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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

vendredi 13 octobre 2017

in memorem - Père Lachaise - Enfants déportés

Anne Hidalgo : Au Père Lachaise pour l'inauguration du monument en hommage aux 11 450 enfants et adolescents juifs déportés de France. Face à l'inhumanité, chacun peut garder ou reprendre espoir dans la nature humaine en posant son regard sur l'enfance cachée, respectée, sauvée.

pere lachaise

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lundi 9 octobre 2017

Dominique Lormier. « La Collaboration reste un sujet tabou en France »

La liste officielle des 100.000 collaborateurs français de la Seconde Guerre mondiale est désormais publique. L'historien Dominique Lormier raconte (*) comment elle a été bâtie et approuvée. Un véritable tableau historique et social de la France qui explique aussi comment certains sont passés à travers les gouttes.

> Comment a été constituée la liste des 100.000 collaborateurs français ?

Elle a été constituée par le contre-espionnage français, sous la responsabilité d'un Breton, le lieutenant-colonel Paillole, qui fut l'un des rares officiers français à être informé de la date du Débarquement en Normandie. Ce fichier a été réalisé dès l'Occupation, jusqu'à la Libération.

> On peut donc le considérer comme fiable ?

En partie. Le thème de mon livre est justement de montrer qu'il y a eu des oublis volontaires et que la collaboration économique a été totalement sous-estimée. Les grands patrons n'y figurent pas. Cela est dû à la volonté du général de Gaulle, afin de relancer la machine économique après la guerre. La lutte des classes apparaît ainsi clairement à travers ce fichier, illustrée par une entraide évidente entre grands industriels et monde politique. Les petits patrons qui avaient un ou deux employés n'ont pas été épargnés, eux.

> Que nous dit cette liste de la répartition des collaborateurs sur tout le territoire ?

Dans ce fichier figurent les « actifs ». Si on avait compté les sympathisants, il faudrait multiplier ce chiffre de 100.000 par deux ou par trois. La collaboration a été largement répartie sur l'ensemble du territoire mais d'un département à l'autre, nous n'avons pas la même sociologie chez les miliciens. Vous avez la noblesse et la haute bourgeoisie dans certaines régions, des ouvriers et des classes moyennes dans d'autres. Des gens d'extrême droite et d'extrême gauche se sont également retrouvés dans la haine du système parlementaire.

> Pourquoi la liste est-elle déclassée maintenant ?

Elle est sortie au moment du procès de Maurice Papon, en 1997. On s'est alors rendu compte que, parmi les gens qui accusaient Papon, certains figuraient dans le fichier... Il a donc été décidé de ne pas l'utiliser et de la mettre en veille. Jusqu'en décembre 2015, date à laquelle le gouvernement a décidé de rendre accessibles les archives de la Collaboration aux historiens. Cette liste est donc désormais officielle et publique.

> En travaillant le sujet et en publiant ce livre, ne craignez-vous pas de réveiller le climat d'après-guerre, avec des familles de nouveau montrées du doigt ?

Nous avons voulu écrire l'histoire du fichier sans faire de délation. Si nous avions publié intégralement les noms, il y aurait eu des suicides ! Donc nous avons avancé de manière prudente, en citant tout de même pas mal de noms de gens qui ont réellement été condamnés pour collaboration. Ces noms de collaborateurs, dans chaque région, sont publics. Et leurs descendants connaissent leur histoire. Nous n'avons pas non plus puisé dans les noms des « suspects » et des « douteux » du fichier. La plupart n'ont d'ailleurs pas été jugés, bien qu'ayant réellement agi pour la collaboration. Mais il y a tout de même pas mal de noms surprenants qui apparaissent, comme celui d'un grand comédien... Dans le milieu du cinéma ou du théâtre, il fallait montrer patte blanche à l'occupant pour travailler. Sauf à partir aux États-Unis ou à s'engager comme Jean-Pierre Aumont, Jean Marais ou Jean Gabin.

> Vous écrivez que cette liste « entérine une forme d'épuration sauvage »...

Cette période a permis tous les règlements de comptes. Elle a laissé s'exprimer toutes les jalousies sociales. Dans chaque département français, il y a eu, en moyenne, 200 personnes abattues pour des raisons de politique ou de jalousie, et non pour des faits de collaboration. J'établis aussi un parallèle entre ces femmes violées et humiliées par des FFI (Forces françaises de l'intérieur) de la dernière heure, en 1945, et des hommes comme Bousquet et Papon, impliqués directement dans la déportation des juifs, qui sont ensuite devenus des notables de la IVe et de la VeRépublique.

> À travers les témoignages de jeunes collabos, on découvre des engagements qui ne semblent pas être le fruit d'errance de jeunesse...

Nous avons les témoignages de Français qui s'engagent dans la Waffen SS en 1944 alors qu'ils savent très bien que la guerre est perdue. Mais ils sont fascinés et préfèrent fuir le monde réel. Ils s'engagent dans une quête spirituelle et mystique, fondée sur la haine de la démocratie, avec une vision totalement manichéenne du monde. Ils assument totalement leur engagement, comme Drieu laRochelle.

Où l'on découvre aussi que des syndicalistes de la CGT viennent en aide aux ouvriers sinistrés par les bombardements en leur distribuant des biens provenant de la spoliation des juifs...

Il y a effectivement eu beaucoup de gens de gauche dans la Collaboration. On oublie que l'Allemagne était nationale et socialiste. Certes ce socialisme était très éloigné de celui de Léon  Blum mais il existait tout de même. Des gens de gauche, déçus par la IIIeRépublique, ont cru trouver une troisième voie dans le fascisme. Cela démarre dès les années 30, avec des personnalités comme Adrien Marquet, maire de Bordeaux, qui a fait l'éloge funèbre de Jaurès avant d'être fasciné par le fascisme de Mussolini.

> En tant qu'historien, qu'apporte selon vous la publication de cette liste aux contemporains que nous sommes ?

Cela nous permet de comprendre les motivations, extrêmement diverses, des gens qui ont collaboré. La défaite de 1940 est un véritable traumatisme national car on assiste à l'effondrement de la grande puissance coloniale qu'était la France. Les pensées politiques dominantes, comme le radical-socialisme, sont laminées. On se tourne alors vers le vainqueur du moment car beaucoup de Français sont persuadés que la guerre va être gagnée par l'Allemagne et qu'il faut s'entendre avec elle, quitte à trouver des boucs émissaires, à travers les juifs notamment. C'est aussi la mise en lumière de la nature humaine. La Collaboration n'est pas une spécificité française. Elle a été beaucoup plus forte en Belgique et en Hollande. Mais quand la France n'a pas sa dimension de grandeur et d'humanisme, elle retombe dans les vieux clivages et dans un climat social délétère.

> La France n'a toujours pas fini de panser ses plaies ?

Non. La Collaboration reste un sujet tabou en France. Mais il faut avoir une vision panoramique des choses, et si l'on additionne toutes les forces de la Résistance, on arrive à un chiffre bien plus élevé que celui des collaborateurs. Ce qu'a toujours souligné quelqu'un comme Simone Veil.

* « Les 100.000 collabos », Éditions du Cherche Midi, 400 pages, 22 €.

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samedi 2 septembre 2017

Espionnage. Décès de la Briochine Jeannie de Clarens

Originaire de Saint-Brieuc, Jeannie de Clarens, née Rousseau, s'est éteinte, il y a une semaine, à l'âge de 98 ans. Installée à Dinard (35) durant la Seconde Guerre mondiale, elle a effectué un travail d'interprète entre les services de la Ville et les autorités allemandes. L'occasion pour elle d'obtenir des informations sur l'occupant, qu'elle n'hésita pas à transmettre aux résistants locaux. Ce qui lui vaudra une première arrestation en 1941. De retour à Paris, en 1942, elle intégra Druides, un sous-réseau de résistance rattaché au réseau de renseignement Alliance. Son nom de code : Amniarix. En 1943, elle fournira aux Britanniques les bases du programme secret de développement des roquettes V-1 et V-2. Jeannie Rousseau De Clarens fut ensuite arrêtée par les Allemands. Après la guerre, elle fut décorée de la Légion d'honneur en 1955, avant d'être fait grand officier en 2009. En 1993, la CIA lui avait décerné le Seal Medallion « pour son héroïsme et sa contribution, durant la Seconde Guerre mondiale, en tant que membre de la résistance française ».

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mercredi 16 août 2017

Plouharnel - Télévision. Le Bego sur TébéSud aujourd'hui

Les visites ont été nombreuses de samedi à mardi au Bego, au bunker exposition rénové par l'association LBMG (Liberty Breizh Memory Group). Certains bénévoles n'ont pas hésité à dormir sur place pour être disponible dès le matin, un moment particulièrement propice à la venue des plus passionnées.

D'année en année, les visites du site du Bego suscitent de plus en plus d'engouement et de curiosité. Il n'est pas rare qu'il y ait plus d'une centaine de personnes lors des rendez-vous proposés aussi bien par l'office de tourisme que par l'association LBMG. L'histoire de ce lieu emblématique du Mur de l'Atlantique, restée longtemps ignorée, est en train d'être révélé en grande partie par le coup de projecteur et la passion extraordinaire des membres de LBMG avec l'appui de la municipalité et de l'office de tourisme. « L'association a reçu la visite d'une équipe de tournage de TébéSud lundi, explique le président, François Cailloce. Nous avons été interviewés près de la tour sur les objectifs du point d'appui allemand et des prises de vue de l'ensemble du site et de la cuve à canon n° 1 ont été prises ».

Le reportage sera normalement diffusé ce mercredi 16 août à 19 h 30 sur TébéSud (canal 33 TNT) dans le cadre de la séquence « L'instant éTé ».

Ce long week-end a marqué la fin de l'exposition provisoire de l'été. Le bunker ne rouvrira ses portes dorénavant qu'à l'occasion des journées du patrimoine les 16 et 17 septembre.

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samedi 12 août 2017

Exposition au cœur d’un bunker de 39-45

L’association Liberty Breizh memory group (LBMG) organise des visites du Mur de l’Atlantique, dimanche et lundi, dès 9 h 30, ainsi que du bunker de l’association, entre samedi et mardi.

« La visite couplée permet de voir l’exposition dans le bunker à la suite de la visite du Mur de l’Atlantique, avec le billet jumelé valable pour les deux », explique JeanPierre Morane, vice-président de l’association LBGM.« Après l’été, nous allons continuer d’améliorer l’intérieur du bunker. La scène de vie allemande a été reconstituée d’époque. Mais il nous reste encore beaucoup de travail, comme les couloirs, l’électricité, les peintures, et finaliser l’étanchéité. Dès le mois d’octobre, nous préparerons les manifestations du 8 mai 2019, avec une nouvelle reconstitution historique », annonce François Cailloce, président de l’association.

Le Mur de l’Atlantique et la batterie du Bégo

La batterie du Bégo, appelée VA300, et construite en trois ans, durant la Seconde Guerre mondiale par l’occupant allemand, avait pour but premier de couvrir l’entrée de la rade de Lorient. C’est, à l’époque, une place forte parmi 4 500 km d’ouvrage, soit plus de 12 000 points de défense, depuis la Norvège, jusqu’à la frontière espagnole. Quatre-vingt-deux à 95 constructions allemandes y sont recensées pour le moment, d’autres sont en cours d’inventaire par les membres de LBMG. Quatre grandes fosses, pouvant accueillir des canons de 340 mm, ont été construites par les Allemands, l’une d’entre elle est encore conservée, presque intacte. Le général Rommel, en visite au Bégo, qualifiera la zone de« lieu de villégiature » , alors que ses propres troupes sont à peine nourries. Plus de 72 ans plus tard, la tour de direction de tirs, construite en 1944 avec ses 20 mètres de haut, est toujours debout, comme un symbole de ce qu’il ne faut pas oublier. Les passionnés de LBMG, travaillent chaque jour à la transmission de cette connaissance.

Dimanche 13 et lundi 14 août, visite du Mur de l’Atlantique, à 9 h 30, rendez-vous à la clairière derrière le musée de la chouannerie, 5 € (gratuit moins de 12 ans). De samedi 12, à partir de 14 h, à mardi 15, jusqu’à 16 h, visite du bunker, 3 € (gratuit moins de 12 ans). Billet jumelé, 6 € (gratuit moins de 12 ans). Contact : tél. 06 09 18 43 60.

bego22

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jeudi 10 août 2017

Bunker du Bégo. Ouverture du musée ce week-end

Article de Maïté Charles

L'association Liberty Breizh Memory Group ouvre les portes du bunker du Bégo à Plouharnel, à partir de samedi et jusqu'au 15 août.

Une plongée dans l'Histoire. C'est ce que propose l'association Liberty Breizh Memory Group à partir de ce week-end et jusqu'au mardi 15 août. L'association oeuvre pour que le site du Bégo, fortifié en 1942 par les Allemands, ne soit pas seulement un site classé espace naturel mais pour qu'il soit reconnu en tant que patrimoine historique.

Avec l'aval de la mairie de Plouharnel, elle a réhabilité et rénové en 2008 le bunker du Bégo afin de mettre en valeur ce vestige historique de la présence allemande sur le sol quiberonnais lors de la Seconde Guerre mondiale.

« Notre association a trois volets distincts, les cérémonies, les reconstitutions historiques et les expositions avec ce musée », explique François Cailloce, le président.

Le site du Bégo compte près de 180 bunkers construits par les Allemands et disséminés dans la dune de Plouharnel. Cette ligne défensive côtière a rempli une double mission pendant la Seconde Guerre mondiale. De par sa position stratégique, il servait à protéger la rade de Lorient et prévenir un éventuel débarquement des troupes alliées sur la façade atlantique. Le bunker qui abrite le musée servait à stocker des munitions quand d'autres servaient d'abri pour les soldats.

Trois salles et trois thèmes différents

Trois salles avec chacune un thème différent seront présentées au public. « L'armée allemande sur les côtes morbihannaises, la résistance bretonne et les parachutistes de la France libre qui ont participé au débarquement de Quiberon » précise Gildas Gouarin, vice-président de l'association Liberty Breizh Memory Group.

Le musée renferme ainsi une riche collection privée, fruit de la collecte des membres de l'association LBMG, tous férus d'histoire et plus particulièrement de la Première et Seconde Guerre mondiale.

Une reconstitution d'une pièce à vivre dans un bunker a par exemple été réalisée. « Tout est d'époque, même les fourchettes et les tasses », déclare fièrement le vice-président de l'association. « Ce sont principalement des objets qui ont été retrouvés dans les bunkers ou dans le sable par les habitants après la capitulation allemande ». Le musée revient notamment longuement sur le parcours du parachutiste de la quatrième SAS (Special Air Service) Achille Muller, qui, à 17 ans, a rejoint la France libre. Atterri en planeur à Locoal-Mendon, il a participé à la libération de Vannes.

Prolonger la restauration

L'idée de l'association Liberty Breizh Memory Group est aussi de pérenniser le musée. « Nous aimerions qu'il soit ouvert tous les jours pendant la saison », déclare Gildas Gourin. Surtout que cela plaît, la dernière fois que le musée a ouvert sur deux jours, 160 visiteurs ont été accueillis. Les membres ont aussi des projets bien précis : « Nous souhaiterions prolonger la restauration du site jusqu'à la Tour du Bégo car à son pied, un bunker abritait le centre de commandement de la batterie du Bégo ».

Pratique

Site du Bégo, derrière le musée de la Chouannerie. Samedi 12 août, de 14 h à 18 h, dimanche 13 et lundi 14 août, de 10 h à 18 h, et le mardi 15 août, de 10 h à 16 h.

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mercredi 9 août 2017

In memorem : NAGASAKI

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dimanche 6 août 2017

In memorem : HIROSHIMA

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jeudi 3 août 2017

Visite des vestiges du mur de l’Atlantique

La tour de tir, les cuves à canon et les bunkers, construits par les Allemands en 1943, livrent leurs secrets, à Plouharnel.

Pas moins de 700 soldats allemands occupaient les dunes de Plouharnel, il y a plus de soixante-dix ans. Il leur a fallu deux ans pour construire la batterie la plus puissante du mur de l’Atlantique dans cette zone sauvage de 1 400 ha. En 1940, après l’Armistice, les Allemands occupent alors l’ensemble des côtes françaises, entre la Belgique et l’Espagne. Afin de protéger le port de Lorient, où ils gardent de puissants sous-marins, l’armée décide d’investir les dunes de Plouharnel.

Une visite de plus de deux heures

Ce lieu de défense, particulièrement conséquent, a également été élaboré afin d’empêcher le débarquement des alliés sur la façade atlantique. Plus de soixante-dix ans plus tard, les vestiges de cette période restent visibles pour les visiteurs. En tout, une centaine de bunkers ainsi qu’une tour de tir et quatre cuves à canon demeurent sur le site. Un retour dans le passé effectué régulièrement par l’association Liberty breizh memory group. Ses membres, dont Jean-Pierre Morane, organisent chaque semaine une visite guidée de ce site historique. Pendant plus de deux heures, les curieux peuvent ainsi découvrir les secrets des vestiges toujours sur place, dont la tour de tir, de 20 mètres de haut. Même les enfants y trouvent leur compte. C’est le cas de Sana, 10 ans :« C’est intéressant car à l’école, on apprend beaucoup de choses sur la Seconde guerre mondiale. On va faire des photos de la visite pour les montrer à la classe, à la rentrée » . Article d'Emélie LAILAVOIX.

Jeudi 3 août, et jeudi 10 août, à 14 h 30. Rendez-vous devant le musée de la Chouannerie, à Plouharnel. 5 € pour les adultes, gratuit pour les moins de 12 ans.

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jeudi 20 juillet 2017

PLOUHARNEL - Histoire. Le bunker musée a rouvert

L'association Liberty Breizh memory group (LBMG) va rouvrir occasionnellement son bunker, rénové sur le site du Bégo durant l'été. Dimanche, c'était la première journée où il était possible de pénétrer dans ce lieu et y découvrir costumes et objets d'époque pour une plongée dans l'histoire.

Visite le 30 juillet

Il faudra maintenant attendre le 30 juillet ou les 13 et 14 août pour de nouveau pouvoir visiter ce musée temporaire. Depuis 2010, les membres de LBMG oeuvrent à nettoyer, repeindre et aménager ce bunker, qui fait partie de la batterie du Bégo, pièce défensive majeure du mur de l'Atlantique. Durant l'hiver, dans le but de cette exposition, l'association a ainsi reconstitué fidèlement l'intérieur d'une chambrée allemande d'un abri à personnel, tel qu'elle devait être dans ce bunker à l'origine. « Nous avons également compété les vitrines, explique Frédéric Le Baquer, l'un des membres de l'association. Une plus grande place a été faite aux femmes pour présenter leur uniforme et toute la place qu'elles ont pu tenir durant cette période de l'histoire ». Frédéric explique également avec passion tout le soin qu'il a mis pour réaliser la maquette représentant l'une des fosses avec l'un des fameux canons, les 340 : « Je me suis servi de document d'époque pour être au plus près de la réalité, en calculant les pentes, pour remettre les camouflages aux bons emplacements ». Grâce à ces passionnés, l'histoire prend ici une autre dimension et le devoir de mémoire est assuré.

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