Éolien marin : l’Europe fait la course en tête
Le continent européen concentre plus de 90 % de la production mondiale d’électricité par éoliennes offshore. En France, les premières installations se font encore attendre.
Un règne sans partage. C’est ce que met en lumière la dernière parution des Données économiques maritimes de l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer. Publié lundi, le document affirme que l’Europe concentre près de 91 % de la production mondiale d’électricité via l’éolien marin.
Plus de 3 589 turbines
Avec 3 589 turbines installées sur ses façades atlantique et baltique, le continent dispose d’une capacité de 12 631 mégawatts (MW). C’est presque la puissance de la seconde centrale hydroélectrique au monde : le barrage d’Itaipu, au Brésil.« L’Europe est pionnière dans ces filières, commente Sébastien Ybert, coordinateur énergies marines renouvelables pour l’Ifremer.C’est elle qui a lancé la dynamique, notamment le Danemark qui a très vite misé sur le développement de l’éolien marin. » Et ce n’est pas près de s’arrêter. En 2016, les investissements européens dans les éoliennes offshore ont atteint près de dix-huit miliards d’euros.
Une répartition inégale
Le beau score de l’Europe dans la course au vent offshore cache néanmoins d’importantes disparités. Le Royaume-Uni a raccordé à lui seul près de 40,8 % de la puissance européenne dans le secteur. Il est suivi de près par l’Allemagne (32,5 %), puis le Danemark (10,1 %).« Les pays côtiers n’ont pas tous le même potentiel » , explique Sébastien Ybert. Tous ne disposent pas en effet des mêmes ressources en vent ou des mêmes reliefs de fonds marins. Plus ce dernier est profond, plus il est difficile d’y fixer des éoliennes. La solution pourrait venir des éoliennes flottantes, une technologie encore à l’étude mais qui permettrait de «s’affranchir de la profondeur » .
La France en retard
Mais où est la France dans tout ça ? Loin derrière ! Bien qu’il dispose du deuxième potentiel européen, l’Hexagone n’a toujours pas posé une seule éolienne au large de ses côtes. En cause, les nombreuses procédures qui ralentissent les projets, comme les recours déposés par des associations de protection de l’environnement. La France s’est tout de même engagée à installer pour 3 000 MW d’éoliennes offshore d’ici 2023. Huit projets sont actuellement à l’étude ou prêts à voir le jour comme dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) ou au large de Fécamp (SeineMaritime), dont les eaux devraient accueillir respectivement soixantedeux et quatre-vingt-trois éoliennes dans les prochaines années.
Thomas MOYSAN. Ouest France
« La Chine préférerait un voisin plus calme, mais la crise l’arrange »
Entretien : Philippe Le Corre, chercheur à la Harvard Kennedy School.
Encore un tir nord-coréen, encore une provocation…
C’est le 80e tir de missile depuis la mort de Kim Jong-il (en 2011), le père de Kim Jong-un. La situation devient extrêmement dangereuse. On n’est pas sûr du degré de technicité des militaires nord-coréens. On n’est également pas à l’abri d’un accident sur une ville d’Hokkaido.
La Chine a obtenu l’arme nucléaire contre la volonté des États-Unis (1964). Considère-t-elle normal que son voisin l’obtienne ?
Elle n’y est pas favorable. Il y a certes un aspect « pays vassal », mais le côté irresponsable et hors de contrôle de Kim, pour rester au pouvoir, n’est pas une bonne chose pour la Chine. D’un autre côté, elle ne veut pas non plus d’une péninsule coréenne réunifiée.
Pékin peut-elle faire plier Kim Jong-un, seule ?
Les Chinois ne cessent de répéter qu’ils n’ont pas un impact aussi fort que l’on croit, sur les décisions de Pyongyang. C’est la grande interrogation. Est-ce que Kim Jong-un écoute vraiment ce que dit Pékin ? Il n’a jamais rencontré Xi Jinping. Il a rencontré une fois un membre du comité permanent du bureau politique chinois. Kim Jong-un fera tout pour amener les États-Unis à négocier. Le problème nucléaire nord-coréen ne s’arrêtera pas. On va vivre avec cette menace.
Pékin a pourtant accepté d’appliquer 100 % des sanctions des Nations unies…
La Chine détient la clé de l’essoufflement du régime nord-coréen. Elle a la possibilité de décider de fermer sa frontière. Mais trois millions de Chinois d’ethnie coréenne vivent du commerce avec la Corée. Si tout cela s’arrête brutalement, ils protesteront. La Chine ne veut pas de troubles sociaux avant le 19e congrès du Parti, en octobre.
Quel intérêt pour la Chine de suivre les résolutions internationales ?
La grande négociation entre Washington et Pékin a lieu en parallèle. Si la Chine n’utilise pas son veto au Conseil de sécurité des Nations unies, cela veut dire qu’elle juge que les États-Unis doivent faire un geste : comme ne pas imposer de sanctions économiques contre les produits chinois sur le sol américain. Cette crise arrange bien les Chinois, ils en tirent parti. Elle leur permet de faire levier sur d’autres sujets, dont le différend militaire en mer de Chine du Sud.
Recueilli par Christelle GUIBERT.
David LaChapelle : Le livre sortira cet automne
L’artiste américain de 54 ans, connu notamment pour ses créations surréalistes, sortira en décembre prochain Lost + Found, un livre retraçant sa carrière du New York des années 1980 à aujourd’hui. Il inclura, comme l’explique Entertainment Tonight, 150 clichés de stars rencontrées au fil des années. Et quoi de mieux pour illustrer le travail d’une vie que de mettre en couverture une icône populaire dans le plus simple appareil ? Rien, évidemment.
Mais devant l'objectif du génial David LaChapelle, poser en tenue d'Eve devient de l'art. Pour la couverture de son nouveau recueil de photographies qui sera publié aux éditions Taschen à l'automne prochain, Miley Cyrus apparaît en papillon emprisonné au milieu des branches de cerisier, Venus de Botticelli moderne aux couleurs flashy. De nombreuses stars feront partie de l'album de 278 pages dont les regrettés David Bowie, Whitney Houston ou Amy Winehouse mais aussi Hillary Clinton et la famille Jenner-Kardashian.










