La Vallée des Saints est en fête ce dimanche
Le Kan ar Vein, la fête annuelle de la Vallée des saints, à Carnoët (Côtes-d’Armor), est organisée ce dimanche. Parmi les animations les plus attendues : l’inauguration de quatorze nouvelles statues monumentales, de 13 h 30 à 16 h.« Les mécènes qui les ont financées et les sculpteurs seront présents , indique Sébastien Minguy, le directeur de la Vallée des saints.Certains réciteront des poèmes, d’autres viendront avec des musiciens… » Au programme également, des randonnées (à 10 h 30), un marché de producteurs locaux, des concerts, une conférence de Françoise Le Goaziou, professeur de géopolitique, qui parlera des saints bretons. Cette journée débute à 10 h 30 (gratuit).
Voir mes précédents billets sur la Vallée des Saints
Une petite Pompéi près du Rhône
Des villas, des statues, des marbres… Les archéologues, ravis, évoquent une « découverte exceptionnelle ».
Avant la construction d’immeubles, des fouilles étaient menées à SainteColombe (Rhône). C’est là, sur la rive droite du fleuve, que les spécialistes ont mis au jour un site« exceptionnel. Nous avons eu une chance inouïe », se réjouit Benjamin Clément qui coordonne le chantier. Ce site de l’époque romaine, occupé pendant trois siècles, est remarquable tant par sa superficie (7 000 m2 ), que par la diversité des vestiges et leur état de conservation.
Bacchus et Pan
Les archéologues ont dégagé une fastueuse villa datant de la seconde moitié du Ier siècle, et sa mosaïque représentant des bacchantes et satyres entourant un Bacchus (dieu de la vigne). Le mobilier est préservé, de même que des balustrades, des pavements en marbre, le réseau hydraulique… Sainte-Colombe recèle d’autres trésors : une mosaïque qui met en scène Thalie, muse de la poésie, kidnappée par un Pan (dieu des bergers) lubrique ; un marché avec une fontaine ornée d’une statue d’Hercule et un édifice public,« peutêtre une école de philosophie ». Les fouilles sont prolongées jusqu’au 15 décembre pour explorer cette petite« Pompéi viennoise », en référence à la cité détruite dans la baie de Naples, par une éruption du Vésuve en 79 après J-C. La Vienne romaine se trouvait à un carrefour de circulation, avec le Rhône et la Narbonnaise, cette voie qui reliait Lyon, capitale des Gaules, à Arles. Les archéologues vont restaurer les maisons et bâtiments exhumés.« On espère pouvoir restituer des villas du sol au plafond, comme à Pompéi » , bien préservé,« grâce aux incendies successifs qui ont contribué à sa conservation ». Le feu a parfois détruit un toit, un étage, mais dessous, tout est resté en l’état.
ça c'est bien vrai !
Vous faites tous chier avec votre football et votre Neymar. pic.twitter.com/WDigoihH8H
— Ornikkar ™ (@ornikkar) 3 août 2017
Festival Photo de La Gacilly - Aïda Muluneh (photographe)
Reportage photographique : Jacques Snap
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aida_Muluneh
https://www.fisheyemagazine.fr/en-ce-moment/cest-dans-le-mag/aida-muluneh-passionnee/
Le Voyage à Nantes
COURS CAMBRONNE : LES NUS de DANIEL DEWAR & GRÉGORY GICQUEL
ŒUVRE D'ART IN SITU
Les Nus est un ensemble de trois sculptures en pierre, faisant écho à l’exposition de la HAB Galerie : Le Nu et la roche des mêmes artistes.
Dans ce jardin de style néo-classique bordé de façades d’hôtels particuliers et jalonné de tilleuls argentés, l’atmosphère est propice à la promenade. Alors qu’au centre de la longue allée rectiligne trône la statue en bronze du général Cambronne, Daniel Dewar et Grégory Gicquel préfèrent occuper les alcôves, espaces protégés et voués à la contemplation.
Poursuivant leur obsession de la représentation du mobilier sanitaire – déjà expérimenté en béton pour le musée Rodin en 2014 ou plus récemment avec des sculptures en céramique – Les Nus sont réalisés en marbre rose du Portugal, pierre choisie pour sa couleur et son veinage similaires à la peau. Les imposants blocs, posés à même le sol, sont travaillés en taille directe et font émerger les formes du mobilier : vasque, bidet et toilettes. Telles des images inversées du corps humain – le lavabo représenterait le visage, les toilettes le fessier, et le bidet les pieds – ces pièces font aisément penser aux corps nus annoncés.
Copiant à la main ce mobilier moderne normalement industrialisé, les artistes renvoient ces objets à l’état de nature et révèlent l’interdépendance entre nos corps et les formes de notre quotidien. Dans le décor architectural admis comme parfait du cours Cambronne, les sculptures prennent place comme si elles avaient toujours été là et posent la question de la valeur de la sculpture dans l’espace public.
À la fois solides, précieux et peut-être pas si intimes, Les Nus s’imposent comme des fossiles luxueux de notre civilisation.
3 QUESTIONS À...DANIEL DEWAR & GRÉGORY GICQUEL
QUEL EST VOTRE PREMIER SOUVENIR DE NANTES ?
L’Extrême.
QUE SIGNIFIE POUR VOUS « ESPACE PUBLIC » ?
L'espace de la liberté et l'espace de la gratuité.
QU’EST CE QUE VOUS REGARDEZ EN PREMIER DANS UNE VILLE ?
Les trains, les voitures et comment les gens sont habillés.














