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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 29 juillet 2017

Quand des ex-gloires de la politique déchantent du macronisme

Par Cédric Pietralunga

Des personnalités qui avaient apporté leur soutien au candidat d’En marche ! se heurtent aux projets, méthodes parlementaires et pratiques du « nouveau monde ».

Il fut un temps où ils étaient reçus au QG de campagne d’Emmanuel Macron, où ils pouvaient s’afficher avec le candidat en déplacement, où une place leur était réservée au premier rang des meetings. Mais depuis l’élection présidentielle, c’est le désenchantement parmi ces soutiens du chef de l’Etat, souvent des ex-gloires de la politique qui pensaient trouver une seconde jeunesse dans le macronisme et se heurtent aux pratiques du « nouveau monde ».

L’ancienne ministre Corinne Lepage, dont le ralliement avait été mis en scène en janvier, est ainsi partie en guerre contre La République en marche (LRM), une formation dont elle assimile le fonctionnement à du « centralisme démocratique ».

L’ex-députée européenne a apporté son soutien à l’action en justice intentée par des adhérents du mouvement du chef de l’Etat pour reporter la modification de ses statuts. « J’ai la parole libre, ce n’est pas parce que je soutiens l’action du président de la République que je vais me taire quand quelque chose ne va pas », justifie Mme Lepage.

Absence d’une « parole libre » au sein de LRM

Déçu lui aussi, le sénateur (Mouvement des progressistes) du Val-d’Oise Robert Hue, qui avait rallié M. Macron en mars, dénonce de son côté la baisse des aides personnalisées au logement (APL) décidée par le gouvernement, une mesure « particulièrement indécente [qui] touchera des familles et des jeunes dont on connaît bien les difficultés ». Un coup de rabot également fustigé sur Twitter par Matthieu Orphelin, député (LRM) du Maine-et-Loire et ancien porte-parole de l’écologiste Nicolas Hulot.

D’autres ne cachent plus leur énervement devant les méthodes des parlementaires macronistes, qui mépriseraient les anciens élus. Le député (LRM) du Calvados Alain Tourret, un des rares invités à suivre M. Macron en campagne à La Réunion, a dénoncé l’absence de « parole libre » au sein du mouvement.

Jean-Louis Bourlanges, député (MoDem) des Hauts-de-Seine et autre soutien, a carrément quitté l’Hémicycle en plein débat sur le projet de loi de moralisation de la vie publique, mardi 25 juillet, excédé qu’on refuse de le laisser s’exprimer.

Sincères ou surjoués, ces coups de blues sont en tout cas surveillés de près par l’opposition, qui ne désespère pas de récupérer ces parlementaires macronistes déçus. « Certains n’en peuvent déjà plus et nous font des appels du pied pour revenir au bercail », assure ainsi un membre de la nouvelle direction du Parti socialiste.

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mardi 25 juillet 2017

Sondages : Macron face à ses premières difficultés

Par Cédric Pietralunga - le Monde

Si les débuts du nouveau président avaient été appréciés, notamment concernant l’international, cela ne semble plus suffire, à l’heure des premières mesures. Et la dégringolade semble rapide.

C’est une chute inédite pour Emmanuel Macron. En tout cas depuis son élection à la présidence de la République. Selon le baromètre Ifop publié dimanche 23 juillet par le JDD, le chef de l’Etat a perdu dix points de popularité en un mois. Désormais, 54 % des Français se disent satisfaits de son action, contre 62 % lors de son arrivée à l’Elysée et 64 % il y a un mois.

Jamais chef d’Etat n’avait subi une dégringolade aussi rapide avant lui, hormis Jacques Chirac, qui avait perdu quinze points entre mai et juillet 1995. A l’aube de son troisième mois de mandat, Emmanuel Macron est même moins apprécié que son prédécesseur François Hollande, pourtant présenté comme l’anti-modèle : le président socialiste disposait encore de 56 % d’opinions favorables à la même période.

Si l’Elysée refuse de commenter ce reflux, plusieurs proches du chef de l’Etat assurent ne pas être surpris par son ampleur. « Cette chute est normale, parce qu’on rentre dans le dur, estime François Patriat, sénateur (LRM) de la Côte-d’Or. Les gens voient qu’ils vont devoir faire des efforts et s’interrogent. Dès que les résultats seront là, ça remontera. » « Les mauvais sondages n’ont rien d’étonnant, abonde Arnaud Leroy, ancien député et porte-parole de LRM. On est obligé d’en passer par là si on veut réformer le pays. »

« LES GENS VOIENT QU’ILS VONT DEVOIR FAIRE DES EFFORTS ET S’INTERROGENT. DÈS QUE LES RÉSULTATS SERONT LÀ, ÇA REMONTERA »

ARNAUD LEROY, ANCIEN DÉPUTÉ ET PORTE-PAROLE DE LRM

Selon l’Ifop, les raisons de cette embardée sont à chercher du côté des premières mesures annoncées par l’exécutif. Hausse de la CSG le 1er janvier, gel du point d’indice et retour du jour de carence pour les fonctionnaires, réforme du code du travail par ordonnances… Autant de décisions qui inquiètent. La valse-hésitation autour de la suppression de la taxe d’habitation, reportée avant d’être maintenue, a pu aussi donner le sentiment qu’Emmanuel Macron ne tiendrait pas ses promesses de campagne, comme ses prédécesseurs.

Si les débuts du nouveau locataire de l’Elysée ont été appréciés, notamment ses premiers pas à l’international – et ses rencontres savamment mises en scène avec des chefs d’Etat étrangers comme Donald Trump ou Vladimir Poutine –, cela ne semble plus suffire. La démission forcée du général Pierre de Villiers, le 19 juillet, a pu également être interprétée comme un acte d’autoritarisme plus que d’autorité. « La séquence n’a pas aidé, même s’il est sain de commencer le nouveau quinquennat avec un nouveau chef d’état-major », reconnaît un parlementaire macroniste.

Coup porté aux classes populaires

Signe que c’est la politique du chef de l’Etat et pas nécessairement son image qui est mise en cause, le premier ministre dévisse lui aussi dans les sondages. Selon Ifop, 56 % des Français sont satisfaits de l’action d’Edouard Philippe, c’est huit points de moins qu’il y a un mois. « Le pays est dans un état difficile et cela implique des décisions d’économies qui sont par définition impopulaires, reconnaît-on à Matignon. Mais cela ne doit pas nous arrêter car les Français sont en attente d’action, pas de procrastination. »

Reste que certains s’interrogent sur la communication d’Emmanuel Macron, qui refuse de répondre aux journalistes – et donc de se servir des médias pour expliquer son action. « Au début, j’appréciais le côté jupitérien, maintenant je trouve que ça tourne en rond, ils veulent juste ne pas faire comme les autres, ça ne marche plus », regrette un élu LRM. Toujours désireux de façonner son image de « French Obama », Emmanuel Macron a prévu de rencontrer les chanteurs Bono et Rihanna cette semaine à l’Elysée.

L’alerte est d’autant plus sérieuse que le sondage Ifop a été réalisé avant que n’éclate, dimanche, la polémique sur les aides personnalisées au logement (APL). Matignon a beau marteler que « tout le monde doit faire des efforts », la mesure a de fortes chances d’être perçue comme un nouveau coup porté aux classes populaires.

Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, certains plaident dès maintenant pour un abandon de la mesure. « 5 €/mois, pour les étudiants les plus précaires, ce n’est pas neutre. Trouvons d’autres moyens pour les aider spécifiquement », a ainsi tweeté Matthieu Orphelin, député LRM du Maine-et-Loire et ancien porte-parole de Nicolas Hulot.

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lundi 24 juillet 2017

Macron en fait-il trop ?

Par  Myriam Encaoua

Attention à l’effet saturation ! Emmanuel Macron est partout depuis son élection, sur tous les fronts et toutes les images. Boxeur sur les quais de Seine pour défendre la candidature de Paris aux JO de 2024 il y a deux semaines, commandant de sous-marin nucléaire au large de l’île Longue au lendemain du Congrès de Versailles, pilote de chasse façon « Top Gun » sur la base aérienne d’Istres jeudi dernier… Le président donne l’impression d’enfiler les tenues de combat plus vite que son ombre. Au point de déclencher les rires sur les réseaux sociaux.

« Le chef de l’Etat se déguise, analyse le spécialiste de la communication Philippe Moreau Chevrolet. L’uniforme lui permet de se présidentialiser rapidement et de construire un style à la fois moderne et autoritaire. Mais, ajoute-t-il, en injectant en permanence ce type d’image aux Français, il peut donner l’impression d’un jeu de rôle. »

les visites de chefs d’état s’enchaînent

Attention donc à la posture… D’autant que les militaires n’apprécient guère cet effet de mise en scène. « Ça fait gadget, c’était gentil jusqu’à présent, mais là ça ne passe plus, grince le colonel Michel Goya, se remettant difficilement de la démission du général Pierre de Villiers mardi dernier. S’habiller de la sorte en pleine crise avec l’armée et nous dire après que c’est le chef d’état-major qui s’est mis en scène ! Il fallait oser ! » s’indigne-t-il.

Les hauts gradés ruminent encore les propos de Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, estimant que le général cinq étoiles a été « déloyal dans sa communication » en claquant la porte.

Mais l’omniprésence du président ne s’arrête pas aux images. Trump, Poutine, Netanyahou, les visites de chefs d’Etat s’enchaînent à l’Elysée, à Versailles, sur les Champs, à la tour Eiffel… Les interventions sur le front intérieur aussi. Mardi dernier, le président s’est invité à la dernière minute dans les jardins du ministère des Relations avec le Parlement, rue de Varenne, où Christophe Castaner conviait les députés de la majorité à prendre un verre. De cette visite surprise, on retiendra un message à double tranchant : « Il n’y a pas de caporalisme, pas d’ordre jupitérien, il y a une exigence commune », leur a dit le président. En clair, soyez libres… mais pas trop.

La promesse de ne pas intervenir sur tout semble loin

Emmanuel Macron occuperait-il tous les rôles, y compris celui de chef de la majorité, en lien direct avec ses troupes, essayant de contenir les premiers couacs ? Il donne en tout cas le sentiment de vouloir être partout. Lundi, le Premier ministre ouvre la conférence territoriale au Sénat… mais le président la conclut et se réserve les annonces principales. Jeudi, Macron devait aussi clôturer les états généraux de l’alimentation à Bercy. Cette fois, il n’est pas passé derrière Edouard Philippe. Un faux bond présidentiel inhabituel ou le signe que l’Elysée réalise que Matignon a besoin d’un peu d’air ? « Il est possible que cette petite musique soit remontée à la présidence », lâche prudemment un conseiller.

La promesse présidentielle de ne pas intervenir sur tout semble loin. Macron impose son agenda et son rythme… au risque de se priver du bouclier utile de Matignon en cas de difficulté. Les ministres sont priés de tenir bon malgré la fatigue qui pointe. « Nous sommes là pour réformer le pays », claironne un membre du gouvernement avant d’avouer que « la campagne a quand même duré plus d’un an »… L’hyperprésident devrait continuer à se démultiplier jusqu’au dernier Conseil des ministres le 9 août. D’ici là, il y aura d’autres images. A l’affiche de la semaine prochaine : la visite du chanteur Bono et de la chanteuse Rihanna à l’Elysée.

@myriamencaoua

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dimanche 23 juillet 2017

Forte baisse de popularité pour Emmanuel Macron et Edouard Philippe

Un début d'été houleux pour le tandem Macron-Philippe. La cote de popularité d’Emmanuel Macron est en forte baisse en juillet, avec 54 % de satisfaits, soit dix points de moins qu’en juin, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche. Le Premier ministre Edouard Philippe enregistre également un reflux de huit points sur la même période, passant de 64 % à 56 % de satisfaits.

Pour le président Macron, 47 % des sondés se disent « plutôt satisfaits (54 % en juin) et 7 % sont « très satisfaits » (10 % en juin). Simultanément, le total des mécontents passe de 35 % à 43 % de juin à juillet, se répartissant entre « très mécontents » (15 % en juillet, contre 12 % en juin) et « plutôt mécontents » (de 23 % à 28 %). 3 % des sondés ne se prononcent pas contre 1 % le mois dernier.

4 % des sondés se disent « très satisfaits » d’Edouard Philippe

Pour le chef du gouvernement Edouard Philippe, 52 % des sondés se montrent « plutôt satisfaits » (59 % un mois plus tôt) et 4 % se disent « très satisfaits » (-1 %). Chez les mécontents, 27 % se disent « plutôt mécontents (+3 %) et 10 % « très mécontents » (+2 %). Le taux des personnes interrogées ne se prononçant pas passe de 4 % à 7 %.

L’enquête a été réalisée par l’Ifop auprès d’un échantillon de 1.947 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas du 17 au 22 juillet par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone

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Emmanuel Macron : aux origines de Jupiter

Comment lui est venue l’idée de s’autoproclamer roi des dieux ? Un mois avant sa candidature, Emmanuel Macron cherche un terme pour exprimer le contraire du « président normal » qu’a voulu être Hollande au début de son quinquennat. Président exceptionnel ? Extraordinaire ? Puiser dans la mythologie était plus judicieux… « La France a besoin d’un chef de l’Etat jupitérien », explique-t-il dans les colonnes de « Challenges » le 16 octobre 2016. Référence directe à François Mitterrand et à son conseiller, Jacques Pilhan, grand théoricien de l’idée d’un président à la parole rare, lançant la foudre et remontant dans son Olympe. Jupiter était d’ailleurs l’un des noms de divinités dont Mitterrand était affublé. Le nom aussi laissé à son pupitre en bois construit sur mesure. Ce même « pupitre Jupiter » qu’a utilisé Macron pour ses meetings.

Enfin, pendant la campagne, un petit groupe d’amis sélectionnés par Brigitte Macron pouvaient discuter avec son mari sur la messagerie Telegram. Nom du groupe ? Jupiter. Le soir de sa victoire, au Louvre, dans son long manteau noir mitterrandien, Macron leur a envoyé deux mots : « spécial dédicace ». M.E.

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mercredi 19 juillet 2017

"Jupiter" fait chuter la cote de popularité de Macron

 Par Jean-Christophe Chanut - La Tribune

Jupiter ne réussit pas à Emmanuel Macron. D'après la dernière enquête BVA-La Tribune-Orange, il perd 5 points de cote de popularité (54%), les Français ayant une mauvaise opinion de lui lui reprochant son  arrogance, son autoritarisme et son mépris des classes populaires.

"Jupiter" ne réussit pas à Emmanuel Macron. D'après la dernière enquête BVA-La Tribune-Orange, il perd 5 points de cote de popularité (54%), les Français ayant une mauvaise opinion de lui lui reprochant son "arrogance", son "autoritarisme" et son "mépris" des classes populaires. (Crédits : Reuters)

L'enquête mensuelle BVA- La Tribune-Orange indique un net fléchissement de la popularité d'Emmanuel Macron qui perd cinq points en un mois (54% d'opinion favorable contre 59% en juin et 62% lors de son arrivée à l’Élysée). Le positionnement "Jupitérien" expliquerait cette baisse.

Malgré le défilé du 14 juillet, la présence de Donald Trump, un discours remarqué lors de la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv, etc., la popularité d'Emmanuel Macron est en chute. Effet du réel début de l'exercice du pouvoir, avec la loi Travail qui se profile et les premiers arbitrages budgétaires, notamment sur les impôts et les dépenses? Sans doute, car le Premier ministre Édouard Philippe connaît lui aussi une érosion (moins marquée) de sa popularité, selon la vague de juillet de l'Observatoire de la politique nationale qui associe BVA La Tribune et Orange.

Après avoir déjà perdu trois points le mois dernier (59% au lieu de 62% au moment de son élection), la popularité du Président de la République enregistre donc une nouvelle baisse en juillet assez prononcée, avec cinq points de moins (54%). Si, globalement, les Français continuent d'avoir une bonne opinion de lui, le capital de confiance s'effrite tout de même. La part des personnes déclarant avoir une mauvaise opinion de lui progresse en effet nettement (44%, soit cinq points de plus depuis juin et... 9 points depuis mai). Un phénomène que d'autres présidents ont connu auparavant.

Une chute due à son positionnement "jupitérien"

D'après l'enquête, c'est son positionnement "jupitérien" qui semble agacer le plus. Ceci étant perçu comme une dérive monarchique et ses propos sur "les gens qui ne sont rien" ont visiblement laissé des traces. Ainsi, les personnes qui indiquent avoir une mauvaise opinion de lui, mettent en avant son "arrogance", son "autoritarisme" et son "mépris" des classes populaires, ainsi qu'une trop grande place laissée à la communication.

Mais sa ligne politique suscite également de nombreux commentaires, ses détracteurs dénonçant son orientation "trop libérale". Sans surprise, les sympathisants des partis situés à la gauche du PS restent très largement hostiles au président (72%, +2), tout comme les sympathisants du Front National (77%, +5).

Mais l'enquête signale aussi un regain de désapprobation chez les sympathisants PS et "LR", nettement moins bienveillants qu'il y a un mois à l'égard du président: 64% des premiers et 59% des seconds déclarent ainsi avoir une bonne opinion de lui, soit, respectivement, 12 et 9 points de moins qu'en juin. Et le président entraîne dans son sillage son mouvement "En Marche!": 49% des Français ont une bonne image d'En Marche!, soit six points de moins qu'il y a un mois. Les critiques sur "l'amateurisme" des nouveaux députés du mouvement ont aussi participé à cette chute.

Philippe résiste mieux

Dans ce contexte, le Premier ministre Édouard Philippe s'en sort mieux. 53% des Français déclarent avoir une bonne opinion de lui, soit un tassement de deux points par rapport à juin et une baisse de quatre points depuis mai. C'est surtout auprès des sympathisants PS (59% de bonnes opinions, soit une baisse de 13 points) et "LR" (68%, -7) que la popularité d'Édouard Philippe se détériore.

Parmi les autres personnalités politiques, on notera que la "star" Nicolas Hulot est aussi affectée par cette baisse de popularité. Certes, le ministre de la Transition écologique demeure en tête du classement des personnalités politiques préférées des Français, mais avec 44% d'opinions favorables, il perd 11 points sur un mois.

Tout le monde descend

Les "déçus" de Hulot se retrouvent notamment à gauche avec 50% tout juste d'opinions favorables, en chute de... 13 points. Mais à la décharge de Nicolas Hulot, la quasi-totalité des personnalités testées dans le baromètre "descendent" également. Faut-il y voir une lassitude des Français après une si longue séquence électorale ou bien l'amorce d'une défiance après le léger regain d'optimisme suscité par l'élection d'Emmanuel Macron et la vague du "dégagisme"?.

Ainsi, dans les rangs à gauche du PS, Jean-Luc Mélenchon conserve certes son leadership (71%)  mais il perd cinq points. Tout comme à droite François Baroin (61%, -4), Laurent Wauquiez (56%,-5) et Xavier Bertrand (54%, -7) sont en baisse, même s'ils demeurent les trois personnalités que les sympathisants voudraient voir jouer un plus grand rôle à l'avenir.

Même Marine Le Pen n'est pas épargnée, y compris dans son propre camp. Si sa cote d'influence auprès de l'ensemble des Français recule de 7 points (24%), elle diminue surtout pour la première fois dans son parti (84%, -11).

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Démission du général de Villiers : François Lecointre va être nommé chef d'état-major des armées

Le général François Lecointre va remplacer Pierre de Villiers au poste de chef d'état-major des armées, selon des sources concordantes. Le général de Villiers a présenté sa démission au président de la République mercredi 19 juillet, "qui l'a acceptée". Dans un communiqué, Pierre de Villiers considère "ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel [il] croit", face aux coupes prévues dans le budget de la Défense.

https://www.facebook.com/notes/chef-d%C3%A9tat-major-des-arm%C3%A9es/d%C3%A9part/1553326491416508/

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Le FMI en pâmoison devant Macron

L’institution internationale couvre d’éloges les réformes annoncées par le président de la République.

Par  Aurélie Lebelle

Comme chaque année, ils ont posé leurs bagages à Paris pendant deux semaines. Leur mission : rencontrer le microcosme économique, décortiquer les réformes proposées par le gouvernement et évaluer si, oui ou non, elles seront capables de relever l’économie française. Le verdict des spécialistes du Fonds monétaire international (FMI) a été présenté hier, dans les locaux parisiens de l’institution présidée par la Française Christine Lagarde. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le bilan est di-thy-ram-bique !

« Nous avons été impressionnés par cette énergie nouvelle », s’est enflammé Christian Mumssen. Le chef de la mission France au FMI a même lancé : « L’ambitieux programme de réformes du gouvernement pourrait […] contribuer à résoudre les défis économiques auxquels la France se heurte de longue date. 

Ce n’est pas tous les jours que le FMI couvre Paris d’éloges. Exemple l’an passé, lorsque l’équipe du FMI avait passé au peigne fin les réformes du gouvernement Valls. Si une « amélioration sensible » des prévisions de croissance avait été soulignée, le rapport de l’institution avait tout de même estimé qu’il restait « beaucoup à faire ». Cette fois-ci, les réformes prévues par le programme d’Emmanuel Macron sont jugées « courageuses » et « ambitieuses » pour parvenir à réduire le déficit public, enrayer le chômage et relancer la compétitivité. Idem pour la réforme du marché du travail, encouragée par le FMI. « On sent que le dialogue avec les syndicats est bien plus constructif que l’an dernier », assure Christian Mumssen, séduit par « la grande opportunité » et « l’optimisme » de « la nouvelle équipe ».

Un brin trop élogieux ? Le chef de la mission s’en défend. A l’entendre, l’optimisme était le mot qu’avaient à la bouche tous les interlocuteurs rencontrés pendant la quinzaine. « Ce sont des gens très techniques, qui travaillent parfois à leur poste depuis des années, explique-t-il. Mais à chaque fois, dès le début, ils ont commencé à nous parler d’optimisme. Et la confiance est capitale pour relancer l’économie. »

Rendez-vous dans un an pour savoir si le FMI sera toujours séduit par cet optimisme.

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dimanche 16 juillet 2017

Emmanuel Macron montre la porte au général Pierre de Villiers

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Dans les colonnes du JDD, le président de la République se montre très strict avec le chef d'état-major avec lequel il est engagé dans un bras de fer depuis plusieurs jours.

C'est qui le patron? Dans le Journal du Dimanche, Emmanuel Macron, engagé dans un bras de fer avec le général Pierre de Villiers après le "coup de gueule" de ce dernier sur la réduction du budget militaire, pose une alternative claire au commandant en chef des armées françaises:

"Si quelque chose oppose le chef d'état-major des armées au président de la République, le chef d'état major des armées change."

Une démonstration de force de "Jupiter", qui ajoute, à propos de celui qu'il a reconduit dans ses fonctions le 1er juillet: "Il a toute ma confiance", à condition de "savoir quelle est la chaîne hiérarchique et comment elle fonctionne, dans la République comme dans l'armée".

Des économies "non tenable"

Souhaitant éviter que les officiers supérieurs prennent les mêmes latitudes dans leurs expressions publiques que sous le quinquennat précédent, le président de la République avait déjà rappelé le "Cema" au "sens du devoir et de la réserve" de la "Grande muette".

La décision de l'exécutif de faire 850 millions d'euros d'économie sur le budget de la Défense, alors même que l'augmentation des crédits des armées à 2% du PIB était l'une des promesses de campagne d'Emmanuel Macron, a été jugée "non tenable" par Pierre de Villiers.

"L'intérêt des armées doit primer sur les intérêts industriels", répond Emmanuel Macron.

Le général de Villiers sera reçu vendredi à l'Elysée par le président de la République. Aucune précision sur l'objet de cette rencontre n'a été donnée.

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Sur Facebook, l’étrange message du chef d’état-major des armées

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Emmanuel Macron et Pierre de Villiers au défilé du 14 juillet 2017

Quelques heures seulement après avoir été recadré publiquement par Emmanuel Macron, le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers a laissé un message ambigu sur sa page Facebook officielle.

"Confiance, confiance encore, confiance toujours!". Dans son article intitulé "Pensées du Terrain. Lettres à un jeune engagé”, le général Pierre de Villiers prodigue ses conseils à un jeune venant de s’engager dans l’armée. Le chef d'Etat major des armées a pris l'habitude de publier régulièrement ce genre de lettres destinés aux jeunes recrues de l'armée. Le chef d’état-major des armées livre ses recommandations, fort de toute une carrière dans l’armée française. Ce message Facebook qui vient ponctuer une semaine de dissensions.

Evoquant d’abord la figure du général Charles Delestraint, héros de la Résistance, premier chef de l’armée secrète, De Villiers enjoint dans son message à "refuser toute mentalité de chien battu ou d’esclave." Il poursuit ensuite, exhortant son lecteur à ne pas endosser de responsabilités seul : "Choisissons donc d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas." Difficile de ne pas y percevoir une critique voilée à l’encontre d’Emmanuel Macron, qui, lors de son recadrage jeudi soir, avait rappelé son statut de chef des armées.

"Personne ne mérite d’être aveuglément suivi"

De Villiers semble justement se faire l’écho du "Je suis votre chef", prononcé jeudi soir par le président de la République. Il insiste sur la nécessité de "la vraie confiance en soi" qui "réconcilie en soi et en l’autre." Une confiance qu’il estime capitale au bon fonctionnement des armées, réclamant une action conjointe entre chef et subordonnés : "La confiance dans le subordonné, est, particulièrement, féconde (...) Comme chef d’état-major des armées, je mesure chaque jour davantage à quel point je suis dépendant de l’action de chacune et de chacun d’entre vous. Seul, je ne peux rien. Ensemble, rien n’est impossible!" Le Général De Villiers conclut enfin sa lettre par une recommandation : "Méfiez-vous de la confiance aveugle. Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi (...) Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte."

Jeudi soir, au ministère de la Défense, le chef de l’Etat avait sèchement recadré sans le citer le général De Villiers, jugeant qu’il n’était pas bon de mettre une polémique budgétaire "sur la place publique" et le rappelant à son "devoir de réserve". La veille, Pierre de Villiers avait critiqué à huis-clos devant la Commission du budget de l’Assemblée nationale les 850 millions d’euros d’économies imposées au ministère des Armées en 2017.

Après la contestation du Général de Villiers, le rappel à l’ordre ferme d’Emmanuel Macron a jeté un doute sur son maintien en poste, alors même qu’il venait d’être reconduit pour un an à partir du 1er juillet à la demande d'Emmanuel Macron, et qu’il a passé en revue les troupes avec le président de la République pendant le défilé du 14 juillet. Le premier ministre Edouard Philippe a assuré qu’il pouvait “bien entendu” demeurer chef d’état-major des armées. Le général sera reçu vendredi prochain à l’Elysée.

Alexandra Saviana

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