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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 24 septembre 2018

Femen

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jeudi 13 septembre 2018

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samedi 28 juillet 2018

Hommage à Oksana

Éloïse Bouton

Je suis évidemment choquée par la nouvelle du décès d’Oksana Chatchko.

Choquée parce que je ne lui avais pas parlé depuis plus d’un an et que je n’ai pas cherché à le faire. Depuis mon départ de Femen en février 2014 et le sien quelques mois plus tard, nous n’avons pas vraiment gardé contact. Nous n’avons jamais été très proches.

J’ai rencontré Oksana en septembre 2012 au Lavoir Moderne, deux semaines avant l’inauguration du QG de Femen France. Dès son arrivée, elle avait passé la journée à peindre une gigantesque fresque "Sextremism" pour décorer le lieu. A l’époque, elle parlait très mal anglais. Mais parmi le peu de mots que nous étions parvenues à échanger, elle avait évoqué Marx et August Bebel. Ensuite, pas grand-chose. C’était l’artiste du groupe, l’électron libre, la théoricienne discrète. Celle qui peignait nos torses avant les actions, apportait la touche caustique aux scénarios et résistait aux arrestations comme personne.

Choquée aussi parce qu’à peine 24 heures après l'annonce de sa mort, elle appartient à tout le monde sauf à elle-même. Subitement, plein de personnes la connaissaient, l’ont côtoyée, soutenaient son combat, aimaient son art. On a le droit d’être affecté.e par ce drame, mais j’ai du mal à croire à la sincérité de certains de ces hommages. C’est quoi le projet ? De passer pour quelqu’un de "cool" dans le "feminist game" en disant publiquement "moi aussi je connaissais la co-fondatrice de Femen ?" Indécence, un peu.

Choquée également par certains médias qui s’empressent de parler des dissensions entre les militantes Femen au lieu de parler d’Oksana, à qui on doit l’existence du mouvement et qui a indéniablement contribué à l’histoire internationale du féminisme (que l’on ait été d’accord ou pas avec elle ou avec Femen).

Choquée enfin par moi-même, et par mon incapacité à avoir décelé chez elle une forme de détresse. Oksana est la deuxième membre de Femen qui se suicide en trois ans. La première s’appelait Julia Javel. Cela m’interroge une nouvelle fois sur la nécessité de construire de véritables espaces safe dans les structures militantes, de créer du lien, de débriefer les violences subies hors et dans le groupe (car on le sait bien, les schémas de domination ne restent pas à la porte des associations), d’être bienveillantes, de savoir identifier la souffrance et de savoir comment agir ou ne pas agir en conséquence tout en prenant soin de soi.

Bien que j’aie milité pendant deux ans avec elle, je ne la connaissais pas vraiment. Et c’est sûrement ce qui me choque le plus.

hommage

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lundi 23 juillet 2018

Une fondatrice des Femen retrouvée morte à Paris

L'Ukrainienne Oksana Chatchko, l'une des membres fondatrices du mouvement féministe Femen, a été retrouvée morte ce mardi dans son appartement parisien. Selon les premiers éléments de l'enquête, il pourrait s'agir d'un suicide, la jeune femme ayant souffert de dépression depuis plusieurs années.

Elle aurait déja tenté auparavant par deux fois de mettre fin à ses jours. Et peut avant sa mort, elle avait posté un dernier message sur Instagram, dans lequel on pouvait lire : « tu es faux ». On ne savait pas à qui s'adressait cette phrase. Une autopsie devait être menée pour confirmer la thèse du suicide.

 « La plus courageuse (…) Oksana Chatchko nous a quittés, a déclaré Anna Hutsol, qui a cofondé les Femen avec elle. Avec ses proches et sa famille, nous sommes en deuil et nous attendons la version officielle de la police. Pour le moment, ce que nous savons, c’est que (…) le corps d’Oksana a été retrouvé dans son appartement à Paris. Selon ses amis, elle a laissé une lettre de suicide. »

Artiste de profession, Oksana Chatchko avait fondé les Femen en avril 2008 à Kiev, avec deux autres militantes, Anna Hutsol et Alexandra Shevchenko. Il s'agissait à l'époque de protester contre le harcèlement sexuel que subissaient les étudiantes. Peu à peu, le mouvement a pris de l'ampleur, les Femen s'attaquant à l'exploitation sexuelle des femmes et au tourisme sexuel en Ukraine.

Leur mode de protestation avait contribué à les faire connaître : elles investissent des lieux à l'improviste, seins nus et des slogans peints sur leurs poitrines. Relocalisées à Paris, les Femen ont mené de nombreuses opérations en France et en Europe, notamment contre Dominique Strauss-Kahn après que ce dernier a été accusé de viol à New York.

Oksana Chatchko s'était installé à Paris en 2013, et avait quitté l'organisation, se consacrant à son métier d'artiste peintre.

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Oksana Chatchko et Inna Chevtchenko au Salon du Livre le 24 mars 2013 - Photo : J. Snap

Oksana Chatchko, parfois écrit Oxana Shachko voire Oksana Shachko1 (ukrainien : Оксана Шачко), née le 31 janvier 1987 à Khmelnytsky en Ukraine et morte le 23 juillet 2018 à Montrouge2, est une militante activiste féministe ukrainienne. Avec Anna Hutsol et Aleksandra Shevchenko, elle est l'une des trois fondatrices du mouvement Femen, créé en avril 2008

http://femen.org/

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dimanche 4 mars 2018

Elections en Italie - Berlusconi/Femen

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samedi 3 mars 2018

Déesses Femen - exposition - save the date

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mardi 26 décembre 2017

FEMEN

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Après une nuit de Noël avec la police du Vatican, nos deux Marie sont libres et de nouveau prêtes à briser le silence !

MARIE FAIT SON #METOO

En ce 24 décembre 2017, pendant la messe de #Noël célébrée par le pape François à Saint Pierre de Rome, Marie brise enfin le silence.

Au cri de "#METOO" et "ASSAULTED BY THE CHURCH" (agressée par l’Eglise), Marie a pris la parole dans la crèche, pour la première fois de sa vie, devant un Joseph médusé.

Alléluiah !

Ce 24 décembre, deux activistes #FEMEN ont tour à tour représenté une Marie libre et moderne, dans l'enceinte du Vatican.

Si Marie prend la parole à cette date symbolique, c’est pour s’insurger contre les violences perpétrées par les institutions religieuses à l’égard des femmes.

Le hashtag #metoo a été une révolution. Il a permis aux femmes de s’exprimer librement. Il a démontré qu’ensemble nous pouvions changer le monde. Il a opéré une prise de conscience collective concernant les violences sexuelles que subissent les femmes quotidiennement.

Marie nous enjoint de ne pas nous arrêter en si bon chemin, et de continuer à dénoncer toutes formes de violences faites aux femmes.

Aujourd’hui, plus de vingt pays à travers le monde interdisent totalement l’avortement (dont le Vatican) et des dizaines d’autres le restreignent.

Marie rappelle que nous ne sommes plus à l’ère chrétienne ni au Moyen - Âge et qu’il serait temps que les femmes puissent disposer librement de leur corps.

Elle demande aussi la libération immédiate de Teodora Vasquez, condamnée à 30 ans de prison au Salvador, après avoir fait une fausse couche, considérée comme un homicide.

Marie demande aussi à l’église catholique de s’occuper de ses petites affaires et non de celles des femmes. Elle exige du gouvernement français qu’il ne cède pas aux pressions des lobbys religieux. C’est à dire de tenir ses promesses et autoriser la #PMA pour les femmes homosexuelles.

Enfin Marie réclame une justice impartiale concernant les trop nombreuses affaires de pédophilie qui éclatent au sein de l’Eglise partout dans le monde. L’Eglise doit sortir de son silence et arrêter de couvrir les crimes immondes qu’elle abrite depuis tant d’années. Les ecclésiastiques ayant abusés d’enfants doivent être jugés comme n’importe quel criminel.

Ce soir Marie nous a ouvert la voie.

Ne laissons pas cet élan de #metoo retomber comme un soufflé et dénonçons ensemble l’oppression des institutions religieuses sur le corps, l’esprit et la voix des femmes.

Chrétiennes, athées, bouddhistes, musulmanes, agnostiques, juives : soulevons-nous toutes ensemble contre ces violences tout aussi insidieuses qu’inadmissibles !

#ASSAULTEDBYTHECHURCH

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lundi 25 décembre 2017

MARIE FAIT SON #MeToo pendant la messe de minuit, à Saint Pierre de Rome, en plein office du Pape François

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MARIE FAIT SON #MeToo pendant la messe de minuit, à Saint Pierre de Rome, en plein office du Pape François aux cris : Assaulted by The Church !

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MARIE BALANCE L'ÉGLISE !

Hier soir, en pleine messe, 2 activistes #FEMEN se sont hissées dans la crèche du Vatican, à Saint Pierre de Rome, en arborant sur leurs torses : "#MeToo, Assaulted by church".

Drapées en sainte vierge, elles se sont placées, tour à tour, à proximité de l'enfant Jésus, pendant la messe du pape François, dénonçant ainsi les exactions faites aux femmes au sein des institutions religieuses.

Sous le regard médusé de Joseph, face aux 3 mages et entre le bœuf et l'âne, Marie a pu enfin s'exprimer, réclamant aussitôt le droit à la #PMA pour les femmes homosexuelles, l'incarcération de tous les prêtres pédo-criminels, l'IVG pour toutes, et la libération de #TeodoraVasquez.

Marie nous a aussi, toutes exhorté à briser le silence, en refusant la victimisation et à porter plainte contre nos agresseurs.

La mère de Dieu place sa foi dans les femmes ! Pour preuve, elle est à nos côtés en balançant l'Eglise et tous ses saints !

Levons nous toutes : croyantes et non-croyantes, et refusons ensemble les violences religieuses patriarcales !

PAS D'ABSOLUTION !

#AssaultedByChurch

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lundi 13 novembre 2017

Naked War : Bettina Rheims a photographié les Femen

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Lorsque la photographe Bettina Rheims rencontre les Femen, ça donne une exposition, « Naked War », et surtout un autre point de vue, artistique et esthétique, sur l'action de ces militantes féministes.

"Délivrez-nous du mâle". "Les seins nourrissent la révolution". "L'avortement est sacré". Des slogans provocateurs sur des corps nus... Et sur les murs d'une galerie d'art du Marais, à Paris. Le message des Femen peut-il infiltrer l'art contemporain ? Pour Bettina Rheims, la réponse est oui. La photographe expose ses clichés d'une vingtaine de militantes du groupe féministe, ces "héroïnes modernes" qu'elle a convaincues, il y a quelques mois, de poser devant son objectif dans son studio parisien.

"Jusque-là, je rencontrais des femmes et j'en faisais des guerrières. Cette fois-ci, j'ai rencontré des guerrières, et j'ai eu envie de leur donner un visage, de les incarner, de souligner leur féminité, explique la portraitiste, qui voit ce projet comme une sorte d'aboutissement. J'ai eu l'impression que tout le travail que je mène depuis quarante ans autour des femmes s'incarnait en elles."

Défier les institutions

Inna Shevchenko, la présidente des Femen, a vite compris l'intérêt d'une telle "expérience" : "Faire entrer ces slogans dans une galerie, un lieu où de tels messages sont rarement présents, c'était une opportunité, un moyen de partager notre propos auprès d'un public moins politisé, peut-être moins féministe. Les droits des femmes doivent s'infiltrer partout, surtout là on ne les voit pas d'habitude." Les Femen n'ont jamais fait l'unanimité - encore récemment, un livre du journaliste Olivier Goujon, Femen : histoire d'une trahison (éd. Max Milo, 384 pages), les critiquait avec virulence.

Mais depuis leur naissance en Ukraine il y a près de dix ans, on s'est habitués à les voir défier les institutions (politiques, religieuses...), dans la rue, les seins barrés de formules chocs. "Pour cette collaboration avec Bettina Rheims, on savait qu'il s'agissait de son regard à elle posé sur nous, mais on a exigé qu'elle nous prenne telles que nous sommes, avec nos propres poses et nos propres slogans, souligne Inna Shevchenko. Cela reste très différent de ce qu'on fait d'habitude, lorsqu'on met en avant le contenu de nos messages, leur sens politique. Là, c'était un travail en studio, avec toute une équipe attentive à l'aspect esthétique de notre action. Ça donne des images plus glamour que d'habitude, et peut-être que certaines de nos militantes ne se sont pas complètement reconnues. Mais moi, je ne vois aucune contradiction entre le fait d'être féminines et le fait d'être des guerrières."

Une exposition qui coïncide avec l'affaire Weinstein

Bettina Rheims l'admet, elle a été troublée par la coïncidence entre l'ouverture de l'exposition et le contexte de libération de la parole des femmes suite à l'affaire Weinstein : "'Délivrez-nous du mâle' , le slogan que porte Sarah Constantin (qui est également une collaboratrice de Grazia, ndlr) sur la photo que j'ai faite d'elle, prend un autre sens, une autre force. C'est incroyable." Les Femen savent qu'elles sont attendues sur le sujet.

"Nous avons nos plans", confirme leur porte-parole, avant de conclure tristement : "Certains se demandent pourquoi les femmes ne prennent la parole que maintenant. Mais elles parlent depuis longtemps ! Ce qui a changé, c'est que la société est désormais prête à les entendre. Notre objectif reste de tirer la sonnette d'alarme sur les nombreux sujets que la société continue d'ignorer." La guerre nue n'est pas finie.

"Bettina Rheims. Naked War", jusqu'au 25 novembre à la galerie Xippas, Paris 3e.

Voir mon reportage en cliquant ICI

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mardi 7 novembre 2017

Femen

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