Pâques. Le pape dénonce le «refus» des migrants
Le pape François a condamné, ce dimanche, lors de son message de Pâques « Urbi et Orbi » (« à la ville et au monde ») le « refus » de ceux qui « pourraient offrir un accueil et de l'aide » aux migrants dans les pays occidentaux. Le souverain pontife a aussi condamné le terrorisme et exprimé sa confiance dans les efforts de paix en Syrie. En dépit de la peur diffuse d'attentats, des dizaines de milliers de fidèles ont répondu présent, hier, sur la place Saint-Pierre et la via della Conciliazione qui y conduit, pour entendre le message « urbi et orbi » du pape. Un important dispositif de sécurité avait été déployé pour que Jorge Bergoglio, 79 ans, puisse effectuer son long parcours dans la foule enthousiaste à bord de sa « papamobile » découverte. « La file toujours plus nombreuse de migrants et de réfugiés fuyant la guerre, la faim, la pauvreté et l'injustice ne doit pas être oubliée. Ces frères et soeurs rencontrent trop souvent en chemin la mort ou un refus de ceux qui pourraient leur offrir un accueil et de l'aide », a martelé le souverain pontife, dans un nouvel appel pressant aux responsables des pays développés, notamment européens, à ne pas fermer leurs frontières. « Gouffres spirituels » Dans ce message plutôt sombre, le pape argentin a eu une note d'espérance pour la Syrie, exprimant son plein soutien aux négociations de Genève, et prié pour l'Irak, le Yémen, la Libye, le conflit israélo-palestinien et les conflits civils au Burundi, au Mozambique, en RD Congo et au Sud-Soudan. Condamnant la forme aveugle et atroce de la violence » que constitue le terrorisme, le chef de l'Église catholique a également évoqué la Belgique, la Turquie, le Nigeria, le Tchad, le Cameroun, la Côte d'Ivoire et l'Irak, frappés par des attentats, et fustigé les « gouffres spirituels et moraux », les « vides qui provoquent la haine et la mort ». « Le monde est rempli de personnes qui souffrent dans leur corps, dans leur esprit », « de crimes atroces », de « conflits armés qui soumettent des populations entières à ses souffrances indicibles », a-t-il énoncé. François s'est aussi exprimé pour « les personnes âgées écrasées par la solitude » et « les jeunes qui ne pensent pas avoir d'avenir ».
Repas de "migrant" distribué par Emmaüs Solidarité








