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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 16 septembre 2018

«Pas pipi dans Paris»... Le clip de la mairie de Paris moqué sur les réseaux sociaux

« Honte totale », « malaise », « blague »… Un clip humoristique, commandé par la Mairie de Paris pour sensibiliser les habitants à la propreté dans les rues de la capitale, a suscité un flot de moqueries et de commentaires négatifs sur les réseaux sociaux. Intitulé « Pas pipi dans Paris », cette vidéo réalisée par la youtubeuse et blogueuse Swann Périssé a été postée ce mercredi sur YouTube.

Le clip, qui dure près de 4 minutes, affichait déjà ce samedi plus de 65.000 vues. On y voit quatre comédiens habillés de jaune et de noir se mettant en scène dans des situations plutôt cocasses… avec des rouleaux de papier toilette, des brosses pour cuvette ou encore des boissons de couleur jaune, pour inciter les Parisiens et les touristes à éviter d'uriner​ dans les rues de la capitale. « Je dis merci, un grand et sincère merci à ceux qui ne font pas pipi dans Paris »

« Je sors dehors et je respire la brise. C’est là qu’alors, je suis surprise car aujourd’hui, dans Paris faites du bruit. C’est vrai oui ça ne sent pas le pipi. Je dis merci, un grand et sincère merci à ceux qui ne font pas pipi dans Paris », peut-on ainsi entendre dans le refrain du clip.

Avec cette vidéo décalée, la Mairie de Paris explique avoir voulu « sensibiliser des publics plus jeunes moins touchés par les canaux de communication traditionnels […] grâce à l’humour ». Sur Twitter, de très nombreux internautes ont fait part de leur « malaise » face à une telle initiative. « La Hidalgo’s band au sommet de l’art de la communication. On croit que c’est une blague, mais non ! », a notamment tweeté un internaute.

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Save the date - France 3 consacre une soirée spéciale à l'illettrisme

Par Antoine Oury

La 5e édition des Journées nationales d’action contre l’illettrisme est programmée pour la période du 8 au 15 septembre 2018, et France 3 s'implique aux côtés de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) avec une soirée spéciale, le mardi 18 septembre 2018. Après la fiction sociétale Illettré, la chaîne propose un documentaire, 21 jours au cœur de l'illettrisme.

7 % de la population adulte âgée de 18 à 65 ans ayant été scolarisée en France est en situation d’illettrisme. Deux millions et demi de personnes quittent aujourd’hui le système scolaire sans savoir lire ni écrire, six millions évoluant avec un lexique de 500 mots (un adulte moyen s’exprime avec une moyenne de 5 000 mots). Faire face aux situations de la vie quotidienne, sans avoir recours à l’écrit, exige beaucoup de courage et de volonté, et la mise en place d’habiles stratégies de contournement.

C’est tout l’enjeu d’Illettré, récit d'initiation réaliste et bouleversant, chronique d’un apprentissage aux mots et à l’amour, sur un sujet résolument fort, très actuel, peu traité en fiction. France 3 accompagne cette fiction avec une soirée continue, afin de sensibiliser le grand public à l’importance de la maîtrise de la lecture, de l’écriture, du calcul, des compétences de base, pour être autonomes dans les situations simples de la vie courante.

Cécile Ladjali Illettré : la conquête (é)perdue du langage

Produit par Sophie Révil et Denis Carot, Illettré est une adaptation du roman de Cécile Ladjali publié aux éditions Actes Sud, écrite par Murielle Magellan. Le film est réalisé par Jean-Pierre Améris et rassemble Kévin Azaïs (Léo Cramps), Sabrina Ouazani (Nora Daoud), Annie Cordy (Adélaïde Perez), Siham Laroussi (Violette), Xavier Mathieu (chef d’atelier), Violaine Fumeau (Susan Mars), Akila Dehamnia (Akila) et Françoise Loreau (Françoise).

Dans 21 jours au cœur de l'illettrisme, la journaliste Alexandra Alévêque passe de l'autre côté de la caméra, pour expérimenter pendant 21 jours le quotidien d'adultes illettrés. Pendant 21 jours, Alexandra Alévêque a été bénévole au sein de l'association « Mots et Merveilles », à Aulnoye-Aymeries, dans le nord de la France.

L'Association des Bibliothécaires de France en lutte contre l'illettrisme

Durant son séjour, elle a rencontré des hommes et des femmes qui, pour diverses raisons, ont grandi sans avoir les connaissances de base en français et en mathématiques. Elle a animé des ateliers avec eux, fait des dictées, du calcul et surtout écouté leur ressenti sur ce quotidien traumatisant, quand on n'est pas un adulte « comme les autres ».

Une série documentaire incarnée par Alexandra Alévêque et coréalisée avec Philippe Lagnier, produite par Guilaine Loquet, une production Capa Presse avec la participation de France Télévisions.

Mardi 18 Septembre à partir de 21h00 - France 3

Illettré

21 jours au coeur de l'illettrisme

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jeudi 13 septembre 2018

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mercredi 12 septembre 2018

Les « sans-bureau-fixe » se rebiffent

Par François Desnoyers - Le Monde

Le « flex office » se développe dans les grandes entreprises franciliennes, au grand dam de nombreux salariés.

C’est une situation dans laquelle Bruno s’est retrouvé à de nombreuses reprises, et qui l’agace au plus haut point. Arrivé dans son entreprise après plus d’une heure de transport, ce cadre supérieur du secteur banque-assurance débute sa journée de travail en arpentant le vaste étage réservé à son service, ses affaires à bout de bras, sans parvenir à trouver une place. Avant de finalement renoncer, et rejoindre un niveau supérieur réservé à d’autres métiers de son groupe. Il est un salarié « SBF » ou « sans-bureau-fixe », une espèce en voie de développement dans le monde de l’entreprise.

Dans un nombre croissant de sociétés en effet, les postes fixes ont disparu, et avec eux les piles de dossiers et les décorations personnelles sur les bureaux. Le placement est devenu libre, y compris pour les managers. « Premier arrivé, premier servi », résume-t-on dans plusieurs entreprises ayant adopté le « flex office ».

Les affaires nécessaires au travail (et en particulier l’ordinateur portable, véritable bureau mobile du salarié, qui intègre le téléphone) sont rangées chaque soir dans un casier personnel. Le dispositif est complété par d’autres espaces adaptés à des modes spécifiques de travail, comme ces « bulles de confidentialité », comme les appelle Accenture, où les salariés peuvent s’isoler pour téléphoner ou se concentrer sur une tâche, ou encore ces salles de réunion accessibles sur réservation pour discuter d’un projet.

Si leur usage se développe, ces « flex offices » sont encore peu répandus : ils concernent 6 % des actifs français travaillant dans un bureau, selon une étude Actineo réalisée en 2017. Ils se trouvent majoritairement dans de grands groupes franciliens (Sanofi, BNP Paribas, Engie…). « En province, on n’observe pas la même pression au mètre carré », justifie Odile Duchenne, directrice générale d’Actineo, observatoire de la qualité de vie au bureau.

Développement simultané du télétravail

C’est en effet la pression immobilière qui dicte, en partie, le choix du « flex office ». Les entreprises souhaitent, certes, « casser les silos » et favoriser ainsi les échanges d’idées. Mais le passage au sans bureau fixe doit surtout permettre de rationaliser l’espace en déployant moins de postes de travail qu’il n’y a de salariés, et réaliser in fine des économies. Cela en s’appuyant sur le constat dressé par Elisabeth Pélegrin-Genel, architecte et psychologue du travail :

« Dans les métiers tertiaires classiques, le taux de remplissage des bureaux est de 50 % à 60 %. »

Dans l’entreprise de Bruno, cette mobilité imposée a été ressentie « violemment » par certains salariés. Si la jeune génération s’en est plutôt bien accommodée, les plus âgés ont, pour certains, « très mal vécu » la chose. Quelques-uns ont même quitté l’entreprise. « Ce changement introduit une dépersonnalisation que les salariés ressentent, indique Mme Pélegrin-Genel. La lecture symbolique de cette transformation est : “Que vous soyez ici ou ailleurs, c’est pareil.” »

De quoi atténuer le sentiment d’appartenance à l’organisation. « L’idée de posséder un bureau n’est pas anodine, elle compte en entreprise, justifie Bruno. Elle nous donne une forme d’importance, de légitimité dans notre travail. » Des salariés voient donc la fin du bureau attribué comme une perte de statut. D’autres s’inquiètent pour leur avenir. « Ils se demandent quelle sera la prochaine étape après la perte du bureau », explique Mme Duchenne.

Les entreprises concernées ont perçu les inquiétudes qui se faisaient jour. Elles cherchent donc à accompagner le changement avant même qu’il soit effectif. « Des groupes de projet permettent aux salariés d’exprimer leur ressenti, des newsletters sont créées pour qu’ils vivent de près les différentes étapes de l’aménagement », explique Odile Duchenne.

« ON SAIT QUE LES LUNDIS SERONT PÉNIBLES, MAIS ON PENSE AUX MARDIS OÙ L’ON SERA EN TÉLÉTRAVAIL… »

JÉRÔME CHEMIN, DÉLÉGUÉ SYNDICAL CENTRAL CFDT CHEZ ACCENTURE

Mais c’est une initiative d’une autre nature qui permet généralement de « faire passer la pilule » du « flex office », comme le dit Elisabeth Pélegrin-Genel : le développement simultané du télétravail. Pionnier du « sans-bureau-fixe » en France, Accenture propose ainsi d’un à trois jours de travail par semaine hors de ses murs. S’il dénonce le manque de postes, Jérôme Chemin, délégué syndical central CFDT dans l’entreprise, reconnaît que « la résignation domine », et que « la soupape du télétravail a permis d’adoucir un peu les choses. On sait que les lundis seront pénibles, que les places seront dures à trouver, mais on pense aux mardis où l’on sera en télétravail… »

Fort scepticisme

Directeur général d’Accenture, Marc Thiollier reconnaît lui aussi « l’impact positif du télétravail sur la motivation des salariés. Ils ont fait des concessions [ne plus avoir les dessins des enfants accrochés au mur, ne plus laisser ses dossiers sur son bureau…] en échange d’une qualité de vie plus importante ». Dans le même temps, l’entreprise introduit des adaptations favorisant l’acceptation du « flex office » par les salariés. Le système de réservation de place dans les espaces ouverts collectifs, contraignant et peu efficace, a été abandonné. « Désormais, chacun se place où il peut, à proximité de son équipe, poursuit Marc Thiollier. Et ce n’est que lorsque l’on souhaite s’isoler dans des pièces fermées qu’une réservation est nécessaire. »

Si les salariés acceptent, bon gré mal gré, la fin du bureau fixe, l’efficacité du dispositif pour favoriser les échanges n’en suscite pas moins, dans certains cas, un fort scepticisme. « La transversalité souhaitée n’a pas eu lieu, nous sommes dans un espace collectif où on nous demande de parler moins fort dès que l’on s’exprime », assure Bruno. Dans certaines entreprises, la peur du bruit provoquée par la mise en place de lieux de travail ouverts conduit à reléguer tout échange dans des espaces fermés ou à la machine à café. « On en arrive à ne plus se parler, à avoir peur de déranger, indique Elisabeth Pélegrin-Genel. Il y a là un paradoxe : l’entreprise voulait développer le travail collaboratif… Et elle doit finalement tenter de résoudre un autre problème majeur : maintenir de la vie dans les lieux de travail. »

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La masturbation va-t-elle remplacer le sexe ?

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Par Maïa Mazaurette - Le Monde

Plus disponible, plus efficace, l’onanisme dispose de solides atouts. Mais opposer auto-érotisme et rapport sexuel n’a pas de sens tant les deux sont étroitement imbriqués, relève la chroniqueuse de « La Matinale », Maïa Mazaurette.

En septembre dernier, lors de la Sex Expo de New York, la chroniqueuse (moi) observait avec perplexité deux objets curieusement marketés. Le premier, une vaginette géante couleur bleu électrique, était présentée comme un outil de préparation physique, pour s’entraîner avant de « vrais » rapports. Le second, un vibrateur clitoridien, était vendu comme aide au retour à la sexualité pour les femmes venant d’accoucher. En dépit du fait qu’il s’agissait de stimuler ses parties génitales en solitaire afin d’obtenir des orgasmes, aucun des deux concepteurs n’a voulu admettre qu’il s’agissait d’objets masturbatoires.

De fait, l’onanisme implique encore aujourd’hui un imaginaire d’égoïsme, de misère, d’improductivité… et d’énormes godemichets en plastique rose (si vous en possédez, mettez-les sous vitrine, ils commencent tout juste à être vintage).

Alors que certains semblent ne voir la masturbation nulle part (« je vous jure qu’il s’agit d’un facilitateur pour retour de couches, accessoirement destiné à vous faire grimper aux rideaux »), d’autres voient le vice partout. Selon les adeptes de théories apocalyptiques, nous vivons déjà dans une société de la masturbation. Trop de plaisirs, trop accessibles, trop de narcissisme, trop de laisser-aller, dont on tirera les perspectives attendues : fin du couple, désenchantement du monde, métamorphose en robots sans âme, scotchés à nos sextoys et nos smartphones (s’il existe encore une différence).

Vive les effets de l’interaction

Bon. Mettons les pieds dans le plat. Si la masturbation remplaçait le sexe, serait-ce une si mauvaise nouvelle ? Ne serions-nous pas libérés une bonne fois pour toutes du concept de misère sexuelle ? Si les rapports humains sont trop compliqués, conflictuels et décevants, pourquoi ne pas s’en passer ?

La masturbation dispose en effet de solides atouts : tout d’abord, si on s’en tient à une vision comptable de la sexualité, elle est à la fois plus disponible et plus efficace qu’un rapport interpersonnel. Non seulement nous ne sommes jamais mieux servis que par nous-mêmes, mais nous sommes en libre-service permanent et gratuit (comme la cantine de Facebook). En 2016, le site Cam4 demandait à 8 000 femmes de parler de leurs orgasmes : en termes de plaisir, la masturbation fonctionne mieux que les caresses, les cunnilingus, les pénétrations vaginales ou, tout en bas du classement, les pénétrations anales (à peine un quart d’adeptes en France, contre 70 % d’heureuses branleuses).

Ces jouissances faciles s’expliquent par tout un tas d’excellentes raisons : aucun jugement, aucune obligation de performance, un corps qu’on connaît sur le bout des doigts et, bien entendu, une technique parfaite. C’est peut-être sur ce point que le rapport sexuel classique a du souci à se faire : la masturbation a plus évolué, depuis l’invention du vibrateur, que le missionnaire depuis le temps des cavernes. Qui pourra en outre nous reprocher, en des temps difficiles, un peu d’amour de soi ? La masturbation s’inscrit avec délice dans les prescriptions du body-positivisme, de la bienveillance, du care. Et puis c’est sûr qu’en restant dans sa chambre, on prend moins le risque de tomber sur des pervers narcissiques.

Dans ces conditions, pourquoi faire encore l’amour ? Eh bien, parce que sur les 142 raisons documentées qui nous poussent au crime de fornication (Archives of Sexual Behavior, juillet 2007), la très grande majorité n’a rien à voir avec des questions de plaisir physique, de soulagement ou de confort. Ce sont au contraire les effets de l’interaction qui sont prioritairement recherchés, avec une réjouissante amplitude de motivations. Ces dernières s’étendent de la peur d’être abandonné à la recherche de bénéfices financiers, en passant par la manipulation ou la très compréhensible envie d’exaspérer ses parents.

Le jour où une masturbation sera capable de vous prodiguer une augmentation ou une demande en mariage, d’impressionner vos amis ou de dire merci à votre maîtresse, nous pourrons comparer ce qui est comparable.

Espace de partage et de bienveillance

Mais bien sûr, tout cela n’a de sens qu’en opposant masturbation et rapport sexuel, un raccourci qui nous emmènerait droit dans le mur. Notre propre corps ne cesse pas d’exister au moment où nous ouvrons nos draps à un partenaire : il existe toujours une part de masturbation dans un rapport sexuel, qui peut être plus ou moins assumée, comme le montrent les questions angoissées des internautes sur certains forums (« J’ai l’impression qu’il se masturbe sur moi »). Même lors du missionnaire le plus basique, est-on toujours ensemble ? Ne pense-t-on jamais à autre chose, à une autre personne… ou à rien ?

A l’inverse, est-on jamais seul/e quand on se masturbe ? Si on se caresse en imaginant son patron, peut-on parler de rapport interpersonnel unilatéral ? Si le patron est au courant que vous fantasmez sur ses fesses velues, parce que vous le lui avez signifié par texto, vidéo et télégramme, et qu’il vous demande de continuer mais à plat ventre, est-ce encore strictement de la masturbation ? Et si le patron se situe dans la pièce ?

Comment peut-on circonscrire la masturbation à une activité solitaire, quand on peut être masturbé/e par quelqu’un ? Comment peut-on la limiter à une histoire de plaisir égoïste, quand elle s’inscrit dans le cadre de rapports de pouvoir, de frustration ou d’exhibition entre adultes consentants (pensez au juteux business des cam girls, qui s’adonnent à l’auto-érotisme contre paiement, devant la caméra de leur ordinateur) ?

Le proche futur devrait continuer de brouiller les cartes puisque les teledildonics, ces sextoys à distance dont le concept existe depuis 1975 (ça ne nous rajeunit pas), permettent à des couples séparés de faire l’amour en simultané (dans le cas d’un rapport hétérosexuel, imaginez un godemichet et une vaginette interconnectés, répercutant mutuellement les informations ayant trait à la vigueur d’un coup de rein où à la vibration d’un orgasme).

L’ARGUMENT D’UNE MASTURBATION TRIOMPHANTE COMME PREUVE DE L’INDIVIDUALISME CONTEMPORAIN NE TIENT PAS LA ROUTE

Jusqu’à la semaine dernière, le plein déploiement de cette technologie restait entravé par une sombre histoire de propriété intellectuelle abusive, mais le brevet vient de tomber. Vous ne devriez donc pas tarder à entendre vos voisins ahaner même quand madame est en voyage d’affaires au Tadjikistan (si l’impatience vous consume, pensez aux versions déjà existantes des teledildonics, comme l’œuf télécommandé).

Du coup, l’argument d’une masturbation triomphante comme preuve (rayez les mentions inutiles) de l’individualisme contemporain, de l’incapacité à aimer, d’un hédonisme forcené, d’une immaturité rampante, du réchauffement climatique, ne tient pas la route. Justement parce qu’elle déborde du cadre étroit qui lui était assigné, la masturbation rend cette distinction privé/public obsolète. Peut-être, effectivement, nous transformons-nous en créatures égocentriques. Mais si la masturbation, dans le même mouvement, devient un espace de partage et de bienveillance, aura-t-on réellement perdu au change ?

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mardi 11 septembre 2018

Sur les réseaux sociaux, les jeunes trouvent des informations « que l’on ne voit pas ailleurs »

Par Yassine El Azzaz - Le Monde

Peu adeptes de la télévision et de la radio, les 15-34 ans n’en sont pas moins férus d’actualité, d’après une étude de Médiamétrie.

« Cela fait plusieurs années que je n’ai plus la télévision. » Depuis qu’il a quitté le domicile familial, en 2009, Quentin Duval, un ingénieur trentenaire, ne s’informe plus que par l’entremise de Facebook et des médias auxquels il est abonné. La démocratisation des smartphones – près de 95 % des 15-34 ans en sont équipés, contre 65 % dans le reste de la population – a sonné le glas du petit écran chez les jeunes. Si Adrien, lycéen de 15 ans, sacrifie encore au rite du « 20 heures », cela tient à une raison simple :

« C’est le journal que mes parents regardent. Ils suivent très peu les chaînes d’information en continu. C’est mon seul lien avec la télévision. »

La génération Netflix s’impose, du nom du service de vidéo à la demande payant permettant de regarder des séries et des films n’importe où, n’importe quand. Une enquête commandée par le ministère de la culture à Médiamétrie, et publiée vendredi 27 juillet, détaille les habitudes en matière d’accès à l’information des personnes âgées de 15 à 34 ans. En 2017, la durée consacrée quotidiennement à regarder la télévision a diminué de 14 minutes, tandis qu’elle a progressé de 4 minutes sur les trois écrans Internet (ordinateur, tablette et téléphone portable), pour une durée d’écoute totale individuelle de 2 heures 20. La radio ne s’en tire pas mieux : la part des jeunes qui affirment l’écouter au moins une fois par jour est tombée à 40,5 % en 2016 (– 11,6 % par rapport à 2008).

L’actualité internationale arrive en tête

Cette classe d’âge n’en demeure pas moins friande d’actualité. Ainsi, 93 % des sondés affirment s’intéresser à l’information à des degrés divers. Près d’un jeune sur six déclare même y être accro. Parmi les thématiques consultées, l’actualité internationale arrive en tête, devant les faits divers et l’actualité locale.

Pour s’informer, ils privilégient les réseaux sociaux à 71 %, d’après la même étude. Si les usages changent, les sites des médias traditionnels restent prédominants : « En 2017, parmi le top 10 des plates-formes les plus consultées quotidiennement par les 15-34 ans, on retrouve des titres de presse (Le Monde, 20 Minutes, Le Figaro, etc.) et des chaînes de télévision (BFM-TV, Franceinfo) », souligne l’étude. « Concernant les questions liées à l’actualité, je m’informe auprès des médias traditionnels, à savoir les sites des quotidiens nationaux, qui jouissent d’une certaine légitimité et auxquels je suis abonnée sur Twitter », confirme Marie, étudiante en deuxième année de master en communication.

Le risque de se laisser duper par les fausses informations

Les forums sont aussi utilisés pour partager et commenter les informations. « Je fréquente beaucoup le 18-25 de Jeuxvideo.com [l’un des forums les plus actifs et les plus sulfureux en France]. J’y trouve des informations que l’on ne voit pas ailleurs », explique Raphaël, jeune bachelier de 17 ans. Au risque de se laisser duper par les fausses informations qui prolifèrent sur les forums et les réseaux sociaux ? Plus d’un tiers des enfants âgés de 10 à 18 ans ont relayé une « fake news » au cours des six derniers mois, selon une étude menée par l’organisme californien Common Sense Media auprès de 900 enfants aux Etats-Unis. « Les “fake news” sont plus présentes qu’on ne le croit. J’essaie de les éviter en regardant la source et/ou l’auteur », souligne Quentin Duval.

En France, au-delà de la question de la confiance placée dans l’information, c’est la reconquête des jeunes qui préoccupe Radio France, France Télévisions et France Médias Monde, mis sous pression par le président de la République Emmanuel Macron, qui s’était inquiété, en décembre 2017, de la désaffection de ce public. Cette étude apporte donc de l’eau au moulin du ministère de la culture, qui travaille à une réforme de l’audiovisuel public. Le 4 juin, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, regrettait que ces entreprises publiques n’investissent « que 3 % de leur budget dans le numérique. Nous sommes en train de passer à côté des jeunes. Notre média universel doit s’adresser aussi bien aux fidèles qu’aux “digital natives”, nés avec le numérique. »

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samedi 8 septembre 2018

Climat : 700 scientifiques français lancent un appel

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Des chercheurs et professeurs publient, samedi, une tribune dans « Libération » pour demander aux dirigeants politiques de passer à l’acte en matière d’environnement.

Sept cents scientifiques français lancent un appel aux dirigeants politiques pour qu’ils passent « de l’incantation aux actes pour enfin se diriger vers une société sans carbone ». « Seuls des changements immédiats et des engagements de court terme, dans le cadre d’objectifs clairs et ambitieux à horizon 2030, peuvent nous permettre de relever le défi climatique », lancent-ils en « une » du journal Libération daté de samedi 8 septembre.

Alors qu’une « Marche pour le climat » est organisée samedi dans plusieurs villes de France et à travers le monde, les signataires déplorent que nous soyons « d’ores et déjà pleinement entrés dans le “futur climatique” (…) Hausse du niveau de la mer, désoxygénation et acidification des océans, etc. : les manifestations concrètes du changement climatique ne cessent de s’accumuler ».

Sortir de l’incantatoire

« Les discours sont insuffisants, comme le montrent les récents chiffres d’émissions de gaz à effet de serre (…) Il est tout aussi crucial qu’urgent de sortir du champ de l’incantatoire et de traduire concrètement ces discours en choix politiques forts et clairs au service d’une transformation sociétale profonde », poursuivent ces 700 chercheurs et professeurs d’écologie, de physique ou encore d’économie.

« Cette transformation (…) n’est pas une utopie. Elle repose pour beaucoup sur des solutions déjà disponibles : diminution de la consommation d’énergie, recours à des énergies décarbonées, meilleure isolation des bâtiments, mobilité repensée évitant les moteurs thermiques, etc., lancent-ils. Se préoccuper du changement climatique doit réellement devenir un objectif politique de premier ordre. »

Le départ surprise de Nicolas Hulot du ministère de la transition écologique et solidaire, combiné aux événements climatiques extrêmes de cet été à travers le monde, a poussé de nombreux citoyens à s’engager pour l’environnement, d’abord sur les réseaux sociaux, avant des rassemblements prévus samedi dans la rue, où ils doivent être rejoints par des ONG, syndicats et partis politiques.

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mardi 4 septembre 2018

La Chine va mettre fin à sa politique de contrôle des naissances

Pékin prépare un code civil ne faisant aucune référence à une limitation du nombre d’enfants, selon un journal officiel. La fin de quarante années de strict planning familial.

Après quatre décennies d’un contrôle drastique des naissances, Pékin s’apprête à renoncer à sa politique de planning familial. Selon un journal juridique officiel, un code civil est en préparation en Chine et ne devrait pas faire référence à la limitation du nombre d’enfants.

Affolé par le vieillissement de sa population, le pays avait officiellement abandonné fin 2015 sa politique dite de « l’enfant unique ». Depuis, tous les couples mariés sont autorisés à avoir un deuxième enfant… mais pas davantage. Le code civil actuellement en préparation doit être adopté lors d’un vote en 2020 par l’Assemblée nationale populaire, chambre d’enregistrement législative du régime.

Le Parti communiste (PCC) avait commencé à imposer la politique de l’enfant unique en 1979 afin d’enrayer la forte poussée démographique du pays le plus peuplé du monde. Appliqué au prix d’avortements forcés, d’amendes et de stérilisations, ce strict contrôle des naissances est décrié en raison des déséquilibres provoqués : vieillissement de la population et baisse de la proportion de femmes, nombre de familles préférant avoir un garçon.

Vieillissement accéléré de la population

Avant le changement de politique de 2015, cinquante millions de femmes bénéficiaient cependant déjà du droit d’avoir deux enfants, en raison de plusieurs exceptions accordées aux minorités ethniques, aux familles rurales dont le premier enfant était une fille, ainsi que, plus récemment, aux couples dont au moins un membre était enfant unique.

Mais la nouvelle loi peine à porter ses fruits : le nombre de naissances a stagné en 2017, avec 17,23 millions de bébés. De nombreux couples rechignent à avoir un second enfant, mettant en avant l’envol des prix de l’immobilier, les coûts de l’éducation et l’impact sur leurs carrières professionnelles. Les naissances devraient cependant repartir à la hausse cette année, à 20 millions, selon les prévisions officielles.

Dans ce contexte, le vieillissement accéléré de la population devient une bombe démographique à retardement pour le géant asiatique, qui compte actuellement environ 1,38 milliard d’habitants. La population en âge de travailler (de 16 à 59 ans) a chuté de près de 5,5 millions en 2017, déclinant pour la sixième année consécutive, tombant à 902 millions (65 % de la population totale).

Selon des estimations du gouvernement, le nombre de personnes âgées de 60 ans ou davantage devrait atteindre 487 millions en 2050, soit 35 % de la population contre 241 millions (17,3 % de la population) fin 2017.

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lundi 3 septembre 2018

Rentrée des classes

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samedi 1 septembre 2018

Prélèvement à la source : les quatre risques qui font hésiter l’exécutif

Par Adrien Sénécat

Emmanuel Macron a laissé entendre jeudi que la mesure, qui doit entrer en vigueur en janvier 2019, pourrait être reportée.

Le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu doit entrer en vigueur en janvier 2019… à moins que le président de la République, Emmanuel Macron, n’y mette son veto in extremis. « J’ai plutôt l’intention de conduire cette réforme à son terme, mais j’ai demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore avant de donner une directive finale », a-t-il déclaré, jeudi 30 août, à Helsinki, en Finlande.

Preuve que la mesure, déjà reportée de 2018 à 2019 par précaution, inquiète encore au sommet de l’Etat. Voici pourquoi.

1. Doutes sur sa compatibilité avec le système français

Jusqu’à présent, les contribuables payaient à l’administration fiscale, au cours d’une année donnée, leur impôt sur les revenus perçus l’année précédente.

Le prélèvement à la source change deux choses : l’impôt sera directement prélevé sur la fiche de paie des contribuables (c’est l’employeur qui collectera la somme et la reversera à l’Etat) et le décalage d’un an entre revenus et prélèvements sera supprimé. C’est-à-dire qu’en 2019, on paiera ses impôts pour l’année 2019.

Selon le ministère de l’économie, ce nouveau système a un intérêt fondamental : « Pour celles et ceux qui connaissent des changements de situation financière et familiale, l’impôt s’adaptera plus vite. » Il sera en effet possible à « tout moment » de signaler à l’administration, par exemple, un changement d’emploi ou de situation familiale, susceptible de faire varier l’imposition, pour que le taux de prélèvement soit ajusté.

Derrière ce principe général, la situation réelle est toutefois un peu plus complexe. Le calcul de l’impôt sur le revenu ne prend pas seulement en compte les revenus du travail et la composition du foyer, mais une multitude de critères (par exemple, les revenus financiers ou immobiliers). C’est pourquoi la traditionnelle déclaration d’impôts, à faire au printemps, sera maintenue. Par exemple, celle qui sera faite entre avril et juin 2019 prendra en compte les revenus de 2018 et permettra à l’administration fiscale d’ajuster le taux d’imposition des contribuables à la rentrée.

Il existera donc toujours des décalages entre la situation réelle des Français et leur imposition. Le cas des services à domicile (jardinage, aide ménagère…) et les frais de garde d’enfant, qui ouvrent droit à des avantages fiscaux, l’illustre assez bien. Ces avantages ne seront pas pris en compte en temps réel dans la formule retenue : il faudra attendre l’été suivant une année donnée pour que l’administration fiscale prenne en compte ces sommes.

Par exemple, un ménage qui fait appel à une assistante maternelle agréée pour la garde d’un enfant en 2018 devra attendre l’été 2019 pour bénéficier du crédit d’impôt correspondant. Dans certaines situations, dont celle-ci, il est prévu qu’un acompte, c’est-à-dire une avance de 30 % du crédit d’impôts, soit versé en janvier par le fisc pour combler en partie l’écart de trésorerie. Mais attention : celui-ci sera calculé sur les sommes versées deux ans plus tôt. Par exemple, en janvier 2019, l’acompte sera calculé sur les dépenses engagées en 2017 et il faudra attendre la fin de l’été pour que celles de 2018 soient prises en compte. Vous suivez ?

Si le prélèvement à la source est appliqué dans de nombreux pays, comme en Belgique, certains observateurs le considèrent inadapté au modèle français du fait de la nature de notre système, où l’impôt est calculé à l’échelle du foyer et surtout en prenant en compte une multitude de situations particulières.

2. La peur d’une incompréhension des contribuables

Partant de cette situation, la crainte du gouvernement est que la réforme soit mal comprise, et donc mal acceptée par les contribuables. C’est ce qu’a laissé entendre M. Macron lorsqu’il a déclaré, jeudi, avoir besoin « d’une série de réponses très précises et d’être sûr de ce que nos concitoyens vivront » lors de l’entrée en vigueur du nouveau système, « si on le met en place ».

Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a multiplié ces derniers mois les interventions médiatiques pour tenter d’expliquer la réforme et de déminer les craintes. Son ministère a multiplié les documents et les vidéos pour tenter d’apporter des réponses aux contribuables.

Reste que si le calendrier d’entrée en vigueur du prélèvement à la source est maintenu, les contribuables verront du changement sur leur fiche de paie fin janvier 2019. Concrètement, leur salaire sera grevé du montant mensualisé de leur impôt tel qu’il a été estimé par l’administration fiscale.

Sauf que, malgré toutes les précautions prises par l’administration, cette estimation est toute relative. Selon la multitude de cas particuliers possibles, il pourra y avoir des écarts entre le montant demandé chaque mois en début d’année et l’impôt réellement dû. Cette différence sera régularisée grâce à la déclaration de revenus du printemps, mais il y a là matière à incompréhension, voire colère, le temps que les citoyens s’habituent au nouveau système.

Ceux qui paieront « trop » en janvier, par exemple, pourront ainsi penser que leur impôt a augmenté et s’estimer lésés par le gouvernement. Dans ce contexte, la tenue des élections européennes en mai 2019, quelques mois seulement après l’entrée en vigueur de la réforme, n’est peut-être pas étrangère aux réticences du chef de l’Etat.

3. Le risque d’un effet négatif pour la croissance

L’autre grande crainte du gouvernement serait de voir le prélèvement à la source brouiller les repères des contribuables en matière de revenus, en particuliers les 40 % de ménages qui ne sont pas mensualisés. C’est-à-dire que le fait de recevoir une fiche de paie amputée du montant de l’impôt perturbe leurs habitudes et les incite à moins dépenser, par précaution. Si ce comportement était largement répandu, cela pourrait avoir des conséquences négatives sur l’activité économique – de quoi inquiéter après un été où l’économie française a ralenti (notamment les prévisions de croissance qui ont été revues à la baisse).

Jusqu’ici, le ministre Gérald Darmanin a balayé l’argument : « Chaque année, 3 à 4 milliards d’euros sont bloqués parce qu’une partie des 40 % de contribuables qui ne sont pas mensualisés a tendance à surépargner en prévision des impôts futurs. Cet argent va être débloqué », assurait-il au Journal du dimanche en avril.

Au crédit du gouvernement, on peut aussi ajouter le fait que moins d’un foyer sur deux est redevable de l’impôt sur le revenu (44 % des ménages en 2016, selon le ministère de l’économie) et qu’au total 90 % des contribuables s’acquittent d’un impôt équivalent à 10 % de leurs revenus ou moins. Cela veut dire que les écarts entre le montant estimé au départ des impôts et la somme réelle devraient être limités à une faible fraction du revenu pour le commun des contribuables.

Il est aussi vrai qu’en théorie, le calendrier de paiement de l’impôt prélevé à la source est plus favorable à la trésorerie des ménages que la mensualisation et le paiement par tiers actuels. Prenons le cas fictif d’un foyer qui doit payer 1 000 euros d’impôts par an, en supposant que l’estimation de son impôt correspond à la réalité :

Avec la mensualisation actuelle, il doit payer 100 euros par mois, de janvier à octobre ;

Avec le paiement par tiers actuel, il doit payer 333,33 euros en trois fois, au plus tard fin mars, fin juin et fin septembre ;

Avec le prélèvement à la source, 83,33 euros lui seront prélevés chaque mois de janvier à décembre.

Cependant, les enjeux d’un tel phénomène sont aussi psychologiques et dépendent des conditions dans lesquelles l’entrée en vigueur du nouveau système se fera. Il est donc difficile d’en mesurer la portée aujourd’hui.

4. Crainte des bugs pour les contribuables et les entreprises

Le double défi de la réforme est qu’elle doit s’appliquer à tous les contribuables, et que ce seront de surcroît les entreprises qui géreront la collecte de l’impôt. Une responsabilité supplémentaire accueillie fraîchement par le patronat.

Dans ce contexte, de possibles bugs techniques auront vite fait de placer le gouvernement sous le feu des critiques. En témoignent les échecs de précédents projets de grande envergure comme celui du logiciel de paie des militaires (Louvois) ou la tentative avortée de créer un opérateur national de paie commun à l’ensemble des agents de l’Etat.

Là encore, M. Darmanin se veut rassurant. « Il n’y a aucun bug administratif ou informatique », a-t-il affirmé sur Europe 1 mercredi. « Nous avons reporté d’un an l’année dernière, nous avons travaillé à cette réforme, j’y travaille tous les jours, les entreprises se sont beaucoup préparées à ça », a-t-il ajouté.

Les propos tenus par Emmanuel Macron en Finlande laissent tout de même entendre qu’en cas de doutes, le gouvernement pourrait reporter le projet une nouvelle fois… ou l’abandonner.

Posté par jourstranquilles à 11:33 - Politique - Commentaires [0] - Permalien [#]