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Jours tranquilles à Paris
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12 juillet 2017

Autophoto mon amour

Exposition La Fondation Cartier expose, tout l’été à Paris, 500 clichés de voitures signés des plus grands photographes. L’histoire d’un siècle à quatre roues…

Par  Olivier Corsan

Un bolide du siècle dernier, une Delage plus précisément, sort du cadre de la photo à toute allure sur le circuit de Dieppe, le 26 juin 1912. Au Grand Prix de l’Automobile Club de France, sa roue arrière droite est déformée par la vitesse. Comment peut-on rouler aussi vite avec une roue ovale ?

Quand la magie de l’accident photographique se produit, tout est possible. L’image de Jacques Henri Lartigue est devenue iconique. Elle ouvre l’exposition « Autophoto » à la Fondation Cartier, à Paris (XIV e). 500 autres œuvres l’accompagnent, puisées dans une base de données de plus de 9 000 images constituée avec patience et passion par deux amoureux de l’auto et de la photo, le journaliste Philippe Séclier et l’éditeur Xavier Barral. Robert Doisneau, Raymond Depardon, Martin Parr, Stephen Shore, Walker Evans, Eve Arnold, Larry Clark, William Eggleston… 102 grands noms de la photographie sont à l’affiche.

Objet de désir et d’ego

Dès la première salle, les images des pionniers de la photo imposent au public l’évidence de ce rapprochement entre ces deux inventions. Auto et photo se tutoient depuis leurs premiers jours. Elles ont, chacune, compressé notre espace-temps. Pendant que l’automobile a raccourci les distances, la photographie a permis au passé d’être présent aujourd’hui. « Ce sont les voitures qui datent les photos », résume l’Américain Stephen Shore. Avec son pare-brise qui projette l’homme en mouvement vers l’avant et ses rétroviseurs qui lui rappellent ce qu’il vient de quitter, l’automobile est bien l’une des plus belles métaphores de la photographie.

Obsédé par Jack Kerouac, l’écrivain voyageur, le Japonais Daido Moriyama, qui n’a pas de permis, a pris la route et transformé son véhicule avec chauffeur en boîte photographique ambulante, s’appuyant sur les vitres baissées ouvertes sur le monde pour mieux le cadrer. Pas de voitures sans routes. Pas de routes sans paysages. Pas de paysages sans photos. Les paysages ne sont pas sortis indemnes du siècle de l’auto. Colonisés comme sur les photos américaines d’Alex MacLean, transfigurés comme ceux de l’Italie, près de Naples, captés par Sue Barr.

Objet de désir et d’ego, l’automobile, comme la photo, est faite pour la mise en scène. Les portraits des studios chinois prouvent qu’en 1950 le peuple de Mao s’est rendu à bicyclette poser fièrement au volant de voitures en carton. Dans les albums des Trente Glorieuses posent des couples fiers de leur nouvelle auto bien plus que de leurs rutilantes machines à laver qui n’ont pas droit à tant d’honneur dans le panthéon familial, comme le rappelle la série d’images d’anonymes collectées par Patrick Tourneboeuf. Aux Emirats arabes unis, la jeunesse dorée s’affiche avec ostentation au côté de luxueuses voitures de sport dans un pays de routes de sable qui ne supportent que les 4 x 4.

Au sous-sol de la Fondation, le public est plongé dans l’intimité des entrailles de l’automobile. Chez Valérie Belin, les moteurs deviennent des cœurs. Ailleurs, ils sont des viscères. Ainsi immortalisées, les voitures ont un corps et bien souvent une âme pour leurs propriétaires, qui, comme le documente Martin Parr, cherchent souvent tout autour du monde une place, leur place… de stationnement. En marche ou en voiture ? Le temps d’une exposition, la photographie a ici pris son parti.

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12 juillet 2017

Concorde Art Gallery - Patrick Blondeau - actuellement

Patrick Blondeau (1)

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Patrick Blondeau (3)

Patrick Blondeau (4)

Patrick Blondeau (5)

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Patrick Blondeau (7)

Patrick Blondeau (8)

Patrick Blondeau (9)

Patrick Blondeau (10)

Peintre.

Après avoir oeuvré dans l ’univers de la publicité pendant une dizaine d’années en tant que peintre-illustrateur, le passage de ce jeune artiste parisien vers la toile s’est fait logiquement. Conservant l’aérographe comme outil de création, il explore divers chemins : transparences qui se superposent ... jeu de cadrage et de proportion... dépouillement chromatique... univers graphique et répétitif... en apparence !

Paris, Monaco, Londres, Shangai ont déjà accueilli ses toiles. En attendant, il continue sa quête intérieure, témoignant sur ses toiles du déroulement de son cheminement.

12 juillet 2017

Extrait d'un shooting - lingerie

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12 juillet 2017

Affaire Grégory : le juge Jean-Michel Lambert, chargé de l'enquête en 1984, retrouvé mort à son domicile

Le "petit juge" est mort. Jean-Michel Lambert, qui était juge d'instruction en charge de l'affaire Grégory en 1984, a été retrouvé mort mardi 11 juillet au soir, selon une information du Parisien confirmée à franceinfo de sources proches du dossier. Les secours ont retrouvé le corps du juge, un sac plastique sur la tête, à son domicile situé en périphérie du Mans (Sarthe). La conduite de l'enquête, au cours de laquelle Jean-Michel Lambert avait communiqué à la presse des éléments cruciaux du dossier, avait été très critiquée à l'époque des faits. Son décès intervient alors que l'enquête sur la mort du petit Grégory a connu ces dernières semaines de nombreux rebondissements, avec les mises en examen de trois personnes : Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, ainsi que Murielle Bolle, qui avait accusé son beau-frère Bernard Laroche de l'enlèvement de l'enfant avant de se retracter.

Repères :

Octobre 1984, Jean-Michel Lambert, juge à Epinal (Vosges), est chargé de l’instruction après l’assassinat du petit Grégory. Il a 32 ans, c’est son premier poste. Il inculpe successivement Bernard Laroche puis Christine Villemin.

1986 Il est dessaisi de l’affaire au profit du juge Simon.

1987 Il prend une année sabbatique et publie un livre, « le Petit Juge ».

1988 Il devient juge d’instance à Bourg-en-Bresse (Ain) jusqu’en 2003.

2003-2014 Il est vice-président du TGI du Mans (Sarthe) jusqu’à son départ à la retraite en septembre.

2014 Il publie « De combien d’injustices suis-je coupable ? ».

11 juillet 2017

Monica Bellucci

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11 juillet 2017

150 M€ pour sauver Notre-Dame

Eric Le Mitouard - Source : Le Parisien

La charpente en chêne, édifiée au XIII e siècle pour une partie et l’autre restaurée au XIX e, forme un ensemble sublime sous le toit de Notre-Dame. Un site fermé au public, tant les escaliers qui y conduisent sont étroits. Au-dessus, la flèche de la cathédrale de Paris prend l’eau. De très lourds travaux y seront réalisés dès le mois de septembre.

« C’est la priorité numéro 1. Sur la flèche, les tables de plomb s’usent et certaines sont fendues. Il faut les remplacer et les restaurer pour éviter que la charpente au-dessous ne souffre », précise Marie-Noëlle Didier, conservatrice des monuments historiques. « Ce sera un chantier spectaculaire avec un échafaudage qui culminera à 93 m au-dessus du sol. Cela changera le paysage parisien. »

L’Etat a débloqué 2 M€ par an pour ces travaux estimés entre 6 et 10 M€ et pour une durée de trois ou quatre ans. Pour André Finot, responsable de la communication du monument le plus visité de France, avec ses 10 à 12 millions de visiteurs annuels, il est temps de faire appel au mécénat… américain et français.

une tournée américaine

« L’objectif est d’atteindre 150 millions d’euros en trente ans. Cela ferait 5 millions par an, ce n’est pas si énorme que cela », souligne-t-il. Mais pour y arriver, la cathédrale et le diocèse mettent les bouchées doubles. Une première Fondation Avenir du patrimoine à Paris avec un compte pour Notre-Dame a été créée en avril.

Un mois plus tard, après un premier voyage aux Etats-Unis, une fondation Friends of Notre-Dame de Paris a été montée. Une tournée des grandes villes américaines est, enfin, programmée pour avril 2018. L’enjeu est important. Pour chaque euro rapporté par le mécénat, l’Etat s’engage à débloquer la même somme…

Car il ne s’agit pas seulement de sauver cette flèche avec ses 250 t de plomb. Il faut aussi restaurer les gargouilles médiévales de l’édifice qui ont perdu leur tête, cette balustrade en pierre remplacée par une planche en bois doit être refaite, de même que ces pinacles en ruine renforcés par des câbles.

« Les Américains ont cette culture du don, précise André Finot. Ils sont très attachés à notre patrimoine ancien. Les Français, eux, considèrent qu’ils donnent suffisamment avec leurs impôts. Mais quand ils verront que les Américains se remuent pour Notre-Dame, ils se mobiliseront aussi pour sauver notre patrimoine historique. » Outre la rénovation de la toiture en plomb, les douze apôtres et les quatre évangélistes qui entourent la flèche seront descendus pour restauration. Mgr Patrick Chauvet, l’archiprêtre de Notre-Dame, a eu l’idée de les exposer un temps sous la nef. De quoi inciter les visiteurs à ouvrir leur portefeuille…

Pour les intéressés, les dons sont ouverts en ligne : don.fondationnotredame.fr/fapp-notre-dame

11 juillet 2017

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11 juillet 2017

« Le bronzage, l’une des révolutions culturelles les plus méconnues »

Par Pascal Ory, Historien, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Dans une tribune au « Monde », l’historien Pascal Ory note que la pratique de s’exposer au soleil est née en France durant l’entre-deux-guerres, autour du corps de la femme.

Il s’agit de l’une des révolutions culturelles les plus méconnues, l’une des plus triviales aussi, aux yeux des observateurs superficiels : ce violent et rapide changement de repères corporels qu’a représenté pour l’Occident le passage, en moins d’une génération, d’une sensibilité cutanée à une autre, d’une référence pigmentaire à une autre, dénommée « bronzage » – en français puis dans les langues latines, plus esthétiques à cet égard que les anglo-saxonnes, qui nous parlent de « tannage » ou de « brunissement ».

« Ce qu’il y a de plus profond dans l’homme, c’est la peau » avait bien perçu Paul Valéry, qui écrivait cette sentence – très profonde – en 1931, c’est-à-dire, sans le savoir, au cœur même du phénomène.

Chronologiquement, tout s’est déroulé entre la première et la seconde guerre mondiale, comme on le vérifie facilement en se plongeant dans les manuels de soins de beauté, qui passent en trente ans de la phobie du soleil – tâches de rousseur comprises – à son culte exalté. Géographiquement, ça s’est passé en France, pays qui reste encore à l’époque la référence des élites mondiales en matière d’élégance féminine. Et, en effet, symboliquement tout s’est joué autour d’un espace décisif : le corps de la femme.

C’est là que s’est opérée la bascule, perceptible d’abord, dans les années 1920, au travers de la presse féminine des élites (édition française de Vogue), au reste d’abord très prudente, avant de se populariser dans les années 1930 : toute la différence, par exemple, entre les réticences du Petit Écho de la mode, lu par les mamans, et l’enthousiasme de Marie Claire, le nouveau titre de la jeune femme moderne, lue par leurs filles.

Un phénomène radical et rapide

Mais comment expliquer un phénomène si radical et si rapide ? Certainement pas par l’économie : les instituts de beauté, façon Helena Rubinstein ou Elisabeth Arden, sont dépassés par les événements et mettront du temps à se caler sur la nouvelle tendance. Les premiers produits solaires, l’élitiste « Huile de Chaldée » de Jean Patou puis le très répandu « Ambre solaire » d’Eugène Schueller, accompagnent et amplifient un phénomène commencé avant et sans eux.

La clé du mystère n’est pas non plus à chercher du côté d’une avant-garde chic (Coco Chanel) ou, au contraire, d’un vaste mouvement populaire (les « congés payés »). Non, ça se passe là où ça doit se passer : dans les profondeurs de la société, donc de la culture, résultante et cristallisation de trois tendances.

La plus explicite, celle qui prend la parole sur la question, est d’ordre médical. Elle témoigne de l’extension d’une nouvelle conception, « naturiste » de la santé, physique et mentale, de l’être humain, qui chante le sport (Patou est le premier couturier du « sportwear »), les bains de mer (on parlera de « bains de soleil ») et pense découvrir quantité de vertus thérapeutiques – contre la tuberculose, au premier rang – de l’exposition au soleil.

La seconde est proprement sociale : désormais la distinction des élites, soucieuses de prouver leur capacité de loisir (otium) face au commun des mortels, va se faire non plus par rapport au paysan et ses coups de soleil mais par rapport à l’ouvrier et à l’employé, condamnés à la blafardise.

La troisième est, au fond, politique : le bronzage passe par le dévoilement, chaque jour plus étendu, du corps féminin, condamné à la clandestinité par des millénaires de puritanisme. Il est contemporain des cheveux coupés, de la libération du corset et du raccourcissement des jupes.

Aujourd’hui, une juxtaposition de cultures contradictoires

Mais, dira-t-on, où en sommes-nous aujourd’hui, à l’heure de la lutte contre le mélanome, de la remise en cause de l’hégémonie des Blancs – principalement concernés, en apparence, par ce brunissement contrôlé : le Blanc qui se bronze est un « Black » réversible –, à l’heure, aussi, de la querelle du voile et du burkini ? Eh bien, on n’en est pas vraiment sorti, de cette révolution-là.

Il se trouve simplement qu’à partir des années 1970 la totale domination du bronzage a commencé à être contestée par une nouvelle avant-garde punk puis par une nouvelle vulgate sanitaire – qui s’exprimait déjà dans les années 1930 mais que les modernes de l’époque n’écoutaient pas : à chaque époque ses priorités –, redonnant sa place à une tribu des « visages pâles ».

Mais ce n’est plus, en effet, désormais qu’une affaire de tribus. On n’est pas revenu à la situation antérieure à 1914 : là comme ailleurs, la société postmoderne juxtapose des cultures contradictoires, agrégats d’individus eux-mêmes chaque jour plus individualistes.

Et la couverture des magazines, le succès des instituts de bronzage et des plages en ville sont là pour nous rappeler que le hâle a encore de beaux jours devant lui, signe extérieur de santé, donc de beauté, faisant de chacun de ses adeptes une œuvre d’art dorée à la peau comme les objets inertes pouvaient l’être à la feuille.

Pascal Ory est l’auteur de « L’invention du bronzage » (Complexe, 2008).

11 juillet 2017

Street Art près du Bataclan...

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11 juillet 2017

Mon studio photo

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