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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 9 septembre 2017

Liu Bolin, Ghost stories - M.E.P.

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Ghost stories présente des photographies issues des quatre grands thèmes abordés dans l'œuvre de Liu Bolin depuis plus de dix ans : la politique et la censure, la tradition et la culture chinoise, la société de consommation et la liberté de la presse. Sculpteur, performeur et photographe, l'artiste (surnommé « l’homme invisible ») déclare : « J’ai décidé de me fondre dans l’environnement. Certains diront que je disparais dans le paysage ; je dirais pour ma part que c’est l’environnement qui s’empare de moi ».

La première série de l'artiste Liu Bolin « Hiding in the City » (« Se cacher dans la ville »), en 2005, présente un autoportrait de ce dernier immobile et recouvert de peinture : son image se confond alors avec les décombres de son atelier situé dans le quartier d’artistes rasé par le gouvernement chinois. Depuis, il crée des œuvres mêlant photographie, body art, art optique et sculpture vivante : une protestation silencieuse dans laquelle il se rend invisible pour se faire remarquer.

Lieu : Maison Européenne de la Photographie

Date de début : 6 septembre 2017

Date de fin : 29 octobre 2017

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mercredi 19 juillet 2017

Photographie : les femmes vues par les femmes


Photographie : les femmes vues par les femmes

Une exposition de la Maison européenne de la photographie à Paris met à l'honneur une série de clichés de femmes, pris par des femmes.

Au milieu du 20e siècle, les femmes photographes sont plutôt rares. "Jusque dans les années 60 et 70, ce n'était pas un métier pour les femmes, et puis petit à petit, des femmes ont émergé. Aujourd'hui, il y en a de plus en plus dans la photographie et le photoreportage", explique Jean-Luc Monterosso, directeur de la Maison européenne de la photographie.

"Chez une femme, on entre plus facilement dans l'intimité"

De Sarah Moon à Bettina Rheims en passant par Valérie Belin, cette exposition permet aux visiteurs de partager le regard et le point de vue de femmes qui ont marqué l'histoire de la photographie.

"Chez une femme, on entre plus facilement dans l'intimité. Il y a une espèce d'empathie et, en même temps, une complicité", ajoute Jean-Luc Monterosso. Dominique Issermann, grand nom de la photographie contemporaine, nous donne son opinion, avec recul et humour, sur son métier : "J'aime bien le côté éphémère de la photo, cela part à l'imprimerie, c'est imprimé, cela enveloppe le poisson un jour ou l'autre, cela finit chez votre dentiste...".

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lundi 17 juillet 2017

Un été japonais à la MEP

Dès le début des années 1990, la société d’impression japonaise Dai Nippon Printing Co., Ltd constitue pour la Maison Européenne de la Photographie une importante collection représentative de la photographie japonaise de la deuxième moitié du XXe siècle. L’exposition investit la quasi-totalité des espaces de la MEP et propose une large sélection de chacun des 21 photographes de la donation, riche aujourd’hui de 540 pièces.

Cette exposition est dédiée à la mémoire de Keiichi Tahara, 1951-2017, et de Hiroshi Yamazaki, 1946-2017.

Avec des œuvres de Nobuyoshi Araki, Masahisa Fukase, Seiichi Furuya, Naoya Hatakeyama, Hiro, Eikoh Hosoe, Yasuhiro Ishimoto, Miyako Ishiuchi, Ihei Kimura, Taiji Matsue, Ryuji Miyamoto, Yasumasa Morimura, Daido Moriyama, Ikko Narahara, Toshio Shibata, Hiroshi Sugimoto, Keiichi Tahara, Hiromi Tsuchida, Shomei Tomatsu, Shoji Ueda, Hiroshi Yamazaki.

En 1992, sous l’impulsion de son président Monsieur Yoshitoshi Kitajima, la grande société japonaise d’impression Dai Nippon Printing Co., Ltd., fondée en 1876, décide de constituer pour la Maison Européenne de la Photographie une importante collection représentative de la photographie japonaise depuis le début des années 1950. À cette époque, les photographes japonais étaient très peu présents dans les collections publiques françaises. Ainsi, chaque année de 1994 à 2006, la collection de la MEP s’est enrichie d’une ou deux séries majeures des maîtres de la photographie japonaise. Les choix, réalisés avec la collaboration essentielle de la galeriste Kazé Kuramochi, se sont avérés pertinents.

Constituées aujourd’hui de 540 œuvres, cette « collection dans la collection » révèle la place essentielle prise par la photographie japonaise dans l’histoire de la photographie mondiale et l’importance d’auteurs devenus pour la plupart des acteurs majeurs de la création contemporaine.

En quelques décennies, dans un après-guerre bouleversé par la double tragédie nucléaire des 6 et 9 août 1945, suivie de l’occupation américaine qui durera jusqu’en 1951, se succèdent des générations de photographes témoins des bouleversements économiques et sociaux d’une société blessée mais en pleine mutation. En 1968, le Japon devient la troisième puissance économique mondiale. Dans le même temps, les mouvements contestataires des années 1960 libèrent toutes les expressions artistiques et particulièrement la photographie, notamment grâce à la revue Provoke publiée entre 1968 et 1969. Apprenant les uns des autres, ces auteurs repoussent toujours plus loin les possibilités et les limites de la photographie. Scrutant les failles et les cicatrices d’un pays meurtri mais en plein renouveau, ils confrontent l’intime à l’histoire collective, et s’impliquent totalement dans l’acte photographique avec une froide sobriété et une violence contenue qui confèrent à leurs travaux une puissance sous-jacente.

Beaucoup de ces photographes documentent le Japon dans un contexte historique qui influence fortement leur style photographique ; et bien que ces auteurs soient largement ouverts sur le monde, leurs travaux, jusqu’aux années 1980, sont peu diffusés à l’étranger. Les artistes nés après-guerre continuent de dépeindre l’identité japonaise, scrutant leur territoire tout en voyageant et en élargissant leurs champs d’investigation. Certains vivent et travaillent hors du Japon, comme Yasuhiro Ishimoto, Hiro, Keiichi Tahara, Seiichi Furuya. Aussi ne peut-on les cantonner à l’étiquette de photographie japonaise, tant leur propos est universel. La plupart ont obtenu une forte notoriété internationale. Ce qui les rassemble, c’est leur engagement dans l’acte photographique.

L’exposition, qui occupe l’ensemble des quatre niveaux de la Maison Européenne de la Photographie, présente une très large sélection de chacun des vingt-et-un photographes de la donation.

Si certains photographes nous donnent à voir les conséquences d’une des plus grandes catastrophes humaines de tous les temps, alors que d’autres évoquent leur propre amour disparu, il se dégage de l’ensemble de ces travaux, toujours réalisés à la bonne distance, une force de la mémoire et une proposition de regarder en nous, avec humilité, notre propre humanité.

Exposition "Mémoire et lumière", jusqu'au 27 août à la MEP.

https://www.mep-fr.org/event/memoire-et-lumiere/

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jeudi 1 juin 2017

L’actualité de la MEP

Jusqu’au 18 juin, vous pourrez encore découvrir les démarches singulières d’ORLAN, Michel Journiac, Martial Cherrier, Gloria Friedmann dans une programmation exclusivement consacrée au corps. Également la sélection de vidéos proposée par Barbara Polla, DANCE WITH ME VIDEO, qui dévoile les univers très variés de Shaun Gladwell, Ali Kazma et Elena Kovylina, et qui se prolonge les week-ends par la projection d’œuvres d’artistes questionnant le rapport du corps au mouvement et à la danse.

Pour la saison estivale qui s’ouvrira au public le 28 juin, la MEP présente Mémoire et lumière–Photographie japonaise 1950-2000, une large sélection des 21 photographes issus de la Donation Dai Nippon Printing Co., Ltd.

Depuis le début des années 1990, cette grande entreprise d’impression japonaise a constitué pour la MEP une collection représentative de la photographie nippone de la deuxième moitié du XXe siècle. Dans un après-guerre bouleversé par les tragédies nucléaires et l’occupation américaine, des générations de photographes se succèdent, scrutant les failles et les cicatrices d’un pays meurtri mais en plein renouveau. Confrontant l’intime à l’histoire collective, il se dégage de l’ensemble de ces œuvres une force de la mémoire et une proposition d’introspection pour chacun d’entre nous.

Au sein de ce nouveau cycle, l’exposition de Bernard Pierre Wolff dévoile, dans la syntaxe du photojournalisme classique, un monde à la fois terriblement intime et parfaitement universel. Issues du fonds photographique légué à la MEP après sa mort, ces images révèlent tant son quotidien new-yorkais que ses nombreux voyages, notamment en Inde et au Japon.

Enfin, vous pouvez découvrir dès à présent la programmation de la deuxième édition de la Biennale des photographes du monde arabe contemporain, organisée conjointement par l’Institut du monde arabe et la Maison Européenne de la Photographie. L’événement se déploiera dès le 13 septembre prochain dans huit lieux parisiens.

Jean-Luc Monterosso

Directeur de la Maison Européenne de la Photographie

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mercredi 31 mai 2017

Michel Journiac - à la MEP

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Journiac

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dimanche 28 mai 2017

Vu à la MEP - "Dance with me video"

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vendredi 26 mai 2017

Video exposition ORLAN en Capitales à la Maison Européenne de la Photographie

ORLAN, cette artiste qui a fait de son corps un médium artistique, voire une oeuvre d'art à part entière, s'expose ici à la Maison Européenne de la Photographie. Une exposition qui nous invite à dépasser les apparences autour d'une réflexion sur notre rapport au corps, codifié, jugé, exhibé, un corps que nos sociétés nous font parfois davantage subir que diriger.

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Photos : J. Snap

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samedi 13 mai 2017

Actuellement à la M.E.P.

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vendredi 28 avril 2017

Orlan à la MEP

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ORLAN sort du cadre. Son nom s’écrit chaque lettre en capitales car elle ne veut rentrer ni dans les rangs, ni dans la ligne. ORLAN a conquis avec ses œuvres les capitales du monde et de l’art, de Paris à New York en passant par Los Angeles, du Centre Pompidou au MoCA ou au LACMA, au Getty, au Sungkok Museum en Corée du Sud, au Victoria & Albert Museum de Londres...

La Maison Européenne de la Photographie est très heureuse de présenter l’importante exposition "ORLAN EN CAPITALES" pendant le Mois de la Photo du Grand Paris. Son commissaire, Jérôme Neutres, a réuni plus d’une centaine de photographies, d’installations et de films. Il a choisi des œuvres capitales pour la compréhension de la démarche d’ORLAN.

Chaque œuvre est un manifeste, et certaines dialoguent avec des emblèmes de l’histoire de l’art : Nu descendant l’escalier (1965), ORLAN en Grande Odalisque d’Ingres (1977) ou encore sa réinterprétation de la Naissance de Vénus de Botticelli (Naissance d’ORLAN sans coquille, 1974).

Dès les années 1960, cette artiste pionnière a mis de la figure sur le visage de l’art, et particulièrement sur celui de la photographie. La MEP a toujours soutenu le travail d’ORLAN, et est fière de pouvoir restaurer et reconstituer des œuvres qui n’ont pratiquement jamais été montrées. Panoplie de la fille bonne à marier (1981) ; Têtes à claques, jeu de massacre (1977) ; Déshabillage, habillage, réhabillage libres et changeants (1977) sont des pièces majeures, à taille humaine, collées sur bois puis détourées et utilisées dans des installations la plupart du temps interactives. Ce dispositif de mise en scène de la photographie rappelle la Naissance d’ORLAN sans coquille (1974) ou les effigies des « MesuRAGES » (ORLAN-CORPS brandit le liquide de rinçage, 1977-2012 ; ORLAN-CORPS, ICC d’Anvers, 1980), ainsi que le Baiser de l’Artiste, grande sculpture photographique (1976 au Portugal, 1977 à la FIAC Paris).

ORLAN change constamment et radicalement les données, déréglant les conventions, les prêt-à-penser. Elle s’oppose au déterminisme naturel, social et politique, à toutes formes de domination, la suprématie masculine, la religion, la ségrégation culturelle, le racisme… Toujours mêlée d’humour, parfois de parodie ou même de grotesque, son œuvre provocante peut choquer car elle bouscule les codes préétablis.

Dès les premières œuvres plastiques ou performatives, ORLAN interroge le statut du corps et les pressions politiques, religieuses et sociales qui s’y impriment, particulièrement dans le corps des femmes. Son engagement, sa liberté, le féminisme font partie intégrante de son œuvre plastique, où elle défend des positions innovantes, interrogatives et subversives. ORLAN change constamment et radicalement les données, déréglant les conventions et les prêt-à-penser. Elle a choisi de questionner la fatalité génétique et les canons esthétiques assignés aux femmes dans notre société, de la période baroque aux cultures traditionnelles africaines, précolombiennes, amérindiennes, et chinoises.

Évoquer ORLAN, c’est aussi bien sûr considérer l’ensemble magistral de ses opérations-chirurgicales-performances, très controversées. Comme le Baiser de l’Artiste, ces œuvres ont fait le tour du monde pour s’inscrire de manière pérenne dans l’histoire de l’art. Pourtant, en réduisant sans doute trop ces images — performances, photographies, films, etc. – à un phénomène artistico-sensationnel, on a longtemps parlé d’ORLAN et pas assez de ses œuvres en tant qu’œuvres d’art, fortes de plasticité et de concepts. Des photographies que leur puissance esthétique et subversive impose, et dont la signifiante irrévérence est aussi fraîche aujourd’hui qu’hier.

Les œuvres d’ORLAN, et particulièrement celles présentées dans la deuxième partie de l’exposition dédiée à ses opérations-chirurgicales-performances nous posent deux questions fondamentales : qu’est-ce qu’être femme ? Qu’est-ce qu’être artiste ? À la première, elle nous dit que la femme peut faire une avec son corps. À la deuxième, elle répond qu’être artiste, c’est faire corps avec son art. C’est donc mêler l’art et la vie. C’est remettre en question les standards de beauté et les stéréotypes que notre époque nous désigne. ORLAN est un « corps à l’œuvre », et plus encore, un corps féminin à l’œuvre. ORLAN interroge les carcans, formatages et dictats de toutes sortes, et n’a de cesse de vouloir en échapper.

En artiste qui se réinvente sans cesse, ORLAN passe de la chirurgie du corps à la chirurgie des images dès la fin des années 1990 en initiant un travail reposant sur la technologie numérique pour créer de nouvelles formes d’autoportraits mutants. Déclinant de nombreux avatars digitaux d’elle-même. ORLAN développe des hybridations numériques qui ouvrent un nouveau champ de possibles à son univers artistique, inventant ainsi une nouvelle forme d’autoportraits hybrides dont la variété est illimitée.

Une monographie sur l’œuvre d’ORLAN sera publiée à cette occasion avec des textes de Jean-Luc Monterosso, directeur et fondateur de la MEP ; Jérôme Neutres, écrivain et commissaire, directeur de la stratégie et du développement de la Réunion des Musées Nationaux – Grand-Palais et Président du Musée du Luxembourg ; Shelley Rice, professeure, historienne de la photographie à la New York University et critique pour la revue Art America ; et une interview d’ORLAN par Tatyana Franck, directrice du Musée de l’Élysée de Lausanne.

ORLAN a reçu le prix de l’E-réputation, désignant l’artiste la plus observée et commentée sur le web. Son œuvre a une acuité très forte dans le contexte des questions artistiques et sociales d’aujourd’hui.

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jeudi 27 avril 2017

Mois de la photo. L’action photographique à la MEP

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Jusqu'au 18 Juin 2017 - MAISON EUROPÉENNE DE LA PHOTOGRAPHIE MICHEL JOURNIAC

L’exposition « L’action photographique » à la Maison européenne de la photographie propose une rétrospective de l’œuvre de Michel Journiac. Plus de cent photographies témoignent d’une pratique qui se nourrit de l’installation, de la performance et de la poésie pour interroger le corps et l’identité.

L’exposition « L’action photographique » à la Maison européenne de la photographie, à Paris, revient sur la carrière du photographe Michel Journiac, qui fut un des initiateurs de l’art corporel en France. Elle est organisée dans le cadre du mois de la photo du grand Paris.

« L’action photographique » de Michel Journiac autour du corps et de l’identité

Plus de cent œuvres originales créées entre 1969 et 1994 sont rassemblées dans l’exposition qui explore chacun des thèmes majeurs abordés par Michel Journiac à travers les séries des Pièges, des Rituels, des Contrats et des Icônes.

La pratique de Michel Journiac fait appel à de nombreuses disciplines artistiques comme la sculpture, l’installation, la performance, la poésie et la photographie. C’est à travers des mises en scène de sa propre personne qu’il parodie les rituels sociaux et religieux et engage une réflexion sur la morale, le sacré et la sexualité. Le corps, considéré comme « une viande consciente socialisée » est au centre de son œuvre et le sien est la matière première de son exploration de la notion d’identité.

La photographie est chez Michel Journiac un moyen de fixer des actions artistiques d’autre nature. Plus qu’une image figée, elle parachève de façon active une démarche qui serait sans elle laissée en suspens. Ainsi ses clichés sont-ils réunis en séries qui permettent de garder la trace de ses actions et d’archiver de façon plastique, thématique et exhaustif l’acte créatif.

Michel Journiac, plasticien emblématique de l’art corporel

Ces séries photographiques, archives d’actions, sont traversées par un vocabulaire sociologique et critique et une logique de la revendication qui s’exprime à travers leurs titres : Messe pour un corps, Hommage à Freud, Piège pour un travesti, L’inceste, Le vierge Mère ou encore Les icônes du temps présent. La photographie de Michel Journiac questionne les notions de volonté, de décision, d’exposition et du rapport à l’autre et privilégie une approche subversive à une approche esthétique.

L’exposition met en lumière un acteur majeur de la scène artistique des années 1970 et 1980, plasticien emblématique de l’art corporel, qu’il introduisit en France aux côtés de Gina Pane et Vito Acconci, et source d’inspiration de nombreux artistes contemporains.

Voir mon précédent billet sur Michel Journiac

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