Si les amendes traditionnelles subsistent, toute une série de nouvelles contraventions a été mise en place. Vous voilà prévenus !
Par Jean-Gabriel Bontinck
Soixante euros : c’est désormais le tarif, dans le métro, si vous chaussez des rollers, restez endormis après le terminus, ou même si vous oubliez simplement un sac… Depuis le 1 er octobre, les règles et les tarifs ont changé dans vos transports en commun.
De nouveaux motifs de verbalisation
Une nouvelle série de « contraventions de 4 e classe », sanctionnées par une indemnité forfaitaire de 60 €, a été créée. Désormais, il est par exemple interdit de rester dans une rame au-delà du terminus. C’était déjà le cas dans les bus et trams, ça l’est désormais dans les métros et RER. Les fêtards devront faire attention à ne pas s’endormir…
Interdite aussi, l’utilisation des trains comme « engin de remorquage » : les pratiques dangereuses de « trainsurfing » sont visées.
Une autre nouveauté vise à lutter contre les colis suspects, véritable plaie qui ralentit quotidiennement le trafic : désormais, l’oubli de tout objet dans le réseau RATP est sanctionnable. Avant, on pouvait oublier son sac dans une rame. Maintenant, c’est 60 €.
Des infractions précisées
Les crachats et l’urine dans le métro, c’est non, bien sûr. Mais désormais, cela figure comme tel dans la loi. Auparavant, un tel comportement était sanctionné comme une « souillure » au sens large. Il s’agit maintenant d’une incrimination spécifique, passible d’une contravention de 60 €.
Jusqu’à présent, mendier était interdit dans les gares ou stations du réseau. Désormais, l’interdiction est étendue aux trains eux-mêmes. La RATP fait aussi la chasse aux nuisances et incivilités. Les « appareils et instruments sonores » étaient déjà proscrits dans tout le réseau. C’est plus généralement le « trouble de la tranquillité d’autrui par des bruits ou des tapages » qui est puni de 60 €.
Des contraventions qui augmentent
Les amendes traditionnelles, elles, subsistent, mais elles ont augmenté. Pour les voyageurs se déplaçant avec un titre non valable, l’amende passe de 33 à 35 €. Pour ceux qui ont un billet, mais qui ne l’ont pas composté, l’amende grimpe de 33 à 50 €. Côté SNCF, ceux qui utilisent un titre de transport qui ne leur appartient pas devront payer 70 €, contre 50 € auparavant. Enfin, le montant des frais de dossier, qui s’applique si l’amende n’est pas immédiatement réglée, passe de 30 à 50 €. Si vous n’avez aucun titre de transport, l’amende reste à 50 €.
Autre hausse, pour les voyageurs qui fument dans les métros ou les gares, la contredanse passe de 60 à 68 €.