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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 27 mars 2017

La verdure envahit le Grand Palais

Par Florence Evin

Le musée parisien propose un parcours enchanteur jalonné de quelque trois cents œuvres sur le thème du jardin.

L’exposition « Jardins », au Grand Palais, à Paris, ne propose pas une promenade odorante entre des parterres fleuris. Elle met en scène un conservatoire éphémère, plongé dans la pénombre en raison de la fragilité des documents, où œuvres d’art et science dialoguent dans un parcours conçu pour surprendre le visiteur, l’éblouir ou le terrifier. Jusqu’à le perdre dans un labyrinthe où il va de merveille en merveille, découvrant comment l’homme a su préserver le plus simple comme le plus complexe des spécimens de la nature pour l’étudier, le contempler, voire l’imiter, afin de se l’approprier.

La première salle nous invite au cheminement, cette phrase d’Aragon en tête : « Tout le bizarre de l’homme, et ce qu’il y a en lui de vagabond, et d’égaré, sans doute pourrait-il tenir dans ces deux syllabes : jardin. » Ces mots surplombent une fresque restaurée venue de la Maison du bracelet d’or (30-35 après J.-C.) à Pompéi (Italie). Avec ses masques de théâtre suspendus comme des plantes vertes, sa fontaine dont on croit entendre la musique et les Ménades allongées pour un culte dionysiaque dans un fouillis de palmes, on se dit que le poète n’est pas loin.

A côté, figure un petit dessin à la plume et à l’encre bistre aquarellée d’Albrecht Dürer (1471-1528), La Madone des animaux, prêté par l’Albertina de Vienne, et un bouquet de violettes si parfait qu’on se penche pour en humer le parfum. Leur fait face l’immense composition graphique de Giuseppe Penone, « frottage » de feuilles d’automne, dont les stries occupent tout l’espace, baptisé Vert de la forêt avec chemise, pour la délicate combinaison d’un autre temps accrochée au tableau comme elle le serait à un arbre, alors que la belle se rafraîchit à la rivière.

Parcours dense en sensations

D’entrée, tout est là de la démarche du commissaire Laurent Le Bon (président du Musée Picasso à Paris). Sa manière si particulière de mélanger les arts et les époques, comme il l’a fait, en 2010, pour l’exposition inaugurale « Chefs-d’œuvre », du Centre Pompidou Metz, dont il était directeur. Au Grand Palais, ses jardins jettent des passerelles entre artifice et réalité, dans un dialogue qui va de la Renaissance à nos jours – exception faite de Pompéi.

Le parcours est scandé de phrases-clés. « Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité », a écrit Gilles Clément. Ce propos est illustré par l’installation de Koichi Kurita pour l’exposition « Terre Loire » au château de Chambord en 2016. Le Japonais a suivi le fleuve, de sa source à la mer, pour prélever sur ses berges 400 poignées de terre. Humus qu’il a tamisé et disposé, dans la chronologie de son déplacement, en autant de petits carrés sur du papier de riz. Sobre diagramme invitant à la méditation. Après la terre, le ciel, la course des nuages : deux études de John Constable (vers 1821) venues de New Haven (Etats-Unis) ; et un film de 1929, La Croissance des végétaux, de la collection Albert Kahn, font la transition avec l’approche scientifique du propos.

Ainsi va le parcours, dense en émotions et en sensations, qui croise les regards et les époques. Viennent les raretés historiques, disposées dans une enfilade de cabinets de curiosités, pour affirmer, comme Michel Foucault : « Le jardin, c’est la plus petite parcelle du monde, et puis c’est la totalité du monde. » Marc Jeanson, responsable de l’Herbier du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), commissaire associé de l’exposition avec Colline Zellal, a apporté ses trésors. Il a choisi les plus belles planches provenant du « moussier » de Jean-Jacques Rousseau (1769-1770), de celui des poilus, ou celles des pèlerins de Jérusalem. Il y a ajouté des vélins, délicats parchemins de veau peints à la gouache par Nicolas Robert, les fleurs en majesté avec leurs spécificités botaniques.

Ainsi cohabitent l’authentique et l’artifice : les grandes cires, citrons et courges, prêtées par le Musée d’histoire naturelle de Florence (Italie) et le MNHN, les fleurs en verre de Léopold et Rudolf Blaschka, des trésors de l’université Harvard (Etats-Unis). Il y a là encore un bouquet en porcelaine de Sèvres, des couronnes funéraires en perles venues du MuCem à Marseille, ou une fragile composition florale en papier mâché, face aux subtiles photographies d’algues d’Anna Atkins, auteure d’une traduction anglaise de L’Histoire des mollusques, de Jean-Baptiste de Lamarck, dont elle a exécuté les gravures.

Pari gagné

Ce florilège est enrichi par les tirages noir et blanc des arabesques épurées de cucurbitacées signées Karl Blossfeldt, en 1928, l’un des pionniers, à Berlin, du mouvement de la Nouvelle Objectivité en photographie. Lequel situe les fondements de l’art dans les formes produites par le vivant. Tandis que les plaques au gélatino-bromure d’August Sander (vers 1930), comme l’étrange Essai sur une physionomie des plantes, figurant une empreinte de feuillage imprimée au naturel, tel un négatif, tirage anonyme en noir daté de 1786, montrent la diversité des démarches.

Après avoir interrogé le monde végétal, l’homme l’organise à sa main. Les grands plans méticuleux d’André Le Nôtre le disent sans détour, imaginant, à Versailles, les parterres de broderies pour Louis XIV, et dans la France entière à la demande de la cour du Roi-Soleil. Puis, le jardinier intervient, avec une panoplie d’outils détonnants. Enfin, l’exposition déroule un tapis de verdure picturale avec un très large panorama de la production des artistes, au fil des décennies. Ils sont tous là, une centaine au total, de Bruegel à Robert, Monet, Bonnard, Morisot, Caillebotte, Klimt, Richter, Cézanne, Redon, Dubuffet, Magritte, Giacometti ou encore Picasso.

« Cela fait trente ans que je m’intéresse au jardin, une œuvre vivante et contradictoire avec l’espace muséal, dit Laurent Le Bon. Si on pouvait contredire cette contradiction… J’ai voulu me tenir là, entre l’intérieur et l’extérieur. » Pari gagné, avec brio. Tous azimuts, les expériences fascinent et passionnent. « Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu’il vous faut », assurait Cicéron. L’homme interroge sans fin les mystères de la nature. Cette quête résonne dans l’œuvre omniprésente des artistes contemporains qui jalonnent le parcours. Jusqu’à cette fleur postnucléaire, Symbiose (1972), de Tetsumi Kudo, qui glace les sangs. Que restera-t-il de cette folle course de l’homme ? Deux minuscules pyramides de pollen de fleur de châtaignier, répond, en 2015, Wolfgang Laib.

Grand Palais, Galeries nationales, square Jean-Perrin, Paris 8e, jusqu’au 24 juillet. Tous les jours, de 10 à 20 h, sauf le mardi. Les mercredis, vendredis et samedis jusqu’à 22 h. Entrée de 9 à 13 euros. Grandpalais.fr

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samedi 25 mars 2017

Visite exposition Centenaire Rodin au Grand Palais- Paris -

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mercredi 22 mars 2017

Grand Palais - Exposition Rodin

Embrassez qui vous voulez dès demain dans l'exposition Rodin! Envie de voir les premières images ? Cliquez sur #ExpoRodin !

Une publication partagée par Le Grand Palais (@le_grand_palais) le 21 Mars 2017 à 12h03 PDT

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jeudi 9 mars 2017

FASHION WEEK : KARL LAGERFELD FAIT DÉCOLLER UNE FUSÉE POUR LE DÉFILÉ CHANEL

MODE - La Fashion Week s'est achevée ce mardi 7 mars avec en point d'orgue les défilés Chanel et Louis Vuitton. Et à l'heure où les Français se passionnent pour les aventures de l'astronaute Thomas Pesquet à bord de la Station spatiale internationale, le cosmos a inspiré les créateurs et notamment Karl Lagerfeld qui nous a mis des étoiles pleins les yeux sous la nef du Grand Palais ce mardi matin.

Si la lune et les comètes ont parsemé la collection Dior, en hommage au goût du fondateur de la maison pour l'astrologie, le défilé Chanel était sur le thème de la fusée pour présenter la collection automne/hiver 2017-2018. Et Chanel ne s'est pas contenté d'un petit imprimé Nasa... Non, Chanel a fait décollé une fusée dans son "centre de lancement n°5"! Plus fort et futuriste encore que les robots du défilé d'octobre dernier.

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mercredi 8 mars 2017

Défilé Chanel pour la Fashion Week - Grand Palais (hier)

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mercredi 15 février 2017

Le Salon des Artistes Français 2017 sous la verrière du Grand Palais

Cette année, dans le cadre d’Art Capital, le Salon des Artistes Français, héritier du Salon créé par Colbert en 1663, se tient sous la nef du Grand Palais du 15 au 19 février. Il présente plus de 600 artistes contemporains qui seront soumis à l’évaluation d’un jury composé de personnalités de l’art.

L’édition 2017 du Salon des Artistes Français présente cette année 637 artistes français et étrangers toute discipline confondue. Présidé par Alain Bazard pour la peinture, Jean-Pierre Gendis pour la sculpture, Claude Tournon pour la gravure, Afsaneh Afkhami pour la photographie et Marine Delaleuf pour l’architecture, le jury remettra, pendant l’exposition, les prix et récompenses du Salon. Ce salon historique a depuis toujours la volonté d’offrir la plus grande représentativité: « Le Salon de Artistes Français se doit d’être fermement ancré dans la contemporanéité, de porter une attention toute particulière à la jeune génération et de favoriser les conditions de son épanouissement en développant un contexte d’exposition susceptible de l’accueillir », explique Martine Delaleuf, présidente du Salon des Artistes Français. Cette dernière déclare également que cet événement, contrairement aux autres foires et salons, est « la manifestation la plus ouverte qui soit. Éclectique, accessible à tous les courants esthétiques, animé d’une réflexion appropriée à notre époque, avec le seul souci de la qualité, il est un lieu d’innovation, d’émulation et permet les confrontations les plus enrichissantes. » Bien que la qualité des œuvres représentées permet la promotion commerciale de l’artiste, le salon expose davantage « des artistes attachés à leur métier plus qu’aux effets de mode et à la valorisation de leurs œuvres sur le marché de l’art. » Géré par des artistes et pour des artistes, le salon n’est pas organisé par des galeries d’art et ne suit pas une logique de marché à l’instar de la FIAC. Au contraire, les artistes y sont directement représentés permettant une rencontre plus directe entre les œuvres et les visiteurs, professionnels, collectionneurs et amateurs d’art. De plus, l’installation des œuvres d’art sur les cimaises de l’exposition est faite par des artistes bénévoles. Par ailleurs, dans une optique de promouvoir la jeune scène artistique contemporaine, le Salon des Artistes Français invite des jeunes créateurs d’une école d’art. Cette année, ce sont l’Institut Supérieur de Design de Valenciennes et l’Académie des Beaux-arts de Russie qui ont été invité. Tsereteli Zourab, président de cette institution, est accompagné d’une dizaine d’académiciens exposant à ses côtés. Le salon met aussi en lumière les plus belles pièces de couture de Jean Doucet de ses trente dernières années. Spécialiste du sur-mesure, il travaille dans le plus pure tradition artisanale et le respect des métiers d’art. Enfin, sont exposés les médaillés d’honneur de l’édition précédente (2015) : Christiane Levrat (peinture), Michel Averseng, Michel Pigeon et Michel Serraz (sculpture), Yves Marchaux (gravure) et Afsaneh Afkhami (photographie).

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mardi 24 janvier 2017

CHANEL au Grand Palais

#LilyRoseDepp et #KarlLagerfeld pour le final du défilé #Chanel haute couture • @chanelofficial 📹 @jufeutry

Une vidéo publiée par Madame Figaro (@madamefigarofr) le 24 Janv. 2017 à 1h49 PST

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lundi 16 janvier 2017

Exposition Mexique au Grand Palais, derniers jours

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Plus que quelques jours pour découvrir Mexique de 1900 à 1950, l'exposition au Grand Palais. À travers un panorama complet de la création artistique (peinture, sculpture, architecture, musique...), l'exposition offre une immersion unique dans un pays d'une créativité sans borne. À voir jusqu'au 23 janvier 2017.

Situé dans le sud de l'Amérique du Nord, le Mexique possède une histoire extrêmement riche, marquée par une succession de cultures passionnantes, telles que celles des Mayas et des Aztèques, et par une période de colonisation violente, où le Mexique fût appelé la Nouvelle-Espagne. C'est à cette époque que les principales villes du Mexique sont créées, les villages rasés et la religion catholique imposée. Enfin, en 1821, l'indépendance est acquise et le Mexique entre dans son histoire moderne, jalonnée de périodes d'avant-garde précieuses et de bouleversements politiques.

60 ans après la dernière exposition consacrée au Mexique, le Grand Palais remet le couvert et propose un très bel aperçu de la culture mexicaine de la première moitié du XXème siècle. On y croise les très célèbres Diego Rivera, Frida Kahlo et Rufino Tamayo, ainsi que toute une génération d'artistes inventifs et un peu fous. Aussi, l'urbanisme est au centre de la modernité pragmatique mexicaine, tandis que la littérature, dont la tendance principale est le réalisme magique, invite le surnaturel à la table de la poésie.

La musique est, bien sûr, également présente, et c'est quasiment en dansant que l'on visite cette rétrospective ultra-réjouissante du Grand Palais. On y découvre un pays à la culture hybride, entre traditions ancestrales et innovations géniales.

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Informations pratiques :

Mexique 1900-1950

Au Grand Palais

Du 5 octobre 2016 au 23 janvier 2017

Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 20h

En nocturne jusqu’à 22h le mercredi

Tarif normal : 13 €

Réduit : 9 €

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samedi 7 janvier 2017

Expositions au Grand Palais - derniers jours

Derniers jours : Mexique 1900-1950, l'exposition du Grand Palais Mexique 1900-1950. Le Grand Palais invite pour sa part le public parisien à un grand et beau voyage dans le Mexique de 1900 à 1950. À travers un panorama complet de la création artistique (peinture, sculpture, architecture, musique...), l'exposition offre une immersion unique dans un pays d'une créativité sans borne. À voir jusqu'au 23 janvier 2017. Hergé. Le Grand Palais revient également sur la carrière de Hergé, lors d'une grande exposition visible jusqu'au 16 janvier 2017. Le créateur de Tintin, considéré comme le "père de la bande dessinée européenne" est à l'honneur avec des centaines de planches de ses bandes dessinées.

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dimanche 1 janvier 2017

Mexique (1900 - 1950) au Grand Palais - suite

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