
La somme des hypothèses, 2011
Bois, acier, aluminium
5 m de diamètre
Présentée par Bertrand Grimont, Paris
Vincent Mauger est né en 1976 à Rennes. Il vit et travaille à Nantes. Les éléments de bois qui constituent La Somme des hypothèses, évoquent une explosion qui semble s’étendre indéfiniment dans l’espace. Pourtant, cette sculpture monumentale pourrait hypothétiquement se replier autour de son noyau d’où se dégage une force immense.

Le Cri, l’Ecrit 2007
Bronze polychrome et or
3,07 x 1,30 x 1,55 m
Présentée par Jérôme de Noirmont, Paris
Né en 1961 à Luçon en France, Fabrice Hyber vit et travaille à Paris. Le cri, l’écrit est une version de la sculpture monumentale de Fabrice Hyber réalisée en 2006 sur commande du Ministère de la Culture et de la Communication pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage. L’oeuvre figure la coupe verticale de trois maillons d’une chaine insérée dans une pierre dont le dernier est ouvert. Telle une dissection biologique, la coupe permet de découvrir un réseau veineux ainsi que des graffiti et des messages d’espoir au coeur des maillons, mais également sur leur surface noir charbon.

Benches for the Tuilereries Garden, 2011
Métal, grès
70 x 230 x 70 cm
Présentée par Mehdi Chouakri, Berlin
Mathieu Mercier est né en 1970. Il vit et travaille à Paris. Dans une démarche inspirée des ready-made de Marcel Duchamp, son travail se consacre majoritairement à l’appropriation d’objets du quotidien. En outre, il n’hésite pas à utiliser des matériaux non nobles (mélaminé, aggloméré, plexiglas) comme support de ses oeuvres, interrogeant l’uniformisation de nos sociétés contemporaines et se posant en héritier du mouvement minimaliste. Isolant les objets ainsi réalisés de tout contexte décoratif ou meublant, il en ôte tout caractère utilitaire afin de se consacrer uniquement à leur aspect artistique.

Another Time VI, 2007
Métal
191 x 59 x 36 cm chacun
Présentée par Thaddaeus Ropac, Paris
Antony Gormley est né en 1950 à Londres où il vit et travaille. L’artiste ravive l’image de l’homme dans ses sculptures à travers une exploration en profondeur du corps en tant qu’espace de mémoire et de transformation. Il utilise son propre corps comme sujet, outil et matériau. Depuis 1990, il développe son intérêt pour la condition humaine et explore le corps collectif et la relation entre soi et les autres dans des installations à grande échelle. Dans les Tuileries, trois sculptures auto-anthropomorphes sont installées, à l’image des installations déjà réalisées, entre autres, en 2010 à New-York.

Una misteriosa bola, 2011
Zinc, acier, bois
5 m de diamètre
Présentée par ACDC, Bordeaux
Antoine Dorotte est né en 1976 en France. Una misteriosa bola est une boule recouverte d’écailles, qui pourrait appartenir au règne animal, mais dont le diamètre imposant et le matériau utilisé — le zinc — lui confèrent une dimension architecturale. La sphère, à l’aspect mi-animal mi-végétal, entre pangolin et artichaut géant, est une sculpture-gravure évolutive. Le zinc est amené à changer de teinte en fonction des conditions d’installation, de l’environnement et du climat. La peau métallique de « la bola » est donc sujette à différentes mues, à d’irréversibles métamorphoses, processus témoignant d’une entropie à l’oeuvre.

Rivières, 2005
Parpaings
Dimensions variables
Présentée par Yvon Lambert, Paris
Né en 1976, Vincent Ganivet vit et travaille à l’Ile Saint-Denis. Développant une pratique artistique de l’absurde et de l’éphémère, il crée des oeuvres à partir de matériaux bruts, d’objets et de phénomènes quotidiens détournés de leur fonction initiale : ses sculptures en béton jouent sur le détail, la fuite et l’attente. Les catastrophes semblent toujours imminentes… Comme un tour de passe-passe, les objets révèlent leur vie cachée, le banal trouve une beauté, l’accident une poésie. Rivières proviennent d’une série réalisée à l’aide de parpaings, matériaux privilégiés par l’artiste : il présente trois oeuvres massives dont l’équilibre savamment calculé nous apparaît précaire.

Miss Satin, 2006-2008
Fonte d'aluminium, alliage d'aluminium, vis en acier chromé ; 3 parties
340 x 257 x 220 cm
Présentée par Eva Presenhuber, Zürich
Urs Fischer est né en 1973 à Zürich, en Suisse. Il vit et travaille à New York et à Zürich. Cette sculpture en aluminium de grande taille tire son origine de petits modèles d’argile façonnés à la main. Des traces, notamment des lignes de la paume, demeurent visibles à la surface du métal, révélant un processus créatif qui ne pourrait pas être plus primaire, ni, en même temps, plus arbitraire. De par sa taille monumentale, la sculpture oscille entre abstraction et figuration, quelque part dans le no man’s land entre spécificité et universalité, entre individualité formelle concrète et catégorie générique. Ainsi, lorsqu’on l’interroge sur ses oeuvres récentes, l’artiste utilise des termes comme « archétype » ou « brutalité ». Urs Fischer est à la recherche de l’inconnu et parvient, ce faisant, à la racine même de sa propre créativité.
Toutes les photos ont été prises avec mon téléphone Nokia N8
Le site de la FIAC