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Jours tranquilles à Paris
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17 juillet 2017

BRETAGNE : Ploërmel. Trop de caméras en vue !

Depuis 2010, 21 caméras ont été autorisées à proximité de sites « sensibles ». La nouvelle demande, rejetée, concernait des rues et des places qui ne présentent pas de risques particuliers.

Article de Tangi Leprohon - Le Télégramme

Le tribunal administratif de Rennes vient d'annuler l'arrêté préfectoral autorisant la ville de Ploërmel (56) à étendre son système de vidéoprotection de 21 à 40 caméras. Au motif que ce projet est disporportionné par rapport au nombre de faits répréhensibles constatés dans la commune.

Un système municipal de vidéoprotection de 21 caméras sur sept sites, oui ; ce même équipement étendu à 40 caméras sur 24 sites, non, dans la mesure où il concerne une ville de quelque 9.500 habitants, Ploërmel, où « le nombre de crimes et délits constatés (...) a sensiblement diminué » entre 2009 et 2015. Tel est le sens du jugement que vient de rendre le tribunal administratif de Rennes qui avait été saisi par un animateur du collectif « Ploërmel sans vidéo » qui estimait que deux arrêtés préfectoraux autorisant l'exploitation de la vidéosurveillance portaient atteinte à la liberté d'aller et venir, au droit à l'anonymat et au respect de la vie privée et familiale...

« Adapté et nécessaire »

La décision de la juridiction administrative distingue bien deux cas de figure. Elle ne trouve rien à redire à l'arrêté pris par le préfet du Morbihan le 6 juillet 2015 qui, dans la continuité d'un précédent arrêté pris en 2010 pour une durée de cinq ans, autorisait la municipalité de Ploërmel à exploiter un système de vidéoprotection de 21 caméras sur sept sites : la gare routière, une aire de covoiturage, la piscine et le complexe sportif attenant, le bâtiment des Carmes qui abrite la médiathèque, la Caisse primaire d'assurance maladie, l'antenne médico-sociale du Département et la déchèterie.

Des lieux « particulièrement fréquentés avec des risques d'atteinte à la sécurité publique », soulignent les juges. Ceux-ci retiennent aussi que dans sa demande de renouvellement d'autorisation, la commune de Ploërmel fait valoir que « la vidéoprotection est un moyen efficace de prévention des délits » puisque « quinze faits délictueux seulement ont été constatés sur les sept sites surveillés entre 2010 et 2015 ». Pour le tribunal, il s'agit bien d'« un système adapté et nécessaire à la prévention et à la constatation de ces atteintes ».

Une délinquance en baisse

Tout autre est l'avis des magistrats sur un autre arrêté du préfectoral, en date du 17 mai 2016, autorisant le maire de Ploërmel « à exploiter un système de vidéoprotection de 40 caméras sur 24 sites » concernant, outre les sept lieux déjà équipés, « certaines places du centre-ville mais également un nombre important de rues ». Dans quel but ? Le dossier présenté par la municipalité précise qu'« une personne se trouvant en centre-ville passant devant une caméra sera nécessairement appelée à repasser devant une ou deux autres, ce qui permettra de l'appréhender en cas d'infraction » mais aussi en cas de « comportements inacceptables ».

Inadapté, tranche le tribunal, d'autant que le nombre de crimes et délits constatés à Ploërmel « qui était de 538 infractions en 2009 a sensiblement diminué pour s'établir à 350 à la date du 30 novembre 2015 ». Et contraire au code de la sécurité intérieure car le centre-ville de la commune morbihannaise ne peut être regardé comme « particulièrement exposé aux risques d'agression ou de vol », condition requise pour généraliser la vidéosurveillance.

Le tribunal administratif a donc annulé ce deuxième arrêté, estimant qu'il était entaché d'une erreur d'appréciation du préfet. Ce n'est pas la première fois que la commune doit faire face à une telle décision. Sous le dernier mandat de Paul Anselin, maire (UMP) de Ploërmel de 1977 à 2008, la même juridiction avait annulé un arrêté préfectoral qui autorisait l'installation de 31 caméras dans la commune. « Une péripétie judiciaire » avait commenté le premier magistrat de l'époque avant de déposer un nouveau dossier de demande d'autorisation.

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17 juillet 2017

Tous les matins c'est repassage de ma chemise....

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16 juillet 2017

Emmanuel Macron montre la porte au général Pierre de Villiers

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Dans les colonnes du JDD, le président de la République se montre très strict avec le chef d'état-major avec lequel il est engagé dans un bras de fer depuis plusieurs jours.

C'est qui le patron? Dans le Journal du Dimanche, Emmanuel Macron, engagé dans un bras de fer avec le général Pierre de Villiers après le "coup de gueule" de ce dernier sur la réduction du budget militaire, pose une alternative claire au commandant en chef des armées françaises:

"Si quelque chose oppose le chef d'état-major des armées au président de la République, le chef d'état major des armées change."

Une démonstration de force de "Jupiter", qui ajoute, à propos de celui qu'il a reconduit dans ses fonctions le 1er juillet: "Il a toute ma confiance", à condition de "savoir quelle est la chaîne hiérarchique et comment elle fonctionne, dans la République comme dans l'armée".

Des économies "non tenable"

Souhaitant éviter que les officiers supérieurs prennent les mêmes latitudes dans leurs expressions publiques que sous le quinquennat précédent, le président de la République avait déjà rappelé le "Cema" au "sens du devoir et de la réserve" de la "Grande muette".

La décision de l'exécutif de faire 850 millions d'euros d'économie sur le budget de la Défense, alors même que l'augmentation des crédits des armées à 2% du PIB était l'une des promesses de campagne d'Emmanuel Macron, a été jugée "non tenable" par Pierre de Villiers.

"L'intérêt des armées doit primer sur les intérêts industriels", répond Emmanuel Macron.

Le général de Villiers sera reçu vendredi à l'Elysée par le président de la République. Aucune précision sur l'objet de cette rencontre n'a été donnée.

16 juillet 2017

Street Art à la Cité Universitaire - ATTENTION : c'est aujourd'hui DIMANCHE le DERNIER JOUR....

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Quoi : Rehab 2. Où : Cité U, 17, place Jourdan (XIV e). Quand : ce dimanche de 10 heures à 22 heures. Combien : participation libre. Se renseigner : http://rehab2.fr

16 juillet 2017

Toiletpaper

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Voir mes précédents billets sur Toiletpaper

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16 juillet 2017

Sur Facebook, l’étrange message du chef d’état-major des armées

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Emmanuel Macron et Pierre de Villiers au défilé du 14 juillet 2017

Quelques heures seulement après avoir été recadré publiquement par Emmanuel Macron, le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers a laissé un message ambigu sur sa page Facebook officielle.

"Confiance, confiance encore, confiance toujours!". Dans son article intitulé "Pensées du Terrain. Lettres à un jeune engagé”, le général Pierre de Villiers prodigue ses conseils à un jeune venant de s’engager dans l’armée. Le chef d'Etat major des armées a pris l'habitude de publier régulièrement ce genre de lettres destinés aux jeunes recrues de l'armée. Le chef d’état-major des armées livre ses recommandations, fort de toute une carrière dans l’armée française. Ce message Facebook qui vient ponctuer une semaine de dissensions.

Evoquant d’abord la figure du général Charles Delestraint, héros de la Résistance, premier chef de l’armée secrète, De Villiers enjoint dans son message à "refuser toute mentalité de chien battu ou d’esclave." Il poursuit ensuite, exhortant son lecteur à ne pas endosser de responsabilités seul : "Choisissons donc d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas." Difficile de ne pas y percevoir une critique voilée à l’encontre d’Emmanuel Macron, qui, lors de son recadrage jeudi soir, avait rappelé son statut de chef des armées.

"Personne ne mérite d’être aveuglément suivi"

De Villiers semble justement se faire l’écho du "Je suis votre chef", prononcé jeudi soir par le président de la République. Il insiste sur la nécessité de "la vraie confiance en soi" qui "réconcilie en soi et en l’autre." Une confiance qu’il estime capitale au bon fonctionnement des armées, réclamant une action conjointe entre chef et subordonnés : "La confiance dans le subordonné, est, particulièrement, féconde (...) Comme chef d’état-major des armées, je mesure chaque jour davantage à quel point je suis dépendant de l’action de chacune et de chacun d’entre vous. Seul, je ne peux rien. Ensemble, rien n’est impossible!" Le Général De Villiers conclut enfin sa lettre par une recommandation : "Méfiez-vous de la confiance aveugle. Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi (...) Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte."

Jeudi soir, au ministère de la Défense, le chef de l’Etat avait sèchement recadré sans le citer le général De Villiers, jugeant qu’il n’était pas bon de mettre une polémique budgétaire "sur la place publique" et le rappelant à son "devoir de réserve". La veille, Pierre de Villiers avait critiqué à huis-clos devant la Commission du budget de l’Assemblée nationale les 850 millions d’euros d’économies imposées au ministère des Armées en 2017.

Après la contestation du Général de Villiers, le rappel à l’ordre ferme d’Emmanuel Macron a jeté un doute sur son maintien en poste, alors même qu’il venait d’être reconduit pour un an à partir du 1er juillet à la demande d'Emmanuel Macron, et qu’il a passé en revue les troupes avec le président de la République pendant le défilé du 14 juillet. Le premier ministre Edouard Philippe a assuré qu’il pouvait “bien entendu” demeurer chef d’état-major des armées. Le général sera reçu vendredi prochain à l’Elysée.

Alexandra Saviana

16 juillet 2017

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16 juillet 2017

"Nous ferons, les enfants, une France où vous auriez aimé vivre" Emmanuel Macron - 75ème anniversaire de la rafle du Vend'Hiv

16 juillet 2017

Hommage aux 13152 juifs arrêtés les 16 et 17 juillet 1942 et parqués au Vel d'Hiv

16 juillet 2017

Aujourd'hui 75ème anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv

Rafle du Vél'd'Hiv (16-17 juillet 1942)

Cette opération entraîna l'arrestation de 13 152 Juifs, dont la plupart (4 115 enfants, 2 916 femmes, 1 129 hommes) furent entassés dans l'enceinte du Vélodrome d'Hiver avant leur déportation. Elle fut menée dans le cadre de la politique nazie d'extermination des Juifs de toute l'Europe occupée décidée lors de la conférence de Wannsee, en janvier 1942.

Le programme génocidaire nazi prévoyait dans un premier temps la déportation de 30 000 Juifs de la zone occupée et 10 000 de la zone libre. Le gouvernement français dirigé par Pierre Laval limite les arrestations aux Juifs étrangers ou considérés comme « apatrides ». Adolf Eichmann négocie avec la police française – Jean Leguay (délégué de la police de Vichy en zone occupée) et René Bousquet (secrétaire général de la police française) – qui accepte de collaborer et d'organiser seule la rafle.

Pour la première fois en France, des femmes et des enfants sont raflés. Si cette rafle vise principalement les Juifs étrangers, la très grande majorité de leurs enfants sont de nationalité française, car nés en France.

Les Juifs arrêtés sont transportés par autobus au Vél' d'hiv' ; les célibataires et les couples sans enfant sont conduits au camp d'internement de Drancy ; de là, ils sont déportés vers le camp d'Auschwitz, où la plupart d'entre eux sont exterminés.

Les familles sont dirigées dans les camps de transit de Beaune-la-Rolande ou de Pithiviers, où elles sont séparées de force dans des conditions abominables avant d'être à leur tour déportées vers Auschwitz. Aucun des enfants n'est revenu ; moins d’une dizaine de mères ont survécu.

Une journée nationale commémorative (le dimanche suivant le 16 juillet) rappelant le drame a été instituée par le président François Mitterrand en 1993. Son successeur, Jacques Chirac, opère le 16 juillet 1995 un véritable tournant mémoriel, en reconnaissant, pour la première fois au nom de la République, la complicité de l’appareil de l’État français dans la persécution des Juifs.

La loi du 10 juillet 2000 a permis d’officialiser cette journée du souvenir en « instaurant une journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France ».

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