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Jours tranquilles à Paris
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26 mai 2017

Détenu en Turquie, le photographe français Mathias Depardon en grève de la faim

Par Marie Jégo, Istanbul, correspondante

Arrêté le 8 mai, le journaliste proteste contre sa détention. Reporters sans frontières et d’autres organismes de défense de la liberté de la presse demandent sa libération.

Détenu depuis plus de deux semaines à Gaziantep, dans le sud de la Turquie, le photographe français Mathias Depardon est entré dans son quatrième jour de grève de la faim, mercredi 24 mai. Il proteste contre sa arrestation arbitraire et ses conditions exécrables de détention dans un centre de rétention de migrants clandestins, non loin de la frontière syrienne.

Longtemps confiné dans une cellule d’isolement, le journaliste n’a pas pu entrer en contact direct avec les autorités françaises. Lorsqu’il a demandé de quoi écrire, il a reçu une feuille, mais pas de stylo.

Son seul contact avec le monde extérieur passe par son avocate, Emine Seker. Selon une source diplomatique française, « Mathias n’est plus à l’isolement, mais sa situation n’est pas bonne ». Son cas devrait être rapidement évoqué par le ministre français de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, lors d’une conversation par téléphone avec son homologue turc, Mevlüt Çavusoglu.

Région sous tension

Installé en Turquie depuis cinq ans, Mathias Depardon effectuait un reportage sur l’eau à Hasankeyf, dans la région de Batman, dans le sud-est de la Turquie, pour le compte de la revue National Geographic lorsqu’il a été interpellé le 8 mai.

Auparavant, pendant quelques jours, il s’était déplacé librement le long du Tigre et de l’Euphrate, photographiant sans histoires après avoir franchi les nombreux barrages policiers. La région, sous tension, est à nouveau le théâtre d’affrontements entre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les forces turques.

Mais, au soir du 8 mai, il a été arrêté à un poste de contrôle. Ses appareils et ses cartes mémoire ont été saisis. Et selon un rituel désormais éprouvé, les policiers ont immédiatement exigé les codes d’accès de ses comptes sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook, Twitter).

A force de fouiller ses comptes, ils ont trouvé sur Instagram un cliché de recrues féminines kurdes en tenue de combat avec la légende « femmes du PKK ». Le PKK est classé comme terroriste par les autorités turques. Prise dans le cadre d’un reportage effectué dans le nord de l’Irak en 2014, la photo est devenue la pièce à conviction d’une enquête ouverte contre le photographe pour « propagande du terrorisme ». L’enquête n’a pas abouti pour l’instant à une décision judiciaire à son encontre, mais elle suit son cours.

Lettre ouverte

Pour l’heure, les autorités turques reprochent à Mathias Depardon d’avoir travaillé sans carte de presse, sa demande de renouvellement pour 2017 n’ayant pas abouti. Une décision d’expulsion a bien été émise le 11 mai, mais elle n’a pas été suivie d’effet.

L’organisation non gouvernementale Reporters sans frontières (RSF), d’autres organismes de défense de la liberté de la presse, ainsi que dix-neuf rédactions ont adressé, vendredi 19 mai, une lettre ouverte au ministre turc de l’intérieur, Süleyman Soylu, appelant à la libération de M. Depardon : « Le journaliste est laissé sans explications quant aux raisons du prolongement de sa détention. Cette absence d’informations nous inquiète de plus en plus et nous vous demandons respectueusement d’autoriser les diplomates français à venir lui rendre visite. »

Pour l’instant, les autorités turques sont restées sourdes aux demandes répétées des Français. Aucun contact n’a été autorisé avec Mathias Depardon, contrairement aux règles de la protection consulaire admises entre les Etats. L’état d’urgence déclaré au lendemain du putsch raté du 15 juillet 2016 permet aux autorités turques de faire fi des usages diplomatiques.

Climat de paranoïa et de peur

Dans ce contexte, l’exercice du métier de journaliste est devenu beaucoup plus difficile. Le climat de paranoïa et de peur qui s’est installé dans le pays au lendemain de la tentative de putsch fait de toute voix dissidente ou trop curieuse un potentiel « agent du PKK » ou du « FETÖ », l’acronyme officiel désignant la communauté religieuse de l’imam Fethullah Gülen, à l’origine du putsch selon Ankara. Les réseaux sociaux sont passés au crible.

Au moindre manquement administratif, c’est l’arrestation. Olivier Bertrand, journaliste français du site d’information Les Jours, travaillait en novembre 2016 sans carte de presse ni autorisation dans la région de Gaziantep, décrétée « zone d’exception militaire » depuis l’intervention turque dans le nord de la Syrie. Il a été expulsé après trois jours passés en détention.

En décembre 2016, Dion Nissenbaum, le correspondant à Istanbul du Wall Street Journal, a été détenu à l’isolement pendant plus de deux jours avant d’être expulsé vers les Etats-Unis. Il avait publié des images d’une vidéo de l’organisation Etat islamique (EI) sur son compte Twitter, malgré l’interdiction formulée par les autorités turques sur la diffusion de cette vidéo.

Depuis le début de l’année, le temps passé en détention s’est rallongé. En avril, le journaliste italien Gabriele Del Grande a été détenu deux semaines pour avoir travaillé sans carte de presse dans la région du Hatay, frontalière de la Syrie. Il a été expulsé vers l’Italie après avoir entamé une grève de la faim.

« Soutien au terrorisme »

Le sort des journalistes turcs est incomparablement plus terrible. Selon le site internet P24, 165 d’entre eux sont actuellement emprisonnés, la plupart sous l’accusation de « soutien au terrorisme ». Arrêté le 12 mai, Oguz Güven, le rédacteur en chef du site Internet du quotidien Cumhuriyet encourt sept ans et demi de prison pour un tweet erroné publié l’espace de 55 secondes sur le compte du journal. Il est le douzième employé de Cumhuriyet, le plus vieux quotidien de Turquie, à être emprisonné.

Vendredi 19 mai, le couperet est tombé sur le journal d’opposition Sözcü. Des mandats d’arrêt ont été émis par le parquet d’Istanbul contre son propriétaire, Burak Akbay, et plusieurs autres responsables. Tous sont accusés d’avoir « commis des crimes au nom d’une organisation terroriste armée ».

Utilisée à l’envi, l’accusation de « soutien au terrorisme » n’a pas épargné deux enseignants en grève de la faim à Ankara pour protester contre leur limogeage dans le cadre des vastes purges (150 000 employés du secteur public) entreprises après la tentative de coup d’Etat de juillet 2016. Après 76 jours de grève de la faim, Nuriye Gülmen, universitaire, et Semih Özakça, instituteur, ont été arrêtés chez eux dimanche 21 mai.

« La police a cassé la porte », a eu le temps de prévenir Nuriye dans un message. Mardi, les deux jeunes enseignants ont été inculpés. Le même jour, une manifestation de soutien organisée au centre d’Ankara a été violemment dispersée par la police.

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Mise à jour  http://www.huffingtonpost.fr/2017/05/25/erdogan-promet-dagir-pour-le-journaliste-francais-mathias-depardon_a_22109099/

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26 mai 2017

Ali Mahdavi

26 mai 2017

Video exposition ORLAN en Capitales à la Maison Européenne de la Photographie

ORLAN, cette artiste qui a fait de son corps un médium artistique, voire une oeuvre d'art à part entière, s'expose ici à la Maison Européenne de la Photographie. Une exposition qui nous invite à dépasser les apparences autour d'une réflexion sur notre rapport au corps, codifié, jugé, exhibé, un corps que nos sociétés nous font parfois davantage subir que diriger.

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Photos : J. Snap

26 mai 2017

Des apprenties peintres...

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26 mai 2017

La Bretagne c'est c'est bien mais.....Paris est toujours une bonne idée...

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26 mai 2017

Si vous êtes dans le Morbihan ce long week-end de l'Ascension....

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Semaine du Golfe. 1.001 émerveillements... Article de Catherine Lozac'h

J-1 pour la grande parade de la Semaine du Golfe. Combien seront-ils à remonter la petite mer ? Sûrement plus d'un millier. Deux hommes poseront un regard particulier sur cette armada.

À bord d'Hyskeir, son gentleman's yacht de 1937, Gérard d'Aboville fera partie des douze premiers bateaux à entrer dans le Golfe, dans le sillage de la SNSM. Ensuite, le commissaire général de la manifestation se positionnera dans une anse, en spectateur attentif. « Chaque édition, mon émerveillement grandit... parce qu'il y a toujours plus de bateaux », explique Gérard d'Aboville. Marin depuis toujours, c'est dans les courants du golfe qu'il a commencé à naviguer. Samedi, le Golfe n'aura pas l'ambiance « Robinson Crusoé » de ses premières virées en plate ! « Pour la 3e fois, l'armada bénéficiera d'un chenal réservé et sera divisée en flottilles ». Une condition aujourd'hui indispensable pour la sécurité sur l'eau, surtout avec un coefficient de 107. « C'est aussi mieux pour le public car la parade est plus lisible ».

Roger Zabel au bois d'Amour

À Port-Navalo, les curieux pourront d'ailleurs bénéficier de commentaires de spécialistes. De la grande plage au port de l'île aux Moines, aussi. Installé à la pointe du bois d'Amour, l'ancien journaliste Roger Zabel sera entouré de deux pointures du patrimoine maritime. Il avait déjà accepté cet exercice en 2015. « Les premières éditions, j'avais aidé à la sécurité. J'ai aussi vécu la grande parade en spectateur depuis mon bateau. C'est un moment où il n'y a pas besoin de forcer le trait pour avoir de l'émotion. Il y a peu d'événements de ce genre sur la planète. Et en plus, il a lieu dans l'une des plus belles baies du monde... » Il a donc plaisir à le partager.

D'autant que s'il a surtout navigué sur des Formules 1 des mers, Roger Zabel est sensible au patrimoine maritime : il fait d'ailleurs partie des Ilois copropriétaires du Sinago Crialeïs, vieux gréement emblématique du Golfe.

Samedi, il fera le lien entre Marcel Charpentier, de la Fédération pour le patrimoine maritime de la Côte d'Opale, et Daniel Gilles, journaliste du nautisme, pour mettre en valeur le bon millier de bateaux qui passera devant lui. « Après leur navigation dans le golfe, nous aurons sans doute à commenter le tiercé dans le désordre », s'amuse-t-il.

Le dernier groupe de la parade devrait passer Port-Navalo à 16 h 30. Il lui faudra une bonne demi-heure pour rejoindre Port-Blanc. Gérard d'Aboville espère avoir alors les mêmes sentiments mitigés que chaque édition : « soulagé que tout se soit bien passé, mais triste que la fête soit déjà finie presque finie ».

26 mai 2017

Vu sur instagram

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26 mai 2017

Première rencontre Emmanuel MACRON - Donald TRUMP.... à Bruxelles (hier)

À Bruxelles, unis avec nos alliés de @NATO.

Une publication partagée par Emmanuel Macron (@emmanuelmacron) le 25 Mai 2017 à 11h18 PDT

 

« Il y a des sujets sur lesquels nous n'avons pas forcément la même lecture, il y a des choix qui ont été faits mais nous avons échangé de manière extrêmement directe, avec une volonté affichée de renforcer notre partenariat et notre coopération en matière de lutte contre le terrorisme », a indiqué Emmanuel Macron après son premier entretien avec Donald Trump, le président des Etats-Unis. (Crédits : JONATHAN ERNST)

26 mai 2017

Extrait d'un shooting - la chemise

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26 mai 2017

Hôtel du Cap-Eden-Roc

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