 oeuvres

L'exposition du Centre Georges-Pompidou rassemble 130 oeuvres de César. Une sorte de justice puisqu'il était le seul artiste important du mouvement du "Nouveau Réalisme" à ne pas avoir fait l'objet d'une telle rétrospective. Elle se compose de plusieurs sections chronologiques. Ses premières silhouettes humaines et animales en fers soudés, inspirées par Giacometti. Puis, les premières compressions, suivies des moulages et agrandissements de parties de corps humains, les expansions en mousse durcie, les "enveloppages" (César enfermait des objets divers dans du plexiglas, elle restaient visibles mais inatteignables), et enfin les dernières oeuvre de l'artiste marseillais : les compressions des années 70 avec notamment les automobiles.

pouce

 

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jeudi 14 décembre 2017

Triomphe de César à Beaubourg

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Près de 1800 personnes se sont précipitées au Centre Pompidou pour découvrir une rétrospective attendue depuis des décennies. Seulement 150 convives, collectionneurs, historiens de l'art et proches ont dîné ensuite au cœur des collections.

Dès 19h, ce lundi 11 décembre à Beaubourg s'annonçait particulier, pour ne pas dire historique. Malgré la pluie froide d'hiver, une foule incroyable se pressait pour accéder à la Galerie 1 au niveau 6, soit tout en haut de l'escalator dessiné comme un trait rouge par les architectes Renzo Piano et Richard Rogers, il y a 40 ans. Là, les attendait un grand homme de l'art qui était tout petit, un artiste expansif dans tout son décorum bohème, un personnage parisien qui incarnait Saint-Germain-des-Prés en ses heures glorieuses de l'après-guerre, un trublion né à Marseille monté à Paris avec son accent, son charme espiègle et ses expressions intraduisibles, un gai luron qui cachait son angoisse sourde dans une frénésie de travail. Bref, un mythe.

Paris avait donc enfin rendez-vous avec César, né César Baldaccini le 1er janvier 1921 à Marseille dans le quartier populaire de la Belle-de-Mai, «l'équivalent de Saint-Denis», dit-il dans un des nombreux films d'archives où il œuvre directement à l'usine de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis). La rétrospective marque presque les 20 ans de sa disparition, de terrible maladie, le 6 décembre 1998 chez lui à Paris.

Cet événement fut longtemps l'Arlésienne des expositions. Artiste populaire, fêté, reconnu dans la rue, présent un peu partout dans l'espace public, César n'avait pas eu les honneurs de Beaubourg.

La rétrospective spectaculaire que lui consacrent, jusqu'au 26 mars, le monument parisien et le directeur du Musée national d'art moderne (Mnam), Bernard Blistène, est une sorte de revanche posthume à la Monte Cristo.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé?

César avait pourtant eu le Pavillon français de la 46e Biennale de Venise en 1995, grâce à l'insistance de Catherine Millet, tête d'ArtPress et femme de conviction qui lutta pour l'imposer aux institutions françaises et internationales: elle était là, lundi soir, tout sourire, dans sa sage robe prune d'héroïne bunuélienne. César avait eu son exposition au Jeu de Paume en 1997 grâce à l'historien de l'art et grand critique, Daniel Abadie: il était là, rond et jovial, qui discutait avec le jeune galeriste des Nouveaux Réalistes, George-Philippe Vallois, et savourait la reconnaissance d'un artiste qu'il défend depuis toujours (l'exposition continua sur sa lancée jusqu'en 1999, alla à Malmö, Milan, Mexico, Sâo Paulo et Montevideo). César exposa pourtant sa Suite milanaise, quinze coques de voitures Fiat Marea peintes de couleur monochrome selon la gamme du constructeur, à la Fondazione Mudima de Milan, du 15 mai au 10 novembre 1998 (elle fut présentée l'année suivante à Nice, Dijon et Bâle): elle est là cette Suite milanaise qui clôt en beauté le parcours.

1800 bronzes en 25 ans

Le gros du public, et quel public, restait longtemps, tout étonné de redécouvrir un homme aussi public que César.

Quelque 1800 personnes se sont empressées de venir à ce vernissage bondé et murmurant. Il ressemble, par son affluence, à celui, légendaire et beaucoup plus chic, de la première exposition César à la galerie Claude Bernard en 1959: chic en marine et œil vert, Claude Bernard était là lui aussi, plutôt du côté des Fers soudés et des sculptures défiant la pesanteur de leurs ailes de métal que de celui des Compressions et des Expansions qu'il rejeta d'instinct, se fâchant alors violemment avec son cher artiste.

Bronzés comme des transfuges de Marrakech, les galeristes Pierre et Marianne Nahon qui lui succédèrent dans la carrière de César, se désolaient «qu'il n' y ait qu'un seul bronze dans cette rétrospective, , alors que César en créa une quarantaine en vingt-cinq ans, chacun tiré à douze exemplaires, soit près de 1800 pièces disséminées dans le monde de l'art».

Pierre Nahon vient d'ailleurs de publier César, l'âge de bronze qui dresse un portrait vif du disparu: «Une barbe poivre et sel, broussailleuse, presque aussi compacte que ses compressions de filasses; au-dessus, deux yeux gris, graves, interrogateurs; c'est César au milieu des années 70 revenu à Paris, avec ses sabots, sa chemise à fleurs, son gilet de paysan, un peu étranger encore à son atelier de Montparnasse» (Éditions Galilée).

Pareille affluence n'est pas coutumière dans une exposition du Centre Pompidou, classiquement découpée en une succession de plus ou moins petites salles. «La jauge était de 400 personnes maximum en même temps pour Paul Klee, L'ironie à l'œuvre, souligne sa commissaire, Angela Lampe.

La scénographie complètement ouverte de la rétrospective César - une idée de Bernard Blistène, atténuée par Stéphanie Busuttil, dernière compagne de l'artiste et présidente hyperactive de la Fondation César, mise en œuvre avec talent par Laurence Le Bris - ouvre grand le regard. Il peut ainsi s'offrir une vision panoramique de l'œuvre. Cet espace large permet au public de se promener comme il l'entend, aussi longtemps qu'il l'entend, des Empreintes aux Championnes, des Fers soudés, beautés archaïques, aux Enveloppages si pop que tout le monde découvre avec stupeur.

L'Esturgeon, spectaculaire fer forgé et soudé de 1954 ouvre la visite comme un panneau de signalisation sorti de la nuit des temps: acheté à l'artiste dès 1955, ce trésor du Centre Pompidou était une révélation pour beaucoup, même pour Georges-Philippe Vallois qui ne le connaissait «qu'en photo».

L'éditeur José Alvarez, créateur des Éditions du Regard, de retour de Washington où exposait Anselm Kiefer, et l'artiste Gérard Fromanger.

D'Amos Gitai à Yoyo Maeght

Beaucoup de curiosité et d'étonnement, donc, dans ce public qui brassait toutes les catégories d'amateurs.

De la styliste Chantal Thomas, frange toujours bien noire, au céramiste, ébéniste, architecte d'intérieur, décorateur et designer, Olivier Gagnère. Du cinéaste israélien Amos Gitai, solitaire et concentré en diable derrière son écharpe rouge et noire, à l'artiste Jacques Villeglé, pétillant et rieur, avec son foulard de gentilhomme.

De François de Ricqlès, président de Christie's, fuyant les questions sur le Salvator Mundi de Léonard de Vinci vendu au prix record de 450,3 millions de dollars, le 15 novembre 2017 chez Christie's à New York, à François Sarkozy, frère cadet de l'ex-président de la République, élégance impeccable et sombre des beaux quartiers.

D'Adrien Maeght, sourire fané et front plissé d'héritier, à Yoyo Maeght, sa fille cadette et son challenger. D'Emmanuel Clavé, tous cheveux dehors comme une rock star, petit-fils du peintre Antoni Clavé et conseiller en patrimoine artistique, aux artistes joyeux d'une France jadis contestataire, Jean-Pierre Raynaud et Gérard Fromanger.

De Diane à Bernar Venet qui racontaient leur dernière visite à César, comment ils l'avaient «fait rire en lui racontant les déboires d'Arman avec ses 9 maîtresses et son épouse». De Jean-Paul Claverie, éminence de la Fondation Vuitton, tout heureux du succès de son exposition Le MoMA à Paris, à Guillaume Durand, personnalité télévisuelle mais ce soir-là, surtout le fils de Lucien Durand, né le 14 juillet 1920, fondateur de la galerie Lucien Durand qui fut la première à montrer César (on l'avait annoncé, mais l'âge s'est imposé).

Crazy Horse au menu

De Daniela Luxembourg, visage «nude» qui défend l'œuvre de César sur le marché américain et dans les collections huppées de New York, à Alfred Pacquement, qui fut un directeur du Mnam de 2000 à 2013 tendance minimaliste, donc sans mettre César à son programme (fair-play, il admirait le résultat). D'Albert Elbaz, merveilleux couturier qui laissa l'image d'un rêve fluide et féminin à la maison Lanvin, à la star des pâtissiers, Pierre Hermé, jeune marié comblé, qui soupirait que Ladurée ait emporté les macarons à empreintes et le gâteau en forme de sein, marron glacé et fine couche d'or, qui sont de délicieux produits dérivés César. Heureux élu des affaires, Francis Holder (Ladurée, Paul, etc) marchait le front haut, comme un guerrier.

À 21 heures, 150 convives quittèrent la rétrospective César pour gagner les collections permanentes où 14 tables avaient été dressées au milieu des chefs d'oeuvre. Un privilège absolu, jusque-là réservé aux dîners de gala de la Société des amis du Musée national d'art moderne (son nouveau président depuis septembre, Léopold Meyer, était là).

Sur une proposition de Stéphanie Busuttil, fine silhouette de sirène en pantalon noir à nageoires et léger corsage d'organza vert cru, ce dîner César, financé par la fondation, avait mis le midi au cœur des tables blanches: frais mimosa, romarin et thym bien verts.

Chaque table avait un nom de série: Serge Lasvignes , président du Centre Pompidou, était comme il se doit à la table Centaure, avec l'épouse de l'"artiste, Rosine Baldaccini, longs cheveux blancs et beau regard caché sous les sourcils; Bernard Blistène, commissaire de la rétrospective, architecte de son beau catalogue à fenêtres et directeur du Mnam, à la table Championne (il fit, sans notes, un discours épatant, digne du Prix d'éloquence du barreau); la blondissime Stéphanie Busuttil, légataire de l'œuvre et femme de tête derrière son joli minois nacré, à la table Fanny-Fanny; son époux, le galeriste belge bien connu d'ArtBasel et de toutes les grandes foires contemporaines, Sébastien Janssen, haute stature et sourire d'enfant, à la table Expansion; Jean-Pierre Raynaud, haut comme une girafe, à la table Expansion.

Chacun mangea religieusement son dessert, petit sein en or dont le galbe fut moulé sur le sein d'une danseuse du Crazy Horse par César le manuel. L'art, c'est décidément tous publics.

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dimanche 10 décembre 2017

Xavier Veilhan près du Centre Pompidou

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dimanche 22 octobre 2017

Nouveau dans le quartier du Centre Pompidou - Xavier Veilhan

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La place Edmond Michelet, situé en face du Centre Pompidou, accueille une nouvelle sculpture pérenne : conçu par l'artiste français Xavier Veilhan (qui a d'ailleurs représenté la France à la Biennale de Venise 2017), ce double portrait en volume des architectes Renzo Piano et Richard Rogers est à voir depuis le  19 octobre 2017.

Depuis Jeudi 19 octobre, tout Paris est en émoi : de nombreuses expositions ouvrent leurs portes à l'occasion de la FIAC (Foire internationale d'art contemporain) et l'art règne en maître sur les agendas du week-end.

Mais ne parlons pas d'éphémère, car c'est bel et bien une sculpture pérenne qu’accueille le quartier du Centre Pompidou  ! Signé par Xavier Veilhan, spécialiste des portraits sculptés contemporains (il s'est notamment attaché à représenter des figures célèbres du monde de la musique et de l'architecture), Renzo Piano & Richard Rogers (2013) est un groupe de deux sculptures représentant les créateurs du bâtiment du Centre Pompidou. "Le Centre Pompidou a inauguré un nouveau type de musée au travers d’un bâtiment magistral. J’en ai célébré les auteurs dans l’Allée des Architectes lors de mon exposition au Château de Versailles, mais Renzo Piano et Richard Rogers se devaient d’être aussi présents devant leur réalisation la plus emblématique" explique Xavier Veilhan.

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mercredi 18 octobre 2017

FIAC 2017

Le parvis du Centre Pompidou accueillera une grande installation artistique à l'occasion de la FIAC (Foire internationale d'art contemporain) 2017. Signé par l'Atelier Van Lieshout, l'oeuvre s'intitule "Domestikator"...

Vous trouvez que le billet d'entrée de la FIAC est beaucoup trop cher ? Rassurez-vous : même en étant fauché, vous pouvez suivre un large parcours d'art contemporain gratuit en ville, puisque 70 oeuvres ont été sélectionnées pour être exposées dans l'espace public.

Parmi elle, le Domestikator de l'Atelier Van Lieshout, fondé par le sculpteur Joep Van Lieshout, est accueilli par le Centre Pompidou sur son parvis.

L'artiste, représenté par la Carpenters Workshop Gallery où il est exposé en ce moment, explique : "le Domestikator a toujours eu comme intention d’être un catalyseur de pensée et d’opinion, puisqu’il pose la question dont les humains emploient la technologie – avec ingéniosité, créativité, sophistication et persistance – pour changer le monde et le rendre « meilleur », mais en le domestiquant souvent au passage."

Dès le mardi 17 octobre, venez donc découvrir cette machine dont le but est de faire réfléchir les visiteurs à la domestication du monde, qui entraîne des comportements déraisonnables vis-à-vis de la préservation de l'environnement.

Les écolos et autres amateurs d'art contemporain audacieux adoreront !

Informations pratiques :

FIAC 2017 : Domestikator

Devant le Centre Pompidou

Du 18 au 22 octobre 2017

Gratuit

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lundi 16 octobre 2017

Paris: Le «Domestikator», l’œuvre évoquant une levrette, sera finalement exposé au Centre Pompidou

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ART Le Louvre avait refusé d’accueillir cette immense sculpture de 12 mètres de haut…

L’œuvre « Domestikator », qui devait initialement figurer dans le parcours « Hors les murs » de la Foire internationale d’art contemporain (Fiac) aux Tuileries, avant d’être refusée par le Louvre, sera finalement exposée sur le parvis du Centre Pompidou, ont indiqué samedi les exposants.

L’immense sculpture de 12 mètres de haut constituée de briquettes façon Lego évoque un couple en position de levrette.

« Une magnifique utopie en prise avec l’espace public »

La direction du Louvre avait motivé son refus d’accueillir l’œuvre dans un courrier adressé à la Fiac, où son président Jean-Luc Martinez estimait que « des légendes sur l’Internet circulent et attribuent à cette œuvre une vision trop brutale qui risque d’être mal perçue par notre public traditionnel du jardin des Tuileries ».

« L’œuvre de l’Atelier Van Lieshout est une magnifique utopie en prise avec l’espace public », a pour sa part estimé Bernard Blistène, directeur du Musée national d’art moderne du Centre Pompidou. « J’ai demandé au Président du Centre, Serge Lasvigne, et il a immédiatement dit oui ».

Joep Van Lieshout se dit « heureux que les visiteurs du Centre Pompidou puissent avoir l’opportunité de faire l’expérience de cette œuvre et espère que cela génère questions et dialogue autour de la complexité du problème que pose la domestication de notre monde ».

« Domestikator » sera exposée sur le parvis de Beaubourg à partir du mardi 17 octobre, dans le cadre de la 44e édition de la Fiac (19 au 22 octobre).

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mardi 10 octobre 2017

Centre Pompidou

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vendredi 22 septembre 2017

Serge Lasvignes : « Le Centre Pompidou doit devenir un “hyper-lieu” »

Par Harry Bellet

Dans un entretien au « Monde », le président de Beaubourg détaille les projets de développement du musée et parle des bouleversements induits par l’arrivée des grandes fondations privées.

Serge Lasvignes, président du Centre Pompidou, a présenté, mardi 12 septembre, les prochaines orientations et les projets de l’institution qu’il dirige. Si sa situation financière est saine – les recettes de 2016 ont progressé de 12 % par rapport à 2015 –, son budget reste limité : la subvention du ministère de la culture (69,5 millions d’euros) couvre à peine les dépenses courantes – en personnel notamment – et oblige à développer les ressources propres (52,9 millions d’euros en 2016).

Avec, outre les rentrées traditionnelles (billetterie, vente de catalogues), deux secteurs en plein développement : l’itinérance des expositions montées par le Musée national d’art moderne (MNAM), qui rapporte 5,2 millions d’euros, et l’ingénierie culturelle, qui connaît la plus forte progression. Avec 3,7 millions d’euros en 2016, ses recettes ont augmenté de 422 % par rapport à l’année précédente !

Le Centre Pompidou a-t-il assez d’argent ?

Si vous pensez à notre budget d’acquisition pour le musée, nous ne sommes pas riches : 1,7 million d’euros par an, au regard du marché de l’art actuel, c’est fort peu. Par contre, les donations et les dations s’établissent en moyenne à 25 millions d’euros annuels, un résultat assez impressionnant. Mais nous sommes moins bien lotis pour ce qui peut contribuer à la vie de l’institution.

J’attribue cela à la tendance qu’ont désormais les donateurs potentiels à créer leur propre fondation. C’est pourquoi nous sommes en train de mettre en œuvre un nouveau modèle de mécénat qui associerait les entreprises, non seulement comme donateurs mais aussi comme partenaires pour qu’elles deviennent de véritables acteurs des opérations qu’elles subventionnent. Mais il est encore un peu tôt pour en parler.

Vos ressources propres progressent-elles ?

Nous nous efforçons de les développer, notamment à travers nos implantations à l’étranger. Ainsi, en Espagne, le succès du Centre Pompidou à Malaga [inauguré en 2015, il rapporte à Beaubourg une redevance d’1 million d’euros par an] montre que la ville est en train de gagner son pari, qui était de devenir une destination culturelle. Les retombées sont importantes pour la cité et pour ses autres institutions, comme le Musée Picasso, qui se dit très heureux de notre présence là-bas, laquelle a contribué à développer son propre public.

Nous allons également nous implanter à Shanghaï. Nous avons signé en juillet un accord-cadre avec une société qui aménage le West Bund, dans le district de Xuhui, d’anciennes installations aéroportuaires au bord de la rivière à environ quinze minutes du centre-ville. Outre le musée, qu’est en train de construire l’architecte britannique David Chipperfield, il y aura un auditorium, un opéra… Le tout à proximité d’autres lieux privés comme le Yuz Museum qu’a fondé le collectionneur Budi Tek. L’ouverture est prévue pour 2019.

Il ne s’agit pas d’ouvrir une antenne à Shanghaï, nous insistons beaucoup sur la notion de partage : c’est un projet qui va certes permettre aux Chinois de mieux connaître l’art occidental, mais aussi aux Français de mieux connaître la scène chinoise. Avec, pour nous, une double perspective : exposer des artistes chinois en France, et permettre l’acquisition d’œuvres par le MNAM d’une manière plus intelligente, plus pertinente.

Vous avez aussi un projet dans un garage à Bruxelles dont l’architecture fait penser à la bande dessinée belge des années 1960…

J’avais parmi mes jouets un garage comme ça quand j’étais petit ! Nous sommes avancés dans les discussions que nous avons avec la région Bruxelles-Capitale, qui pilote le dossier. L’idée, c’est de constituer un pôle culturel autour de deux axes : l’un centré sur l’architecture, l’autre sur un musée-centre d’art dont nous serions l’opérateur.

On a signé une convention de préfiguration pour intervenir avant le début des travaux en faisant dès que possible une exposition. Nous voulons constituer à Bruxelles un réseau avec les institutions culturelles locales, qui sont nombreuses et de qualité, là aussi avec une volonté de partenariat.

D’autres implantations possibles à l’étranger ?

En Corée du Sud, en Amérique Latine, je pense à la Colombie notamment, mais ces dossiers sont pour l’instant en suspens. Et j’aimerais beaucoup qu’on arrive à construire quelque chose en Afrique, mais il faut trouver la formule, et les partenaires…

Et en France ?

Pour fêter les 40 ans du Centre Pompidou, nous avons contribué à organiser cinquante expositions, grandes ou petites, sur l’ensemble du territoire. J’entends poursuivre ce mouvement. De manière structurelle, en revoyant la politique de nos prêts aux musées de province, que j’aimerais moins saupoudrés, mieux ciblés.

Je veux également sortir à la recherche du public qui ne vient pas au Centre. Nous allons ainsi relancer un dispositif qui existait autrefois, « Un jour, une œuvre », qui consiste à amener une œuvre dans un lieu où on n’en voit pas normalement – une mairie, un centre commercial… – et l’y installer avec un dispositif adapté, en termes de médiation notamment. Cette médiation pourrait – pourquoi pas ? – être effectuée par l’artiste lui-même.

J’aimerais bien travailler dans ces « zones blanches » culturelles, créer des projections du Centre Pompidou en régions. Il y a un modèle, léger et adaptable, à construire, pour que les gens soient en contact direct avec l’acte créatif. Nous espérons faire deux ou trois expériences en ce sens en 2018.

Avez-vous des projets à Paris ?

Nous inaugurons en octobre une exposition historique consacrée à la période fauve de Derain, puis il y aura une rétrospective César. En 2018, nous présenterons notamment l’école de Vitebsk, avec Chagall et Malevitch, une exposition sur le cubisme, et une autre sur l’Union des artistes modernes.

Mais il faut être bien conscient que l’autre enjeu introduit par l’ouverture des fondations privées, c’est qu’elles sont désormais capables, et avec plus de moyens que nous, de proposer des expositions historiques à caractère muséal. S’engager dans une compétition, une course à l’exposition la plus fréquentée, serait fatal pour nous. Alors, comment nous en distinguer ? En affirmant plus que jamais l’originalité du Centre Pompidou depuis sa création, c’est-à-dire sa pluridisciplinarité.

Je souhaite que nous devenions ce que le géographe Michel Lussault nomme un « hyper-lieu », où des activités diverses dialoguent ensemble avec une intensité particulière. Des expériences partagées, des débats, une porosité accrue entre la bibliothèque et le musée. Elle reçoit 1,5 million de lecteurs par an, souvent jeunes, plutôt de banlieue. Les sondages que l’on a faits montrent qu’ils ignorent le plus souvent les activités du musée.

Nous allons donc établir une entrée commune et des communications qui permettront d’aller de l’une à l’autre, d’autant plus facilement que nous instaurerons la gratuité d’accès aux expositions pour les lecteurs.

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