vendredi 3 mai 2013
IL Y A UN AN BAYROU CHOISISSAIT HOLLANDE
Le 3 mai 2012, François Bayrou annonçait qu’il voterait pour François Hollande à titre personnel, au second tour de la présidentielle. Depuis, un sondage Ifop, paru dimanche dernier, a dévoilé que 80 % des Français seraient favorables à un gouvernement d’union nationale. Pour le diriger, la moitié d’entre eux plébiscite François Bayrou.
Dans le Journal du Dimanche de ce matin : "Les Français plébiscitent l’union nationale… et Bayrou"
Alors que l'Italie est pilotée depuis samedi soir par un gouvernement d'union nationale, les Français imaginent à leur tour une telle hypothèse. Selon le sondage Ifop réalisé pour le JDD à paraître dimanche, 78% des sondés sont favorables à la mise en place par François Hollande d'un tel exécutif. "Alors que, paradoxalement, le clivage droite-gauche n'a jamais été aussi électrique", remarque Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.
Les Français réclament donc l'union et certaines personnalités pour la réaliser. Interrogés sur les responsables politiques qu'ils souhaiteraient voir entrer au gouvernement, au cas où François Hollande déciderait d'un remaniement, les sondés plébiscitent un nom en particulier : François Bayrou, réclamé par 47% d'entre eux.
Lire l'intégralité de l'article dans le JDD. Photo : Faustine en 2007.
lundi 19 novembre 2012
François Bayrou : "La droite et la gauche se fracturent, alors que le redressement de la France nécessite le rassemblement"
Aux yeux du président du Mouvement Démocrate, il y a plusieurs niveaux de lecture de la crise traversée par l'UMP. Derrière "l'apparence: un spectacle, avec tous ses côtés navrants, petits, souvent moches pour tous les gens qui aiment l'engagement politique", il a évoqué "un deuxième niveau, car ce n'est pas une affaire de personnes mais de ligne politique, avec ceux qui disent que le rôle de l'opposition c'est l'affrontement et ceux qui pensent qu'il n'y aura que dans le rassemblement que nous pourrons nous en sortir".
François Bayrou s'est déclaré étonné du temps pris par les instances de l'UMP pour compter les résultats du scrutin, n'arrivant "pas à comprendre comment dans un grand parti politique avec des élus à toutes les portes et à toutes les fenêtres, ce genre de dérive ou d'incertitude est possible".
Le site du Mouvement Démocrate
mercredi 14 novembre 2012
A propos de la conférence de presse de François Hollande....
lundi 8 octobre 2012
Le Centre en politique...
Il est seul, mais continue d'incarner le centre. 54% des Français considèrent que François Bayrou incarne le mieux cette zone de l'échiquier politique. Il devance Jean-Louis Borloo (34%) et Hervé Morin (12%), selon un sondage Ifop pour Atlantico.
jeudi 4 octobre 2012
4 octobre 2012 François Bayrou: "Ma proposition pour un rassemblement du centre"
François Bayrou a adressé, jeudi 4 octobre, un courrier aux adhérents et sympathisants du Mouvement Démocrate, dans lequel il propose un rassemblement du centre et en détaille la méthode.
"Chers amis,
La question du centre dans la vie politique française agite les états-majors et parfois les médias. Je veux vous faire part, clairement et directement, de mon sentiment.
D’abord, il faut avoir les idées claires : nous sommes le courant démocrate français. Et nous assumons d’être au centre.
Qu’est ce que le centre ? Le centre, c’est une résistance, c’est une certaine idée de la politique, et c’est un projet.
C’est une résistance d’abord au bipartisme, à l’idée que, quelles que soient les positions de fond des uns et des autres, on est systématiquement, parce qu’on appartient à un camp, pour les uns et contre les autres. Cette bipolarisation de tous les instants, parce qu’elle caricature le débat politique et empêche de se poser les bonnes questions, joue contre l’intérêt même de notre pays. Et ces dernières années, il n’est qu’un mouvement qui ait réellement résisté à cette dérive, c’est le nôtre.
Le centre, c’est une certaine idée de la politique fondée sur des valeurs : pour qu’un pays avance, il faut premièrement lui dire la vérité ; et il faut ensuite, particulièrement en période de crise, que les forces politiques différentes acceptent, d’une manière ou d’une autre, de coopérer, et de prendre leur part de responsabilité dans le destin du pays. C’est donc une certaine idée de l’unité nationale.
Le centre, enfin, c’est un projet : la société doit se construire comme une unité, ce qui interdit les affrontements de race, de religion, de classe sociale. Pour nous, les nations doivent s’unir au sein de l’ensemble européen, les générations être solidaires, par exemple pour l’environnement, et les peuples se gouverner par la conscience et la responsabilité des citoyens.
Une résistance, une certaine idée de la politique, un projet. C’est la ligne du Mouvement Démocrate. Et pour ma part, je suis décidé à ne jamais y manquer. Car je sais que dans la crise sans précédent que rencontre notre pays, il aura le plus grand besoin d’une démarche politique de cette nature. La France a besoin de centre pour traverser la crise.
Nous sommes solides dans notre identité et dans nos idées. Et en même temps, nous sommes ouverts à d’autres.
Un regroupement du centre droit se forme. Nous pouvons parfaitement travailler avec lui car nombre de ceux qui le composent ont eu des liens avec nous, même s’ils ont choisi un autre chemin. Nous sommes donc ouverts à un partenariat entre le Modem et l’UDI.
De la même manière, nous serons ouverts à une coopération avec tous ceux qui, venant du centre gauche, ou de l’écologie réaliste, choisiront eux aussi la voie de l’indépendance.
Le centre ne pèsera dans la vie politique française que s’il accepte une démarche d’unité entre tous ceux qui croient dans son avenir.
La condition de l’unité, que nous acceptons par avance, et que nous demandons pour nous-mêmes, c’est que chacun soit respecté dans son parcours, dans sa liberté de jugement, et que toutes les sensibilités y trouvent leur place.
Si ce partenariat se met en place, alors nous devrons réfléchir ensemble à son mode de fonctionnement et à son organisation, y compris même la perspective de double appartenance, sous réserve de réciprocité. D’ores et déjà, je trouverais intéressant que ces formations préparent ensemble les prochaines élections locales, et européennes.
Telle est la démarche que je vous propose, dont nous débattrons, et que, je l’espère, nous partagerons et nous préciserons. Une démarche par étapes : dialogue, partenariat, unité.
L’unité du centre est une nécessité pour l’avenir. Nous sommes prêts à y participer. Et nous proposons la méthode, de respect réciproque et de rassemblement par étapes, pour y parvenir.
Chaleureusement à vous."
François Bayrou
samedi 29 septembre 2012
MODEM : Université de rentrée à Guidel
Réunis ce week-end à l'occasion de leur Université de rentrée à Guidel (Morbihan), les militants centristes peinent à masquer leur désarroi après les échecs électoraux du parti.
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Les militants du MoDem, partagés entre les partisans d'une alliance avec l'UDI de Jean-Louis Borloo, ceux qui penchent à gauche et ceux qui prônent une ligne d'indépendance, attendent un cap de leur leader François Bayrou. Ils sont conscients que le parti centriste joue aujourd'hui son avenir. Réunis par petits groupes dans les allées d'un club de vacances du Morbihan qui accueille les 5èmes universités de rentrée du MoDem, les militants du parti débattent de son avenir, oscillant entre perplexité et attente.
"Le centre n'existera que s'il est uni. Il faut pour cela engager un vrai dialogue avec l'UDI. Je préfère un centre qui existe à un centre indépendant mais mort", tranche une élue parisienne. "L'alliance au centre est naturelle", abonde Denis Barbet-Massin, 65 ans, membre du bureau de Paris du MoDem, adhérent depuis 2009, en fustigeant l'attitude de Martine Aubry qui a mis une jeune candidate PS face à François Bayrou aux législatives en l'éliminant de l'Assemblée nationale, alors que le leader centriste s'était prononcé pour François Hollande.
"Il y a aujourd'hui une vraie scission au sein du MoDem et ce qui nous divise me semble plus fort que ce qui nous rassemble", déplore Rosalie Kerdo, 44 ans, présidente du MoDem de la Drôme et membre du bureau exécutif. Ancienne militante socialiste séduite par la démarche d'indépendance de François Bayrou, elle appelle aujourd'hui à tirer les conséquences des échecs électoraux du parti. "Les Français ne comprennent plus rien à notre ligne politique. Si on continue à se gargariser avec l'idée d'indépendance sans tenir compte des réalités, on finira en think tank", prédit-elle. Tentée par l'UDI mais inquiète "des dérives d'un Jean-François Copé", elle attend de Jean-Louis Borloo des assurances que le centre-droit ne pactisera pas avec une UMP qui regarderait vers le FN.
Favorable au maintien d'un cap d'indépendance, Anne Morin, enseignante de 40 ans au MoDem depuis 2007, reconnaît la difficulté de ce positionnement dans les institutions de la Ve République favorisant la bipolarisation. Elle souhaite cependant que son parti garde ce cap en misant sur "une évolution des mentalités" et l'instauration de la proportionnelle. "On est confronté à un paradoxe entre notre éthique de conviction qui nous pousse vers l'indépendance mais ne nous donne pas d'élus et une éthique de responsabilité", résume Jean-François Martins, 30 ans, conseiller de Paris et ancien directeur de la communication du MoDem. L'élu parisien appelle, lui aussi, le dirigeant centriste à fixer un cap clair à son parti, quelles qu'en soient les conséquences, mais sans trop y croire. "Si on ne fait pas de choix, on va vivoter jusqu'à notre mort. Si on tranche, il y aura des départs. Mais je ne suis pas sûr que François soit prêt à cela", lâche-t-il. (source : AFP)

















































