Faire la fête à tout prix ?
En cette période de l’avent je croise beaucoup de personnes
qui font leurs achats pour Noël. Les bus sont bondés, le métro dégueule ses
flots de passagers. Lorsque l’on veut voir des expositions tranquillement
pendant cette période d’intense activité
commerciale, le seul moyen de locomotion le plus fiable et le moins stressant
est la marche à pied. C’est ce que j’ai
fait hier en grande partie, n’utilisant le bus que lorsque j’étais certain d’avoir
une place assise. Dans les rues c’est l’excitation permanente et je me pose
chaque année la même réflexion : « c’est la crise économique et
pourtant ils ont de l’argent pour le dépenser tous ensemble pour les fêtes de
fin d’année ! » J’ai lu ce matin sur le site d’un journal belge que
les belges fêtent de moins en moins Noël et le Nouvel An. Est-ce la conséquence
de la crise économique ou est-ce la volonté de ne pas suivre le flot de
chalands qui achète bêtement pour suivre la tendance du moment ? Pour ma
part Noël et le Nouvel An n’ont jamais donné lieu à des agapes extraordinaires.
Bien sur lorsque les enfants étaient petits Noël était merveilleux, mais
maintenant qu’ils sont grands et que chacun vit sa vie le 25 décembre n’est pas
un date obligatoire pour faire la fête. C’est cela qui me gène, le côté
obligatoire. J’ai horreur de faire comme tout le monde. La société a décidé que
la fin de chaque année devait être festoyante alors chacun y va de son repas, sa
sortie en boite de nuit ou encore sa messe de minuit pour les quelques
souvenirs de ce temps révolu. Société bien policée qui marche au doigt et à l’œil
et agit selon les attentes de l’inconscient collectif. La guerre se déclare au
printemps car c’est plus agréable de partir en guerre lorsqu’il fait beau, les
réformes font l’objet d’un vote juste avant les grandes vacances d’été car c’est
plus facile de faire passer la pilule faute de contestataires partis en
vacances. Tout cela les dirigeants des pays le savent. Ils jonglent avec le
calendrier pour faire passer les réformes impopulaires. Et bien moi je n’ai pas
envie de faire la fête en fin d’année ! Je suis certain que je ne suis pas
le seul mais peu de gens le disent haut et fort. Bonnes Fêtes à vous (qui me lisez) quand même….
"Quand on partait de bon matin..."

Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
A bicyclette
Nous étions quelques bons copains
Y avait Fernand y avait Firmin
Y avait Francis et Sébastien
Et puis Paulette
On était tous amoureux d'elle
On se sentait pousser des ailes
A bicyclette
Sur les petits chemins de terre
On a souvent vécu l'enfer
Pour ne pas mettre pied à terre
Devant Paulette
Faut dire qu'elle y mettait du cur
C'était la fille du facteur
A bicyclette
Et depuis qu'elle avait huit ans
Elle avait fait en le suivant
Tous les chemins environnants
A bicyclette
Quand on approchait la rivière
On déposait dans les fougères
Nos bicyclettes
Puis on se roulait dans les champs
Faisant naître un bouquet changeant
De sauterelles, de papillons
Et de rainettes
Quand le soleil à l'horizon
Profilait sur tous les buissons
Nos silhouettes
On revenait fourbus contents
Le cur un peu vague pourtant
De n'être pas seul un instant
Avec Paulette
Prendre furtivement sa main
Oublier un peu les copains
La bicyclette
On se disait c'est pour demain
J'oserai, j'oserai demain
Quand on ira sur les chemins
A bicyclette
"La Décadanse" de Serge Gainsbourg
Puisque j'en parlais il y a quelques minutes (voir mon billet ci-dessous).... voici "la décadanse"
Quand Gainsbourg inspire Mario Testino (photographe)
Daria Werbowy and the Italian contemporary artist Francesco Vezzoli re-interpretation, Fashion Icon Jane Birkin and Serge Gainsbourg in 1974 for the French magazine “Lui” shooting work. (Vogue mai 2010)
nota bene : je crois me souvenir que les photos de mode de Serge Gainsbourg et Jane Birkin parues dans "LUI" étaient de Francis Giacobetti. (à confirmer ?)
























