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Jours tranquilles à Paris

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18 février 2008

Dans la rue

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17 février 2008

Sondage en live (résultats à 10h00)

Confier la mémoire d'un enfant juif déporté à chaque élève de CM2 c'est...?

    * Après Guy Môquet, figure de la résistance, pourquoi pas2% (57 votants)

    * Trop lourd à porter pour un enfant de 10 ans qui risque de ne pas comprendre20% (535 votants)

    * Une très bonne idée, le devoir de mémoire doit se perpétuer12% (319 votants)

    * Complètement absurde22% (598 votants)

    * C'est juste mais maladroit dans un pays laïque19% (500 votants)

    * N'importe quoi et dangereux pour la laïcité que le président entend défendre25% (661 votants)

Total : 2670 votants - Voir le site du JDD en cliquant ICI

17 février 2008

Pour 52% des Français, Nicolas Sarkozy ne fait pas "un bon président de la République"

Près des deux tiers (64%) pensent qu'il n'apporte pas de "solutions aux problèmes des Français", selon un sondage CSA. Une grande majorité lui reconnaissent des qualités de dynamisme (88%), de courage (76%), et de stature internationale (65%).
Plus de la moitié des Français (52%) estime que Nicolas Sarkozy ne fait pas "un bon président de la République" et près des deux tiers (64%) pensent qu'il n'apporte pas de "solutions aux problèmes des Français", selon un sondage CSA réalisé pour Le Parisien/Aujourd'hui en France paru dimanche 17 février.
Plus de la moitié des sondés (55%) font en revanche confiance au président de la République pour être "capable de réformer le pays". L'écrasante majorité des personnes interrogées reconnaissent à Nicolas Sarkozy les qualités de dynamisme (88%) et de courage (76%). Deux sur trois jugent par ailleurs qu'il "sait prendre des décisions difficiles" et 65% trouvent qu'il a "une stature internationale".
Enfin, 62% des sondés le jugent "sympathique" contre un tiers (33%) qui pense le contraire. (AP)

Sondage réalisé par téléphone les 13 et 14 février 2008, auprès d'un échantillon national représentatif de 1.004 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

17 février 2008

Autoportrait

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Photo prise avec le téléphone mobile de ma fille

16 février 2008

Tour Eiffel dans la nuit froide

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15 février 2008

Appel du 14 février : la RESISTANCE s'organise

Villepin, Royal, Bayrou signent un appel "pour une vigilance républicaine"

PARIS, 15 fév 2008 (AFP) - Des personnalités se réclamant de "sensibilités très diverses", dont l’ex-Premier ministre Dominique de Villepin, Ségolène Royal (PS) et François Bayrou (MoDem) signent "un appel du 14 février pour une vigilance républicaine" publié dans Marianne.

Affirmant avoir "en commun un certain nombre de convictions et de valeurs", ils entendent notamment réaffirmer "leur attachement au principe républicain" et "leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective". Ils rappellent également "leur attachement aux fondamentaux d’une laïcité ferme et tolérante", "à l’indépendance de la presse et au pluralisme de l’information" et enfin "à une politique étrangère digne, attachée à la défense des droits des peuples, soucieuse de préserver l’indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXIe siècle". Sans mentionner le nom de Nicolas Sarkozy, cet appel reprend nombre de critiques formulées contre le style de gouvernement ou les grands thèmes défendus par le chef de l’Etat. Parmi les signataires, figurent des personnalités de presque tout l’échiquier politique comme le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement (MRC), les députés Arnaud Montebourg (PS), Noël Mamère (Verts), André Gérin (PCF), Nicolas Dupont-Aignan (souverainiste), ou Maurice Leroy (Noueau centre).

Bravo. Excellente initiative. Enfin des politiques se lèvent contre le "style Sarkozy". JS

marianne

A l'attention de : M. le président de la République, Nicolas Sarkozy

Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.

- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.

- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante.

- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.

- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, européenne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale.

Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.

Signer cette pétition en cliquant ICI

15 février 2008

ça bouge sur le terrain vague....

Quelques baraquements de chantier ont été installés sur le terrain vague en début de semaine.

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15 février 2008

Cette initiative est abracatabrantesque !

Chaque élève de CM2 devra porter la mémoire d'un enfant victime de la Shoah. Le cartable était déjà bien assez lourd. Mais à long terme ça relancera les ventes de divans.

Hervé le Tellier

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Risque d'"électrochoc émotionnel" selon Libération, "proposition effarante" pour L'Humanité, "diktat que rien ne vient expliquer" estime l'Est républicain: la décision de Nicolas Sarkozy d'associer chaque enfant français à la mémoire d'un enfant victime de la Shoah fait vivement réagir les éditorialistes. Nombre d'entre eux font le parallèle avec "la malencontreuse expérience de la lecture obligée de la lettre de Guy Môquet".

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Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, juge "inimaginable, insoutenable et injuste" la proposition de Nicolas Sarkozy d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies.

Interrogée par l'express.fr, elle déclare qu'"on ne peut pas infliger ça à des petits de dix ans". "On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter", ajoute-t-elle.

"Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés après la guerre à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs beaucoup d'enseignants parlent - très bien - de ces sujets", ajoute Mme Veil.

Pour elle, la suggestion de M. Sarkozy risque aussi d'attiser les antagonismes religieux : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif?", s'interroge-t-elle.

Source : AFP

15 février 2008

Confier la mémoire d'un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM2

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Mémorial de la Shoah (Paris) - Photo JS

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Mémorial de la Shoah (Paris) - Photo JS

«Qui a eu cette idée de fou?» Le propos de cette spécialiste reconnue de l'enseignement de la Shoah en dit long sur la façon dont le corps enseignant reçoit l'idée de Nicolas Sarkozy de confier la mémoire d'un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM2. «L'invocation de la Shoah de façon émotionnelle se fait au détriment de la compréhension de la singularité historique et politique de ce phénomène», s'insurge Barbara Lefebvre, professeur d'histoire et auteur de «Comprendre les génocides du XXème siècle, comparer, enseigner» (éd. Bréal). «Il faut distinguer les intentions, louables, de vouloir lutter contre l'antisémitisme des effets produits», acquiesce Alain Seksig, inspecteur de l'Education nationale. «Il faut inscrire cela dans un projet pédagogique plus large.»

Une communauté juive «pas demandeuse»

Autant dire que le corps enseignant n'est pas convaincu. Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU (syndicat majoritaire chez les enseignants du primaire) dénonce une «annonce faite sans aucune consultation des enseignants, psychologues et pédopsychiatres, alors que c'est un sujet sensible». Pas de concertation non plus du côté des instances représentatives de la communauté juive de France, «qui n'était pas demandeuse de ce symbole à bas prix», décrypte Barbara Lefebvre.

Selon nos informations en effet, le Crif, au dîner duquel Nicolas Sarkozy a fait sa proposition, n'est pas enchanté. Son président, Richard Prasquier, n'aurait eu connaissance de l'initiative que 48 heures avant.

«Des accents de sincérité»

Un «cadeau empoisonné» que certains attribuent à l'avocat Serge Klarsfeld, fondateur de l'association des «fils et filles des déportés juifs de France» . Lequel, qui approuve par ailleurs le projet, nie absolument. «Je n'ai absolument rien demandé au Président ni mon fils Arno qui travaille avec François Fillon», affirme-t-il à 20minutes.fr.

«L'iniative sent la patte d'Henri Guaino, la plume de Nicolas Sarkozy», avance une bonne connaissance du dossier. Pour Henri Hajdenberg, ancien président du Crif, Nicolas Sarkozy est «sensibilisé à la question des agressions antisémites et racistes». «Il a été véritablement bouleversé par l'affaire Ilan Halimi qu'il a vécu comme un échec personnel». Sa proposition, quoique maladroite dans sa formulation, aurait donc des «accents de sincérité».

L'Education nationale embarassée

D'ailleurs, l'Education nationale parle d'une «initiative présidentielle». Xavier Darcos a toutefois assuré qu'il en avait «évidemment parlé avec le président de la République avant» le dîner du Crif, et qu'il ne s'agissait «pas d'une idée balancée sans moultes réflexions». «Nous nous sommes posés la question de bonne foi, en pères de famille, en éducateurs», a-t-il avancé, solidaire du Président, tout en gardant une distance visible: «l'idée est un peu normative sans doute».

Visiblement embarrassé, la rue de Grenelle s'est empressé d'annoncer la formation d'une mission présidée par Hélène Waysbord-Loing, inspectrice honoraire et présidente de l'association de la Maison d'Izieux. Laquelle aura pour mission «d'élaborer les documents pédagogiques» nécessaires au projet du chef de l'Etat. «De toute façon, ça va être comme avec la lettre de Guy Môquet: on va la lire une fois et l'oublier les années suivantes», conclut une professeur.

Article de "20 minutres" Alexandre Sulzer

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(Source AFP)


Memorial de la Shoah
envoyé par Snap

15 février 2008

No comment...

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