Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Jours tranquilles à Paris
Publicité
24 octobre 2020

Fasciné par Gérard Depardieu, Emmanuel Macron veut absolument dîner avec lui

Dans une interview accordée au « Parisien », l’auteur-dessinateur Mathieu Sapin a révélé une anecdote pour le moins amusante sur le président de la République.

Auteur de plusieurs bandes-dessinées centrées sur des personnalités publiques telles que François Hollande ou Gérard Depardieu, Mathieu Sapin s'est récemment intéréssé à Emmanuel Macron. Le dessinateur a eu l’opportunité de suivre le président dans les coulisses de sa campagne présidentielle, une expérience suffisemment inspirante pour nourrir son dernier ouvrage Comédie Française, paru le 9 octobre dernier. Lors d'une interview accordée au Parisien, le 23 octobre, l'artiste a partagé quelques anecdotes sur sa rencontre avec le chef de l'État.

Il semblerait d'abord qu'Emmanuel Macron soit un admirateur du travail du dessinateur. « Il me dit tout de suite que ma BD est son livre de chevet… Je pense qu’il parle de celle sur François Hollande. Mais non, c’était celle sur Gérard Depardieu », explique-t-il au Parisien en faisant référence à la bande-dessinée intitulée Gérard, cinq années dans les pattes de Depardieu, parue en 2017.

Sachant que Mathieu Sapin est ainsi en possession des coordonnées du monstre du cinéma, le président lui aurait fait une demande bien particulière. « Il me quitte en me faisant un gros clin d’œil. Plus tard, il m’enverra un texto pour me demander si je peux organiser un dîner avec Gérard », se souvient l’auteur. Une demande réitérée à plusieurs reprises et qui témoigne de l’obsession d'Emmanuel Macron pour l'acteur.

Pas sûr toutefois que Gérard Depardieu réponde positivement à l’invitation. En septembre dernier, l’acteur avait fait comprendre sur le plateau de Touche pas à mon poste ! qu’il ne souhaitait pas rencontrer le chef de l’État : « Il m’a téléphoné deux, trois fois quand j’étais en Albanie. J’ai dit : "Non, je n’ai pas trop envie". Ce n’est pas mon monde ».

Publicité
24 octobre 2020

Ici on fait l'andouille de père en fils....

cochons

24 octobre 2020

Reportage - Une quarantaine de bâtiments historiques vous accueillent pour « La Nuit des châteaux »

nuit chateaux

Par Laurent Carpentier, Paizay-Naudouin (Charente) - Le Monde

Là où il n’y a pas le couvre-feu, ou parfois en début de soirée, ces sites patrimoniaux ouvrent leurs portes samedi 24 octobre dans tout le territoire.

A l’écart des grandes routes, tout au nord du département de la Charente, au milieu des champs où plane un couple de milans, le château de Saveilles dresse humblement ses pignons de pierre centenaires que percent des croisées à chéneau et des fenêtres à pilastres, ses tours coiffées en poivrières, ses meurtrières moyenâgeuses et ses aménagements Renaissance. Le châtelain en titre, Christian de Mas Latrie, 66 ans, est dans le parc à tondre la pelouse. Samedi soir, il reçoit : il y invite sous la lueur des flambeaux à visiter ce château du XIVe siècle en remontant le temps d’une histoire qui est aussi la sienne.

Le 24 octobre, en effet, c’est la deuxième édition de La Nuit des châteaux. Visite immersive à Blanc Buisson (Eure), Détective Party à Chémery (Loir-et-Cher), dégustation d’hypocras au château de Comborn (Corrèze), feu d’artifice à Jumilhac (Dordogne)… Une centaine de châteaux partout en France devaient ouvrir leurs portes dans une opération séduction qui vise autant à soutenir des monuments gourmands en dépenses d’entretien qu’à sensibiliser au patrimoine. Le chiffre a chuté de moitié avec les annonces du gouvernement face à la pandémie. Et dans quelques endroits, en Indre-et-Loire, dans le Calvados, on est passé de « A la nuit tombée » au plus humble « A la tombée de la nuit. » Reste que les vieilles tours résistent au couvre-feu.

A l’origine de l’événement, il y a Dartagnans, une start-up créée en 2015 pour accompagner les propriétaires de château dans la restauration et la gestion de leur patrimoine. « Apporter notre pierre à l’édifice », résume Romain Delaume, 34 ans, qui a fondé la petite société avec son copain Bastien Goullard. Pas sûr qu’il ait pensé à l’acuité ironique de l’image. Il parle vite en effet – de peur qu’on n’entende pas tout ce qu’il a à raconter : le financement participatif, la billetterie Dartngo, les 500 propriétaires accompagnés, les quinze salariés…

En 2007, les deux jeunes hommes sont à l’ESC Lille (rebaptisée Skema). Lorsqu’ils en sortent, ils passent deux ans à faire des tableaux financiers et des business plans dans des cabinets de conseil avant de décider de « faire quelque chose qui a du sens ». Férus de patrimoine, ils montent alors cette société, sorte de boîte à idées qui cumule savoir-faire marketing et expertise financière, moyennant une commission d’un peu plus de 10 % sur les fonds levés et les billets vendus.

« Ce n’est pas Chambord… »

Le genre d’outil sur lequel notre châtelain de Saveilles ne crache pas, lui qui, malgré l’élégante beauté du lieu posé au milieu de ses douves en eau, ne cumule pas plus de 700 visiteurs par an. « Ce n’est pas Chambord… », confirme en souriant cet ancien haut responsable dans le secteur des ascenseurs, aujourd’hui à la retraite, et qui tente vaille que vaille de maintenir les bâtiments à flot, craignant à chaque tempête que des ardoises s’envolent, chauffant au minimum les vingt-cinq pièces (« Quand il fait 15 °C, je suis content ») et louant quelques gîtes pour tenter de trouver un équilibre économique.

En sept cents ans, le château de ses ancêtres en a vu de toutes les couleurs. Attaqué par des soudards, rehaussé d’un étage à la Renaissance, tombé un temps dans l’escarcelle du maréchal de Turenne qui n’y mit jamais les pieds, utilisé comme ferme lorsque la famille le délaissa pour monter à la cour de Versailles, salons transformés au XIXe siècle en style Louis-Philippe, laissé à vau-l’eau ensuite, jusqu’à ce que de Mas Latrie père décide en 1948 de reprendre en main cette bâtisse où il était né.

« J’en ai gâché du plâtre ici avec mes frères, raconte notre hôte. A l’époque, il n’y avait ni électricité ni eau courante. » Une carpe saute dans la douve. « Si j’ai hérité de cette maison c’est aussi pour la transmettre. A ma descendance, bien sûr mais aussi aux gens qui viennent. Un château, c’est beaucoup de mystères, un témoignage sur l’histoire », explique-t-il en nous emmenant visiter la petite chapelle, construite en 1868, et depuis soigneusement restaurée, où, lorsqu’ils viennent, deux de ses fils, prêtres, aiment à donner la messe.

25 000 ACTIONNAIRES INTERNAUTES (ISSUS DE PLUS DE 115 PAYS) ONT RACHETÉ POUR 1,6 MILLION D’EUROS LE CHÂTEAU DE LA MOTHE-CHANDENIERS

A l’instar du château de Saveilles, ils sont pléthore, ces bâtiments, tels des parchemins de pierre, exposés à l’usure des siècles. « Beaucoup de châteaux sont en vente parce que les propriétaires n’y arrivent pas, constate Christian de Mas Latrie. Qu’un jour ici cela puisse s’arrêter est pour moi un crève-cœur. »

En 2017, au sein de Dartagnans, les jeunes consultants inventeurs de La Nuit des châteaux ont d’ailleurs sauté le pas et racheté pour 1,6 million d’euros le château de la Mothe-Chandeniers (Vienne), au sud de Saumur. Enfin, pas eux, mais 25 000 actionnaires internautes, à raison de 50 euros la participation. Forts de ce succès, en 2019, ils ont fait pareil à Ebaupinay, dans les Deux-Sèvres, et cette année encore, en juillet, ils ont repris une ruine à Vibrac (Charente), à proximité d’Angoulême.

Romain Delaume ne cache pas sa satisfaction : à la veille de l’événement, et malgré le Covid-19 qui a conduit certains à l’abandon, on compte déjà 4 000 réservations pour l’ensemble des événements répertoriés. Au château de Saveilles, à l’écart du temps, on en dénombrait vingt-cinq. « C’est bien », soupire le châtelain en regardant au loin une corneille solitaire.

Tout le programme en France sur www.nuitdeschateaux.com.

24 octobre 2020

Fashion victim

fashion victim

24 octobre 2020

Plantu

dessin samuel plantu futur

Publicité
24 octobre 2020

Morgana Fata

morgana

24 octobre 2020

« Couvre-feu » : des cheminées recouvertes pour éviter l’incendie au Moyen Age à la privation moderne de liberté

Par Antoine Reverchon

Intrusion de la contrainte collective dans l’intimité individuelle, la mesure désignée sous ce terme reste encore aujourd’hui juridiquement floue.

Histoire d’une notion. Il est rare que le nom d’un banal ustensile de cuisine en vienne à désigner l’interdiction faite à vingt millions de citadins de circuler hors de chez eux aux heures nocturnes. Il s’agit pourtant, dans les deux cas, des mêmes ingrédients symboliques : la présence d’un danger qu’accentue la nuit, et la nécessité de le confiner à l’échelle du domicile.

Au Moyen Age, dans des villes construites essentiellement en bois, il s’agissait tout simplement d’éviter le déclenchement des incendies en couvrant le feu des cheminées, des cuisinières et des fours laissés sans surveillance par les habitants endormis.

Mais plutôt que de les éteindre – à l’instar des chandelles et des torches, qui subissaient à la même heure et pour les mêmes raisons un ordre d’« extinction des feux » – les citadins préféraient enfermer la braise dans des chaudrons fermés d’un couvercle. A l’heure où la nuit tombe, c’est l’une des cloches du beffroi de la ville, à la tonalité spécifique, qui « sonne l’heure du couvre-feu », c’est-à-dire de l’utilisation de ces ustensiles.

Instauration du « guet »

A la fin du Moyen Age, les ordonnances des autorités municipales, ou les ordonnances royales, instituent le « guet », c’est-à-dire des tours de garde dus par tous les citoyens de la ville pour surveiller l’apparition d’un danger extérieur, mais aussi intérieur, dont l’incendie, le vol, les bagarres, constate Boris Bove, historien des villes médiévales (université Paris-VIII).

Et c’est bien sûr la nuit que le danger est le plus vif. L’ordonnance du roi pour la Ville de Paris, en mars 1363, organise ainsi le guet nocturne « afin qu’il fut donné ordre aux accidents de feu, aux meurtres, vols, ravissements de femmes et de filles, et autres méchantes actions ».

Le couvre-feu passe alors dans le registre des « mesures de police », où il s’agit de maintenir l’ordre public, prévenir la délinquance et faire respecter… la moralité. Les arrêtés et ordonnances des autorités des villes européennes règlent ainsi la fermeture des cabarets, des bordels et des portes de la ville, tous lieux de réunion publique d’où peuvent émerger des désordres nocturnes.

Le terme de « chasse-ribeau » – le ribeau étant le vagabond ou le voleur – côtoie dans les textes celui de « couvre-feu », qui continue de désigner l’heure où l’on pose le couvercle sur les braises. Mais Boris Bove indique que, en dehors des temps de troubles militaires ou civils, il n’est pas certain que ces règles aient été véritablement appliquées, sans quoi il n’aurait pas été nécessaire de les rappeler régulièrement.

Mesures militaires

Ces restrictions de liberté de mouvement des « bourgeois » intéressent particulièrement les militaires chargés de la défense des villes fortifiées, ou de la conquête de celles de l’ennemi. Car les habitants des « places de guerre » constituent une gêne : la cohabitation avec la garnison n’est pas sans conflit, a fortiori dans les villes « fraîchement conquises ».

L’historien Sébastien Le Gal (université de Grenoble), spécialiste des villes fortifiées du XVIIe au XIXe siècle, cite ainsi Antoine de Ville (1596-1640), dont le traité « Sur les places de guerre » détaille les mesures que l’état de siège autorise le commandement militaire à prendre à la place de l’autorité civile : confiscation des armes, perquisitions au domicile, restrictions de mouvement, en particulier la nuit.

DANS LES MÉMOIRES ACTUELLES, C’EST LE COUVRE-FEU IMPOSÉ PAR L’OCCUPANT NAZI PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE AUQUEL LE TERME RENVOIE

Mais le mot « couvre-feu » n’apparaît jamais dans cette littérature réglementaire, au Moyen Age comme à l’époque moderne, autrement que pour désigner l’heure (ou la cloche) du couvre-feu, le mot isolé désignant toujours l’ustensile de cuisine dans le langage commun.

Etienne Pasquier (1529-1615), magistrat de Paris et auteur des Recherches de la France, monument de l’historiographie, utilise certes le terme pour décrire les mesures de police prises au XIe siècle par Guillaume Le Conquérant pour contrôler les bourgeois de Londres, suspects de résistance au nouveau pouvoir normand. Mais, comme le note François Saint-Bonnet, historien du droit (université Paris-II), le terme n’apparaît pas non plus, encore aujourd’hui, dans les lois, règlements et arrêtés de restriction des libertés de mouvement : lois d’exception du gouvernement révolutionnaire (1793-1794), état de siège (1849), état d’urgence (1955), arrêté préfectoral du 5 octobre1961 du préfet de police de Paris Maurice Papon « déconseillant » aux « musulmans de France » de sortir la nuit, ou arrêtés municipaux de 2005 limitant la liberté de mouvements des jeunes de moins de 18 ans dans plusieurs villes de banlieue touchées par des « émeutes urbaines ». Seuls les commentaires des juristes (la « doctrine ») résument par commodité ce type de mesures sous le nom de couvre-feu.

A chaque fois qu’apparaissent des troubles urbains, les autorités publiques, civiles ou militaires, prennent des mesures de privation de liberté de mouvement que citoyens, journalistes et politiques désignent par le terme de « couvre-feu ».

Dans les mémoires actuelles, c’est donc le « couvre-feu » imposé par l’occupant nazi pendant la seconde guerre mondiale, ou encore la répression sanglante de la manifestation du Front de libération nationale (FLN) algérien, le 17 octobre 1961, auxquels le terme renvoie. Ce qui n’est pas forcément très heureux en termes de « communication politique » lorsque le président de la République l’utilise pour désigner un simple confinement nocturne censé limiter la diffusion d’un virus.

24 octobre 2020

Danseuse au Crazy Horse la nuit, infirmière au bloc le jour : Daniella panse les plaies du corps et de l'âme

En première ligne dans la lutte contre la Covid-19, cette jeune infirmière trouve son exutoire sur la piste de danse du célèbre cabaret parisien.

Fermé depuis plus de six mois, le Crazy Horse a rouvert au public le 1er octobre dans le respect des règles sanitaires. Un moment festif et joyeux pour l'équipe du cabaret parisien comme Tina qui cumule deux métiers : danseuse et infirmière.

Une vocation et une passion

Elle s'appelle Daniella le jour et Tina le soir. Tout au long de la journée, Daniella sauve des vies au bloc opératoire et le soir venu, elle rejoint la scène du Crazy Horse. Infirmière le jour et Crazy girl le soir, une double vie peu commune qu'elle pratique avec le même engagement. "Je n'ai pas de préférence. Infirmière est ma vocation et danser sur la scène du Crazy Horse, c'est une passion", confie-t-elle.

Après ses vacations de douze heures à l'hôpital, Daniella quitte sa blouse d'infirmière pour rejoindre une scène un peu plus glamour. Son activité pour le temple du déshabillé chic impressionne son entourage. "Après les journées qu'on fait ici, elle trouve encore la force d'aller émerveiller les gens et danser magnifiquement, je l'admire", s'extasie un collègue.

Soigner les âmes et les corps

Durant le confinement, Daniella a été entièrement mobilisée en réanimation aux côtés des patients atteints de Covid-19. La période actuelle renforce son implication auprès des malades et sa conviction d'apporter un peu de douceur aux spectateurs. "On ne peut pas vivre sans divertissement, on a besoin du cinéma, du théâtre ou de la chanson", assure-t-elle.

Durant le couvre-feu, qui débute dès 21h à Paris, le Crazy Horse a aménagé ses horaires de programmation.

 "Totally Crazy", le samedi et le dimanche à 15h30 et 18h.

crazy

24 octobre 2020

Caroline Vreeland

caroline58

caroline67

23 octobre 2020

ACT UP

act up

Publicité