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Jours tranquilles à Paris
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25 février 2018

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11 février 2018

BDSM

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10 décembre 2017

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30 avril 2017

BDSM

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5 décembre 2016

Bondage et sado-masochisme, comment débuter tout doux

book PS (66)

Comment aborder le fantasme du BDSM (bondage, domination, sado-masochisme) quand on débute complètement ? Quand on voudrait du hard, mais soft ? En laissant tomber tout le folklore, nous dit la chroniqueuse de La Matinale, Maïa Mazaurette.

Ce ne sont pas les angoisses qui manquent quand on pense au BDSM (bondage, domination, sado-masochisme) : la peur de la douleur mais aussi celle du ridicule, le côté élitiste, le tabou des sensations interdites, la question des violences conjugales, le folklore des harnais, l’idée qu’on puisse franchir un point de non-retour, l’impossible choix entre suicide social et passion secrète… en passant par la faute de goût consistant à suivre les goûts du troupeau (cela dit, la mode 50 Nuances de Grey a enfin reflué : allez en paix). Pour enfoncer le clou des réticences : cet acronyme BDSM, comme si « sado-maso » était devenu une expression de novice ayant oublié ses cordes lors de sa dernière rando dans les Alpes. BDSM comme si l’indicible devait être tassé, hygiénisé, onze syllabes dans quatre lettres (or on sait que quatre lettres font toujours mal – ANPE, SNCF, RATP, SIDA, SAMU).

Et pourtant. En 2011, un tiers des Françaises fantasmaient sur le fait d’être dominées, et un cinquième des hommes. Un quart des femmes voulaient être menottées ou ligotées, et 15 % des hommes (Harris Interactive/Marianne). En 2014, les deux tiers des Québécoises et plus de la moitié de leurs chums fantasmaient sur le fait d’être sexuellement dominés, le bondage intéressait presque la moitié des répondants, un quart des femmes et 43 % des hommes auraient volontiers fouetté leur partenaire. (Sur un sujet aussi sensible, les chiffres sont toujours à prendre avec des pincettes – à tétons.)

Bizarre, cette popularité ? Plutôt logique. Nos existences ultra-contrôlées génèrent la tentation du lâcher-prise, surtout avec quelqu’un de confiance (une séance de sexe musclée reste moins risquée qu’un compte bancaire commun). Pour résister au tout-sécuritaire, on joue à se faire peur. Et face à la routine, même un filloniste comprendrait l’intérêt d’explorer de nouveaux territoires. Le pire qui puisse arriver en testant le BDSM, c’est d’en rigoler encore dans trente ans. Le mieux ? Découvrir un nouveau conjoint : se rappeler qu’on ne possède jamais personne, que le partenaire du quotidien n’est pas acquis. Le BDSM implique une distance. Une surprise. Voire un doute. Le grand frisson… mais les pieds au chaud.

Faites au plus simple

Alors comment aborder ce fantasme quand on débute absolument ? Quand on voudrait du hard, mais soft ? A mon humble avis : en laissant tomber tout le folklore. Plutôt que cinquante nuances de gris, commençons par les déclinaisons de blanc cassé. Une initiation ne devrait pas nécessiter d’investissement lourd, ni émotionnellement ni matériellement. Si les snobs de service vous font croire qu’un doctorat ET une croix de Saint-André sont nécessaires, n’oubliez pas qu’un décorum artificiel peut au contraire faire retomber la pression. Le costume de policier va mieux aux strip-teaseurs.

Au commencement était le verbe : avant tout, définissez quels fantasmes vous avez en commun. Un ou deux suffisent, on n’est pas aux Jeux olympiques. Pour lancer la conversation, prenez le sigle BDSM, puis déroulez le programme : la contrainte physique, oui ou non ? Donner ou recevoir des ordres ? Le rapport à la douleur ? Le mode hiérarchique – plutôt dessus ou dessous, plutôt switch (ça veut dire qu’on navigue entre les pôles) ? Une fois le terrain débroussaillé, vous pouvez passer à l’action, ou creuser : attacher mais avec des menottes, une paire de collants, de vraies cordes ? L’élaboration précise du fantasme peut constituer un préliminaire. Ou une perte de temps. C’est vous qui décidez.

Si vraiment c’est la première fois, faites au plus simple. Votre corps suffit – vos mains serrées autour des poignets, le poids du corps pour entraver les mouvements. En zappant les menottes à moumoute rose (qui devraient être interdites par la loi), vous réérotisez votre corps (la main qui d’habitude caresse peut griffer) et votre environnement (« je ne verrai plus jamais ta cravate Mickey de la même manière »). Une cuillère en bois qui a servi pour punir ne touillera plus jamais une soupe de poireaux sans vous rappeler vos ébats érotiques.

Au royaume des contraintes, on fait comme on veut

Oubliez donc l’outillage compliqué, sauf si vous avez trop d’argent (auquel cas votre dévouée chroniqueuse accepte les donations), et regardez autour de vous : quels sont les vêtements, les accessoires qui se prêteraient à votre scénario ? Et même sans instrument du tout, il vous reste le jeu de rôle. La domination commence par une prémisse aussi bête, et efficace, que « ce soir tu fais tout ce que je veux » (sachant que non, personne ne fera tout ce que vous voudrez – on peut toujours refuser).

Il suffit de quelques mots, d’une torsion du bassin, pour changer le contexte d’une relation sexuelle. Le BDSM n’a pas besoin de cravache ou de poses élaborées : il commence le samedi soir en missionnaire, pour peu qu’on décide que ce missionnaire soit commandé, ou qu’on maintienne les poignets collés au lit, ou qu’on utilise des glaçons pour les préliminaires. C’est mettre son/sa partenaire à genoux pour une pénétration plus profonde, ou lui écarter largement les jambes. C’est un nom d’oiseau autre que « ma tourterelle ». C’est une morsure à la fesse gauche. C’est ordonner à l’autre de ne jouir que sur commande, et tant pis si ça rate – on n’est pas à l’armée.

Côté sécurité, même chose : ne dramatisez pas, ne vous lancez pas dans des histoires de contrat de soumission en 89 points et 112 alinéas (sauf si ça vous excite). Vous n’avez pas besoin de safe word (un mot-limite qui marque la fin du consentement) si vous restez dans la zone de sécurité préalablement négociée – et franchement, dans 99 % des cas, le bon sens suffit. Si vous pratiquez avec votre conjoint de vingt ans, vous devriez pouvoir « lire » ses réactions. Et si vous doutez, mieux vaut s’arrêter trop tôt que trop tard, quitte à reprendre les festivités ensuite. Mieux vaut également ne pas serrer les liens, pour que la personne puisse toujours se libérer – être attaché est un fantasme, pas forcément une réalité matérielle. Ordonner « ne bouge pas » est aussi efficace qu’un nœud marin. Et tant que vous restez sur une initiation, le seul vrai dommage physique qui puisse se produire est l’asphyxie : qu’on parle d’attacher, de bâillonner ou d’enfoncer la tête dans l’oreiller, restez absolument sur vos gardes.

Enfin, les puristes BDSM ont tendance à extraire de leurs pratiques toute gratification sexuelle directe. Ce primat du cérébral est passionnant, mais si vous débutez, surtout avec votre partenaire habituel (le), il n’y a aucune raison de vous priver d’orgasme. Enchaîner sur une relation sexuelle basique, apprise et maîtrisée, peut rassurer et permettre de revenir en eaux douces. (Et la tendresse, bordel ?)

Pour résumer : malgré un acronyme menaçant, malgré un imaginaire collectif qui moque ou condamne les plaisirs « sado-maso », vous constaterez que cet univers fantasmatique n’a pas à être compliqué, ni exclusif, ni élitiste. Encore moins violent. Vous n’avez même pas besoin de ressentir ou d’infliger de la douleur ! Comble de l’ironie : au royaume des contraintes, on fait comme on veut. Article de Maïa Mazaurette - Journaliste au Monde

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23 mars 2016

Barbie BDSM

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Vu dans une vitrine...

16 novembre 2013

Un monde étrange...

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15 janvier 2013

Emmanuelle Béart

Emmanuelle Béart continue d’explorer les méandres de la sexualité avec le tournage du film My Mistress, dans lequel elle campera une femme adepte du sado-masochisme.

La blonde fatale du cinéma français s’expatrie en Australie le temps d’un film. Baptisé My Mistress, première réalisation de Stephen Lance, le film raconte l’histoire d’une relation passionnelle entre un adolescent à la fraîcheur enfantine et une femme aux penchants sado-masochistes parfois dangereux. Sur un scénario de Gerard Lee, l’histoire plonge Emmanuelle Béart dans le Queensland en Australie, pour un dépaysement assuré. La Frenchy – qui jouera d’ailleurs le rôle d’une Française dans My Mistress – n’a donc pas fini de sonder les personnages pour lesquels la sexualité et ses interrogations occupent une place prépondérante.

Après Bye Bye Blondie, réalisé par Virginie Despentes en 2012, racontant l’histoire d’une amitié amoureuse entre deux femmes – Emmanuelle Béart et Béatrice Dalle -, Emmanuelle affirme sa prédilection, en matière de cinéma, pour les liaisons fusionnelles un brin cruelles. Alors que le SM semble se glamouriser, ou à défaut se démocratiser au rayon littérature grand public avec le carton d'un Fifty Shades of Grey, le cinéma lui voue une attention toute particulière pour 2013. Le réalisateur Roman Polanski s’attaque de son côté à un chef-d’œuvre de la littérature érotique, La Vénus à la fourrure, dans lequel il en scène sa femme Emmanuelle Seigner dans une relation SM avec Louis Garrel.

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