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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 13 mai 2017

Actuellement à la M.E.P.

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vendredi 28 avril 2017

Orlan à la MEP

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ORLAN sort du cadre. Son nom s’écrit chaque lettre en capitales car elle ne veut rentrer ni dans les rangs, ni dans la ligne. ORLAN a conquis avec ses œuvres les capitales du monde et de l’art, de Paris à New York en passant par Los Angeles, du Centre Pompidou au MoCA ou au LACMA, au Getty, au Sungkok Museum en Corée du Sud, au Victoria & Albert Museum de Londres...

La Maison Européenne de la Photographie est très heureuse de présenter l’importante exposition "ORLAN EN CAPITALES" pendant le Mois de la Photo du Grand Paris. Son commissaire, Jérôme Neutres, a réuni plus d’une centaine de photographies, d’installations et de films. Il a choisi des œuvres capitales pour la compréhension de la démarche d’ORLAN.

Chaque œuvre est un manifeste, et certaines dialoguent avec des emblèmes de l’histoire de l’art : Nu descendant l’escalier (1965), ORLAN en Grande Odalisque d’Ingres (1977) ou encore sa réinterprétation de la Naissance de Vénus de Botticelli (Naissance d’ORLAN sans coquille, 1974).

Dès les années 1960, cette artiste pionnière a mis de la figure sur le visage de l’art, et particulièrement sur celui de la photographie. La MEP a toujours soutenu le travail d’ORLAN, et est fière de pouvoir restaurer et reconstituer des œuvres qui n’ont pratiquement jamais été montrées. Panoplie de la fille bonne à marier (1981) ; Têtes à claques, jeu de massacre (1977) ; Déshabillage, habillage, réhabillage libres et changeants (1977) sont des pièces majeures, à taille humaine, collées sur bois puis détourées et utilisées dans des installations la plupart du temps interactives. Ce dispositif de mise en scène de la photographie rappelle la Naissance d’ORLAN sans coquille (1974) ou les effigies des « MesuRAGES » (ORLAN-CORPS brandit le liquide de rinçage, 1977-2012 ; ORLAN-CORPS, ICC d’Anvers, 1980), ainsi que le Baiser de l’Artiste, grande sculpture photographique (1976 au Portugal, 1977 à la FIAC Paris).

ORLAN change constamment et radicalement les données, déréglant les conventions, les prêt-à-penser. Elle s’oppose au déterminisme naturel, social et politique, à toutes formes de domination, la suprématie masculine, la religion, la ségrégation culturelle, le racisme… Toujours mêlée d’humour, parfois de parodie ou même de grotesque, son œuvre provocante peut choquer car elle bouscule les codes préétablis.

Dès les premières œuvres plastiques ou performatives, ORLAN interroge le statut du corps et les pressions politiques, religieuses et sociales qui s’y impriment, particulièrement dans le corps des femmes. Son engagement, sa liberté, le féminisme font partie intégrante de son œuvre plastique, où elle défend des positions innovantes, interrogatives et subversives. ORLAN change constamment et radicalement les données, déréglant les conventions et les prêt-à-penser. Elle a choisi de questionner la fatalité génétique et les canons esthétiques assignés aux femmes dans notre société, de la période baroque aux cultures traditionnelles africaines, précolombiennes, amérindiennes, et chinoises.

Évoquer ORLAN, c’est aussi bien sûr considérer l’ensemble magistral de ses opérations-chirurgicales-performances, très controversées. Comme le Baiser de l’Artiste, ces œuvres ont fait le tour du monde pour s’inscrire de manière pérenne dans l’histoire de l’art. Pourtant, en réduisant sans doute trop ces images — performances, photographies, films, etc. – à un phénomène artistico-sensationnel, on a longtemps parlé d’ORLAN et pas assez de ses œuvres en tant qu’œuvres d’art, fortes de plasticité et de concepts. Des photographies que leur puissance esthétique et subversive impose, et dont la signifiante irrévérence est aussi fraîche aujourd’hui qu’hier.

Les œuvres d’ORLAN, et particulièrement celles présentées dans la deuxième partie de l’exposition dédiée à ses opérations-chirurgicales-performances nous posent deux questions fondamentales : qu’est-ce qu’être femme ? Qu’est-ce qu’être artiste ? À la première, elle nous dit que la femme peut faire une avec son corps. À la deuxième, elle répond qu’être artiste, c’est faire corps avec son art. C’est donc mêler l’art et la vie. C’est remettre en question les standards de beauté et les stéréotypes que notre époque nous désigne. ORLAN est un « corps à l’œuvre », et plus encore, un corps féminin à l’œuvre. ORLAN interroge les carcans, formatages et dictats de toutes sortes, et n’a de cesse de vouloir en échapper.

En artiste qui se réinvente sans cesse, ORLAN passe de la chirurgie du corps à la chirurgie des images dès la fin des années 1990 en initiant un travail reposant sur la technologie numérique pour créer de nouvelles formes d’autoportraits mutants. Déclinant de nombreux avatars digitaux d’elle-même. ORLAN développe des hybridations numériques qui ouvrent un nouveau champ de possibles à son univers artistique, inventant ainsi une nouvelle forme d’autoportraits hybrides dont la variété est illimitée.

Une monographie sur l’œuvre d’ORLAN sera publiée à cette occasion avec des textes de Jean-Luc Monterosso, directeur et fondateur de la MEP ; Jérôme Neutres, écrivain et commissaire, directeur de la stratégie et du développement de la Réunion des Musées Nationaux – Grand-Palais et Président du Musée du Luxembourg ; Shelley Rice, professeure, historienne de la photographie à la New York University et critique pour la revue Art America ; et une interview d’ORLAN par Tatyana Franck, directrice du Musée de l’Élysée de Lausanne.

ORLAN a reçu le prix de l’E-réputation, désignant l’artiste la plus observée et commentée sur le web. Son œuvre a une acuité très forte dans le contexte des questions artistiques et sociales d’aujourd’hui.

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jeudi 27 avril 2017

Mois de la photo. L’action photographique à la MEP

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Jusqu'au 18 Juin 2017 - MAISON EUROPÉENNE DE LA PHOTOGRAPHIE MICHEL JOURNIAC

L’exposition « L’action photographique » à la Maison européenne de la photographie propose une rétrospective de l’œuvre de Michel Journiac. Plus de cent photographies témoignent d’une pratique qui se nourrit de l’installation, de la performance et de la poésie pour interroger le corps et l’identité.

L’exposition « L’action photographique » à la Maison européenne de la photographie, à Paris, revient sur la carrière du photographe Michel Journiac, qui fut un des initiateurs de l’art corporel en France. Elle est organisée dans le cadre du mois de la photo du grand Paris.

« L’action photographique » de Michel Journiac autour du corps et de l’identité

Plus de cent œuvres originales créées entre 1969 et 1994 sont rassemblées dans l’exposition qui explore chacun des thèmes majeurs abordés par Michel Journiac à travers les séries des Pièges, des Rituels, des Contrats et des Icônes.

La pratique de Michel Journiac fait appel à de nombreuses disciplines artistiques comme la sculpture, l’installation, la performance, la poésie et la photographie. C’est à travers des mises en scène de sa propre personne qu’il parodie les rituels sociaux et religieux et engage une réflexion sur la morale, le sacré et la sexualité. Le corps, considéré comme « une viande consciente socialisée » est au centre de son œuvre et le sien est la matière première de son exploration de la notion d’identité.

La photographie est chez Michel Journiac un moyen de fixer des actions artistiques d’autre nature. Plus qu’une image figée, elle parachève de façon active une démarche qui serait sans elle laissée en suspens. Ainsi ses clichés sont-ils réunis en séries qui permettent de garder la trace de ses actions et d’archiver de façon plastique, thématique et exhaustif l’acte créatif.

Michel Journiac, plasticien emblématique de l’art corporel

Ces séries photographiques, archives d’actions, sont traversées par un vocabulaire sociologique et critique et une logique de la revendication qui s’exprime à travers leurs titres : Messe pour un corps, Hommage à Freud, Piège pour un travesti, L’inceste, Le vierge Mère ou encore Les icônes du temps présent. La photographie de Michel Journiac questionne les notions de volonté, de décision, d’exposition et du rapport à l’autre et privilégie une approche subversive à une approche esthétique.

L’exposition met en lumière un acteur majeur de la scène artistique des années 1970 et 1980, plasticien emblématique de l’art corporel, qu’il introduisit en France aux côtés de Gina Pane et Vito Acconci, et source d’inspiration de nombreux artistes contemporains.

Voir mon précédent billet sur Michel Journiac

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mercredi 26 avril 2017

Actuellement à la MEP....

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lundi 24 avril 2017

Actuellement à la MEP

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samedi 22 avril 2017

Maison Européenne de la Photographie ( M.E.P.)

La Maison Européenne de la Photographie présente un nouveau cycle d’expositions à découvrir dans le cadre du Mois de la Photo du Grand Paris.

Au cœur de cette programmation, le corps est à l’honneur, source intarissable d’inspiration pour les créateurs et photographes présentés ce printemps à la MEP : ORLANMichel JourniacMartial Cherrier et Gloria Friedmann. Le cycle de photographies et de vidéos, DANCE WITH ME VIDEO, complète cette programmation en dévoilant les univers de trois artistes issus d’horizons variés : Shaun GladwellAli Kazma et Elena Kovylina.

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jeudi 20 avril 2017

Actuellement à la MEP - Orlan

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vendredi 14 avril 2017

MEP = Mois de la photo. ORLAN en capitales - 20 Avr - 18 Juin 2017 (save the date)

L’exposition « ORLAN en capitales » à la Maison Européenne de la Photographie propose une rétrospective de l’œuvre pionnière de la plasticienne ORLAN. A travers plus d’une centaine de photographies, installations et films est retracée sa vaste entreprise d’émancipation, de représentation, de déconstruction et de reconstruction de son corps et de son identité.

L’exposition « ORLAN en capitales » à la Maison Européenne de la Photographie, à Paris, rassemble plus de cent photographies, installations et films d’ORLAN, et offre ainsi un vaste panorama de l’œuvre multiforme de cette artiste pionnière.

« ORLAN en capitales » : une rétrospective à travers des œuvres capitales

Le titre de l’exposition « ORLAN en capitales » est à sens multiple. Il renvoie bien sûr à la façon dont l’artiste écrit son nom, avec chaque lettre en capitales, pour signifier son refus de s’inscrire dans des lignes établies, de rentrer dans le rang. Mais il évoque aussi l’intérêt suscité par son œuvre qui est aujourd’hui connue dans les plus grandes capitales du monde et de l’art. Enfin, il souligne la sélection effectuée pour cette exposition organisée dans le cadre du Mois de la Photo du Grand Paris  et qui privilégie des œuvres capitales permettant une parfaite compréhension de la démarche d’ORLAN.

L’exposition présente des œuvres restaurées et reconstituées qui n’avaieent quasiment jamais été présentées auparavant. Ainsi les pièces intitulées Têtes à claques, jeu de massacre et Déshabillage, habillage, réhabillage libres et changeants, datant de 1977, et Panoplie de la fille bonne à marier de 1981 sont des assemblages de photographies détourées collées sur bois et de divers objets formant des ensembles à taille humaine qui étaient utilisés dans des installations souvent interactives.

Le parcours se divise en trois parties qui suivent le cheminement d’ORLAN de façon à la fois thématique et chronologique. On découvre comment, dès les années 1960, la plasticienne a opéré un travail sur la figuration, en mettant « de la figure sur son visage », c’est à dire de la représentation. Puis comment, à travers ses œuvres plastiques et performatives, elle a constamment remis en question les conventions, le déterminisme social, les pressions religieuses ou politiques et toute forme de domination.

L’œuvre d’ORLAN : les multiples façons de sortir du cadre

La première partie, intitulée « Sortir du cadre » montre comment ORLAN n’a eu de cesse de développer des moyens de se libérer de tout encadrement ou formatage. Le ton est donné dès 1965 avec la série de photographies intitulée Tentative de sortir du cadre où l’on voit l’artiste nue s’extraire de diverses manières d’un grand cadre doré pour tableau. Pour ORLAN, sortir du cadre, c’est notamment s’émanciper du conditionnement imposé aux femmes et affirmer leur réappropriation de leur corps comme l’expriment l’installation Panoplie de la femme bonne à marier et la série photographique Strip-tease occasionnel dans les draps du trousseau.

La deuxième partie est consacrée à l’utilisation par ORLAN de la chirurgie pour sculpter son corps et montre comment elle a fait de la chirurgie esthétique un médium artistique. En témoignent les les opérations qu’elle a successivement subies, traitées comme des installations, de véritables œuvres artistiques et intitulées Couture et suture, Opération réussie , Opération-Opéra ou encore Omniprésence. Enfin, la troisième partie, « Self-hybridation », s’intéresse à l’usage des nouvelles technologies par ORLAN qui, à partir de la fin des années 1990, se tourne vers et le numérique pour réaliser des autoportraits mutants, sortes d’avatars digitaux d’elle-même, comme la série Défiguration / Refiguration puis Self-hybridations africaines. La vidéo La Liberté en écorchée réalisée en 2013, un autoportrait 3D qui la montre le corps plus qu’à nu, en écorché de la médecine anatomique de la Renaissance, témoigne de la démarche la plus récente d’ORLAN pour qui les techniques d’imagerie 3D, de réalité virtuelle et augmentée, sont de nouveaux moyens de mettre en image et de construire ou reconstruire son corps et son identité.

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