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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

jeudi 18 octobre 2018

La une de Libération ce matin

libé

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mardi 2 octobre 2018

La une de Libération de demain matin...

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La une de Libération ce matin

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lundi 24 septembre 2018

Libération - ce matin

libé 24 sept

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mardi 18 septembre 2018

La lettre politique de Laurent Joffrin - Collomb saute dans un canot

Contrairement à Christophe Colomb, Gérard du même nom, ou presque, l’un des premiers conquistadors macroniens, n’est guère séduit par le nouveau monde. Pas au point de s’y installer, en tout cas. Après une courte escale place Beauvau comme ministre d’Etat du régime, il a tout à trac annoncé son désir de revenir à Lyon, son port d’attache. On dit que la décision était prise de longue main. Peut-être. Après tout, il fut un bon maire de Lyon, il pense que ce passé lui donne un avenir. Mais outre que sa volonté de rempiler pour un quatrième mandat ne fleure guère le renouvellement, il est difficile de ne pas la rapprocher de son commentaire peu amène sur le style affiché depuis un an par l’exécutif : pas assez «humble», a-t-il dit, ce qui n’est guère aimable. Son hubris à lui se déploie sur les bords du Rhône. Bon connaisseur de l’Antiquité, il préfère la capitale des Gaules à celle de la France, et donc Belenos à Jupiter. Il n’empêchera pas les mauvais esprits de penser qu’il quitte un navire qu’il juge perdu dans l’océan du «en même temps».

Du coup, la marche triomphale de LREM commence à ressembler à une débandade. Bayrou empêché et mécontent, Hulot retiré sur l’Aventin de Saint-Lunaire, Collomb sur le départ, une députée LREM qui parle du Titanic et se réfugie sur le rafiot UDI, Flessel qui s’esquive, Nyssen proche de la roche Tarpéienne, Le Maire contesté, Ferrand neutralisé au perchoir, Kohler inquiété, Benalla devant les juges et les sénateurs : poids lourds et poids plumes sont proches du K.O. Après «la poudre de perlimpimpin» chère au Président, la poudre d’escampette, le tout sur fond de sondages en berne. Présidence verticale, chute tout aussi verticale.

La Ve est une assurance-vie : il reste quatre ans pour redresser la barre. Rien n’est encore joué. Les réformes peuvent encore agir, la présidence hautaine se réformer, l’événement, prince de la politique, jouer soudain en faveur du Président. Mais le paysage a changé du tout au tout. On était en marche, on est à la rame. On a comparé les débuts de Macron à ceux de Bonaparte. Après un an de règne, on est désormais plus proche de Waterloo que d’Austerlitz.

LAURENT JOFFRIN

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lundi 10 septembre 2018

Libération ce matin

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jeudi 6 septembre 2018

A la une de «Libé» vendredi 7 septembre

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lundi 3 septembre 2018

La lettre politique de Laurent Joffrin - Festival de gaffes

Les emmerdes, disait poétiquement Jacques Chirac, volent toujours en escadrille. S’agissant d’Emmanuel Macron, ce n’est plus une escadrille mais une flotte aérienne. Une liste de noms propres symbolise cet été politiquement meurtrier : Benalla, Borloo, Aquarius, Hulot, Darmanin, Gaulois, Besson, Saal, Bern… Ouf ! On dit que c’est le retour de la scoumoune qui a empoisonné les prédécesseurs du président. Pas tout à fait. Cette malchance a été puissamment aidée par les gaffes, les boulettes et les bévues commises en haut lieu, sous le signe de la contradiction.

On promet une présidence irréprochable mais on nomme, puis on protège, un Rambo amateur chargé de la sécurité rapprochée du président ; on commande à Jean-Louis Borloo un «plan pauvreté» dont on savait qu’il serait ambitieux et donc dispendieux (l’auteur du rapport ne s’en cachait pas) puis on l’écarte d’un revers de main faute de crédits ; on refuse d’accueillir un bateau de migrants, puis on reproche la même chose au gouvernement italien, qui fait remarquer que l’Italie a accueilli dix fois plus de réfugiés que la France ; on nomme un ministre de la Transition écologique emblématique puis on le désavoue dans une série de dossiers sensibles, ce qui provoque son départ ; on annonce le prélèvement des impôts à la source, puis on s’avise que la réforme pourrait indisposer les contribuables et on entre dans une valse-hésitation ; on nomme un écrivain ami consul à Los Angeles au risque d’alimenter l’accusation de copinage  ; on stigmatise les «Gaulois réfractaires au changement» en oubliant que les mêmes réfractaires ont voté pour un président qui promettait un changement radical ; on plaide la promotion au mérite et on promeut une dame condamnée en justice, qui reçoit une mission, un grade et une belle augmentation de salaire ; on nomme un «Monsieur Patrimoine» mais on mesure chichement ses moyens et on pond un projet de loi sur le logement qui déclenche son ire en réduisant les prérogatives des architectes des bâtiments de France. Dans cet inventaire à la Prévert, qui mêle questions de fond et anecdotes, il ne manque que le raton laveur.

Par son intensité, cette série de pas de clerc a quelque chose d’inquiétant. Certes, le président est protégé par la Constitution – il fera cinq ans quoi qu’il arrive. Mais dans quel équipage ? Un exécutif si prématurément affaibli risque l’aboulie, ce qui n’est pas rassurant pour le pays. Avec ces deux questions qui planent sur la présidence : a-t-on élu la bonne personne ? Sa stratégie de libéralisation est-elle juste ? Jupiter tonnant ou Jupiter vacillant ?

LAURENT JOFFRIN

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samedi 1 septembre 2018

La lettre politique de Laurent Joffrin - Tango fiscal

Curieusement, le mot «couac» a disparu du vocabulaire des commentateurs. Pourtant on l’employait à qui mieux mieux à propos des gouvernements précédents. Or comment qualifier autrement le canard émis par l’équipe Macron à propos du prélèvement des impôts à la source ? Super-couac.

Pour rester dans le registre musical, c’est un tango, trois pas en avant, deux pas en arrière, ou l’inverse, on ne sait plus. On n’est pas chez les Gaulois mais chez les Argentins. Politiquement, les rôles sont inversés. La décision de prélever mensuellement l’impôt sur les feuilles de paie, a été prise par Hollande qui respectait une promesse de campagne. L’indécision qu’on imputait au «président de la synthèse» est sur ce dossier celle du président «vertical» qui lui a succédé.

Cette réforme est un serpent de mer qui ondulait depuis des années dans les couloirs de Bercy et qu’Hollande avait prévu de faire enfin émerger. Annoncée il y a plusieurs années, elle a déjà été reportée d’un an par le nouveau gouvernement. Les services du Budget ont donc bénéficié d’un long délai pour la mettre en œuvre. Aux dires de Gérald Darmanin, ils sont fin prêts. Et voilà qu’après avoir tiré le coup de pistolet du départ – avec communiqués publics, lettre aux contribuables, publicité à la télévision – le Président fait publiquement part de ses doutes. C’est la nouvelle version du «en même temps» : on fera, sans faire, tout en faisant, à coup sûr sans être vraiment sûr, à une date proche, à moins qu’elle soit lointaine. On a vu posture plus tranchante.

Le gouvernement assure que nous serons fixés dans quinze jours. Pour vérifier que tout fonctionne ? Non : pour évaluer l’impact sur l’opinion d’une mesure qui réduit le salaire payé (mais qui supprime en échange – euro pour euro – l’impôt qu’on acquittait par tranches : jeu à somme nulle). Au moment où la polémique sur le pouvoir d’achat se développe, l’effet d’optique risque de masquer la baisse de la taxe d’habitation censée compenser la hausse de la CSG. Angoisse… Tout cela est purement cosmétique, mais dans le nouveau monde, la cosmétique, décidément, compte autant que dans l’ancien.

LAURENT JOFFRIN

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lundi 27 août 2018

Libération

lib55

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