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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

jeudi 13 avril 2017

Le baiser de la mort

L'édito de Muriel Pleynet - le Parisien

Voilà un soutien, encore implicite, façon François Hollande, qui pourrait coller aux basques d’Emmanuel Macron tel le sparadrap du capitaine Haddock. Officiellement, le président de la République ne soutient ni Hamon, ni Macron et critique vivement Mélenchon. François Hollande ne prendra position qu’entre les deux tours de la présidentielle. En privé pourtant, il ne cache plus sa préférence pour Emmanuel Macron. Le baiser de la mort ? Emmanuel Macron semble le penser et tacle ; estimant aujourd’hui que ni ses «concitoyens», ni «les candidats» n'attendent la position du chef de l'Etat. Celui que François Fillon surnomme tour à tour Emmanuel Hollande ou François Macron ne veut surtout pas passer pour l’héritier d’un président jugé démonétisé. François Hollande ou le soutien dont on ne veut pas !

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François Hollande multiplie les mises en garde contre le danger "populiste"

Le Monde - Par Solenn de Royer

Le président, qui s’inquiète de la percée de Jean-Luc Mélenchon, va multiplier les mises en garde contre le danger « populiste ». Sans appeler à voter Macron, il semble avoir fait une croix sur le candidat socialiste, Benoît Hamon.

Changement de pied. Alors qu’il avait décidé de rester sur l’Aventin jusqu’au premier tour, François Hollande sort du silence. Le président, qui s’exprime sur la Syrie aujourd’hui dans les colonnes du Monde, a également rencontré ce week-end l’ex-patron du Point, Franz-Olivier Giesbert, pour évoquer la situation politique, l’exercice du pouvoir et le bilan du quinquennat. La semaine prochaine, le site de divertissement Konbini diffusera à son tour une interview du chef de l’Etat, soucieux de s’adresser aux jeunes. Avant le deuxième tour, M. Hollande devrait accorder d’autres entretiens à la presse, profitant des dernières semaines de son mandat pour délivrer messages et mises en garde. « Il accélère », note un proche.

Un changement de stratégie lié – notamment – à la percée spectaculaire de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages. Devant ses fidèles, le président sortant, qui a été en incapacité de se représenter, se montre très sévère sur le niveau d’une campagne jugée « hors sol », centrée sur les affaires et laissant peu de place au débat projet contre projet. Il déplore que « l’émotion » et les dynamiques de campagne semblent avoir pris le pas sur la « raison » et le fond.

La « mode Mélenchon »

Victime du « dégagisme » qui a frappé, avant ou après lui, Manuel Valls, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, doublés par des outsiders aux primaires du PS et de LR, le président redoute que la « dernière quille à rester debout » l’emporte au finish, les 23 avril et 7 mai, alors qu’Emmanuel Macron et Marine Le Pen semblent marquer le pas dans les enquêtes d’opinion. « Il peut exister chez les Français la tentation d’abattre le ou les favoris du scrutin », analyse un proche du président, qui y voit l’une des causes de la « mode Mélenchon ». « Cette campagne sent mauvais », a lancé en privé M. Hollande, qui redoute un deuxième tour Le Pen-Mélenchon.

Dans Le Point du 13 avril, le chef de l’Etat qui assassine les primaires – lesquelles auraient affaibli les partis de gouvernement – critique ainsi le leader de la France insoumise, désormais crédité de 18 à 19 % d’intentions de vote. « Il y a un péril face aux simplifications, face aux falsifications, qui fait que l’on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte », attaque-t-il. Interrogé sur Emmanuel Macron, il rappelle qu’il n’a pas découragé son ancien ministre quand celui-ci lui a dit vouloir créer un mouvement politique. « Je considère que le politique a besoin de renouvellement », argue M. Hollande, en ajoutant avoir trouvé alors le pari de M. Macron « pour le moins audacieux ».

Si le chef de l’Etat n’appelle pas – et n’appellera pas – à voter pour le leader d’En marche ! avant le premier tour, il dit « faire confiance à l’intelligence des Français » dans l’isoloir. Mais il se prononcera en faveur d’un candidat avant le deuxième tour. « Le président sait qu’appeler à voter pour Macron avant le premier tour pourrait se révéler contre-productif, analyse l’un de ses amis. Mais entre les deux tours, il mettra tout son poids dans la bataille. »

Quoi qu’il en soit, M. Hollande semble avoir fait une croix sur le candidat du PS, descendu sous la barre des 10 % dans les intentions de vote. Le 1er avril, alors qu’il assistait au dévoilement d’une fresque de l’artiste JR au palais de Tokyo, il a croisé la maire de Paris, Anne Hidalgo, et Jean-Marc Germain, directeur de campagne de Benoît Hamon. Le chef de l’Etat – qui reproche aux frondeurs d’avoir saboté son quinquennat – n’a pas pu résister à lui envoyer une pique, l’air de rien. « Alors, a-t-il demandé, elle se passe comment, cette campagne ? »

L’avenir des hollandais au sein du PS

M. Hollande, qui a reçu son fidèle lieutenant Stéphane Le Foll le 11 avril à l’Elysée, suit également de très près les affaires du PS. La veille, le chef de file des hollandais avait réuni ses troupes au ministère de l’agriculture, comme chaque semaine. Alors que les discussions tournaient ces derniers mois autour de l’opportunité d’un choix entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron, celles-ci ont glissé lundi soir sur l’après-présidentielle et le devenir des hollandais au sein d’un parti affaibli, qu’ils se refusent à quitter.

Une place délicate à trouver entre l’aile gauche incarnée par Jean-Luc Mélenchon et l’aile droite qu’a préemptée Emmanuel Macron, avec le soutien (subi) de Manuel Valls, qui cherche à fédérer les « progressistes » en dehors du vieux parti d’Epinay. En déshérence, les hollandais projettent de publier dans les prochains jours une tribune qui définirait leur « identité politique ». M. Le Foll a présenté l’initiative à M. Hollande, soucieux de préserver son héritage, tout comme la survie d’un parti qu’il a dirigé pendant onze ans. « Derrière tout ça, il y a la main du Grand Schtroumpf », sourit un hollandais selon qui le président est loin de se voir en « préretraité ». « Hollande est en train de sanctuariser un périmètre d’action et d’influence, ajoute le même. Il n’a pas renoncé à faire de la politique ».

Le chef de l’Etat, qui cherche à se loger à Paris et en Corrèze, continuera jusqu’au dernier jour de son mandat à se déplacer sur le terrain, pour défendre son bilan. Il sera jeudi dans l’Yonne et dans les Deux-Sèvres puis, vendredi à Sochaux (Doubs), pour visiter le site de PSA. Dimanche 16, il présidera le centième anniversaire de l’offensive du Chemin des Dames, dans l’Aisne. Il multipliera encore les déplacements dans la dernière ligne droite, jusqu’à l’avant-veille du premier tour, où il se rendra à Guingamp (Cotes d’Armor). « Il est formidablement accueilli sur le terrain », raconte l’un de ses amis, qui tempère aussitôt, pas dupe : « Mais davantage sur le registre d’un chanteur de variété. »

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mercredi 12 avril 2017

François Hollande sort de son silence : «Cette campagne sent mauvais»

A onze jours du premier tour de la présidentielle, François Hollande, inquiet de la montée de Jean-Luc Mélenchon, sort de son silence. Le chef de l'Etat ne va pas jusqu'à appeler à voter Emmanuel Macron, mais «fait confiance à l'intelligence des Français».

Il avait dit qu'il s'abstiendrait et avait fini par accorder un entretien - cordial - à Benoît Hamon début février. Mais François Hollande ne tient plus. Face à la montée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, le président s'inquiète de l'éparpillement de la gauche et sort de son silence. Sans appeler clairement à voter Emmanuel Macron, le chef de l'Etat multiplie cette semaine les confidences qui vont dans ce sens.

Le Monde rapporte ce mercredi que François Hollande a même accordé une interview au site de divertissement Konbini pour s'adresser aux jeunes, pour l'instant plutôt attirés par la chaîne Youtube, le jeu vidéo et les hologrammes de Jean-Luc Mélenchon. Dans Le Point à paraître jeudi, le président dit également considérer que «le politique a besoin de renouvellement», en ajoutant avoir trouvé le pari de son ancien ministre de l'Economie «audacieux».

«Cette campagne sent mauvais»

«Cette campagne sent mauvais (...) Elle est hors sol», explique-t-il au Point. François Hollande semble déplorer que «l’émotion» et les dynamiques de campagne aient pris le pas sur la «raison» et le fond. Face à la «mode Mélenchon», et «le populisme», «il y a un péril face aux simplifications, face aux falsifications, qui fait que l’on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte», insiste encore le chef de l'Etat. Par ailleurs, «il peut exister chez les Français la tentation d’abattre le ou les favoris du scrutin».

Pour autant, pas question d'appeler les électeurs à voter pour le candidat d'En marche. Le président ne veut notamment pas gêner son ancien protégé. En revanche, ses mots sonnent comme des bons points à Emmanuel Macron. «Je considère que le politique a besoin de renouvellement», lâche François Hollande.

Hamon déçu...

Benoît Hamon ne peut, quant à lui, plus cacher sa déception. Evoquant ce mercredi dans Les Echos le leader des sociaux-démocrates allemands Martin Schulz, le socialiste «note qu'il m'a encore apporté son soutien ce week-end et qu'il en fait plus pour ma candidature qu'une vingtaine de dirigeants socialistes ou ministres français de premier rang».

Quant à François Hollande, «mon désaccord date de 2014 : je considère à ce moment-là que le déséquilibre sur la politique de l'offre va être dommageable et que la courbe du chômage ne va pas s'inverser... Je ne pense pas m'être complètement trompé», tacle-t-il.

Macron, «pas une mesure sociale dans ses cent premiers jours»

Pour lui, une victoire de Marine Le Pen, improbable en mai, est en revanche possible en 2022 «si on continue à mettre en œuvre des politiques libérales». «Je ne vois pas en quoi le programme d'Emmanuel Macron aurait des résultats différents. Il ne propose pas une mesure sociale dans ses cent premiers jours. Rien, le néant absolu!», dénonce le candidat du PS.

Enfin, il assure «assumer un désaccord profond avec Jean-Luc Mélenchon sur la question européenne». «Je ne crois pas à son plan A, parce qu'il place beaucoup trop haut le niveau de ses exigences de renégociations des traités pour que celui-ci soit réaliste. Donc en réalité il n'y a chez lui que le plan B, à savoir la sortie de l'Union européenne. Et moi, je ne souhaite pas une telle issue», martèle-t-il.

Le Parisien

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vendredi 7 avril 2017

L’Elysée et un haut magistrat répliquent à François Fillon sur l’existence d’un « cabinet noir »

Selon une source proche du dossier, le parquet national financier n’enquêtera pas sur les soupçons de « cabinet noir » dénoncés par le camp du candidat de la droite.

Accusés une nouvelle fois par François Fillon d’être à la manœuvre dans l’affaire des emplois fictifs, des représentants du gouvernement ont dénoncé jeudi 6 avril « de la pure calomnie » et « une manière de faire de la politique qui n’est pas à la hauteur de ce que doit être un engagement pour gouverner un pays ».

Présenté comme un des responsables des fuites visant le candidat de la droite à la présidentielle, Robert Gelli, le directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG), a, pour sa part, déploré des « allégations mensongères » et des « propos calomnieux. »

Selon une source proche du dossier, le parquet national financier (PNF) n’enquêtera pas sur les soupçons de « cabinet noir » dénoncés par le camp Fillon, qui avait promis de poursuivre « tous ceux qui sont à l’origine » des révélations dans la presse. L’occasion de revenir sur ce feuilleton qui émaille la vie politique depuis plusieurs mois.

Les révélations visant François Fillon

Le 24 janvier, l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné révélait l’emploi passé comme collaboratrice parlementaire de Penelope Fillon, sans en avoir trouvé trace. Le lendemain, le PNF ouvrait une enquête préliminaire avant de confier le dossier à des juges d’instruction dans le cadre d’une information judiciaire.

François Fillon, qui a reconnu avoir employé son épouse et ses enfants comme assistants parlementaires, a été mis en examen notamment pour détournement de fonds publics et recel d’abus de biens sociaux. Son épouse a été mise en examen notamment pour complicité et recel de détournement de fonds publics. Les soupçons pèsent également sur l’emploi de Mme Fillon à La Revue des deux mondes.

Comment François Fillon réplique

Le 23 mars sur France 2, le candidat des Républicains (LR) avait accusé François Hollande d’être à la tête d’un « cabinet noir » exploitant les affaires judiciaires contre lui. Jeudi sur France Inter, la menace s’est faite plus précise :

« J’ai les dates, les jours, les personnes qui ont communiqué les documents. Le moment venu je poursuivrai tous ceux qui sont à l’origine de cette affaire. »

C’est François Hollande qui a déclenché l’affaire ? « Oui, bien sûr », a réaffirmé M. Fillon. Les documents à l’origine des premières révélations, « je sais d’où ils viennent. Ils viennent d’un service de l’État », a-t-il précisé. « Ca fait deux mois et demi qu’on m’empêche de faire campagne », s’est lamenté le député de Paris.

Comment réagit l’Elysée

Interrogé jeudi par l’AFP après les nouvelles accusations de M. Fillon, l’Elysée a « réaffirmé ce que le président de la République a déjà dit par voie de communiqué », évoquant des accusations « mensongères et sans fondement ». François Hollande avait lui-même réagi après la sortie de M. Fillon du 23 mars, jugeant le candidat de la droite « en deçà » de la « dignité » et de la « responsabilité » nécessaires dans une campagne présidentielle.

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, a parlé jeudi d’« accusations diffamatoires ».

« La justice est indépendante et il n’y a jamais eu de cabinet ni noir, ni gris, ni blanc ni jaune. Et c’est l’honneur de François Hollande. […] La justice, et ça François Fillon ne veut pas l’accepter, a été indépendante dans la conduite des affaires judiciaires, c’est un acquis de ce quinquennat. »

« On dit toujours que M. Fillon est un héritier de Philippe Séguin. C’est aussi un héritier de Charles Pasqua suivant le vieil adage : “Si vous avez une affaire, créez une affaire dans l’affaire” », a de son côté ironisé François Kalfon (PS).

A l’Elysée, des collaborateurs ont, en outre, reçu des menaces de mort après les premières accusations de François Fillon, via des « lettres anonymes »

Gaspard Gantzer, le conseiller en communication du président Hollande, a jugé auprès du Point que François Fillon n’avait « aucune preuve » pour engager des poursuites : « Il veut déposer une plainte ? Eh bien, qu’il le fasse. Mais il n’a aucun élément, aucune preuve. Et il faudra aussi qu’il nous explique en quoi lui serait calomnié puisqu’il ne conteste nullement les informations sorties par Le Canard enchaîné. »

La contre-attaque d’un haut magistrat

Robert Gelli, le directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG) a vivement dénoncé, dans une lettre adressée le 30 mars à l’ensemble des procureurs et procureurs généraux, les accusations portées contre ses services.

« Comment imaginer que des procureurs généraux, des magistrats du parquet chargé d’enquêtes, des juges d’instruction, des juges du fond et du droit de la première instance, des cours d’appel et de la chambre criminelle de la Cour de cassation, appliqueraient des instructions occultes, de nature à détourner ou entraver le cours de la justice ? », écrit le magistrat.

« Le dire et même le penser est une insupportable insulte au professionnalisme de l’institution judiciaire dans son ensemble et une atteinte à la probité de toute la magistrature », poursuit-il dans une lettre que publie Libération.

Le parquet national financier n’enquêtera pas

Les menaces de François Fillon d’engager des poursuites contre « tous ceux qui sont à l’origine » des révélations dans la presse ont été tuées dans l’œuf par le PNF, qui a annoncé qu’il n’enquêterait pas sur les soupçons de « cabinet noir », dénoncés par le camp du candidat LR après la parution du livre Bienvenue Place Beauvau, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

Les affirmations du livre « sont trop imprécises et manquent trop d’étai pour pouvoir justifier l’ouverture d’une enquête préliminaire », explique le procureur national financier, Eliane Houlette, dans un courrier révélé par L’Express et confirmé de source proche du dossier.

Six responsables des Républicains, le parti de François Fillon, avaient saisi le procureur de Paris et le procureur national financier pour des « infractions » commises, selon eux, par l’exécutif et pointées du doigt dans cet ouvrage.

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vendredi 10 mars 2017

Election présidentielle : François Hollande estime que la campagne électorale n’est pas à la hauteur

Par Solenn de Royer

« Les Français ne s’y retrouvent pas pour l’instant », estime le président, qui assassine en outre le processus des primaires.

« Moi ou le chaos » (ou presque). Quelques semaines avant de quitter l’Elysée, François Mitterrand avait multiplié les confidences assassines sur la campagne présidentielle de 1995, qu’il jugeait indigente et ennuyeuse. « La première depuis cinquante ans dont je serai tout à fait absent », répétait-il, songeur, à ses visiteurs. Le président socialiste avait relégué ainsi les deux candidats, Lionel Jospin et Jacques Chirac, au rang de « bons ministres gestionnaires », avant de résumer ainsi sa pensée : « En fait, je suis le dernier des grands présidents. »

Deux mois avant son départ, François Hollande serait-il atteint du même syndrome ? Devant son gouvernement au grand complet, exceptionnellement convoqué pour un conseil des ministres élargi mercredi 8 mars, le chef de l’Etat a longuement glosé sur une campagne « inédite » qui, « à quarante-cinq jours du premier tour », n’a « pas vraiment commencé ». « La qualité est assez basse, a-t-il jugé. Les Français ne s’y retrouvent pas pour l’instant. Ils pensent qu’on ne s’occupe pas de leurs vraies préoccupations. »

Prévenant contre la menace que représente un FN sous-estimé dans les sondages, M. Hollande a estimé que les « partis de gouvernement » se trouvaient dans une « situation difficile ». « Ils ne parviennent pas à trouver les bons arguments », a-t-il précisé, alors qu’il est lui-même lancé dans une campagne contre l’extrême droite.

Les débats télévisés : une idée « épouvantable »

Décidément en verve, le chef de l’Etat a également critiqué les primaires, qui « ne correspondent pas à la Ve République et à l’élection présidentielle ». « Elles affaiblissent les partis », a jugé le président, qui a renoncé à se présenter de peur d’être éliminé, fin janvier.

Aujourd’hui, M. Hollande – qui a omis de rappeler qu’il avait lui-même été désigné au terme d’une primaire en 2011 – est persuadé qu’il aurait été en capacité de l’emporter en mai prochain, s’il avait pu échapper à la primaire de la gauche de janvier, dont il avait pourtant accepté le principe dès 2016.

Alors qu’un certain nombre de ministres attendent le bon moment pour rallier Emmanuel Macron, le chef de l’Etat a appelé son gouvernement à la « cohésion » et à continuer à « travailler pour les Français ». « La liberté d’expression doit être maîtrisée », a-t-il recommandé. Il a toutefois laissé entendre qu’à la fin mars, après le dépôt des candidatures au Conseil constitutionnel, les ministres pourraient s’exprimer comme ils l’entendaient, en fonction de leurs sensibilités.

En privé, ces derniers jours, M. Hollande a en outre sévèrement jugé les débats organisés entre les candidats par TF1 (le 20 mars) et France 2 (le 20 avril) : une idée « épouvantable » et « dangereuse » qui conduit à un « nivellement » par le bas entre les candidats, celui du FN compris.

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mercredi 1 mars 2017

Le président de la République François Hollande s'est élevé "solennellement" contre "toute mise en cause des magistrats"

François Hollande : "Une candidature à l'élection présidentielle n'autorise pas à jeter la suspicion sur le travail des policiers et des juges"

Le président de la République François Hollande s'est élevé "solennellement", dans un communiqué, contre "toute mise en cause des magistrats" après la déclaration de François Fillon qui a présenté la légitimité des urnes comme supérieure à celle des magistrats : "C’est au peuple français que je m’en remets parce que seul le suffrage universel et non pas une procédure menée à charge peut décider qui sera le prochain président de la République", a dit le candidat de la droite ce matin.

Le communiqué de François Hollande :

En tant que garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire, je tiens à m’élever solennellement contre toute mise en cause des magistrats dans les enquêtes et les instructions qu’ils mènent dans le respect de l’Etat de droit.

Une candidature à l’élection présidentielle n’autorise pas à jeter la suspicion sur le travail des policiers et des juges, à créer un climat de défiance incompatible avec l’esprit de responsabilité et, pire encore, à lancer des accusations extrêmement graves contre la Justice et plus largement nos institutions

Le peuple français est souverain.  Il aura à se prononcer lors de la prochaine élection présidentielle. Mais je rappelle que la justice est également rendue en son nom et que nul ne peut s’y soustraire.

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samedi 25 février 2017

François Hollande : son dernier Salon de l'Agriculture

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vendredi 24 février 2017

Le président subliminal

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François Hollande au cours de sa campagne présidentielle de 2012

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Le président subliminal - Par Michel Noblecourt

En renonçant à se porter candidat, François Hollande est devenu presque invisible. Il multiplie pourtant les déplacements, tentant de laisser une trace avant de quitter le pouvoir.

Il a fallu une accolade avec son ancien ministre Emmanuel Macron, mercredi 22 février au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), pour que son image fasse une fugitive réapparition à la télévision. Depuis que, le 1er décembre 2016, François Hollande a décidé de ne pas briguer un nouveau mandat, il a quasiment disparu des écrans. Invisible, inaudible, il est devenu un président subliminal. Dans la campagne présidentielle, l’inventaire de son quinquennat n’est même plus un sujet. Comme s’il avait déjà quitté la scène politique.

Commémorations, inaugurations, colloques, sorties culturelles, remises de décorations – sans oublier des sauts de puce à l’étranger et des entretiens avec des chefs d’Etat –, François Hollande fait preuve d’un activisme frénétique. Il multiplie les déplacements : le 26 janvier à Poitiers, le 7 février à Aulnay-sous-Bois – au chevet du jeune Théo L., victime de violences policières –, le 9 février dans l’Allier, le 14 février à Aubervilliers, le 17 février à Ivry-sur-Seine puis à Brest et à Rennes, le 18 février dans le Gers, le 21 février à Belfort sur le site d’Alstom, le 24 février en Seine-Maritime à l’usine Renault de Cléon, en Corse le 2 mars. De la santé au logement, il balaye un vaste spectre de sujets.

Activisme très politique

François Hollande est-il devenu l’hologramme de René Coty, son prédécesseur normand qui sous la IVe République inaugurait les chrysanthèmes ? Son activisme, très politique, le dément. Face à Benoît Hamon, un candidat socialiste qui, ancien frondeur, ne défend pas son bilan, il fait le job, conforté par de tardifs bons indices, sur le chômage par exemple. Comme s’il menait la campagne dont il s’est privé. Il délivre surtout des messages subliminaux.

Le 13 février, en décorant Jean Daniel, fondateur du Nouvel Observateur, de la grand-croix de l’Ordre national du mérite, François Hollande souligne que « le destin de la gauche est d’accéder au pouvoir et de l’exercer, l’ambition de bâtir une Europe unie et la volonté de voir la France prendre sa place dans le monde ». Si on oublie un de ces trois « principes essentiels », lance-t-il de manière subliminale à Benoît Hamon, « on perd non seulement le pouvoir mais la gauche ».

Le 20 février, à Malaga, en Espagne, son message subliminal vise, cette fois, les populistes et le Front national : la sortie de l’Europe, martèle-t-il, signifierait « le repli, la fin des échanges, une fausse souveraineté qui se traduirait par moins d’emplois, de croissance et de libertés ».

Comme si son obsession était de ne pas quitter le pouvoir en ne laissant qu’une trace subliminale.

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lundi 9 janvier 2017

Hollande sur Valls : "Son projet, c'était de me virer"

Selon des propos de proches du président de la République rapportés par Le Monde, lundi, François Hollande porte un jugement sévère sur la campagne de son ancien Premier ministre. Il n'épargne pas Arnaud Montebourg, qui ne l'a "pas impressionné", et se montre "méprisant" envers Vincent Peillon, selon un proche. Seul Benoît Hamon lui semble avoir pris "la bonne posture".

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samedi 31 décembre 2016

François Hollande

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