Bientôt : "Femmes éternelles" sur les grilles du Jardin du Luxembourg
L’exposition Femmes éternelles, que le Sénat présente sur les grilles du Jardin du Luxembourg, nous fait découvrir 80 portraits de femmes.
Avec sensibilité et finesse, leur auteur, Olivier Martel, reporter photographe qui parcourt le monde depuis 35 ans, nous présente de très beaux portraits de femmes. Il dresse une sorte de miroir du monde, dans sa diversité et sa richesse. A travers son itinéraire, Olivier Martel exprime la singularité des quotidiens, souligne l’intensité des visages et des silhouettes et suggère les combats et les espérances de chacune. Tous ces portraits de femmes ont une particularité qui émeut et que l’on n’oublie pas.
Capteur d’émotions, Olivier Martel sait rendre la lumière de l’instant. Le reportage qu’il nous propose, riche de situations diverses, invite à la réflexion. Femmes d’Asie, d’Afrique, d’Europe ou d’Amérique… leurs différences tendent à s’estomper au profit d’histoires, de réalités qui leur sont communes.
Le Sénat, assemblée ouverte sur le monde, a choisi de s’associer à cet hommage aux Femmes, à la fois singulières, éternelles et universelles.
Je souhaite que cet itinéraire au féminin pluriel vous offre un moment d’évasion, de réflexion et d’émotion.
Gérard Larcher, Président du Sénat
Galerie Les Filles du Calvaire : exposition = Pascal Aimar
Pascal Aimar
Figure(s)
Il y a dans les photographies de Pascal Aimar cette fragilité de l’instant. Ne dit-il pas que ses meilleures images sont celles « que j’ai prises très, très vite » ? Cependant si le photographe se voit en déambulateur qui aime se laisser surprendre, il peut, à son tour, se mettre à chercher cette fugacité, sachant là parfaitement ce qu’il veut saisir dans son cadre. Ainsi dans sa série « Car En Sac » le photographe capture des visages de conducteurs ordinaires, traduction tragique à ses yeux de l’humain, seul et désemparé, en route vers sa destiné finalisée par la mort.
Pensé il y a 25 ans pour un court-métrage qu’il n’a jamais réalisé, « Car En Sac » marque le début, en 2001, de la radicalisation de son travail. En utilisant une systématique photographique, en allant au plus serré, il s’immisce alors dans l’intimité des conducteurs. Cette série est complétée par « Passantes » en 2002, portraits de femmes dans les rues de Bordeaux, et « Foule » en 2006, portraits de piétons à Pékin. Le corpus final, « Figure(s) », présenté à la galerie rassemble ces trois travaux.
Etrangères et hiératiques, semblables mais lointaines, discrètes mais saisissantes, les Figure(s) de Pascal Aimar s’élèvent comme des miroirs de nos propres solitudes. Saisis à la dérobée, parmi la foule des rues ou le trafic de nos villes, ces visages qui se ressemblent, qui nous ressemblent, apparaissent et s’effacent tels des fragments d’âmes.
Le travail de Pascal Aimar relève d’une systématique photographique. En allant au plus serré, il s’immisce dans l’intimité des conducteurs et des passants ordinaires. Dans leurs regards, il cherche à rendre visible une intériorité, à révéler une humanité, à déceler des “états” dont la manifestation interpelle.
Le site de la Galerie Les Filles du Calvaire















