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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 19 février 2017

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vendredi 17 février 2017

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jeudi 16 février 2017

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mercredi 15 février 2017

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dimanche 12 février 2017

Polanski rattrapé par l’opinion publique

popo

Par Clarisse Fabre

Le réalisateur, accusé de viol en 1977, a renoncé à présider les Césars sous la pression des féministes. Le signe d’une société qui ne tolère plus l’« exception » culturelle en matière de crimes sexuels.

Ce fut une bataille éclair. Six jours durant lesquels une partie de la société française s’est déchirée autour de la personne de Roman Polanski. Nommé, le 18 janvier, au titre de président de la 42e cérémonie des Césars, le cinéaste franco-polonais de 83 ans n’a pas eu le temps de savourer l’annonce.

Un déluge de protestations s’est abattu sur lui, à la vitesse des réseaux sociaux. Des associations féministes ont rappelé que le réalisateur multiprimé était aussi un homme accusé de viol sur une mineure de 13 ans. Une tempête de courte durée : alors qu’un appel à boycotter la cérémonie réunissait plus de 60 000 signatures, Polanski annonçait, le 24 janvier, qu’il renonçait à présider les Césars.

En moins d’une semaine, l’affaire Polanski a mis en lumière une société radicalement différente de ce qu’elle était il y a vingt-cinq ans. ­A l’époque, le réalisateur pouvait être mis à l’honneur sans que cela pose de problème majeur. Ou alors les protestations étaient-elles inaudibles ?

En mai 1991, Polanski put en tout cas présider le jury de la compétition officielle, à ­Cannes, chargé de décerner la Palme d’or. Cette nomination n’avait suscité aucune polémique, nous confirme au téléphone Gilles Jacob, qui était alors le délégué général du festival.

Cinq ans plus tard, en 1996, il présidait de même la Mostra de Venise – sans que l’on se soucie des faits qui lui avaient été reprochés en 1977. Cette année-là, Samantha Geimer, âgée de 13 ans, avait accusé Polanski de l’avoir droguée, puis violée, en marge d’une séance de photographie chez l’acteur Jack Nicholson, à Hollywood.

Le réalisateur de Rosemary’s Baby (1968), déjà célèbre, avait alors effectué quarante-sept jours de prison avant d’être libéré sous caution. Il avait plaidé coupable pour détournement de mineure, puis avait fui en France, dont il possède la nationalité. Sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé en 1978, il n’a cessé depuis d’être poursuivi par la justice américaine – même après qu’il eut signé en 1993 un accord financier avec sa victime, laquelle avait par ailleurs décidé de renoncer à ses poursuites.

L’impact des réseaux sociaux

Pourquoi, cette fois-ci, les anti-Polanski ont-ils obtenu le retrait du cinéaste de la présidence des Césars ? Cet épisode raconte la montée en puissance des mouvements féministes, relayés par les réseaux sociaux. Elle dit aussi la persistance d’un monde du cinéma français décalé, blanc, masculin, vieillissant, du moins dans ses instances dirigeantes.

La nomination de Polanski semble en effet avoir été, selon un proche du dossier, « une décision solitaire »d’Alain ­Terzian, cinéaste et président de l’Académie des César, alors qu’en théorie elle doit émaner d’un bureau de six membres – où figurent, entre autres, les cinéastes Danièle Thompson, Tonie Marshall, le producteur Alain Rocca, etc. « Si la concertation avait eu lieu, sans doute aurions-nous pu éviter cette polémique », regrette l’un d’eux, sous couvert d’anonymat. M. Terzian n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.

« L’IDÉE QUE LES ARTISTES NE SERAIENT PAS SOUMIS À LA LOI SEXUELLE COMMUNE ET QUE LA FRANCE EST UN MONDE À PART APPARTIENT À UNE ÉPOQUE RÉVOLUE », ANALYSE LE SOCIOLOGUE ERIC FASSIN

En 2014, pour les mêmes raisons liées à son passé, Polanski avait déjà renoncé à se rendre au Festival de Locarno, où il devait recevoir un prix pour l’ensemble de sa carrière. En ce début 2017, alors que certaines féministes se battent en France pour allonger le délai de prescription des agressions sexuelles, lui offrir la présidence des Césars pouvait apparaître comme une provocation.

D’autant plus que le choix du cinéaste a été révélé – hasard du calendrier – trois jours avant la Marche des femmes, le 21 janvier, organisée en riposte aux insultes sexistes de Donald Trump pendant la campagne présidentielle américaine… Le climat était propice à la colère.

Que Polanski ait pu continuer à faire ses films et à mener une brillante carrière est une chose ; qu’il soit le représentant du cinéma à travers une fonction honorifique en est une autre, inacceptable pour certains.

De Hitchcock à David Hamilton

Une moindre tolérance aux crimes sexuels, mais aussi à une certaine « exception culturelle » : c’est ainsi qu’Eric Fassin, professeur de sociologie à l’université Paris-VIII, analysait le 25 janvier, soit le lendemain du renoncement de Polanski à la présidence des Césars, l’évolution de la société que révèle cette affaire.

« Certes, notre regard sur la pédophilie a radicalement changé ; mais, même dans les années 1970, Polanski était poursuivi. Il est donc difficile d’invoquer la liberté sexuelle de l’époque pour justifier le viol d’une mineure non consentante droguée à son insu, soulignait-il dans Le Monde. Reste aujourd’hui un argument : la liberté de l’art. Mais l’idée que les artistes ne seraient pas soumis à la loi sexuelle commune, que le sexe n’est pas politique, et que la France est un monde à part, appartient à une époque révolue. »

Des affaires d’abus sexuels impliquant des artistes surgissent d’ailleurs assez régulièrement dans l’actualité, quand ce ne sont pas des histoires anciennes qui refont surface.

Tippi Hedren, l’actrice des Oiseaux(1963) et de Pas de printemps pour Marnie (1964), d’Alfred Hitchcock, a ainsi dévoilé dans ses Mémoires, parus en novembre 2016 (Tippi. A Memoir, Harper Collins, non traduit), comment le grand réalisateur la harcelait et l’aurait forcée à l’embrasser. Face à ses refus, il menaçait de ruiner sa carrière, écrit-elle.

De son côté, l’animatrice de télévision et de radio Flavie Flament, raconte, dans La ­ Consolation (JC Lattès, 2016), comment elle a été abusée par le photographe David Hamilton dans les années 1980.

Polémique autour de Frédéric Mitterrand

Quant à Roman Polanski, il avait déjà déclenché en France une violente querelle en septembre 2009, lorsqu’il avait été arrêté à Zurich, en Suisse, au nom du mandat d’arrêt américain de 1978.

Frédéric Mitterrand, alors ministre de la culture et de la communication de Nicolas Sarkozy, avait pris la défense du cinéaste, ­ « citoyen français », regrettant « qu’une nouvelle épreuve soit ainsi infligée à celui qui en a déjà tant connu ». La polémique avait rebondi sur l’ouvrage que le même Mitterrand, dont l’homosexualité est notoire, avait écrit quelques années plus tôt : dans La Mauvaise Vie (Robert Laffont, 2005), il décrivait son attirance douloureuse pour les jeunes garçons, et ses relations tarifées lors de voyages en Thaïlande.

Marine Le Pen s’était insurgée, demandant la démission du ministre. Elle n’était pas la seule : à l’aile gauche du Parti socialiste (PS), un certain Benoît Hamon, porte-parole du parti, se disait « choqué »,tandis qu’Arnaud Montebourg, alors député de Saône-et-Loire, estimait que Frédéric Mitterrand n’avait pas sa place au gouvernement.

Accusé par Bernard-Henri Lévy de « voler au secours du nouvel ordre moral », Montebourg répliquait que sa posture n’avait « rien à voir » avec la morale, mais était « républicaine » : la loi doit être la même pour tous, disait-il, en matière de corruption comme en matière sexuelle. « Il n’y a pas d’exception pour les artistes », ajoutait-il.

Diversité des approches

En 2017, à la veille du premier tour de la primaire de la Belle Alliance populaire – le PS et ses alliés –, ni Arnaud Montebourg ni Benoît Hamon ne se sont exprimés sur la présidence des Césars – du moins à notre connaissance. Cette nouvelle affaire Polanski a en revanche révélé la diversité des approches, y compris chez les défenseurs des droits des femmes.

Il suffit de discuter avec l’artiste féministe Annette Messager pour s’en convaincre. « Bien sûr, les faits reprochés à Polanski sont graves. Mais les féministes feraient mieux de se battre aujourd’hui contre les militants anti-avortement, et laisser Polanski, ce génie, tranquille. L’époque est tellement réactionnaire. Je me suis retrouvée malgré moi dans la manif contre l’IVG, le 22 janvier. C’était effrayant de voir tous ces jeunes gens qui défilaient. J’ai dit à une jeune fille : “Qu’est-ce que vous feriez si vous tombiez enceinte, ou si vous vous faisiez violer ?” Elle a haussé les épaules… », raconte la plasticienne.

Qui ajoute : « Dans cette histoire, la mère de Samantha est responsable. Une jeune fille de 13 ans qui se rend à une soirée chez des gens qui ont au moins la trentaine… La maman aurait pu un peu se renseigner, ou être plus attentive, non ? »

La parole des femmes mieux entendue

L’argument fera sans doute réagir la nouvelle génération, qui estime que l’on n’a pas à commenter les circonstances d’un abus sexuel : seuls comptent les faits.

C’est l’idée que défend Claire Serre-Combe, porte-parole de l’association Osez le féminisme ! : « La perception que la société a du viol a changé. Avant, il y avait une tendance à invoquer l’attitude de la victime, comme si elle était un peu responsable de ce qui lui arrivait. A propos de Samantha Geimer, certains ont pu se demander ce que faisait cette toute jeune fille au milieu d’adultes… Aujourd’hui, ce discours fonctionne beaucoup moins bien. »

Au fil des années, la législation sur le viol et les agressions sexuelles a été durcie. La parole des femmes, autrefois inaudible, a trouvé une écoute, observe Denis Salas, essayiste et magistrat. « C’est la voix minoritaire qui vient briser la statue du grand homme », souligne le juriste. Il note aussi que les associations féministes ont l’oreille du gouvernement actuel.

« La grâce de Jacqueline Sauvage, accusée de meurtre sur son mari, lequel la violentait et avait abusé d’elle et de ses filles, ce sont les réseaux féministes qui l’ont obtenue et qui ont convaincu François ­Hollande de la prononcer, rappelle-t-il. On a vu aussi la ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol, confier une mission à Flavie Flament sur le délai de prescription des viols, en novembre [2016]. C’est assez inédit. »

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jeudi 9 février 2017

Le dernier procureur vivant du procès de Nuremberg évoque Trump, Le Pen et le Brexit

Repéré sur The Guardian

Benjamin Ferencz a jugé les Nazis coupables de crimes contre l'humanité en 1945. Dans une interview, il revient sur son expérience et sur le monde actuel.

Lors du procès de Nuremberg, en 1945-1946, Benjamin Ferencz était le procureur en chef du coté des États-Unis. À 27 ans, l’ancien sergent s’est donc retrouvé face à 22 nazis responsables de la mort de millions de personnes. The Guardian a rencontré cet homme au parcours atypique, et l'a interrogé sur le monde d’aujourd’hui.

Et rien ne semble affecter son humeur. Trump, Poutine, le Brexit ou le sort réservé aux réfugiés n’ont pas raison de son optimisme. Il affirme ainsi au journaliste:

«Je me sens toujours très bien. Vous savez pourquoi? Parce que j’ai conscience des alternatives.»

Diplômé de droit à l’université d’Harvard, Ferencz entre très vite dans l’armée et ressort de la Seconde Guerre mondiale décoré, «pour ne pas avoir été tué dans les plus grandes batailles s’étant déroulées en Europe».

Comme il le confiait dans une interview accordée au Washington Post, il est ensuite chargé de récolter des preuves pour Nuremberg, et se rend donc dans les camps de Buchenwald, Mauthausen ou encore Flossenbürg. Ce qu’il voit là-bas et ce à quoi il assiste, Ferencz peine à le décrire autrement que par ce mot, auquel les humains ont dû s’habituer depuis un moment: «l’horreur».

«Il y avait là-bas 3.000 hommes qui, pendant deux ans, ont assassiné d’autres personnes, y compris des enfants.»

Vingt-deux commanditaires de crimes contre l’humanité sont à Nuremberg. Ils ont été choisis selon leur rang et leur éducation.

«Pourquoi seulement 22? Et bien, il y avait seulement 22 places sur le banc des accusés. C’était ridicule, mais symbolique.»

Certains coupables s’en sortiront avec une lourde peine de prison, parfois à perpétuité. D'autres seront condamnés à mort.

«N'abandonnez pas»

De cette expérience, Benjamin Ferencz en a conclu plusieurs choses. D’abord, que les pays ne sont jamais aussi forts qu’unis. À propos du Brexit, il avance

«À un moment, ils regarderont en arrière et se diront: “Mon Dieu, comment avons-nous pu être aussi arriérés?” […] Nous sommes tous frères et sœurs, la Grande-Bretagne, avec l'empire colonial qu'il a eu, devrait le reconnaître.»

Il critique au passage la volonté de Theresa May de sortir de la Cour européenne des droits de l'homme après 2020. Son slogan: «law not war», le droit, pas la guerre. Ce dont le monde a besoin, ce sont des lois très claires, un tribunal pour juger de leur application et des moyens pour s'assurer qu'elle est respectée. Un dernier critère qui fait défaut pour cet invité régulier de la Cour de justice internationale de La Haye.

Pour faire face au nationalisme de Trump, Farage ou Le Pen, il prône la compassion, le courage et la capacité de faire des compromis. Un positivisme qu’il explique ainsi:

«Des choses fondamentales comme le colonialisme et l’esclavage, les droits des femmes, l’émancipation sexuelle, marcher sur la lune, tout ça était inconcevable il n’y a pas si longtemps. Mais les miracles peuvent arriver.»

Ses trois conseils pour la jeunesse:

«Un, n’abandonnez pas. Deux, n’abandonnez pas. Trois, n’abandonnez pas.»

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lundi 6 février 2017

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mardi 31 janvier 2017

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jeudi 26 janvier 2017

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