Guerre de position en Ukraine
Toujours dans l’impasse diplomatique, Moscou et Kiev renforcent leurs positions respectives. Ianoukovitch devrait parler aujourd’hui.
Contre-propositions russes
Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, a annoncé, hier, que Moscou allait présenter aux Occidentaux« ses propres propositions » pour« ramener la situation dans le cadre du droit international » , sans préciser de calendrier. Mises sous pression par l’offensive diplomatique russe, les autorités ukrainiennes accélèrent de leur côté leur rapprochement avec l’Union européenne. Le ministre des Affaires étrangères a précisé que le volet politique d’un accord d’association avec l’UE pourrait être signé dès le 21 mars. Soit cinq jours après le référendum sur l’avenir de la Crimée.
Premiers tirs en Crimée
Sur la péninsule, les forces militaires russes continuent leur déploiement. Des soldats russes ont tiré en l’air lors de la prise de la base navale de Bakhtchissaraï, sans faire de blessés. Le Premier ministre de Crimée, Sergueï Aksionov, a annoncé préparer l’adoption du rouble par la région. Pour les Ukrainiens, un tel changement« entraînerait le chaos » .L’Otan, enfin, a annoncé l’envoi d’avions radars Awacs au-dessus de la Pologne et de la Roumanie uniquement, pour« renforcer ses capacités de surveillance ».
Un calendrier serré
Le référendum contesté sur la Crimée doit se tenir le dimanche 16 mars. Avant cela, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, destitué mais toujours reconnu par Moscou, doit tenir une conférence de presse, ce mardi, dans la ville russe de Rostov-sur-leDon. Son successeur, le Premier ministre par intérim Arseni Iatseniouk, sera aux États-Unis cette semaine, à la Maison-Blanche, puis devant le conseil de sécurité de l’Onu, jeudi. Article de Julien GIRY.
