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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 14 février 2017

Le Chinois Gao Bo à la Maison Européenne de la Photographie (MEP)

Spectaculaire, l’installation du Chinois Gao Bo à la Maison européenne de la photographie. Et ça commence dès le jardin japonais du musée, dans l’entrée, où l’artiste a entassé 1 000 pierres ornées des visages de 1 000 Tibétains, accompagnés d’un millier de bougeoirs fabriqués là-bas.

A l’intérieur du lieu, le Chinois a aussi revisité ses anciennes photos du Tibet en les retouchant d’une encre faite avec son propre sang. Un cri désespéré pour dire le sort réservé par la Chine à la nation tibétaine ? L’intéressé dément. « L’art est une blessure. Il y a de la souffrance dans toute mon œuvre », dit l’artiste, qui martyrise ses images en les recouvrant de peinture, brûle ses châssis, colle des branches d’arbres bandées comme des membres amputés, invente une écriture automatique.

La mort de sa mère, la maladie d’une amie atteinte d’un cancer, le sort des condamnés à mort chinois donnent lieu à des installations qui évoquent parfois l’artiste allemand Anselm Kieffer. Un univers pas toujours subtil, mais visuellement très efficace. Claire Guillot

Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, Paris 4e. Mo Saint-Paul. Tel. : 01-44-78-75-00. Jusqu’au 9 avril. Ouvert du mercredi au dimanche, de 11 heures à 19 h 45. De 4,5 € à 8 €.

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L'installation "Offrande du mandala" de Gao Bo dans la cour de la MEP. Ensemble de 1 000 portraits de tibétains. Tirages au bromure d'argent émulsionnés sur pierres.

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mercredi 11 janvier 2017

La fréquentation de la Maison Européenne de la Photographie en 2016

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© Bettina Rheims, Monica Belucci

200 000, c’est le nombre de visiteurs qui se sont rendus à la Maison Européenne de la Photographie en 2016, soit un peu moins que l’année 2015 mais mieux que 2014, année au cours de laquelle la Mep avait accueilli 190 000 personnes. Avec plus de 60 000 visiteurs, Bettina Rheims est l’exposition qui a remporté le plus de succès. Viennent ensuite “Une saison brésilienne” (avec Marcel Gautherot, Vik Muniz, Joaquim Paiva et Celso Brandao), puis les expositions de Christine Spengler et Patrick Zachmann.

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jeudi 5 janvier 2017

"Trente ans après" à la MEP

EXPOSITION - Loin des clichés, la Maison européenne de la photographie a réuni les albums de famille de grands photographes américains.

Par   Christophe Levent

Bébé nu sur un lit, vieillard rongé par la maladie, femme au ventre lourd, quatre sœurs qui prennent la même pose… Sous le titre « Family Pictures », la Maison européenne de la photographie (Paris IV  e) a réuni des clichés, tous issus de ses collections, de dix grands photographes américains qui ont fait de leurs proches un sujet de prédilection. Un surprenant album de famille en noir et blanc et quelque cent images qui n’a pas grand-chose à voir, si ce n’est le sujet, avec ceux qui trônent sur nos étagères ou qui sommeillent dans nos disques durs…

Loin de l’anecdote, ou de la volonté de fixer un souvenir, ces photographes ont choisi de placer femmes ou enfants au centre même de leur œuvre. De manière parfois quasi obsessionnelle, comme Harry Callahan qui a photographié sans relâche sa femme Eleanor pendant cinquante ans, un peu partout de la chambre à coucher au désert du Nevada, nue ou habillée. Emmet Gowin, élève de Callahan, fera lui aussi de son épouse, Edith, une muse dont le corps se transforme au fur et à mesure des grossesses. Ses deux enfants sont eux immortalisés dans d’étranges poses, bras tordus ou élancés, tel un couple, sur une pelouse.

Plus étranges et inquiétantes sont les images de Ralph Eugene Meatyard, métamorphosant ses fils en fantômes errants dans des lieux abandonnés et délabrés. Troublante également, la série de portraits réalisés par Richard Avedon de son père, en train de mourir d’un cancer. Des portraits grand format qui avaient fait scandale lors de leur première présentation en 1974, au Musée d’art moderne (MoMA) de New York. Les yeux du vieil homme en disent long sur la peur qui peu à peu le rattrape.

Poignants, deux photomontages de Robert Frank rendent hommage à ses deux enfants disparus tragiquement. En 1958, ils étaient les sujets d’une des images les plus célèbres du photographe, endormis avec leur mère dans une voiture, garée sur le bas-côté d’une route du Texas.

Un mur entier abrite l’œuvre la plus saisissante de l’exposition. 42 clichés alignés côte à côte et signés Nicholas Nixon. Depuis 1975, fasciné par le lien qui unit sa femme Bebe à ses trois sœurs, il les a photographiées chaque année, pratiquement dans la même position. Au début, « The Brown Sisters » avaient entre 15 et 25 ans. Aujourd’hui, de 57 à 67. A chaque étape, à chaque pas pour le visiteur, les visages se transforment, se creusent peu à peu de rides. On s’attarde forcément, presque un peu voyeur, pour déceler les différences, noter les transformations des corps, le vacillement des regards. Les vêtements retracent les décennies qui passent. Dans les légers changements de position ou d’expression, on devine les aléas traversés par les unes et les autres : un enfant qui vient de naître, une dispute, un divorce, une maladie… Une réflexion intime sur le temps qui passe, inexorable. Un bouleversant miroir de nos propres existences.

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samedi 12 novembre 2016

L'Amérique sans concession du photographe Andres Serrano exposée à Paris

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Montage de 3 photos d'Andres Serrano : Little Yankee Miss, Trump, White Nigger 

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

Connu pour ses oeuvres antireligieuses ou ses photos "trash" sur la torture, Andres Serrano présente à Paris sa vision de l'Amérique, avec des portraits moins polémiques mais toujours intenses de sans-abri, de Donald Trump et de membres du Ku Klux Klan.

En 2011, deux photographies de l'Américain avaient été détruites à coups de marteau à Avignon, au lendemain de manifestations de mouvements catholiques. Objet du scandale: "Piss Christ", l'une des images, qui représentait un crucifix immergé dans de l'urine.

"C'est ma croix", a confié à l'AFP Andres Serrano, de passage à Paris pour inaugurer l'exposition qui lui est consacrée à la Maison européenne de la photographie (MEP) à partir de mercredi. "Beaucoup de gens ne me connaissent qu'à travers ça. C'est une oeuvre réalisée pourtant il y a près de trente ans", insiste l'artiste de 66 ans qui lui préfère ses portraits de sans-abri, comme "René" (l'affiche de l'exposition) ou celui d'un "maquereau bling bling", avec dents et chaîne en or qui brillent.

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JB Pimp America  © Andres Serrano Courtesy Galerie Nathalie Obadia Paris/ Bruxelles

"Il y a un mélange d'individuel et de symbolique" dans ces portraits, explique celui dont l'oeuvre, hantée par la religion, le sexe, la mort et la violence, évoque souvent la peinture classique et baroque.

Pour la Collection Lambert en Avignon, un musée d'art contemporain qui détient plus de 200 photographies de l'artiste new-yorkais, il faut aller chercher ses influences "vers les grands maîtres du passé dont il ne retient que la face la plus sombre (on pense à Titien et Delacroix, Le Tintoret, Vélasquez mais aussi Goya, El Greco, Zurbaran, Géricault ou Courbet)".

Ses oeuvres les plus polémiques viennent d'être présentées à Bruxelles lors d'une grande rétrospective. A Paris, la MEP a fait le pari inverse, préférant s'attarder sur la dimension humaniste de Serrano.

Des portraits façon studio de sans-abri

L'exposition s'articule en premier lieu autour des portraits de sans-abri, que Serrano préfère qualifier de "nomades", "résidents" ou "habitants". Pris dans le métro ou dans la rue, ces photographies au cadrage serré montrent des visages fermés, accentués par les ombres, à la dimension picturale évidente.

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Sleeze (Residents of New York), 2014 © © Andres Serrano, courtesy Galerie Nathalie Obadia Paris/Bruxelles

Seuls leurs bonnets ou leurs tenues, souvent trop grandes et très couvrantes, laissent deviner la situation de ces modèles, sans domicile fixe. "L'idée était que la plupart des gens, à un moment de leur vie, se rendent dans un studio pour se faire tirer le portrait. Les sans-abri ne le peuvent pas, donc j'ai fait venir le studio à eux", explique l'artiste latino, qui a commencé ce travail dans les années 90 à New York, avant de le reprendre en 2014-2015.

Parmi les personnalités américaines... Donald Trump

Dans une autre série, il livre des portraits hauts en couleur de personnalités américaines. Le rappeur Snoop Dogg y côtoie l'actrice Chloé Sévigny et un certain Donald Trump. "J'étais en avance sur mon temps, je l'ai choisi pour représenter l'Amérique" dès 2004, bien avant qu'il ne manifeste ses ambitions politiques. Ces portraits ont été réalisés sur plusieurs années dans la foulée de l'attaque du 11 septembre 2001. 

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Donald Trump (America), 2001-2004 © © Andres Serrano Courtesy Galerie Nathalie Obadia Paris/ Bruxelles

Volontiers dérangeant, Serrano montre encore une autre facette de l'Amérique avec des membres du Ku Klux Klan, prenant la pose, cagoulés. Une façon pour lui d'explorer les frontières entre bien et mal, acceptable et l'inacceptable.

"J'ai toujours dit que mon oeuvre était ouverte à l'interprétation. Ce n'est pas quelque chose que je peux contrôler ou que je veux contrôler", souligne l'artiste dans la présentation de l'exposition.

Exposition Andres Serrano, jusqu'au 29 janvier à la Maison européenne de la photographie à Paris

Exposition "Torture" d'Andres Serrano à la galerie Nathalie Obadia, jusqu'au 30 décembre 2016   

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vendredi 11 novembre 2016

A la MEP nouvelles expositions

En pleine actualité, "Une saison américaine" ouvre à la Maison Européenne de la Photographie, avec les expositions d'Andres SerranoHarry CallahanDiana Michener et Family Pictures dans la Collection de la MEP, ainsi que l'exposition des archives de Pierre Molinier mais aussi de Johann Rousselot, lauréat du prix photo AFD/Polka.

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mercredi 9 novembre 2016

L’actualité de la MEP

Dès le 9 novembre, la Maison Européenne de la Photographie inaugure un cycle d’expositions dédié à la photographie américaine. Cette saison américaine est l’occasion de présenter une grande exposition d’Andres Serrano, dessinant, loin des provocations pour lesquelles son travail a souvent fait polémique, un portrait sensible de l’Amérique d’aujourd’hui, ainsi que les French Archives d’Harry Callahan, qui témoignent du séjour à Aix-en-Provence d’un des maîtres de la photographie américaine, les troublantes photographies d’animaux de Diana Michener, et une exposition collective de photographes américains de légende issus de la collection de la MEP, Family Pictures, explorant les thèmes de la famille, de la généalogie et de l’identité.

En parallèle de cette saison américaine, la MEP accueille, comme chaque année, le lauréat du Prix Photo AFD/Polka, Johann Rousselot, pour son travail sur New Delhi, ainsi que, pour quelques jours, l’exposition des archives de Pierre Molinier, avant leur dispersion à l’Hôtel Drouot, le 14 novembre, par maître Joron-Derem.

Jean-Luc Monterosso

Directeur de la Maison Européenne de la Photographie

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dimanche 6 novembre 2016

M.E.P. - Paris

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jeudi 27 octobre 2016

Exposition à la MEP

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vendredi 14 octobre 2016

Herb Ritts à la MEP actuellement

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