Lara Stone au cours de l'inauguration de l'exposition "VOGUE covers" sur les Champs Elysées. (Photo : Jacques Snap - capture vidéo)
Vu de l’extérieur, le monde de la mode paraît aussi
dangereux qu’un étang de crocodiles affamés. Comment y mettre un pied sans se
faire dévorer tout cru ? Lara Stone a trouvé la solution. Bien que sujette à de
nombreuses critiques, la lumineuse blonde a réussi à s’y tailler une place de
choix en faisant de ses imperfections une marque de fabrique.
Lara Stone naît le 20 décembre 1983 dans une petite ville
proche de Berlin, en Allemagne. Entourée d’une mère allemande et d’un père
anglo-saxon, la jeune fille qu’on décrit parfois comme une beauté juvénile mais
glaciale, tente sa chance dans un concours organisé par la fameuse agence
Elite. Pas d’effusion, pas de gloire immédiate, la britano allemande ne sera
même pas retenue. Le garçon manqué à la moue vindicative a toutefois retenu
l’attention d’une agence parisienne, qui lui conseille de venir frapper à leur
porte une fois ses études finies.
Bien qu’une année soit nécessaire pour terminer son cycle,
Lara Stone ne baisse pas les bras. 15 mois après l’invitation, elle rejoint
Paris. Commence alors une suite de castings, où des filles plus jolies les unes
que les autres se présentent. Lara Stone a une démarche très particulière, la
petite taille de ses pieds ne lui procurent pas une stabilité suffisante, la
faisant vaciller tous les trois pas. Attentes interminables, refus, critiques,
son quotidien est loin du luxe et de ses avantages.
Ce n’est qu’en 2003, alors que Lara Stone approche de ses 21
ans, que l’agence IMG de Berlin lui signe un contrat. Peu de mois après, elle
parvient à s’introduire dans le département new yorkais d’IMG, plus
prestigieux. Sa beauté, à la fois mystérieuse et rebelle, fera d’elle le
nouveau visage de Sisley. Lors de ses
premiers défilés, elle portera du Miu Miu, puis du Cacharel.
Dans l’assistance, un sourire se dessine sur le visage d’une
femme au carré strict. Carine Roitfeld, rédactrice en chef du Vogue français,
expliquera simplement plus tard « Parfois, une fille vous touche ». Protégée
par une personnalité médiatique, la belle plante commence à fréquenter les
grands noms de la mode.
Sa carrière prend un ton plus sérieux lorsqu’elle devient en
2006 représentante de Miss Sixty, Max Mara, Replay et Givenchy. En parallèle à
ses défilés pour Louis Vuitton, Lanvin ou Karl Lagerfeld, le mannequin fait la
une du Vogue japonais et français. Le Elle édite un article sur sa carrière, la
qualifiant de mannequin de l’année. ModTV lui décerne le prix de la meilleure
modèle de l’année, titre qu’elle reçoit à nouveau par Fashion TV l’année
suivante.
Les photographes les plus hype, Steven Meisel et Craig
McDean, ne se lassent pas de celle qui a été nommée par Cathy Horn, critique au
Time, une « anti-modèle ». Tous donnent enfin raison à Carine_Roitfeld qui
s’était aperçue la toute première du potentiel de la jeune hollandaise.
En 2007, elle devient l’égérie de nombreuses marques. Tous donnent enfin raison à Carine Roitfeld, qui s’était
aperçue la toute première du potentiel de la jeune hollandaise. De plus en plus sujette aux honneurs, elle
ouvre les défilés de d’Alberti Ferretti, Prada et Costume National à Milan, et
celui d’Hermès à Paris. Plus récemment, Cavalli, Fendi, Diesel et Stella Mc Cartney
se sont offert ses services.
D’après son pays d’origine, Lara Stone est la plus belle
femme au monde après Heidi Klum. Aujourd’hui considérée comme un top modèle par
Vogue, et classée dans le top ten mondial, on ne peut qu’applaudir la
ténacité de Lara Stone. Enfin une beauté
qui ne se métamorphose pas sous les multiples opérations. Ouf, on respire, le
naturel existe encore…
Ci-dessus : deux photos de Mario Testino pour Chanel. Capture de la vidéo que j'ai réalisée le 1er octobre. Lara Stone Voir également mon billet du 1er octobre en cliquant ICI et les photos de Lara Stone extraites du récent VOGUE en cliquant Là. Autres photos sur le site de VOGUE en cliquant ICI.
Lara Stone en couverture de VOGUE (édition française) février 2009.
La junte birmane a rejeté vendredi l'appel déposé par
l'opposante Aung San Suu Kyi, qui contestait sa condamnation à 18 mois
supplémentaires d'assignation à résidence. La lauréate du Prix Nobel de la paix, 64 ans, avait été
condamnée à trois ans de réclusion et de travaux forcés en août, pour avoir
brièvement hébergé un Américain qui avait réussi à nager jusqu'à son domicile,
situé sur les rives d'un lac. La sanction avait été commuée en une assignation
à résidence qui l'exclut de facto du paysage politique pour les élections
prévues en 2010. «La cour a rejeté l'appel mais nous allons porter l'affaire
devant la cour suprême», a indiqué Nyan Win, l'un des avocats de l'opposante et
le porte-parole de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND). La junte avait essuyé une pluie de critiques après le procès
en première instance, à l'exception notable de la Chine, son plus sûr allié
dans la région. Mais elle bénéficie actuellement de la volonté des Etats-Unis de mêler les sanctions
en place depuis plus d'une décennie avec un dialogue politique, de nature,
selon l'administration Obama, à impulser un changement en Birmanie, où des
élections sont prévues en 2010. Les premiers entretiens de haut niveau entre les deux pays
depuis près de dix ans se sont tenus à Washington mercredi. Washington demande
notamment la libération des prisonniers politiques, en particulier celle de Mme
Suu Kyi, qui a été privée de liberté pendant 14 des 20 dernières années. (selon AFP)
«.. Les cris n’ont jamais cessé. Les hommes sont toujours en
colère, en révolte ou en crise. Mais les éclats de voix sont devenus un bruit
sourd qui s’est infiltré dans les postes de télévision. Il a fait grésiller
l’image et a perturbé les esprits. Il s’est perdu dans la confusion. Ce vacarme est devenu le rire de Mickey, la liturgie d’un extrémiste désabusé, la
musique spectaculaire du direct de CNN. Au milieu de cette fumée qui a vu
s’effondrer le mur de Berlin et les tours jumelles, il reste un grand bruit et
beaucoup d’images. Quel combat mené au nom de la liberté quand d’une révolution
naît une agitation ?..»
La petite géante est en balade à Berlin. La gigantesque
marionnette de la troupe d’art de rue Royal de luxe est actuellement en
représentation pour quatre jours dans les rues de la capitale allemande.
Voir également mon billet du 18 septembre en cliquant ICI.