CARNAC : Des visites pour voir les mégalithes autrement
La Maison des Mégalithes propose des visites dans les pas d’un guide conférencier. En ce moment, elles se déroulent aux alignements de Kermario.
Le rendez-vous
Responsable du service culturel et éducatif de la Maison des Mégalithes, Jean-Michel Bonvalet résume le propos des visites-conférences organisées par le Centre des monuments nationaux. Pour les construire,« on est parti des interrogations du public : quand, où, quoi, qui, comment et surtout pourquoi ? » Jusqu’au 5 mars, des départs ont lieu tous les jours, sauf le samedi, à 15 h. Elles se font actuellement à Kermario (en ce moment fermé à la visite libre). Les visites se déroulent dans les pas d’un guide conférencier, qui propose au public de porter un autre regard sur les alignements.« Dans le mouvement de la science actuelle, on voit que peut-être la ligne n’est pas la règle, poursuit Jean-Michel Bonvalet.Quand on se place différemment dans le site, elle disparaît. » Ce point de départ amène« à rebondir » sur les théories qui se sont succédé au sujet des mégalithes. Tout d’abord, celle d’un lien avec les astres :« Ils n’ont rien à voir avec les alignements de Carnac. » Ainsi qu’une autre, en cours jusqu’au début des années 2000 :« Celle des vestiges d’un temple avec des espaces de déambulation, qui auraient permis d’accéder à un autre espace : une enceinte mégalithique. » Puis, on s’est rendu compte qu’on« ne regardait peut-être pas dans le bon sens ». Aujourd’hui, on considère les connexions entre les pierres levées,« les autres monuments qui accompagnent : grands tombeaux, tumulus, tertres ».
« Nouvelle approche »
L’archéologie du paysage est« fondamentale dans la nouvelle approche ». Ainsi, à l’époque, depuis Kermario,« on voyait le Ménec ». Un monument« prend son sens car il résonne avec un autre plus loin ». Les conférenciers« donnent des informations sur tout cela ». La question de comment ont été érigées les pierres incite à les observer de près.« Certains gros blocs portent leur histoire sur eux. » Par exemple,« sur le flanc de celui-ci, cette vasque est le résultat de dizaines de milliers d’années d’érosion » : affleurements de granit, les pierres« ont été arrachées, transportées » et érigées vers le ciel par les hommes du néolithique.« Cela permet de parler de la manutention : rondins de bois, leviers, cordages en fibres végétales, etc. » La visite enchaîne« sur le qui ». Un travail« de cette ampleur » (quelque 3 000 pierres levées aux alignements du Ménec, Kermario et Kerlescan) suppose« une société très organisée », avec« des équipes : tailleurs, cordages… » L’image de l’homme préhistorique« qui peint dans les grottes » n’est pas d’actualité :« Cette société, c’est déjà la nôtre. » Elle a aussi« des élites », inhumées dans des tombes dont le mobilier est visible au Musée de Préhistoire, avec des objets faits avec des pierres provenant d’Italie et d’Espagne. On se situe à la fin du néolithique, quand« l’homme devient sédentaire grâce à l’agriculture et à l’élevage », rappelle Jean-Michel Bonvalet. Cette évolution« change son rapport à l’environnement. L’homme prédateur devient producteur. Il a domestiqué la nature. » Article de Virginie JAMIN.
Maison des Mégalithes, le Ménec : visite-conférence à 15 h, tous les jours (sauf les samedis) jusqu’au 5 mars. Tarifs : 6 €, réduit 5 €, gratuit moins de 18 ans. Rendez-vous à la Maison des Mégalithes 15 minutes avant. Contact : tél. 02 97 52 29 81. Site : www.menhirs-carnac.fr
Carnac : Des visites pour voir les mégalithes autrement
La Maison des Mégalithes propose des visites dans les pas d’un guide conférencier. En ce moment, elles se déroulent aux alignements de Kermario.
Le rendez-vous
Responsable du service culturel et éducatif de la Maison des Mégalithes, Jean-Michel Bonvalet résume le propos des visites-conférences organisées par le Centre des monuments nationaux. Pour les construire,« on est parti des interrogations du public : quand, où, quoi, qui, comment et surtout pourquoi ? » Jusqu’au 5 mars, des départs ont lieu tous les jours, sauf le samedi, à 15 h. Elles se font actuellement à Kermario (en ce moment fermé à la visite libre). Les visites se déroulent dans les pas d’un guide conférencier, qui propose au public de porter un autre regard sur les alignements.« Dans le mouvement de la science actuelle, on voit que peut-être la ligne n’est pas la règle, poursuit Jean-Michel Bonvalet.Quand on se place différemment dans le site, elle disparaît. » Ce point de départ amène« à rebondir » sur les théories qui se sont succédé au sujet des mégalithes. Tout d’abord, celle d’un lien avec les astres :« Ils n’ont rien à voir avec les alignements de Carnac. » Ainsi qu’une autre, en cours jusqu’au début des années 2000 :« Celle des vestiges d’un temple avec des espaces de déambulation, qui auraient permis d’accéder à un autre espace : une enceinte mégalithique. » Puis, on s’est rendu compte qu’on« ne regardait peut-être pas dans le bon sens ». Aujourd’hui, on considère les connexions entre les pierres levées,« les autres monuments qui accompagnent : grands tombeaux, tumulus, tertres ».
« Nouvelle approche »
L’archéologie du paysage est« fondamentale dans la nouvelle approche ». Ainsi, à l’époque, depuis Kermario,« on voyait le Ménec ». Un monument« prend son sens car il résonne avec un autre plus loin ». Les conférenciers« donnent des informations sur tout cela ». La question de comment ont été érigées les pierres incite à les observer de près.« Certains gros blocs portent leur histoire sur eux. » Par exemple,« sur le flanc de celui-ci, cette vasque est le résultat de dizaines de milliers d’années d’érosion » : affleurements de granit, les pierres« ont été arrachées, transportées » et érigées vers le ciel par les hommes du néolithique.« Cela permet de parler de la manutention : rondins de bois, leviers, cordages en fibres végétales, etc. » La visite enchaîne« sur le qui ». Un travail« de cette ampleur » (quelque 3 000 pierres levées aux alignements du Ménec, Kermario et Kerlescan) suppose« une société très organisée », avec« des équipes : tailleurs, cordages… » L’image de l’homme préhistorique« qui peint dans les grottes » n’est pas d’actualité :« Cette société, c’est déjà la nôtre. » Elle a aussi« des élites », inhumées dans des tombes dont le mobilier est visible au Musée de Préhistoire, avec des objets faits avec des pierres provenant d’Italie et d’Espagne. On se situe à la fin du néolithique, quand« l’homme devient sédentaire grâce à l’agriculture et à l’élevage », rappelle Jean-Michel Bonvalet. Cette évolution« change son rapport à l’environnement. L’homme prédateur devient producteur. Il a domestiqué la nature. » Article de Virginie JAMIN.
Maison des Mégalithes, le Ménec : visite-conférence à 15 h, tous les jours (sauf les samedis) jusqu’au 5 mars. Tarifs : 6 €, réduit 5 €, gratuit moins de 18 ans. Rendez-vous à la Maison des Mégalithes 15 minutes avant. Contact : tél. 02 97 52 29 81. Site : www.menhirs-carnac.fr
Carnac. Skedanoz, l'éveil des soldats de pierre
Derniers épisodes ce soir et demain soir pour l'éveil des mégalithes.
Après deux années de succès à Erdeven et Carnac, Skedanoz est de retour cet été pour faire rêver petits et grands. Rendez-vous ce soir et demain soir, pour les derniers épisodes de l'éveil des mégalithes. Skedanoz, « nuit scintillante » en breton, anime depuis le 25 juillet et jusqu'au 4 août les sites mégalithiques de Carnac.
Cette année, les quatre jeunes architectes, créateurs du projet, ont mis les bouchés doubles. Quatre activités sont proposées : l'éveil des mégalithes, l'écho du tumulus, la veillée du Ménec et la veillée Skedanoz. Au programme : des contes, de l'histoire et des jeux de lumière autour des pierres préhistoriques de la ville. L'activité phare de la quinzaine reste l'éveil des mégalithes, durant laquelle, pendant trente minutes, les vieilles pierres dressées vers le ciel, s'animent de toutes les couleurs.
La légende de Saint Cornély
Les spectateurs sont nombreux sur la pelouse devant les alignements du Ménec. À la nuit tombée, le silence se fait et une voix grave s'élève dans la pénombre. Les spectateurs écoutent avec attention la présentation de cet incroyable héritage. Rapidement, la voix questionne l'énigme derrière les menhirs. « Je vous propose se revivre l'une des interprétations majeures de ces alignements : la légende de Saint Cornély », annonce-t-elle. La foule est propulsée 2.000 ans en arrière, pour comprendre la métamorphose en pierre des soldats païens. À la fin du spectacle, Jean-Baptiste Goulard, délégué de l'Association paysage des mégalithes qui coordonne l'événement, explique : « Cette année nous voulions faire autre chose, amener les menhirs aux gens sous une autre forme. Nous avons choisi de centrer le récit sur la légende, plutôt que sur l'histoire. Le but, c'est que ça parle aux adultes comme aux enfants ».
Le spectacle est auditif mais aussi visuel. Durant 30 minutes, les menhirs passent du rouge au blanc, puis du bleu tigré au rose à poids. La mise en scène est incroyable, les spectateurs gardent leurs yeux grands ouverts pour ne pas en perdre une miette. Grande nouveauté cette année, des jets lumineux sont projetés dans le ciel. Lorsque les sabots des fantassins galopent vers Saint Cornély, le rythme des lumières s'accélèrent et elles tourbillonnent pour nous mettre en tension. « C'est un tout », explique Jean-Baptiste Goulard, « sans la voix, les bruitages, la musique ou sans les lumières, le spectacle ne serait pas aussi bien ». Après 30 minutes, le son s'éteint et les lumières se figent sur les menhirs. Les spectateurs restent assis à contempler ce qu'il reste de cet héritage préhistorique.
« Une très belle initiative »
La famille Diascorn vient de Cherbourg, C'est la première fois qu'ils assistent à l'éveil des mégalithes. « C'était super bien, on a adoré les lumières ! » sourient les enfants. Chez les parents, c'est toute la scénographie qui a été appréciée. « C'est très bien travaillé. C'est culotté de ne pas parler d'histoire, et ça offre une mise en valeur du site différente. Ça fait revivre cet aspect transmission orale, légende coutumière que les sociétés ont tendance à perdre. C'est une très belle initiative ».
Pratique : Eveil des mégalithes, séances à 22 h 15 et 23 h 05, les 3 et 4 août aux alignements du Ménec. Spectacle gratuit. Navette gratuite départ toutes les 15 minutes aux arrêts office du tourisme/Parking du tumulus/Alignements du Ménec. Source Le Télégramme
Prenez une bouffée d’air frais à Carnac, cette petite commune bretonne célèbre pour ses menhirs
Grâce à de superbes paysages et à une très riche histoire, la France regorge de magnifiques sites à visiter. C’est le cas de Carnac, une commune située dans le Morbihan, en Bretagne. SooCurious vous présente ce lieu somptueux. Située en Bretagne sud, la commune de Carnac s’étend sur plus de 32 km carrés. Elle se trouve sur la côte atlantique, entre le golfe du Morbihan à l’est et la presqu’île de Quiberon à l’ouest. Outre sa station balnéaire, Carnac est surtout célèbre pour ses très nombreux menhirs. On y trouve ainsi 2934 pierres alignées, qui dateraient de 4000 à 3500 av. J.-C. Mais l’endroit abrite également le célèbre tumulus Saint-Michel, une butte de terre et de pierres construite à la même époque et haute de 12 mètres. Désormais, la commune recense plus de 4000 habitants et voit chaque année les touristes s’y presser par milliers pour profiter des nombreuses plages de Carnac et de ses environs.


























