Centre Pompidou vendredi dernier

Autoportrait de JS

Autoportrait de JS
A l'occasion du centenaire de la commercialisation de l'autochrome, procédé industriel de photographie couleurs inventé par les Frères Lumière, sera présentée du 4 décembre 2007 au 31 mars 2008, à l'Hôtel de Ville à Paris, l'exposition "Paris en couleurs des Frères Lumière à Martin Parr".

Paris en Couleurs, Des Frères Lumière à Martin Parr
Salle Saint Jean de l'Hôtel de Ville
5 rue Lobau
75004 Paris
Du 4 décembre 2007 au 31 mars 2008
Gratuit
Site : www.paris.fr
"Paris en couleurs" de
1907 à aujourd'hui à l'Hôtel de Ville
PARIS (AFP) — Une exposition de
300 photographies en couleurs inédites de la capitale, prises entre 1907 et nos
jours, s'installe à l'Hôtel de Ville du 4 décembre jusqu'au 31 mars.
"Paris en couleurs, des
frères Lumière à Martin Parr" a été montée pour le centenaire de la
commercialisation de l'autochrome, premier procédé industriel de photographie
en couleurs sur plaque de verre, inventé par les frères Lumière.
Dans ce procédé, "des grains
de fécule de pomme de terre font office de filtre pour reproduire la lumière
naturelle", explique Virginie Chardin, commissaire de l'exposition.
"Ce sont des reproductions qui sont exposées, montrées sous forme
lumineuse, car les plaques sont très fragiles".
La fraîcheur des couleurs et la
qualité du détail surprennent. Les premières images de Paris en couleurs, telle
cette réception des souverains norvégiens sur le parvis de l'Hôtel de ville,
datent de juin 1907.
Dès 1913, Léon Gimpel a pu saisir
des images en mouvement nécessitant plusieurs secondes de pose (Collections de
la société française de photographie).
On découvre le petit peuple de
Paris, la publicité omniprésente sur les murs de la ville, parfois sur
plusieurs étages d'immeubles. Les affiches Kub, Meunier, Byrrh ou Suze
habillent les façades et les enseignes en lettres d'or attirent le chaland,
comme sur "l'entrée du passage du Caire" en juillet 1914.
Le carreau des Halles en 1913
paraît familier avec sa foule de marchands. Les photos proviennent notamment
des "archives de la planète" du banquier Albert Kahn.
Après une série sur le Paris de
l'Occupation, prises notamment par un soldat allemand, Walter Dreizner, on
passe à l'après-guerre avec des clichés accrocheurs comme "la jolie fille
et le ramoneur" de Lucien Lorelle, pris sur un toit vers 1955.
Robert Capa a immortalisé en 1948
le glamour des mannequins Dior et les photographes de Vogue (Guy Bourdin,
Helmut Newton, Peter Lindbergh) magnifient les décors parisiens à travers la
mode, alors que Robert Doisneau fixe en 1959 une série d'affiches
publicitaires.
La période d'après 1968 propose
une vision grinçante des paysages urbains, notamment avec le Britannique Martin
Parr ou l'Italien Massimo Vitali.
L'exposition, gratuite, s'accompagne d'un ouvrage "Paris en couleurs de 1907 à nos jours" (éditions du Seuil, 216 pages, 39 euros).
"Eros au secret", cinq
siècles d'érotisme exposés à Paris
PARIS (AFP) — La Bibliothèque
nationale de France (BNF) ouvre pour la première fois les portes de
"l'enfer" et expose à Paris ses livres et gravures "contraires
aux bonnes moeurs", gardés au secret depuis plus de 150 ans.
Interdite exceptionnellement aux
moins de 16 ans, l'exposition "Eros au secret" retrace, à partir de
mardi et jusqu'au 2 mars, cinq siècles d'érotisme, illustrés de manuscrits de
Sade ou d'Apollinaire, d'estampes obscènes et de photos pornographiques.
"L'enfer", c'est un
lieu imaginaire, une cote créée en 1844 à BNF pour répertorier les ouvrages
"licencieux" ou carrément salaces.
Le XVIè siècle fournit les
premiers ouvrages, mais c'est le XVIIIè, le siècle du libertinage, qui
approvisionne les collections. On célèbre alors le plaisir joyeux et les écrits
légers, les images de saillies monumentales et de phallus démesurés circulent
sous le manteau.
Sade, pour qui le plaisir est
indissociable de la souffrance, inverse bientôt la tendance. "Eros au
secret" présente des manuscrits, des éditions originales de ses textes
écrits pour la plupart en prison : "La philosophie dans le boudoir"
ou "Les infortunes de la vertu".
Avec la Révolution de 1789 vient
le temps des pamphlets orduriers au service de la politique. Marie-Antoinette
est accusée de coucher avec tout le monde, et les curés en rut excitent
l'imagination populaire.
La collection s'enrichit au
hasard des saisies policières chez des amateurs et des éditions
confidentielles. Au point qu'en 1844, la Bibliothèque royale décide de les
regrouper sous une même cote, dont la consultation est étroitement contrôlée.
Parmi d'autres curiosités, la BNF
présente aujourd'hui quelques guides pratiques de l'époque, dont
l'"Almanach des adresses des demoiselles de Paris", avec leurs tarifs
et leurs spécialités (1791).
Au XIXè siècle, "Les fleurs
du mal" de Charles Baudelaire (1857), dont la publication provoque un
énorme scandale, mais aussi des textes de Mérimée ou Verlaine rejoignent
"l'enfer", au côté des premières photos pornos qui, compte tenu des
temps de pose de l'époque, relèvent de l'exploit.
Guillaume Apollinaire ouvre le XXè
siècle avec "Les 11.000 verges" (1907) et travaille au premier
catalogue imprimé des collections. Des éditions clandestines de Sade circulent
alors et les surréalistes ajoutent quelques pages résolument au dessous de la
ceinture aux collections nationales : "Le con d'Irène" (1928)
d'Aragon, ou "Les rouilles encagées" (1954) de Benjamin Peret.
Pierre Mac Orlan, Georges
Bataille, Pierre Lous, dont on découvre après sa mort en 1925 "les textes
érotiques d'une violence incroyable", puis "Histoire d'O" de la mystérieuse
Pauline Réage, les rejoignent en enfer jusqu'au milieu du XXè. Au point qu'avec
eux, la cote longtemps synonyme de relégation devient peu à peu une forme de
consécration.
"Eros au secret"
revisite cette littérature polissonne ou pornographique française et présente
les collections : photos, estampes japonaises, "transparents
obscènes" et scènes de sexe en tous genres.
En 1968, quand la BNF a voulu célébrer le 50è anniversaire de la mort d'Apollinaire, nombre de ses manuscrits étaient encore en enfer et pouvaient difficilement être exposés. On les a d'abord déclassés, puis "l'enfer" a été fermé un an plus tard.
Benjamin Franklin exposition à partir du 04 décembre 2007
Le Musée des arts et métiers présente une exposition sur Benjamin Franklin (1706-1790), à l'occasion du tricentenaire de la naissance de l'un des plus célèbres scientifiques américains, Père fondateur de la Constitution américaine.
Conçue aux États-Unis par The Benjamin Franklin Tercentenary, organisation à but non-lucratif, cette exposition itinérante a accueilli plus de 600 000 visiteurs lors de sa présentation à Philadelphie, Boston, Houston, Denver et Atlanta. Elle achève son périple cet automne à Paris et propose de découvrir les oeuvres d'un scientifique, philanthrope, inventeur, diplomate, entrepreneur et écrivain à la recherche d'un monde meilleur. Elle donne à voir la plus grande collection jamais rassemblée d'objets illustrant la vie de Benjamin Franklin.: instruments scientifiques du XVIII ème siècle , mobilier, outils... et d'oeuvres d'art.
Véritable " esprit des Lumières ", Benjamin Franklin fait d'abord fortune comme imprimeur. Il emploie ensuite son énergie et son talent pour inventer, expérimenter, découvrir et perfectionner... Il se rendra célèbre à travers toute l'Europe pour la création du paratonnerre, ses travaux sur la foudre et l'électricité ainsi que son apport à la Déclaration d'indépendance des États-Unis.
Mais qui sait encore que Benjamin Franklin a inventé des lunettes à double foyer et le cathéter flexible, cartographié le Gulf Stream, contribué à la création de bibliothèques de prêts, d'une brigade de pompiers, d'une université, d'un hôpital...
Musée des Arts et Métiers
60, Rue Reaumur
75003 Paris Plan d'accès
Dates et heures :
Du 04/12/07 au 30/03/08 de 10:00 à 18:00 : Mardi, Mercredi
Du 04/12/07 au 30/03/08 de 10:00 à 21:30 : Jeudi
Du 04/12/07 au 30/03/08 de 10:00 à 18:00 : Dimanche, Vendredi
Le saviez-vous ? (voir photo ci-dessous)
François Bayrou a été élu
président du Mouvement démocrate (MoDem) avec 96,8 % des suffrages, selon les
résultats annoncés dimanche au congrès fondateur du parti centriste
François Bayrou, 56 ans,
président de l'ancienne l'UDF depuis 1998, a été élu, dimanche 2 décembre, à la
tête du Mouvement démocrate (MoDem) avec 96,8 % des suffrages, selon les
résultats annoncés dimanche au congrès fondateur du parti centriste.
Le député des
Pyrénées-Atlantiques, seul candidat, a recueilli 3.808 voix sur 3.933 votants
(dont 125 les bulletins blancs et nuls) lors d'un vote à bulletins secrets,
samedi 1er décembre.
Le même jour, le congrès avait
également adopté, par un vote à main levée "à l'unanimité moins deux votes
contre et deux abstentions", les statuts du nouveau parti de François
Bayrou qui compte 5.600 inscrits.
Le "troisième homme" de
la présidentielle (18,57% des voix au 1er tour) avait alors salué "la
suite de cette extraordinaire aventure, dont l'objet était de proposer aux
Français une approche nouvelle du destin de leur pays".
"Un immense espoir s'est
fait entendre à l'occasion de l'élection présidentielle, maintenant nous devons
faire de cet espoir un projet", avait-t-il lancé aux congressistes.
"Le chemin que nous avons
choisi, c'est d'offrir au pays non pas un 'ni gauche ni droite', car je n'aime
pas le 'ni ni', mais un dépassement de la gauche et de la droite dans un
nouveau projet politique".
"Ce projet exclut qu'on se
sente dépendant, prisonnier et soumis à l'intérieur d'une seule alliance. Nous
n'avons pas l'intention de nous ranger à droite ou à gauche, nous voulons
dépasser la droite et la gauche".

Lire son discours de clôture en cliquant sur le fichier : Discours_de_Fran_ois_Bayrou_en_cl_ture_du_Congr_s_fondateur_du_Mouvement_d_mocrate
Le photographe dans le film
"Blow up".
Né le 18 novembre 1941 à Guilford, dans le Surrey, en Angleterre, le jeune David s'essaie, très jeune, à l'opéra comme soprano, avant de se consacrer à la peinture. A l'âge de 20 ans, il chante dans des clubs, en même temps qu'il se consacre régulièrement à une carrière d'acteur entamée dès l'adolescence. Mais c'est Blow up qui le propulse en haut de l'affiche, dans un rôle inspiré du photographe David Bailey, alors figure en vue du swinging London.


David Hemmings et Veruschka dans le film "Blow up"