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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 24 juin 2018

Dans le Marais... en attendant la Gay Pride de samedi prochain (30 juin)

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La Gay Pride de Paris est le rendez-vous gay de France. Un incontournable depuis plusieurs années. Plusieurs français passent un long week-end sur Paris pour fêter librement cette diversité Depuis la fin des années 80, plusieurs militants des droits des gay et lesbiennes rêvent d’une gay pride à Paris. Un comité est formé en 1989 pour tenter de donner plus de droits aux homosexuels de France. Initialement, les premières manifestations pacifiques à Paris ne s’appelaient pas « Gay Pride » comme on peut l’appeler aujourd’hui. Ces événements avaient comme objectif de réunir des gens afin de militer pour les droits des homosexuels. Si aujourd’hui, Paris et plusieurs autres villes de France fêtent la Gay Pride librement, c’est grâce à des hommes et des femmes qui ont courageusement prouvé que les homosexuels avaient les mêmes droits que les hétérosexuelles. Malgré le fait que la Gay Pride n’a plus les mêmes objectifs initiaux, plusieurs combats sont toujours à venir sur les préjugés que font face les gays et lesbiennes. Cet événement a pour but de lutter contre l’homophobie. Paris propose une gay pride d’envergure internationale. Si cette Gay Pride est si importante, c’est bien entendu pour faire évoluer positivement la cause des droits des homosexuels. Fêtons tous ensemble lors de la prochaine Gay Pride de Paris!

L’essentiel de la Gay Pride de Paris

Dates : 30 juin 2018

Marche de la fierté : 30 juin 2018

Lieu des principaux activités : Centre-ville de Paris (Quartier du Marais)

Gay Pride de Paris 2018

Date de la Gay Pride de Paris

La semaine de la Gay Pride de Paris se tiendra le 30 juin 2018. C’est LE rendez-vous gay de l’année en France. Touriste, locaux et nationaux se donnent rendez-vous à Paris pour une marche coloré. Plus de 500 000 homosexuels et hétérofriendly sont présents pour fêté et s’amuser. Un rendez-vous incontournable pour la communauté gay de Paris. Durant cette journée, de nombreuses activités se tiendront partout à Paris. Le Marais est le quartier gay de Paris où se tient le plus d’activités aux couleurs de l’arc-en-ciel. Il faut dire que plusieurs activités non officiel ont lieux durant cette journée. Les événements sont autant dans les rues du Marais que dans les bars et discothèques gay de Paris. Il y a aussi bons nombres d’activités qui se tiennent dans les saunas gay de Paris. Comme l’événement se tient un samedi, beaucoup d’homosexuels arrivent le jeudi ou le vendredi pour bien débuter leur long week-end sur Paris. C’est également durant ce week-end de festivités qu’aura lieu la célèbre marche au coeur du centre-ville de Paris. My Gay Prides vous conseil fortement de réserver un hôtel parisien proche de la Gay Pride quelques semaines avant l’événement.

Marche de la fierté gay de Paris 2018

La marche de la fierté gay de Paris est l’événement gay numéro un de Paris, mais aussi de la France. C’est également l’une des principales gay pride en importance au monde. Plus de 500 000 homosexuels participent à la gay pride chaque été. Un événement touristique de classe mondiale.

Date de la marche de a fierté gay de Paris

La parade de la fierté gay de Paris a toujours lieu les samedis. Le défilé, une activité gratuite, aura lieu le 30 juin 2018. Paris à l’« exclusivité » de cette date en France. Toutefois, c’est la première fois depuis longtemps, qu’une autre marche se tient le même jour que celle de Paris. Ainsi, le 30 juin prochain, les gays et lesbiennes et leurs amis pourront aussi marcher à Biarritz le même jour que la Gay Pride de Paris.

Parcours de la Gay Pride de Paris

Le parcours de la Gay Pride de Paris 2018 se fera dès 14 h au métro du Luxembourg (place Edmond Rostand). Le défilé de la fierté gay de Paris passera par plusieurs rues parisienne : boulevard Saint-Michel, boulevard Saint-Germain, pont de Sully, Bastille et terminera à République.

Programmation et agenda de la Gay Pride de Paris

Pour connaître l’ensemble de la programmation et l’agenda de la Gay Pride de Paris, nous vous invitons à visiter le site web de Inter LGBT.

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Permis de conduire pour les femmes aussi... en Arabie Saoudite

 

Après des décennies d'interdiction unique au monde, l'Arabie saoudite autorise enfin les femmes à conduire depuis dimanche 24 juin. Cette réforme doit permettre de moderniser et d'assouplir le conservatisme du régime saoudien. Trois millions de femmes pourraient obtenir une licence de conduite d'ici 2020. Malgré tout, les femmes ont toujours nettement moins de droits que les hommes en Arabie saoudite. Elles ne peuvent ni voyager, ni étudier, ni travailler sans autorisation de leur mari ou d'un homme de leur famille, ni manger seules dans un restaurant. . . Photo : Fayez Nureldine / AFP . . #arabiesaoudite #saudiarabia



329 Likes, 6 Comments - @franceinfo on Instagram: "Après des décennies d'interdiction unique au monde, l'Arabie saoudite autorise enfin les femmes à..."

 

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Paris: «Oh la vache, ça carbure !»... On a testé les trottinettes électriques Lime

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Une centaine de trottinettes électriques sans borne Lime ont été mises à disposition sur les trottoirs des 1er et 6e arrondissements de la capitale, ce vendredi, avec la possibilité de les laisser dans les autres arrondissements après utilisation.

Le tarif est de 1 euro par course plus 15 centimes par minute, un trajet moyen devant coûter entre 2 et 3 euros.

La tendance vient des Etats-Unis et débarque à Paris. Et les Parisiens se sont montrés intrigués ce vendredi par la trottinette électrique Lime disponible​ dans le 7e arrondissement. Curieux, Didier qui utilise quotidiennement une trottinette pour aller au bureau monte sur le deux-roues électrique. « Oh la vache, ça carbure ! », lance-t-il surpris. Les citadins pressés devraient apprécier sa rapidité mais aussi  le silence de son moteur électrique.

Le principe d’utilisation de cette trottinette sans borne est simple : on s’inscrit sur l’application Lime pour en localiser une puis on peut la déposer où bon nous semble dans la capitale. Une difficulté tout de même, il est parfois difficile de la retrouver dans le mobilier parisien si elle n’est pas clairement visible.

On valide l’emprunt de la trottinette en scannant son QR. Prêt à démarrer ? On s’élance alors au petit trot et on presse le bouton "push on". Attention, la vitesse peut surprendre. « C’est génial mais je pense qu’un casque est indispensable », avoue Henri enjoué par l’expérience. Aucun texte de loi n’impose son port aux utilisateurs. La Prévention routière le conseille comme de porter un gilet de haute visibilité. Patrick et ses amis sont également convaincus et envisagent de la réutiliser : « C’est pratique à Paris et plus léger à transporter qu’un vélo. » L’autonomie de l’engin électrique est de 50 km et sa vitesse est bridée à 24 km/h.

Les trottinettes électriques souffrent d’un vide juridique

La prudence est de mise lorsque vous circulez sur les trottoirs parmi les piétons. Et sur la chaussée, à vous de respecter les feux tricolores. Mais trottoir ou chaussée pour circuler en trottinette électrique ? Selon l’ article R412-34 du Code de la route, un piéton est tenu d’utiliser le trottoir, parmi les piétons, on trouve "les personnes qui conduisent (…) un véhicule de petite dimension sans moteur ; les personnes qui conduisent à la main un cycle ou un cyclomoteur". Un peu plus loin, il est dit : "La circulation de tous véhicules à deux roues conduits à la main est tolérée sur la chaussée. Dans ce cas, les conducteurs sont tenus d’observer les règles imposées aux piétons". Bref, la trottinette est dans le flou sur son lieu de circulation.

Pour utiliser une Lime, compter 1 euro la course puis 15 centimes la minute supplémentaire. Chaque soir à 21 heures, la flotte de trottinettes est récupérée par Lime qui veille aux recharges et aux réparations éventuelles, rapportent Les Echos. Elles sont redisposées sur les trottoirs le lendemain à 5 heures du matin.

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samedi 23 juin 2018

Fin d'Autolib' à Paris: Bolloré et les syndicats en discussion pour un arrêt définitif fin juillet

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La date est (presque) fixée. Les syndicats et le groupe Bolloré sont en cours de discussion pour arrêter définitivement le service de voitures électriques Autolib' le 31 juillet, a-t-on appris ce vendredi de sources concordantes.

Les élus locaux ont demandé « un arrêt progressif » du service Autolib' à horizon fin juillet « afin de prendre le temps de bien informer les usagers et que le groupe Bolloré reclasse ses 254 salariés », a indiqué à l’AFP une porte-parole du syndicat Autolib'.

La décision sur la date d’arrêt définitif « (devrait) intervenir lundi », ont affirmé les élus locaux.

Le groupe Bolloré a proposé « que le système pour les abonnés se termine le 31 juillet et que tout disparaisse le 31 août », selon un porte-parole. Ils retireront « tout ce qui (leur) appartient, c’est-à-dire les voitures », a précisé le porte-parole. Le groupe a précisé avoir le « souci de poursuivre le service pour les abonnés et pour les salariés » afin « qu’ils aient un temps pour se remettre du contrecoup ».

Lancé en fanfare en 2011 sous Bertrand Delanoë, le dispositif fort de 150.000 abonnés, a dû faire face à un changement des façons de se déplacer, avec le vélo électrique, le VTC, la location de véhicules privés. Sans compter son image dégradée et ses voitures souvent sales.

La Ville de Paris a annoncé jeudi que les 3.244 places de stationnement actuellement dévolues aux Autolib' seraient réservées dès la fin du service aux propriétaires de voitures électriques, et leurs bornes de recharge accessibles.

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jeudi 21 juin 2018

Fête de la Musique à l'Elysée

fete musique elysée

Le DJ français Pedro Winter se produit lors de la Fête de la Musique, dans la cour de l'Elysée, à Paris, le 21 juin 2018. La présidence française a accueilli jeudi un concert de musique électronique.

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Fête de la Musique

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Les trottinettes électriques arrivent à Paris après avoir conquis les Etats-Unis

Par Jérôme Marin, San Francisco, correspondance - Le Monde

Les investisseurs injectent des centaines de millions de dollars dans des start-up voulant se développer avant que les villes imposent des réglementations.

Après les vélos « flottants », les trottinettes électriques en libre-service arrivent en France. Vendredi 22 juin, la start-up américaine Lime va déployer, dans les rues de Paris, plusieurs centaines d’appareils pouvant être loués avec un smartphone. « La solution de mobilité qui manquait à la capitale », assure Arthur-Louis Jacquier, directeur général de Lime France.

Contrairement aux Vélib’, le système ne repose pas sur des bornes de stationnement. La location est simple. Elle s’effectue par l’intermédiaire d’une application mobile, qui affiche sur une carte les trottinettes situées à proximité. Elle coûte un euro, puis 15 centimes par minute. Les trottinettes peuvent atteindre une vitesse de 25 kilomètres par heure. Une fois arrivé à destination, il suffit simplement de les laisser sur le trottoir.

Depuis le début de l’année, ces trottinettes ont envahi de nombreuses villes américaines. Non sans créer des problèmes. Début juin, Lime et ses rivales, Bird et Spin, ont dû retirer de San Francisco leurs flottes, qu’elles avaient lancées sans autorisation. Elles ne pourront reprendre leur activité qu’après avoir obtenu l’un des cinq permis mis en jeu dans le cadre d’un programme pilote et à condition de respecter une série de nouvelles règles.

La réaction des élus de la cité californienne n’est pas un cas isolé. D’autres grandes villes américaines, comme Seattle, Austin et San Diego, haussent aussi le ton face aux ambitions de ces entreprises, en encadrant leur activité et leur développement. Malgré tout, les investisseurs continuent d’affluer et injectent des centaines de millions de dollars, soucieux de ne pas manquer ce qui pourrait être la prochaine vague de la mobilité urbaine.

Un taux d’adoption « incroyable »

D’ailleurs, ce marché aiguise aussi les convoitises d’Uber et de Lyft. Ainsi, à San Francisco, les deux plates-formes américaines de voitures de transport avec chauffeur (VTC) ont déposé un dossier auprès de la mairie pour participer au programme pilote. Avec les trottinettes, les deux groupes ciblent le créneau des petits trajets, qui, pour l’essentiel, leur échappe encore.

Les trottinettes électriques sont avant tout destinées aux courtes distances. Elles n’entrent donc pas directement en concurrence avec les services de VTC, davantage utilisés pour des courses plus longues. « Bon marché et omniprésentes, elles sont en compétition avec la marche », estime ainsi Andrew Chen, associé au sein du prestigieux fonds de capital-risque Andreessen Horowitz, qui a investi en 2017 dans Lime. « Imaginez la taille du marché », s’enthousiasme-t-il.

« Le taux d’adoption est incroyable », assure M. Chen. Si l’activité est encore limitée à quelques villes, et donc modeste, les investisseurs parient sur un fort potentiel de croissance. Selon le quotidien britannique Financial Times, Bird est sur le point de conclure une levée de fonds d’un montant de 300 millions de dollars, qui s’ajouteront aux 250 millions déjà récoltés en deux fois, en mars (100 millions) et en mai (150 millions). Moins d’un an après son lancement, la jeune société verrait sa valorisation s’approcher des 2 milliards de dollars. Du jamais vu dans la high-tech américaine.

Bird souhaite être présente sur 50 marchés d’ici à la fin de l’année. « Nous ne serons pas satisfaits tant qu’il n’y aura pas plus de trottinettes que de voitures », promet au New York Times son patron, Travis VanderZanden, un ancien dirigeant d’Uber. De son côté, Lime finalise un tour de table de 250 millions de dollars, sur la base d’une valorisation d’un milliard, auprès notamment de GV, l’un des fonds d’investissement de Google.

Course de vitesse

Entre les divers acteurs du marché, une course de vitesse s’est engagée. Il est primordial de récolter des capitaux pour pouvoir se lancer dans d’autres villes avant la mise en place de nouvelles normes. Cela doit notamment permettre de négocier en position de force, en mettant les utilisateurs à contribution pour faire pression sur les élus. Une tactique utilisée avec succès par Uber à ses débuts.

Ce développement à marche forcée provoque cependant la colère d’une partie des habitants. Sur les réseaux sociaux, les messages se multiplient pour dénoncer des trottinettes mal garées ou zigzaguant sur les trottoirs, entre les piétons. En réponse à ces critiques, plusieurs municipalités ont établi un cadre réglementaire. A San Francisco ou Santa Monica, un permis sera désormais nécessaire. De surcroît, le nombre de trottinettes en circulation sera limité et les sociétés devront partager les données sur l’utilisation de leur service.

L’essor des trottinettes électriques s’effectue au détriment des vélos sans borne, dits « flottants ». Importé de Chine, ce modèle n’a pas encore fait ses preuves. Après s’être lancées sur ce marché, Lime et Spin se concentrent désormais sur les trottinettes, qui présentent un avantage financier : elles sont moins chères à l’achat et leurs coûts de maintenance sont inférieurs.

Pour autant, les niveaux de valorisation de ces plates-formes restent à justifier. « Il est fréquent de sous-estimer les coûts », prévient l’investisseur Bill Gurley. Comme les vélos, les trottinettes sont en effet en butte aux dégradations. Elles doivent en outre être rechargées par des travailleurs indépendants rémunérés entre 5 et 20 dollars par appareil. Enfin, à San Francisco, le conseil municipal vient d’imposer une assurance obligatoire pour tous les clients.

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Chronique d'un buzz présidentiel

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Explicite a rencontré le collégien rembarré par Emmanuel Macron, une vidéo devenue un buzz aux dimensions planétaires. Résultat : un adolescent anéanti et un débat politique vide.

19 juin 2018 - par Camille Crosnier

La vidéo a fait le buzz . Emmanuel Macron qui "fait la leçon", disait le titre, à un collégien à l'issue des commémorations du 18 juin au Mont Valérien. Le jeune lui avait demandé "ça va Manu ?" après avoir chanté un extrait de L'Internationale.

Hier soir, j'ai moi aussi regardé la vidéo, et l'ai commentée, ainsi : "et en plus, il va se taper cette séquence À VIE". Eh oui, il va lui arriver quoi maintenant au collégien, qui en plus de s'être fait rembarrer par le Président de la République, est en train de devenir l'objet d'un nouveau buzz ? Pour être honnête, ce sont ses parents que je voulais surtout retrouver. Alors j'ai cherché. J'ai trouvé.

Ce matin, je suis allée, seule, devant son collège. Pas de caméra, pas de micro, rien. Les élèves ne parlaient que de ça : "hey y'a (on ne dit pas son prénom) qui est partout sur internet !". Tous le connaissent, il fait partie des mecs populaires, un peu grande gueule mais sympa et bon en classe - et au théâtre, qu'il pratique.

L'accueil du collège ne veut pas de journalistes, et ne donne "aucune info". Le collégien habite à deux pas, l'une de ses camarades de classe me montre, en me confirmant que le collège ne parle que de ça depuis ce matin, et que même si le garçon a l'habitude de "faire son malin", tout le monde se moque de lui et que "c'est un peu dur".

C'est là que je tombe nez à nez avec lui. Les cheveux sur les yeux, comme sur la vidéo, mais la tête basse, et complètement surpris, comme moi. Il est seul, et rentre chez lui, alors que les cours ne sont pas finis, on est en plein milieu de la matinée. Il ne veut pas parler. "S'il vous plait, ne donnez pas mon prénom, rien, pas mon adresse, ma ville, mon collège, rien. Je ne veux pas que ça me pose de problème pour le lycée." Il ne rigole plus comme sur la vidéo. Confirme qu'on ne lui parle que de ça depuis hier, et semble abattu.

Je lui demande ce que ses parents lui ont dit, s'ils sont dans le coin pour que je puisse leur parler, il répond "non, non, pas de questions, je ne veux pas en parler", avant de rentrer et de fermer la porte.

À ce moment-là, d'autres élèves de 3ème rentrent de l'EPS et passent juste devant chez lui en criant son prénom, et en sortant leur téléphone pour regarder la vidéo, encore. "T'as pas vu la vidéo ?? Attends je te montre, regarde ce qu'il lui dit Macron !"

Je repars. L'idée était bien d'avoir aussi l'autre point de vue, celui du collégien et de sa famille, surtout après qu'Emmanuel Macron a posté sur son compte Twitter la suite de la vidéo, ce moment où il semble vouloir "se rattraper", en discutant du brevet de façon plus apaisée avec lui.

C'est à partir de là que la séquence devient un instrument politique. L'autorité présidentielle qui s'affirme en tout lieu et en tout temps. Du fort au faible. La mécanique est connue, mais au final pour raconter quoi ? Dans quel but ? Aucun. Ça va tenir quelques jours, jusqu'au prochain coup. On se souviendra de cet épisode comme on se souvient de celui du "costard", du" bordel", du "pognon". Mais aussi, comme du "casse toi pauvre con" de Nicolas Sarkozy en 2008 ou de la gifle de François Bayrou en 2002. Le "tu apprends d’abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même, d’accord ?" sera répété, blagué, moralisé. Cette séquence fabriquera une image politique à défaut de faire la politique.

Pendant ce temps un collégien un peu provoc, silencieux aujourd'hui, mais dans les medias du monde entier et partout sur internet, s'apprête bien, lui, à se taper cette séquence, à vie.

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mercredi 20 juin 2018

A la SNCF, les syndicats réformistes ne veulent pas poursuivre la grève

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Par Éric Béziat - Le Monde

La CGT a proposé trois jours d’arrêt de travail les 2, 6 et 7 juillet. L’UNSA « ne continuera pas le mouvement en juillet », la CFDT juge toute décision « prématurée ».

Etre ou ne pas être… en grève pendant les grandes vacances. Telle est, désormais, la question qui taraude les syndicats de cheminots, alors que leur longue grève de Petit Poucet contre l’ogre réformiste macronien – petit caillou après petit caillou – va finir, jeudi 28 juin, par arriver au terme au terme de son calendrier de trois mois.

L’UNSA-Ferroviaire, deuxième syndicat des agents SNCF, a tranché. Il a annoncé, mardi 19 juin, qu’il « ne continuera pas la grève en juillet ». Très représenté chez les cadres, il avait décidé de consulter l’ensemble des mandants au cours d’une téléconférence nationale pour savoir si les adhérents souhaitaient ou non prolonger le conflit.

Lundi, la fédération CGT des cheminots – premier syndicat de la SNCF –, avait fait savoir qu’elle proposerait, mardi, aux autres membres de l’intersyndicale du groupe public (UNSA, SUD, CFDT) de discuter de l’organisation de trois nouveaux jours de grève contre la réforme ferroviaire lundi 2, vendredi 6 et samedi 7 juillet. Autrement dit, le premier grand week-end de départ en vacances serait transformé en journées de galère pour les usagers du train.

« Il faut taper là où ça fait mal, approuve le secrétaire fédéral de SUD-Rail, Erik Meyer. C’est-à-dire, perturber les grands départs. » Chez SUD, on ne veut plus de calendrier de grève annoncé trop à l’avance, une stratégie qui permet à la direction d’organiser la riposte.

« Faire grève contre quoi ? »

« L’UNSA ne s’inscrira pas dans les propositions de mobilisation en juillet faites par la CGT », a déclaré le secrétaire général, Roger Dillenseger. Mais à l’UNSA, « on reste combatif pour la défense d’un nouveau pacte social ferroviaire, a-t-il souligné, évoquant les négociations à venir sur la convention collective nationale (CCN) de la branche ferroviaire et celles au sein de la SNCF. On mobilisera à bon escient. » Avec la réforme voulue par le gouvernement, « on a perdu un maximum mais la bataille n’est pas terminée (...) On veut donner des perspectives d’avenir au ferroviaire et aux salariés », a-t-il insisté.

La CFDT-Cheminots, quatrième syndicat de la SNCF, réunissait mardi son conseil national pour décider également d’une poursuite ou non de sa mobilisation par la grève en juillet. Au final, le syndicat a décidé de se laisser « d’ici au 28 juin ». Mais, au sein du syndicat, personne n’a l’air très partant pour aller au-delà du 28 juin. « Faire grève contre quoi ?, demande un syndicaliste. La loi est votée ! On a surtout du mal à reconnaître qu’on a perdu cette bataille. »

« Pas question pour la CFDT de faire de la surenchère »

Didier Aubert, le « patron » de la CFDT-Cheminots, a jugé « prématurée » la décision d’une poursuite du mouvement au-delà du 28 juin. « Comme nous avons réussi à le faire avec la convention collective et une négociation la semaine dernière, nous espérons bien conclure avec la SNCF cette semaine. Pour nous il est prématuré de tirer des plans sur la comète sur juillet », a-t-il déclaré sur BFM TV.

« Il n’est pas question pour la CFDT de faire de la surenchère dès aujourd’hui », a-t-il ajouté, estimant qu’après les amendements obtenus sur la loi et les garanties apportées dans la convention collective, seule la négociation du pacte ferroviaire d’entreprise avec la SNCF continuait de représenter un « verrou ».

Le 32e jour de grève, lundi, s’est soldé par un taux de gréviste de 10,8 %, le plus bas depuis le début du mouvement. Chacun mesure le risque de la décision à prendre : se couper d’une partie des cheminots en renonçant au combat ou s’aliéner une opinion publique de plus en plus – disent les sondages – exaspérée par ce long conflit.

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dimanche 17 juin 2018

Fête des Pères

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